Localisation(s)
Photo

 TSF3 du Chantel

Les Arcs (Paradiski)

Poma

T3 HS
Description rapide :
Un des premiers télésièges à gare Delta, fierté de son constructeur, le Chantel a marqué le paysage d'Arc 1800 pendant 40 ans.

Année de construction : 1974
Année de fin de service en : 2015

Remplacé par les appareils suivants : Suivre la discussion sur le forum

 

Vidéos de l'appareil










 
Auteur de cette partie : louislp
Section écrite le 09/06/2021 et mise à jour le 11/06/2021
(Mise en cache le 11/06/2021)

Image



Au sommaire de ce reportage :
_____________________________

  • 1. Les Arcs
  • 2. Le front de neige d'Arc 1800
  • 3. Le télésiège du Chantel
  • 4. Caractéristiques de l'installation
  • 5. La gare aval
  • 6. La ligne
  • 7. La gare amont
  • 8. Véhicules et pinces
  • 9. Partie technique
  • 10. Conclusion
_____________________________



1. Les Arcs

La station des Arcs est située en Savoie, en plein coeur de la très renommée vallée de la Tarentaise. Le domaine skiable s'étend sur les territoires des communes de Bourg-Saint-Maurice, Peisey-Nancroix et Villaroger. Les Arcs, une des plus grandes stations de France, propose près de 200 km de pistes avec la station de Peisey-Vallandry. Le domaine propose des pistes de tout niveau et plus de 2000 m de dénivelé que l'on peut abattre en une seule descente, du sommet de l'Aiguille Rouge à 3226 m, jusqu'au front de neige de Villaroger, à 1200 m.
La station est constituée de différents sites :
- Arc 1600, le plus ancien,
- Arc 1800, le plus étendu,
- Arc 1950, le plus chic,
- Arc 2000, le plus haut.
À noter que les Arcs sont accesssibles depuis la vallée via un funiculaire formant, via sa liaison directe avec la gare de Bourg-Saint-Maurice, desservie par des TGV et d'autres liaisons internationales, une liaison valléenne exemplaire.
Le domaine des Arcs - Peisey-Vallandry forme par sa liaison avec la Plagne via l'immense Vanoise Express le 2ème plus grand domaine de ski relié au monde : Paradiski, proposant plus de 425 km de pistes. Ces téléphériques, en fait deux lignes parallèles indépendantes, embarquant près de 200 personnes dans des cabines à deux niveaux, sont remarquables par leurs dimensions et leur ligne, avec une hauteur de survol de près de 400 m !

Image
^^ Découvrez une présentation plus détaillée de la station en cliquant sur le logo ^^



2. Le front de neige d'Arc 1800

Le Chantel a été implanté sur le front de neige de la station naissante d'Arc 1800. Ce front de neige a été aménagé dès 1974 avec la construction de deux télésièges fixes 3 places parallèles du Chantel et du Carreley. Ce type d'appareil est alors relativement peu répandu, et les deux appareils assurent alors un débit cumulé de 2700 p/h, un record pour l'époque et qui a servi de publicité à Poma.
Cependant, Chantel et Carreley n'avaient pas du tout le même rôle. D'un côté Chantel et sa ligne relativement courte desservait des pistes faciles au dessus d'Arc 1800 tout en permettant l'accès à Arc 1600. Carreley, qui montait bien plus haut, assurait de son côté l'accès au plateau de l'Arpette et au télésiège fixe du Col des Frettes, construit la même année, permettant ensuite d'atteindre Arc 2000.
En 1980, le télésiège du Charvet débarque sur le front de neige d'Arc 1800 pour soulager le duo Chantel / Carreley impacté par le nombre toujours croissants de skieurs sur le secteur. Ce ne sera que dix ans plus tard que l'exploitant frappera un grand coup en mettant en service la télécabine en deux tronçons du Transarc qui a révolutionné la liaison vers Arc 2000.


Image
Plan des pistes de la saison 2002/2003, avec les télésièges du Chantel (en rouge), du Carreley (en orange) et du Charvet (en marron).


Image
Le départ des télésièges Carreley et Chantel, avec le départ du télésiège du Charvet à gauche(D.R.).


Image
La gare aval du télésiège du Chantel (D.R.).


Image
La ligne du télésiège du Chantel (à gauche de la photo) et celle du Carreley à sa gauche (D.R.).


Image
Publicité de Pomagalski pour ses gares Delta, faisant apparaître les télésièges du Chantel et du Carreley dans leurs premières années (D.R.).


Image
Autre publicité en couleur de Pomagalski pour la gamme Delta. On y voit le début des lignes des télésièges du Chantel et du Carreley (D.R.).



En 2002, une profonde modification du front de neige est opérée. Arc 1800 a besoin de remontées performantes. C'est dans cette optique que l'exploitant procède au démontage du télésiège du Charvet et des téléskis de la Vagère 1 & 2, remplacés un télésiège débrayable 6 places Garaventa. Le télésiège fixe du Carreley est largement raccourci pour arriver aux deux tiers de la ligne du télésiège du Chantel.


Image
Situation des télésièges du Chantel (en marron) et du Carreley raccourci (en vert) sur un ancien plan des pistes.


Image
Le gares aval des télésièges fixes du Chantel et du Carreley (sur la gauche)(cliché http://www.espace-arcadien.fr).



Cette nouvelle organisation du front de neige se révèle inaboutie. Arc 1800 fait alors ses adieux au vénérable télésiège du Carreley à l'été 2005, remplacé par un court télécorde afin de conserver un indispensable espace débutants.



3. Le télésiège du Chantel

Le télésiège du Chantel était situé sur le front de neige principal d'Arc 1800. Il desservait sans relâche l'espace débutants de la station, en complément du télécorde du Lapin. Il était également en charge d'accéder au nouvel espace Mille 8 à partir de 2014, épaulé par la télécabine des Villards nouvellement construite.
Chantel était également emprunté pour sa liaison facile avec Arc 1600.
Enfin, il permettait de rejoindre les logements du haut d'Arc 1800, notamment le quartier du Charvet.

Le télésiège fixe du Chantel desservait donc surtout des pistes faciles :
  • La piste bleue du Chantel, piste pour débutants qui rejoint le départ du télésiège et les autres remontées du front de neige, à savoir les télésièges du Chantel et de la Vagère, ou encore le télécorde du Lapin.
  • La piste bleue du Belvédère, qui par gravité, qui donne accès aux télésièges du Jardin Alpin, du Charmettoger sur l'autre front de neige d'Arc 1800, ainsi que les télésièges de Vallandry et du Grizzly sur le secteur de Peisey-Vallandry. Elle présente aussi l'intérêt de desservir l'espace Mille 8 à proximité de la télécabine des Villard, avec sa piste ludique, ainsi que la piste pour débutants des Cabanes qui se termine au niveau du départ des télécabines Villards et Transarc 1.
  • La piste bleue du Gollet, qui permet de rejoindre Arc 1600 par un agréable et peu fréquenté chemin en forêt, afin de rejoindre les appareils du secteur d'Arc 1600, tels que le téléski du Tommelet, le télésiège des Combettes, ou encore les télésièges Mont-Blanc et Cachette sur le front de neige. Le funiculaire des Arcs' Express est donc également accessible.
Notons qu'il était également équipé pour le ski de nuit, tâche qu'il effectuait en compagnie des télésièges des Combettes à Arc 1600 et du télésiège des Marmottes à Arc 1950 / Arc 2000.


Image
Situation du télésiège du Chantel sur le plan des pistes des Arcs.




Le télésiège fixe du Chantel est l'un des premiers appareils équipé de gare Delta et de sièges dits « Goutte d'Eau », dans leur version triplace. La ligne présente donc des potences de décâblage ultérieure à la mise en service de l'appareil et dont la structure trahit l'âge de l'appareil.
Les armoires électriques, récentes, ont été récupérées du télésiège du Gollet, démonté en 2009, afin de remplacer les anciennes armoires obsolètes. La mise en conformité a poussé au remplacement de 14 suspentes défaillantes en 2011, provenant pour 6 d'entre elles du stock des Arcs, et du télésiège fixe du Col des Vés à Tignes pour les 8 autres, suite au raccourcissement de ce dernier.
Notons que le télésiège, prévu pour 2,5 m/s n'était jamais exploité en vitesse maximale du fait du public majoritairement débutant de l'appareil. En période creuse, il tournait relativement lentement, à 1,8 m/s.



4. Caractéristiques de l'installation :

- Caractéristiques administratives

TSF - Télésiège à pinces fixes : CHANTEL
Maître d'œuvre : CETARM73
Maître d'ouvrage : SMA (Société des Montagnes de l'Arc)
Exploitant : ADS (Arcs Domaine Skiable)
Constructeur : POMAGALSKI
Installation électrique : SEIREL
Année de construction : 1974
Année de démontage : 2015


- Caractéristiques d'exploitation

Saison d'exploitation : Hiver
Capacité : 3 personnes
Débit : 1350 personnes/heure
Vitesse d'exploitation maximale : 2,4 m/s (2,5 m/s*)
Sens de la montée : Par la gauche


- Caractéristiques géométriques

Altitude aval : 1740 m
Altitude amont : 1946 m
Dénivelée : 206 m
Longueur développée : 971 m
Portée la plus longue : 145 m
Hauteur de survol maximale : 15 m
Pente maximale : 38 %
Pente moyenne : ≃ 22 %
Temps de trajet : 6 min 45 s (6 min 30 s*)


- Caractéristiques techniques

Type de gare aval : Delta
Emplacement motrice : Aval
Type de motorisation : Courant continu
Puissance développée : 96 kW
Emplacement tension : Aval
Type de tension : Hydraulique
Pression nominale : 110 bars
Tension nominale : 15 400 daN
Nombre de pylônes : 10
Nombre de véhicules : 97
Espacement : 8 s
Dispositif d'accouplement : Pince fixe Mono2100
Type de véhicules : Goutte d'eau 3 places


- Caractéristiques du câble

Fabricant du câble : TRÉFILEUROPE
Diamètre : 30 mm
Type de câblage : Lang à droite
Composition : 6×17 fils
Âme : Textile
Résistance à la rupture : 58 500 daN
Section du câble : 350 mm²
Pas de câblage : 21 mm



5. La gare aval

La gare aval du télésiège du Chantel était située à 1740 mètres d'altitude sur le front de neige sur Charvet / Chantel à Arc 1800. Auparavant accolée a celle du télésiège du Carreley, elle était désormais intercalée entre le télécorde du Lapin et le départ du télésiège débrayable de la Vagère.
C'était une gare Delta de première génération assurant la mise en mouvement du câble ainsi que sa tension dynamique grâce à deux vérins hydrauliques. Elle présentait la particularité d'être isolée phoniquement.


Image
La gare aval dans son environnement


Image
Vue de côté de la gare aval


Image
Le départ du télésiège depuis la file d'attente.


Image
Vue de la gare dans le sens de la ligne.


Image
La zone d'embarquement



6. La ligne

La ligne du télésiège du Chantel évoluait tranquillement à proximité des résidences des quartiers du Charvet et du Chantel, tout en restant à proximité du télésiège débrayable de la Vagère. Elle était composée de quatre parties. En sortie de gare, du pylône 10 au pylône 8, la pente était assez peu prononcée tandis que l'on survolait l'espace débutants. Le pylône 8, de type support-compression, amorçait une première montée franche qui se terminait au niveau du pylône 6. Ensuite, la pente redevenait très faible tandis que la ligne survolait la fréquentée piste du Chantel. Le pylône 4, à nouveau support-compression amorçait ensuite la montée finale vers la gare amont, jusqu'au pylône 1 qui remettait la ligne à l'horizontale pour l'entrée en gare amont.
À l'instar de la plupart des remontées mécaniques des Arcs, la numérotation des pylônes est inversée et se fait dans l'ordre décroissant en partant de l'aval. De plus l'équipement des pylônes en galets est asymétrique. Notons également que les pylônes n'étaient à l'origine pas équipés de potences de décâblage.

Outre les galets compression en sortie de gare aval (12C/12C), Pomagalski avait équipé la ligne de 10 pylônes dont 8 supports et 2 supports-compressions :
  • P10 : 8S/6S
  • P9 : 8S/6S
  • P8 : 2S-6C-2S/2S-6C-2S
  • P7 : 8S/8S
  • P6 : 6S/6S
  • P5 : 12S/8S
  • P4 : 2S-6C-2S/2S-6C-2S
  • P3 : 8S/4S
  • P2 : 8S/4S
  • P1 : 12S/12S

Image
Dans la zone de départ


Image
Galets compression en sortie de gare aval et début de ligne.


Image
Le premier pylône de ligne, le pylône 10


Image
Demi-tour vers le départ de l'appareil.


Image
Suite de la ligne.


Image
Le pylône 9.


Image
Le pylône 8, premier support-compression


Image
Vers le pylône 7.


Image
Détail de la tête du pylône 7.


Image
Le pylône 6.


Image
Tête du pylône 5 et ses nombreux galets.


Image
Demi-tour vers l'aval.


Image
Longue portée vers le pylône 4, on survole la piste.


Image
On approche de la montée finale.


Image
Le pylône 4, de type support-compression.


Image
Longue portée vers le pylône 3.


Image
On continue l'ascension, avec la ligne du télésiège de la Vagère à droite.


Image
Le pylône 3, équipé de projecteurs pour la pratique du ski nocturne.


Image
Vers le pylône 2.


Image
Le pylône 2 vu depuis l'amont, et son projecteur.


Image
On approche de l'arrivée.


Image
Le dernier pylône de ligne, le pylône 1.




7. La gare amont

La gare amont de l'appareil était située à 1920 mètres d'altitude sous la piste bleue du Belvédère. Cette gare retour fixe était composée d'un massif en béton surmonté d'une poulie retour
fixe, comprenant un galet support de chaque côté de la poulie. Ce massif en béton était une configuration très rare à l'époque mais répandu sur les télésièges à pinces fixes récents.

Image
Entrée en gare amont.


Image
Vue rapprochée de la poulie retour, avec son anémomètre.


Image
La poulie sur son plot en béton.


Image]
Vue depuis la piste bleue du Belvédère.


Image
La cabane d'exploitation.


Image
La dernière partie de la ligne depuis la gare amont.




8. Véhicules et pinces

Le télésiège était équipé de sièges Goutte d'Eau de première génération pouvant transporter 3 skieurs en même temps. Le confort était assez sommaire puisque la plupart des dossiers étaient en lattes métalliques ajourées, l'inconfort étant en plus accentué par l'absence de repose-skis. Pour certains sièges, le dossier était rembourré afin d'offrir un plus grand confort.
Étant donné que l'appareil était destiné aux débutants, l'exploitant ADS avait opté pour l'installation du système d'anti sous-marinage Kidstop sur les garde-corps pour éviter les chutes d'enfants en bas âge.
Les véhicules étaient reliés au câble par des pinces fixes Mono2100.


Image
Un siège d'origine avec un dossier en lattes ajourées et un autre avec dossier rembourré.




9. Partie technique

Tension du câble

Le télésiège du Chantel était équipé d'une gare aval Delta : la tension se faisait donc classiquement par deux vérins hydrauliques disposés au plus près du treuil de l'appareil. Ces vérins étaient contrôlés par une centrale hydraulique située dans la structure motrice de la gare Delta.


Image
Centrale assurant le fonctionnement des vérins



Mise en mouvement du câble

La mise en mouvement du câble du télésiège du Chantel était assurée par un modeste moteur à courant continu développant 96 kW. La liaison mécanique était réalisée par l'intermédiaire d'une courroie transmettant le mouvement à un autre arbre, qui passait ensuite dans un réducteur avant de faire tourner la poulie motrice.
Le frein à disque placé sur l'arbre sortant du moteur permettait d'arrêter l'installation, tandis qu'un frein de sécurité était présent sur la poulie motrice.


Image
Vue générale de l'intérieur de la motrice Delta.


Image
Autre vue de la gare, avec le bloc moteur au centre.


Image
Le moteur principal.


Image
Autre vue de ce même moteur.


Image
La courroie et le frein à disques.


Image
Panneau de contrôle des freins et consignes générales en cas d'évacuation.



En cas d'avarie sur le treuil principal, un moteur thermique pouvait prendre le relais, en vitesse plus lente. Ce dernier entraînait un arbre lent qui rejoignait la transmission par courroie effectuée depuis le moteur électrique principal.


Image
Le bloc thermique de l'appareil.


Image
Autre vue de ce même bloc.


Image
Commandes du moteur thermique de secours.




Commandes du télésiège

L'agent d'exploitation en gare aval pouvait contrôler entièrement le télésiège en toute situation, c'est-à-dire en marche normale aussi bien qu'en situation dégradée. Elle remontait aussi en temps réel de nombreuses informations de sécurité renvoyées par différents capteurs.


Image
Système d'arrêt d'urgence d'ancienne génération.


Image
La poulie motrice encagée.


Image
Le poste de conduite principal en gare aval.


Image
Contrôle des batteries et de la vitesse du câble (notez la faible vitesse de ce dernier).


Image
Mesure de l'anémomètre et voyant moteur.


Image
Témoin de service des freins et bouton coup de poing d'arrêt d'urgence


Image
Armoire de puissance avec la platine de shuntage et l'automate de sécurité (en jaune).


Image
Partie basse de l'armoire de commande et son câblage.



Ligne de sécurité

Le télésiège du Chantel était équipé d'une ligne de sécurité Poma Vigi 300. Cette ligne possède une détection de déraillement sur un balancier. Ce dispositif fonctionnait de la manière suivante : le Vigi 300 envoyait un courant dans la ligne de sécurité (le retour se fait par une résistance appelée Résistance de Fin de Ligne RFL avant d'aller à la terre). Si un balancier déraillait, cela ouvrait un interrupteur. Le courant était obligé de passer par une résistance mise en parallèle (tous les capteurs présent sur les balanciers sont mis en parallèle avec cette résistance). Cela avait pour effet de modifier la résistance de la ligne de sécurité.
Le Vigi 300 le remarquait et arrêtait l'installation en indiquant le numéro du pylône incriminé. Imaginons qu'il y ait un court circuit sur la ligne (le cuivre de la ligne touche la carcasse au niveau du P8). Le courant, cherchant à passer par l'endroit ou il y a le moins de résistance, passait par là. Dans ce cas là, on ne pourra plus détecter de défaut en amont de ce problème. C'est la que la RFL intervient. au niveau du Vigi 300, il va remarquer que la résistance de la ligne de sécurité passera de la valeur de la RFL à zéro. Dans ce cas là, il arrêtait le télésiège.


Image
Panneau de commande du Vigi 300

Image
Les platines de pontages




10. Conclusion

Remontées des premières heures d'Arc 1800, le télésiège du Chantel avait fait son temps. S'il a effectué pendant plus de 40 ans la tâche qu'on lui imposait, il s'est avéré insuffisant et obsolète à l'aube des années 2010. En effet, étant multi-rôles, il pouvait être chargé, que ce soit par les nombreux skieurs débutants d'Arc 1800, ou par ceux désirant de rejoindre les autres secteurs des Arcs en évitant la queue au télésiège de la Vagère. En outre, son confort était totalement dépassé et ne correspondait plus du tout à ce que la clientèle pouvait attendre d'un domaine skiable de renommée mondiale.
Le Chantel n'a donc pas survécu à l'importante requalification du secteur d'Arc 1800, dont la première étape a été l'installation de la télécabine des Villards en 2014. L'année suivante, le court téléphérique du Dahu a remplacé le Chantel et permet l'accès au nouveau télésiège débrayable du Carreley qui, par sa très longue ligne, permet un accès facilité aux différents secteurs des Arcs. La disparition du Chantel marque donc la fin des téléportés fleurant bon les années 1970 pour Arc 1800. Finalement, il ne reste plus que le remplacement des deux tronçons du Transarc, prévu à court terme, pour que le parc du secteur d'Arc 1800 soit totalement performant.


Image
Chantel, un appareil mythique, appartenant désormais au passé.


Remerciements : l'Alexois, monchu, chin@ill, espace-arcadien.

Bannière : louislp
Photos : l'Alexois, monchu, espace-arcadien
Texte et mise en page : louislp


© - 2021 - louislp - www.remontees-mecaniques.net



Suivre la discussion sur le forum


Appareils en relation :