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Photo

 TSF3 des Outalays

Le Grand-Bornand (Les Aravis)

Montaz Mautino

T2 HS
Description rapide :
L'un des premiers appareils "Trialp" du constructeur Montaz-Mautino et dernier télésiège de ce constructeur au sein du massif des Aravis.

Année de construction : 1976
Fin de service en : 2019

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Auteur de ce reportage : GPS-74
Section écrite le 18/08/2010 et mise à jour le 08/04/2020
(Mise en cache le 12/04/2020)

Je vous présente un reportage sur le télésiège triplace fixe des Outalays au Grand-Bornand dans le massif des Aravis.


Le Grand-Bornand est une station de sport d’hiver située en Haute-Savoie. Avec les stations de la Clusaz, de Manigod et de Saint-Jean-de-Sixt, elle forme le massif des Aravis.

La commune se compose de trois grandes zones habitables :

  • le centre du village du Grand-Bornand : situé à l’entrée de la commune, il est le centre administratif de la commune.
  • la vallée du Bouchet : cette vallée suit le cours du Borne en longeant la chaîne des Aravis dont le point culminant est la Pointe Percée (2750m).
  • le Chinaillon : situé en amont du centre du village du Grand-Bornand, il est le principal pôle d’activité hivernal par sa situation au pied des pistes.

Au centre de ces trois zones se trouve le Mont Lachat de Chatillon (2100m) autour duquel s’est dressé le domaine skiable créé en 1953 avec le téléski des Outalays. Toutefois, c’est la construction du téléski de la Floria en 1961 qui a déclenché l’essor de la station.

Actuellement, le domaine skiable s’étend de 935m à 2050m et comporte une vingtaine de remontées mécaniques pour une quarantaine de pistes réparties sur quatre secteurs : le plateau de la Joyère, le plateau du Rosay, le secteur du Chinaillon et la vallée du Maroly.

N'hésitez pas à consulter avec ce reportage la description de la station du Grand-Bornand et le dossier complet réalisé par Guillaume sur "l’histoire du développement du tourisme, du ski et du domaine skiable du Grand-Bornand".


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Au sommaire :

  • Le télésiège des Outalays : une solution moderne pour remédier à la saturation du téléski
  • Le seul télésiège triplace du constructeur Montaz-Mautino dans les Aravis
  • La gare aval
  • La ligne
  • La gare amont
  • Clôture et remerciements


Le télésiège des Outalays : une solution moderne pour remédier à la saturation du téléski

Après un début d'équipement chaotique au village du Grand-Bornand, le domaine skiable se reconstruisit en 1953 au Chinaillon avec le téléski des Outalays. Ce nouvel appareil, du constructeur Pomagalski, permit de skier sur un tout nouveau versant bénéficiant d'un bon enneigement et d'un bon ensoleillement durant toute la saison. Partant des chalets des Outalays et plus précisément du restaurant "le Fou Blanc" (qui fut par la suite renommé "la Grande Auberge") construit en même temps, il arrivait sur la première butte en amont de l'arrivée de l'actuel télésiège des Gettiers. Il desservait de nombreux champs de neige pour tous niveaux ce qui lui valut un succès dès sa mise en service. Quelques années plus tard, en 1958, la société se lança dans la construction du téléski du Baby, un appareil dédié à l'origine aux écoles de ski et à la desserte des tracés de slalom. Il était situé non loin du premier téléski.

Le téléski des Outalays permit, dès 1962, un accès bien plus facile que le redoutable téléski de la Floria construit l'année d'avant au nouveau téléski de Châtillon qui fut d'emblée très prisé de la clientèle du fait qu'il offrit une grosse extension du domaine.

A la fin des années 1960, le Chinaillon ouest équipé de quatre téléskis dont trois pour les débutants devenait de plus en plus attractif... à tel point que le téléski des Outalays était totalement dépassé par l'afflux skieurs alors que les premiers projets de la liaison village-Chinaillon ski au pied étaient sur le point de se réaliser ! Cette liaison une fois réalisée provoquerait inexorablement un surplus de skieurs déjà trop important au téléski qui serait un appareil incontournable aux skieurs venant ou regagnant le village. Ainsi, en 1971, le projet de doublement du téléski des Outalays par un second appareil fut envisagé. Ce nouveau téléski, parallèle au premier mais arrivant plus bas, au niveau des chalets des Gettiers, devait rapidement voir le jour. Mais il ne fut jamais réalisé tandis qu'en 1973, la liaison village-domaine skiable du Chinaillon fut effective...

Dès lors, il fut impossible d'éviter le secteur Chinaillon ouest, ce qui entraina une saturation générale des téléskis du secteur et plus particulièrement des Outalays comme prévu quelques années auparavant. Le souhait de construire un nouvel appareil fut donc espéré au plus vite et ce fut en 1976 que le télésiège triplace des Outalays vit le jour, apportant le débit tant attendu depuis 1973 qui passa ainsi de 650 p/h avec le seul téléski à 2000 p/h avec les deux appareils. De plus, il participa à donner une nouvelle image de modernité au domaine (voir paragraphe suivant). A cette occasion, le téléski des Outalays fut modifié. Ainsi, le télésiège des Outalays put être installé en quasi parallèle au téléski tout en montant plus haut que son voisin, jusqu'à la seconde butte des Outalays.

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Le téléski des Outalays vers 1968 (photo du haut) et après 1976 (photo du bas).


Dans les années 1980, la commune annonça pour la première fois le projet de remplacement (à moyen terme) des appareils déjà anciens tels que le Baby et les Outalays. Mais il y avait un projet plus urgent qui se réalisa en 1986, celui du doublement de la télécabine de la Joyère par la télécabine du Rosay. Cet appareil devait être le dernier investissement prioritaire avant le secteur du Baby. Seulement, dans les années qui suivirent, ce fut le temps des hivers "sans neige". Tous les projets furent inévitablement stoppés, la commune ne pouvant se défaire des emprunts occasionnés par la construction du Rosay.

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Les équipements de la partie ouest du Chinaillon en 1996, à l'aube du début du réaménagement du domaine.


Après s'être remis de ces hivers chaotiques, la commune s'occupa tout d'abord de doter le domaine skiable d'installations de neige de culture, après quoi elle fit ressortir le projet de réaménagement du Chinaillon. En 1997, elle s'occupa du remplacement des Châtelets et en 1998, les téléskis des Outalays, du Baby et du Mini-Schuss furent démontés, remplacé par le tout nouveau télésiège des Gettiers. Ce nouveau télésiège quadriplace part des environs des départs des téléskis du Baby et du Mini-Schuss pour arriver jusqu'aux chalets des Gettiers, en contrebas de l'arrivée de l'ancien téléski des Outalays. Le télésiège des Outalays resta inchangé, continuant d'assurer son rôle de desserte des pistes du secteur et de liaison entre les secteurs de la Côte et du Chinaillon mais désormais de façon secondaire...

En 2010, "la Grande Auberge" fut démolie, après de nombreuses années à l'abandon, afin de libérer de l'espace au départ des Outalays et permettre une meilleure visibilité du départ du télésiège depuis la route de l'Envers du Chinaillon.

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^^ Cliquez sur l'image pour consulter l'historique très détaillé réalisé par G. Attard sur le téléski des Outalays ^^


En 2016, le télésiège des Outalays fêta ces 40 ans. Un âge très avancé pour cet appareil de technologie révolu, et dont les coûts de maintenance augmentaient. De son côté, le télésiège des Gettiers était complètement dépassé par son propre succès, et sa technologie en télésiège fixe devenait un frein au vue de la clientèle débutante qu'il était amené à transporter. Devant ce double problème, la commune décida de refondre complètement le front de neige, en retravaillant les flux et en optimisation au maximum tout le terrain disponible le long de la rivière afin de séparer les skieurs débutants du "tout public". La route du front de neige fut ainsi déviée en 2018, et l'année suivante les télésièges des Gettiers et des Outalays cédèrent leur place à un unique télésiège débrayable six places, dénommé le"Charmieux".


Situation du télésiège sur le plan des pistes :

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Le télésiège des Outalays permettait l'accès à un lieu de distribution stratégique pour le domaine. Facilement accessible aux skieurs de niveau moyen, il desservait sur le Chinaillon la piste de l'Abondance, retournant au départ de l'installation ainsi qu'à d'autres appareils du secteur. La piste des Gentianes permettait quant à elle de se diriger vers le télésiège de la Floria passant entre autre dans le "goulet des Outalays" section de piste très connue à gauche de la dernière partie de l'appareil. Enfin, la piste des Lanches permettait l'accès au secteur de la Côte et à ses nombreux appareils, notamment la télécabine du Rosay descendant jusqu'au village du Grand-Bornand.



Le seul télésiège triplace du constructeur Montaz-Mautino dans les Aravis

Le télésiège des Outalays fit donc partie des travaux réalisés durant l'été 1976 qui comprenaient la réalisation de quatre appareils sur le domaine. La S.A "Chinaillon Beausite" construisit cette année-là le télésiège du Châtelet et le téléski de la Mulaterie, tous deux des appareils Pomagalski, tandis que la SAEM (qui repris la suite de la commune et de la S.A "des téléskis du Grand-Bornand" suite à la faillite de cette dernière en 1973) installa les télésièges des Outalays (triplace) et du Lachat (biplace). C'est l'entreprise Montaz-Mautino qui fut retenue pour réaliser ces deux télésièges qui seront les seul de ce constructeur au sein du massif des Aravis.

Le télésiège des Outalays possédait une des premières gares "Trialp" tout juste apparues. Sa ligne était quant à elle ultra-moderne pour son époque. Les pylônes tubulaires de diamètre constant traversaient les têtes carrées dont ils étaient équipés, lesquelles formaient à la fois les potences de ligne et les potences de décâblage dont les appareils ne se passeront plus. Ces pylônes possédaient une esthétique bien meilleure que ceux de beaucoup d'autres constructeurs à cette époque... Les sièges étaient d'une forme arrondie au niveau de l'arceau et ils possédaient des lattes en plastiques pour faire leurs assises et leur dossier. Ces lattes en plastique étaient innovantes puisque, jusqu'à cette période, elles étaient en bois chez les constructeurs ! Ces sièges étaient, comme sur la majorité des appareils Montaz-Mautino de ce type et de cette époque, peints en orange.

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Le télésiège des Outalays : un appareil révolutionnaire du temps de sa splendeur !


Cela donnait le surnom de "télésiège orange" à ces appareils mais qui, pour le coup, affichaient deux couleurs par installation... Finalement, la couleur orange de ces sièges avait été perdue lors de la visite à trente ans de l'installation en 2006 qui vit repeindre tous les sièges d'une couleur bleue-verte, les rapprochant plus du gris du reste de l'installation. La gare amont du télésiège, toute simple, était classique pour ces appareils.

Le télésiège des Outalays commençait à se faire vieux à son démontage car il avait déjà dépassé son quarantième anniversaire ! Outre son inconfort et son temps de montée incompatibles avec les usages de dernières génération, il assurait encore son rôle et son débit était suffisant sur l'ensemble de la saison malgré quelques rares moments de saturation : le télésiège quadriplace des Gettiers en 1998 et le télésiège débrayable de la Floria en 2008 l'avaient en effet relégué à un rôle très secondaire.


Les caractéristiques du télésiège des Outalays à son démontage :

Caractéristiques administratives :

  • Nom de l'installation : les Outalays
  • Type d'appareil : télésiège à pinces fixes
  • Secteur : Chinaillon
  • Commune : le Grand-Bornand
  • Exploitant : SAEM "les Remontées mécaniques du Grand-Bornand"
  • Saison d'exploitation : hiver
  • Constructeur : Montaz-Mautino
  • Année de construction : 1976
  • Année de démontage : 2019

Caractéristiques géométriques :

  • Altitude de la gare aval : 1244 m
  • Altitude de la gare amont : 1660 m
  • Longueur : 1490 m
  • Dénivelé : 416 m
  • Pente moyenne : 29%
  • Pente maximale : 69%

Caractéristiques techniques :

  • Emplacement de la station motrice : aval
  • Type de gare motrice : gare Trialp SL
  • Type de motorisation : moteur asynchrone
  • Motorisation de secours : moteur thermique
  • Nombre de moteurs principaux : 1
  • Nombre de moteurs de secours : 1
  • Puissance des moteurs principaux : 198 kW
  • Réducteur : Colomb-Hansen
  • Emplacement de la station de tension : aval
  • Type de tension : hydraulique
  • Nombre de vérins : 1
  • Installation électrique : Seirel Automatismes
  • Aide à l'embarquement : aucun
  • Capacité des sièges : 3 personnes
  • Nombre de sièges : 149
  • Espacement des véhicules : 20 m (8s)
  • Dispositif d'accouplement : pince fixe
  • Diamètre du câble : 33 mm

Caractéristiques de la ligne et d'exploitation :

  • Nombre de pylônes : 17
  • Nombre de virages : 0
  • Diamètre des galets : 425 mm
  • Largeur de la voie : 4.60 m
  • Sens de montée : gauche
  • Vitesse en ligne : 2.5 m/s
  • Temps de montée : 10mn 47s
  • Vitesse en marche de secours : 1 m/s
  • Débit : 1350 p/h



La gare aval

La gare était située à l'extrême ouest du secteur du Chinaillon, à 1244 mètres d'altitude en contrebas du départ du télésiège des Gettiers. Elle se composait d'une structure métallique avec des traverses formant un W sur le côté. Un chariot mobile, supportant l'ensemble moteur, était positionné sur cette structure et permettait d'effectuer la tension du câble par le biais d'un vérin hydraulique placé sur l'arrière de la gare. Les skieurs se présentaient sous la structure à l'arrière de la gare, et se plaçaient à l'embarquement à l'ouverture des portillons. Le poste de conduite principal se trouvait ici, accolé à la gare.

La gare aval et les premiers pylônes, au bord de la route de l'Envers du Chinaillon :
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La gare dans son environnement :
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Vues rapprochées de la gare :
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A l'embarquement :
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Partie technique de la gare :

Sur le chariot de la gare se trouvait donc le système d'entrainement du câble. La motorisation comprenait deux sous-ensembles : l'un servait à la marche principale de l'installation et l'autre à la marche de secours.

La marche principale :
Le moteur électrique mettait en mouvement le réducteur par l'intermédiaire de courroies. Le réducteur diminue la vitesse tout en augmentant le couple utile et était ensuite relié directement à la poulie motrice.

La marche de secours :
Dans ce type de marche, c'est le moteur thermique qui était utilisé le temps d'évacuer la ligne de l'installation : il n'était pas prévu pour fonctionner en continu. En marche de secours, le moteur électrique est inutile. Le moteur thermique mettait en mouvement le réducteur inverseur par l'intermédiaire de cardans. Ce réducteur inverseur avait comme rôle d'augmenter la vitesse jusqu'au réducteur normal utilisé dans les deux modes de marche et qui réduit la vitesse. Pourquoi donc avoir deux réducteurs de fonctionnalités inverse dans ce mode de marche ? Parce qu'en fait, le réducteur normal a un rapport de réduction déterminé pour la marche principale et donc, pour ne pas se retrouver à une vitesse extrêmement faible en marche de secours, il convient de faire une augmentation de la vitesse du moteur thermique avant d'être sur la transmission commune aux deux marches, d'où le réducteur inverseur qui va assurer ce rôle. Par contre, en marche de secours, il convient d'accoupler la transmission entre le réducteur inverseur et les courroies afin de faire fonctionner l'installation.


L'installation possédait également deux freins : celui de service, fonctionnant dans les cas d'arrêt normal, agissait directement sur le moteur électrique afin d'en stopper l'arbre. En cas d'arrêt d'urgence, le frein de poulie (ou frein d'urgence) agissait directement sur la poulie motrice, ce qui est plus efficace. Dans les deux cas, l'alimentation électrique de la motorisation était coupée.


L'installation possédait également deux freins : celui de service, fonctionnant dans les cas d'arrêt normal et agissant directement sur le moteur électrique afin d'en stopper l'arbre. En cas d'arrêt d'urgence, le frein de poulie (ou frein d'urgence) agissait directement sur la poulie motrice, ce qui est plus efficace. Dans les deux cas, l'alimentation électrique de la motorisation était coupée.

Schéma récapitulatif de la mise en mouvement de l'installation :
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Vue sur la poulie motrice avec le frein d'urgence juste au-dessus des panneaux d'embarquements :
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Cette gare Trialp assurait également la tension du câble de l'installation. Le chariot, équipé de la motorisation et la poulie motrice, était posé sur un rail ayant une course sur les plans avant et arrière. La structure fixe était équipée d'un vérin hydraulique raccordé à l'autre bout au chariot. Ce vérin servait à effectuer la tension de l'installation à tout moment.

Vue sur le vérin à l'arrière de la gare :
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La ligne

Au départ, on s'élevait rapidement vers le pylône 3. La pente se rétablissait juste après le pylône 4 où l'on montait tranquillement jusqu'au pylône 7, croisant au passage la piste de la Serpentine venant du secteur de la Côte. Après le pylône 7, on franchissait une courte montée rapidement rétablie par le pylône 8. S'en suit à partir de ce pylône un faux plat montant se prolongeant jusqu'au niveau du pylône 12 après lequel on passait à côté de la gare amont du télésiège des Gettiers. Les pylônes 13 et 14 marquaient le début d'une nouvelle côte passant au niveau du pylône 15 sur une première butte et franchissant à la suite de ce pylône une longue portée en hauteur jusqu'à la seconde butte. Sur cette seconde butte se trouvaient les trois derniers pylônes rétablissant la ligne pour l'arrivée.

Les balanciers des pylônes étaient en grande partie asymétriques. Cela était dû au fait que le télésiège n'était exploité qu'à la montée. On notera d'ailleurs que l'installation possédait de nombreux balanciers à deux galets dont un sur ses deux voies, ce qui est relativement rare...

La ligne comportait 17 pylônes numérotés de 2 à 18. Dans l'ordre de la montée, cela donnait :

  • Gare aval : 4C/4C
  • P2 : 8C/8C
  • P3 : 2S/2S
  • P4 : 6S/6S
  • P5 : 6S/6S
  • P6 : 6S/2S
  • P7 : 1S4C1S/1S4C1S
  • P8 : 8S/8S
  • P9 : 4S/2S
  • P10 : 4S/2S
  • P11 : 4S/2S
  • P12 : 4S/2S
  • P13 : 1C2S1C/1C2S1C
  • P14 : 1C4S1C/1C2S1C
  • P15 : 6S/2S
  • P16 : 8S/6S
  • P17 : 8S/8S
  • P18 : 4S/4S
  • Gare amont : 2S/2S


Vues sur la ligne :

Vue aérienne de la ligne avec l'emplacement des pylônes :
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Le début de la ligne vue depuis la gare aval :
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La ligne et la piste du Cyclamens :
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Le télésiège avec le vieux village du Chinaillon en arrière-plan :
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La ligne à proximité de la piste de la Serpentine :
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La ligne dans les alpages du Chinaillon :
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Le milieu de la ligne, avec le télésiège des Gettiers au fond à droite :
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La ligne avec les sommets du Roc des Tours (à droite) et du Charmieux (au milieu) en arrière-plan :
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La ligne au niveau du faux plat montant des Gettiers avec au fond à droite le Roc des Arces :
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Sur le replat des Gettiers :
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La ligne passe à proximité immédiate de l'arrivée du télésiège des Gettiers :
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La fin de la ligne :
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La ligne et la piste de l'Abondance :
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On aperçoit à gauche les chalets du hameau des Gettiers, ayant donné le nom du télésiège qui était venu remplacer le téléski des Outalays :
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Le pylône 15 sur la première butte et la partie finale de la ligne :
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Cette partie franchissait une très longue portée :
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Le pylône 15 avec les sommets du Pic du Jalouvre et de la Pointe Blanche en arrière-plan à droite :
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Vue vers le bas de la ligne :
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Le sommet de la ligne sur la butte des Outalays, vue ici depuis la piste de l'Abondance :
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Les derniers pylônes :
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Pylône 3. Situé entre le pylône compression de sortie de gare et le pylône 4 en haut de la côte, ce petit pylône d'ailleurs équipé de balanciers à deux galets sur ses deux voies avait pour but de maintenir le câble suffisamment haut entre les deux infrastructures précitées de part et d'autres, étant donné la longueur de la portée :
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Portée entre les pylônes 3 et 4 :
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Pylône 4 annonçant un premier rétablissement de la ligne :
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Pylône 5 :
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Portée entre les pylônes 5 et 6 avec la piste des Cyclamens à gauche et la fin de la piste de la Serpentine à droite :
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Pylône 6, juste après le double croisement avec la piste de la Serpentine :
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Pylône 7 au pied d'une courte montée :
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Portée entre les pylônes 7 et 8, avec le sommet de la Floria à gauche, juste derrière les quelques sapins :
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Pylône 8 :
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Pylône 9 sur le replat des Gettiers :
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Pylône 10 :
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Portée entre les pylônes 10 et 11, avec à gauche le télésiège des Gettiers et la piste des Cyclamens :
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Pylône 11 :
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Pylône 12 :
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Portée entre les pylônes 12 et 13 près de l'arrivée du télésiège des Gettiers :
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Pylône 13, au pied de la montée finale du télésiège :
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Pylône 14 :
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Portée entre les pylônes 13 et 14, avec le sommet du Lachat au fond :
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Pylône 15, sur une butte :
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Portée entre les pylônes 15 et 16, avec la piste des Gentianes au niveau du "goulet des Outalays" à gauche :
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Pylône 16 sur la seconde butte :
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Suivi très rapidement des pylônes 17 et 18 d'arrivée :
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Les véhicules :

Les sièges de cette installation comportaient une assise pouvant accueillir trois personnes. La structure du siège arrondie était très esthétique par contre les assises et dossiers n'étaient que des lattes en plastique, particulièrement inconfortables. Initialement oranges, les véhicules furent repeints en gris pour les protéger de la rouille qui commençait à apparaitre au niveau des zones où la peinture avait disparu au fil des années.
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La gare amont

La gare amont était située à 1660 mètres d'altitude sur la seconde butte des Outalays. Elle était constituée d'une simple poulie de retour fixe. La zone de débarquement étant située sur une butte, celle-ci n'est pas large à cet endroit : il était préférable aux skieurs de descendre sous la ligne du télésiège des Languières pour s'arrêter.

Le débarquement :
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Vues sur la gare :
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La gare et le dernier pylône :
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Clôture et remerciements

Le télésiège des Outalays, bien qu'il fut à la pointe de la technologie à sa construction et qu'il permit pendant longtemps de remédier aux files d'attentes interminables du téléski, était devenu vétuste et très inconfortable par rapport aux télésièges débrayables de dernière génération.

Son temps de montée relativement long et ses sièges à lattes qui provoquaient un embarquement pour le moins sauvage ont finalement eu raison de lui. Il fut démonter en 2019, remplacer avec le télésiège des Gettiers par un télésiège débrayable six places.

Je remercie Guillaume pour avoir contribué à ce reportage par le biais des clichés historique et des informations.



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