En naviguant sur notre site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer une navigation optimale et nous permettre de réaliser des statistiques de visites. En savoir plus
L'affichage en version mobile est en cours de développement.
Il se peut que la page ne s'affiche pas correctement sur votre appareil.
Nous travaillons actuellement pour vous apporter la meilleure expérience possible.
Merci pour votre compréhension


Localisation(s)
Photo

 TSF2 des 3300

Val Thorens (Les Trois Vallées)

Montaz Mautino

T2 HS
Description rapide :
Véritable mythe de Val Thorens, le télésiège des 3300, dont le sommet se trouvait précisément à 3300 mètres d'altitude, fut la pièce maîtresse du ski d'été sur le glacier de Péclet jusqu'à la fin de son exploitation en 1999 puis son démontage en 2002. Ligne véritablement vertigineuse, panorama somptueux et hauteurs de survol remarquable... Autant d'éléments qui faisaient de ce télésiège un appareil incontournable de Val Thorens.

Année de construction : 1973
Fin de service en : 1999

Suivre la discussion sur le forum



 
Auteur de ce reportage : collonges74
Section écrite le 17/06/2019 et mise à jour le 21/09/2019
(Mise en cache le 21/09/2019)

Image


Pour le commun des skieurs, une remontée mécanique est totalement anodine, n'est qu'un tas de ferraille et de câbles, et ne permet que de les hisser au sommet d'une montagne. Pourtant, il en existe quelques unes qui ne laissent pas les skieurs totalement indifférents. Certaines marquent les skieurs pour les paysages dans lesquels elles évoluent, d'autres pour leur ligne impressionnante, d'autres encore pour la difficulté d'accès, le courage demandé pour l'emprunter, et la difficulté des pistes desservies.
A Val Thorens, le télésiège des 3300, véritable mythe de la station, en faisait partie, et réunissait tous ces aspects.



Le télésiège des 3300, ou l'apothéose de l'aventure Val Thorens

Il est toutefois impossible de traiter du télésiège des 3300 sans traiter de l'histoire de Val Thorens et du ski d'été dans cette station, tant ces trois éléments sont imbriqués les uns dans les autres.

Vue de la station et du domaine de Val Thorens depuis le sommet de la Cime Caron (3200 mètres) :
Image


Val Thorens est de ces stations que l'on appelle "ex nihilo", construite dans un cirque glaciaire entouré de sommets à plus de 2300 mètres, totalement vierge de toute construction. Le projet d'implanter une station dans ce cirque, au bout de la vallée des Belleville, remonte aux années 1960, sous l'impulsion de Joseph Fontanet (maire de Saint Martin de Belleville et député de la deuxième circonscription de Savoie) et Pierre Schnebelen (jeune économiste et ingénieur visionnaire de l'époque, déjà à l'origine de Tignes) notamment. Ces derniers avaient pour projet de créer non seulement une station au bord du ruisseau de Thorens, mais aussi de créer une autre station dans le parc naturel de la Vanoise, versant Maurienne, qui aurait été baptisée Val Chavière. Une demande de déclassement des zones à aménager, pour les sortir du parc, avait par ailleurs été formulée.

Mais suite aux oppositions rencontrées par le projet, Val Chavière ne vit jamais le jour, malgré le lancement de plusieurs campagnes publicitaires vantant le projet. Seule Val Thorens sortit de terre, en 1971.
L'aménagement du domaine skiable de Val Thorens se fit très rapidement, et certains projets étaient littéralement pharaoniques. Néanmoins, seuls trois téléskis virent le jour en 1971 (ceux du Golf, du Lac et de la Montée du Fond), mais de nombreuses autres remontées étaient alors en construction, ou du moins en projet.

L'un des projets phares de la station de Val Thorens (et du projet Val Thorens - Val Chavière) était de mettre en place un vaste domaine skiable de ski d'été, sur les glaciers de Péclet, de Thorens, de Chavière, de Polset, etc. L'aménagement de certains de ces glaciers débuta dès les commencements de la station. Si le glacier de Chavière ne sera équipé qu'au milieu des années 1970, l'équipement du glacier de Péclet, lui, fut immédiat. Ainsi, dès le mois de mars 1973, la station inaugura la télécabine quadriplace de Péclet : avec une ligne longue de plus de deux kilomètres, elle relie le front de neige de Val Thorens au glacier de Péclet, à près de 3000 mètres d'altitude. Cette même année se poursuivit ou commença la construction des autres installations destinées à desservir le glacier de Péclet : les téléskis du Croissant, de la Face et de la Pointe, construits par Leitner, et le fameux télésiège des 3300, dont la construction avait commencé dès 1972, construit par Montaz-Mautino.

On aperçoit sur ce cliché la gare aval du télésiège des 3300 encore en construction alors que la télécabine de Péclet est déjà en service (il faut dès lors ignorer le funitel de Péclet et le télésiège du Glacier) :
Image

Sur celui-ci, le télésiège est terminé, puisqu'on distingue le contrepoids. On aperçoit aussi l'arrivée de la télécabine de Péclet :
Image

Autre image du télésiège des 3300 peu de temps après sa construction. On aperçoit aussi le quatrième pylône de ce dernier, en treillis, qui sera plus tard remplacé :
Image


L'été 1973 voit l'ouverture au public de toutes les installations du glacier de Péclet. Les téléskis de la Pointe et de la Face sont inaugurés respectivement en mai et en juin 1973, tandis que le téléski du Croissant et le télésiège des 3300 ouvrent quant à eux en juillet 1973 (le 19 juillet en ce qui concerne le télésiège des 3300). Ainsi, l'été, ce ne sont pas moins de cinq remontées qui sont accessibles aux skieurs, desservant ainsi près de 500 mètres de dénivelé, et des pentes bien engagées, à la différence de la plupart des espaces de ski d'été ouverts à l'époque, souvent à faible pente. Mais l'exploitation de ces remontées n'est pas toujours facile : ainsi est-il par exemple nécessaire de dégager des tranchées dans la neige pour permettre le passage des sièges du télésiège des 3300 !

Vue de l'aménagement du glacier de Péclet à l'automne 1973 sur une carte IGN récente :
Image

Sur ce cliché, on aperçoit les téléskis de la Face (au premier plan) et du Croissant (au second plan) :
Image


Assez rapidement, le téléski de la Face sera jugé inutile et plutôt redondant avec les installations déjà en place. Il fut donc démonté dès 1975, pour être remonté à quelques kilomètres de là, au-dessus du télésiège de la Moraine, pour donner accès au deuxième domaine de ski d'été de Val Thorens, celui du glacier de Chavière. Mais là non plus, il ne fit pas long feu, puisqu'il fut démonté après quatre mois d'exploitation, dès janvier 1976, le temps que le télésiège du Col soit fonctionnel pour donner.

Sur ce plan des pistes de Val Thorens de la fin des années 1970 ou du début des années 1980, on reconnaît aisément les installations du glacier de Péclet (n°4 = télécabine de Péclet, n°5 = téléski de la Pointe, n°6 = téléski du Croissant, n°7 = télésiège des 3300) :
Image


Le glacier de Péclet resta alors inchangé jusqu'en 1983. Cette année-là furent construites deux nouvelles installations : le télésiège du Glacier, ouvert en novembre 1983 et le téléski du Lac Blanc, ouvert en février 1984. Le premier, un télésiège triplace livré par Poma, fut construit dans l'optique de seconder le téléski du Croissant sur un tracé légèrement plus long, et de donner accès aux pentes desservies par le télésiège des 3300 sur la gauche. Le téléski du Lac Blanc, quant à lui, vit le jour afin d'étendre le domaine skiable d'été vers le bas. Avec un départ à 2600 mètres d'altitude, il permet ainsi aux skieurs de dévaler un dénivelé de 700 mètres en été, ce qui est remarquable !

Entre 1983 et 1988, l'aménagement du glacier de Péclet était celui-ci :
Image


La construction du téléski du Lac Blanc et du télésiège du Glacier intervient néanmoins à une période où l'intérêt pour le ski d'été décroît sensiblement. Cette période coïncide également avec une accélération de la fonte des glaciers de Val Thorens, et celui de Péclet ne déroge pas à la règle, à tel point qu'il devient de plus en plus difficile d'exploiter le glacier pour le ski d'été. Par conséquent, le téléski du Lac Blanc est démonté seulement cinq ans après sa mise en service. Il est rapidement suivi par le téléski de la Pointe en 1989, dont la longueur des enrouleurs ne parvenait plus à compenser la fonte du glacier.

Avec les années 1990 vint un investissement de taille à Val Thorens : le remplacement de la télécabine de Péclet, complètement saturée et forte de 6 millions de passages depuis sa construction, par un nouvel appareil d'un genre nouveau : le funitel de Péclet, reprenant sensiblement le même tracé mais avec une gare aval plus basse sur le front de neige, plus accessible. Les deux appareils cohabitent 3 ans, le temps de s'assurer totalement du bon fonctionnement du funitel, puis la télécabine est finalement démontée en 1993.

Hélas, les difficultés d'exploitation du glacier éponyme ne cessèrent de s'empirer, et la fonte du glacier s'accéléra. Après avoir modernisé l'appareil, enchaîné les dérogations pour le maintenir en fonctionnement malgré des hauteurs de survol démesurées, la SETAM décida en 1999 de suspendre l'exploitation du télésiège des 3300. Cette même année intervint aussi le démontage du téléski du Croissant. Cette même année, ce qui devait arriver arriva : la station mit fin au ski d'été sur le glacier de Péclet, qui de toute façon ne générait pas de grosses recettes à la station et devenait extrêmement compliqué à mettre en place.

En 2002, après sept années sans exploitation, il fut décidé de démonter le télésiège des 3300. Devenu un véritable mythe dans les Trois Vallées, il était devenu trop cher de le rénover, et encore moins envisageable de le remplacer : en raison de la fonte du glacier, d'énormes éperons rocheux apparaissaient au milieu de l'unique piste noire qu'il desservait.

A compter de cette année, il ne restait plus que le télésiège du Glacier pour permettre de skier sur le glacier de Péclet, dernier témoin d'une époque où les remontées et les skieurs foisonnaient sur ce secteur. Mais en 2019, ce dernier télésiège fut démonté à son tour, sans remplacement, en raison du manque d'intérêt de la SETAM pour le secteur et des difficultés d'entretien de la piste associée.
Ainsi, la saison 2018/2019 fut la dernière à voir des pistes sur le glacier de Péclet, secteur historique de la station.

Le reportage relatif au télésiège du Glacier peut être consulté en cliquant sur la bannière ci-dessous :

Image



3300 : âmes sensibles s'abstenir !

Le télésiège des 3300 a donc été exploité de 1972 à 1999, avant d'être démonté en 2002.
Il se trouvait sur le secteur de Péclet, et avait comme unique fonction de desservir une zone de ski propre adressée aux skieurs aguerris, puisqu'on ne trouvait à son sommet qu'une seule piste noire, baptisée 3300, très raide et peu entretenue. Outre les pentes auxquelles il donnait accès, le télésiège des 3300 était aussi très apprécié pour le panorama époustouflant qu'on pouvait admirer à son sommet, tant sur la station que sur la haute vallée des Belleville, le glacier de Gébroulaz, l'Aiguille de Péclet, et au loin, les massifs de la Vanoise, du Beaufortain et du Mont-Blanc.

Côté technique, le télésiège des 3300 était un télésiège relativement classique, si l'on omet la ligne au profil très atypique. La configuration était classique avec une station aval motrice-tension et une station amont composée d'une simple poulie retour fixe. La ligne a connu plusieurs modifications au cours du temps, comme l'ajout de têtes de pylônes ainsi que l'ajout d'un pylône avant le survol de la gare amont du télésiège du Glacier, sans doute au moment de la construction de ce dernier.

Situation sur le plan des pistes de Val Thorens à la fin des années 1980 :
Image

Vue rapprochée sur le glacier de Péclet :
Image



Caractéristiques de l'appareil

Caractéristiques administratives :

  • Type de remontée : TSF - Télésiège à pince fixe
  • Nom de la remontée : 3300
  • Exploitant : SETAM
  • Constructeur : MONTAZ-MAUTINO
  • Maître d'ouvrage : SODEVAB
  • Année de construction : 1972
  • Année de fin d'exploitation : 1999
  • Année de démontage : 2002

Caractéristiques d’exploitation :

  • Saison d’exploitation : Hiver
  • Capacité : 2 personnes
  • Débit à la montée : 600 p/h
  • Vitesse d’exploitation à la montée : 2,5 m/s
  • Espacement : 12 secondes
  • Sens de montée : Droite

Caractéristiques géométriques :

  • Altitude aval : 2940 m
  • Altitude amont : 3300 m
  • Dénivelé : 360 m
  • Longueur développée : 952 m
  • Longueur horizontale : 908 m
  • Pente moyenne : 38,88 %
  • Pente maximale : 72 %

Caractéristiques techniques :

  • Tension : Aval
  • Type de tension : Contrepoids
  • Motrice : Aval
  • Nombre de pylônes : 8
  • Dispositif d'accouplement : Pince fixe Mono
  • Nombre de véhicules : 63
  • Puissance développée : 100 kW

Caractéristiques de la ligne:
  • P1 : 12C/12C
  • P2 : 12C/12C
  • P3 : 12C/12C
  • P4 : 12S/12S
  • P5 : 10S/10S
  • P6 : 1S-8C-1S/1S-8C-1S
  • P7 : 2S-8C-2S/2S-8C-2S
  • P8A : 8S/8S
  • P8B : 8S/8S
  • P9A : 8S/8S
  • P9B : 12S/12S



Ligne et infrastructures du télésiège des 3300


La gare aval :

La gare aval du télésiège des 3300 se trouvait à 2940 mètres d'altitude environ, quelques dizaines de mètres en-dessous de l'arrivée du funitel de Péclet. On retrouvait ici la station motrice-tension de l'installation, qui était montée sur un lorry coulissant sur des rails fixés au sol, et assurant ainsi la tension du câble de l'installation grâce à un contrepoids situé à l'arrière de la gare.

Vue de la gare aval en arrivant depuis le funitel de Péclet :
Image

Sur ce cliché pris lorsque le télésiège était encore en exploitation :
Image

Vue de trois quarts de la gare aval avec les premiers pylônes au premier plan :
Image




La ligne :

La ligne du télésiège des 3300 impressionnait plus d'un skieur et n'en laissait sans doute très peu indifférents. Longue de 952 mètres et rachetant un dénivelé de 360 mètres, elle se démarquait tout particulièrement par ses hauteurs de survol remarquables au-dessus du glacier de Péclet. Après trois pylônes compression en sortie de gare aval, on montait assez fortement vers le quatrième pylône. Passé celui-ci, la ligne s'envolait pour une très longue et très impressionnante portée au-dessus de la langue terminale du glacier de Péclet, jusqu'à l'éperon rocheux sur lequel se trouvait l'arrivée du télésiège du Glacier. Ensuite, on entamait l'ascension finale jusqu'à la gare amont, par le biais d'une montée régulière et assez forte jusqu'aux derniers pylônes, avec une hauteur de survol moins importante mais toujours assez élevée.

En sortie de gare aval, un enchaînement de 36 galets compressions, soutenus par trois pylônes, envoyaient la ligne dans les airs :
Image

Le P4 suivait les trois premiers pylônes d'assez près. Après son passage, la ligne s'envolait à plusieurs dizaines de mètres au-dessus du sol :
Image

La portée P4-P5, dans les premières années d'exploitation du télésiège :
Image

Autre vue de la portée P4-P5 depuis l'arrivée de feu le télésiège du Glacier :
Image

Le P5, impressionnant par sa hauteur, rattrapait le câble après son long survol du glacier :
Image

Le P6, également le dernier pylône du télésiège du Glacier, permettait au câble de s'envoler toujours plus haut vers la crête :
Image

Sur cette vue éloignée prise des environs de l'arrivée du téléski de la Pointe, on se rend bien compte de la hauteur de survol permise par les pylônes 5 et 6 (de droite à gauche) :
Image

En approchant du septième pylône :
Image

Vue très éloignée de la portée P7-P8 :
Image

Le P8 et le P9, qui précédaient la gare amont, avaient chacun deux têtes de pylônes, accueillant chacune deux balanciers pour chaque brin. On notera par ailleurs qu'il ne s'agit pas de pylônes fournis par Montaz-Mautino mais par PHB, le constructeur de la télécabine de Péclet :
Image

Vue arrière sur le P8 depuis la plateforme d'arrivée :
Image


La gare amont :

La gare amont du télésiège des 3300 se dressait, comme son nom l'indique, à environ 3300 mètres d'altitude. Il s'agissait d'une simple poulie retour fixe, montée sur deux fûts métalliques. Mais plus que la poulie retour, l'arrivée était tout bonnement spectaculaire, puisqu'aucun terrassement n'avait été effectué. Le débarquement s'effectuait sur une estacade de bois perchée au-dessus du vide, soutenue par des pieds métalliques et les derniers pylônes de la ligne, fixés à d'imposants massifs creusés dans le permafrost. Les skieurs débarquaient ainsi sur l'estacade, une quinzaine de mètres avant la poulie retour, puis se dirigeaient sur la droite, vers un petit replat au sommet de la piste noire des 3300, avant de la dévaler.

La zone de débarquement était assez étroite, surveillée par un poste de vigie, et immédiatement après le dernier pylône :
Image

L'estacade se prolongeait également sous le brin descendant :
Image

La poulie retour se trouvait quelques mètres derrière l'arrivée, montée sur deux classiques fûts métalliques tubulaires :
Image

Vue en contre-plongée de l'estacade de débarquement et de la gare amont :
Image

Vue plus éloignée :
Image

Autre vue éloignée de l'arrivée, de côté :
Image


Quelques vues depuis le sol

Le haut de la ligne depuis le tracé de l'ancienne piste des 3300 :
Image

Vue de la quasi-totalité de la ligne depuis l'arrivée du funitel de Péclet :
Image

Vue rapprochée de la ligne à partir du cinquième pylône :
Image

Sur ce cliché pris depuis les environs de l'arrivée du téléski de la Pointe, on aperçoit bien le survol de l'arrivée du télésiège du Glacier :
Image

Le survol de la piste noire du Glacier :
Image



Un âge d'or désormais révolu

Victime du réchauffement climatique, de la fonte des glaciers et du désintérêt de la clientèle de Val Thorens pour le ski d'été, le télésiège des 3300 a toutefois, de son vivant, véritablement marqué les esprits, et ce même lorsqu'il n'était plus exploité. Il représentait pour beaucoup une sorte d'idéal vers lequel tendre, d'objectif à atteindre au terme de sa progression à ski. On ne connaissait véritablement Val Thorens qu'après avoir emprunté ce télésiège. On n'était véritablement expert sur ses spatules qu'après avoir dévalé la piste du 3300.
A l'été 2019, un pan entier de l'histoire de Val Thorens s'est tourné avec le démontage du télésiège du Glacier, dernier vestige et témoin d'une époque désormais révolue, celle du ski sur le glacier de Péclet. Fin d'une époque où les domaines visaient les sommets et investissaient dans des installations audacieuses pour faire du ski un vrai sport... Aujourd'hui, place à l'ère des pistes bleues, des tyroliennes et d'autres attractions ludiques dignes d'un parc d'attractions.
Peut-être verra-t-on, dans les décennies à venir, l'apparition de nouvelles remontées sur l'espace jadis occupé par le glacier de Péclet aujourd'hui en agonie ? L'avenir nous le dira, mais pour l'instant, seuls les quelques massifs de pylônes encore en place rappelleront aux skieurs curieux qu'il fut un temps pas si lointain où l'on pouvait encore skier bien au-dessus de l'arrivée du funitel de Péclet.

Le télésiège des 3300 permettait des descentes dans un décor somptueux... Hélas, plus maintenant !
Image



Suivre la discussion sur le forum


Appareils en relation :