En naviguant sur notre site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer une navigation optimale et nous permettre de réaliser des statistiques de visites. En savoir plus
L'affichage en version mobile est en cours de développement.
Il se peut que la page ne s'affiche pas correctement sur votre appareil.
Nous travaillons actuellement pour vous apporter la meilleure expérience possible.
Merci pour votre compréhension


Localisation(s)
Photo

 TSF4 de Cibouït

Le Monêtier-les-Bains (Serre Chevalier Vallée)

Poma - Ingélo

T3 ES
Description rapide :
Le télésiège de Cibouït est un appareil qui réutilise en grande partie les éléments de l'ancien télésiège de l'Eychauda. Il remplace un appareil deux places sur le même tracé.

Options techniques :
  • Tapis d'embarquement ou de positionnement
Année de construction : 2019

Remplace l'appareil suivant : Réimplantation de : Suivre la discussion sur le forum



 
Auteur de ce reportage : Clément05
Section écrite le 15/08/2020 et mise à jour le 23/08/2020
(Mise en cache le 23/08/2020)

Bonjour, je vous présente un reportage sur le…

Image

Au sommaire :


  • Serre Chevalier Vallée
  • Le télésiège de Cibouït : l’un des quatre télésièges d’altitude
  • Caractéristiques
  • La gare aval
  • La ligne
  • La gare amont
  • Sièges et pinces
  • Autres vues
  • Au cœur du télésiège de Cibouït
  • Tension du câble
    Mise en mouvement et freinage du câble
    Commandes et puissance
  • Conclusion et remerciements


Serre Chevalier Vallée

La station de Serre Chevalier Vallée est située dans les Hautes-Alpes, à environ 3h30 de route de Marseille et de Lyon.

Implantée dans la vallée de la Guisane, affluent de la Durance prenant sa source au Col du Lautaret, Serre Chevalier Vallée se compose de 3 ensembles de villages, Chantemerle, Villeneuve et Le Monêtier-les-Bains, et d’une ville, Briançon. Le domaine s’étend sur 250 kilomètres de pistes tous niveaux. Celles-ci alternent murs en forêt, chemins avec vue imprenable sur la vallée de la Guisane et de la Durance et champs de bosses pour les skieurs les plus expérimentés.
Ces pistes sont desservies par 61 remontées mécaniques allant du tapis roulant à la nouvelle télécabine de Ratier. Le domaine compte d’ailleurs le premier DMC au monde, celui du Pontillas. Les remontées mécaniques de Serre Chevalier Vallée sont composées de 7 tapis et télécordes, de 26 téléskis, de 11 télésièges à pinces fixes, de 10 télésièges à pinces débrayables, de 5 télécabines, d’un DMC et d'un téléphérique exploité uniquement en été.

L’histoire de Serre Chevalier Vallée a commencé en 1941 avec l’inauguration du premier téléphérique, reprenant le nom du sommet qu’il atteint : le Serre Chevalier. Ensuite, le développement de la liaison avec Villeneuve et des secteurs de l’Aravet, du Prorel et des combes au-dessus de Serre Ratier s’est accéléré jusqu’à l’incendie du téléphérique en 1983. En cette année, la décision est prise d’ouvrir la liaison avec Le Monêtier-les-Bains avec l’installation de plus de 12 remontées mécaniques ! De plus, un nouveau téléphérique est construit sur le tracé de l’ancien. Celui-ci réutilise beaucoup d’éléments du premier appareil. 1983 restera l’une des dates importantes dans la création de Serre Chevalier.
En 1989, le domaine de Briançon est créé avec l’installation de 9 remontées mécaniques dont le fameux télésiège de Puy Chalvin (qui n’a pas fait une saison et qui a été revendu par la suite). Depuis 2004, la station est gérée par la Compagnie Des Alpes (CDA) qui renouvelle progressivement le parc de remontées mécaniques de Serre Chevalier, la plupart des appareils datant des années 80. Les investissements se poursuivent et la station réaménage tous les secteurs du domaine afin d’optimiser encore les liaisons.

Image
Le Monêtier-les-Bains, authentique village haut-alpin, depuis la piste rouge de l’Aya.

Le télésiège de Cibouït : l’un des quatre télésièges d’altitude

Le télésiège fixe deux places de Cibouït a été construit en 1982 par Poma sur le secteur de Monêtier-les-Bains. Il était le deuxième téléporté construit sur le secteur, le premier étant le télésiège-télécabine de Chanteloube, et a permis la création de trois pistes sous le Pas de l’Âne. Il a connu un vif succès les premières saisons de son exploitation car les pistes qu’il desservait étaient destinées à tous les niveaux (bleue, rouge et noire). Le télésiège de Cibouït permettait de desservir uniquement du ski propre sur le haut du Monêtier. En 2012, ses anciens sièges Goutte d’Eau ont été remplacés par des sièges Arceaux de rénovation deux places à cause du défaut de soudure présent sur les anciens véhicules. Depuis 2013 et le démontage du télésiège du Clot du Lièvre, il était le seul télésiège biplace encore debout sur la station.

Le télésiège de Cibouït était équipé d’une gare aval Tripode de Poma motrice et tension. Elle se situait sur le front de neige d’altitude du Monêtier, à côté de la gare aval du télésiège de l’Yret. La ligne comportait 8 pylônes et était d’une longueur de 901 mètres et d’un dénivelé de 318 mètres. Notons que les capteurs de déraillement étaient en fait des galets palpeurs identiques à ceux installés sur les téléskis, preuve de l’âge de l’appareil. La gare amont était une simple poulie retour équipée depuis 2012 d’une génératrice se composant d’un galet en contact direct avec la poulie retour et d’un alternateur pour alimenter la cabane d’arrivée.
Bien que ne donnant pas accès à la liaison vers Villeneuve, le télésiège de Cibouït restait assez fréquenté du fait de la qualité des pistes rouge et noire de Cibouït, celle du Pas de l’Âne ne présentant que peu d’intérêt.

Voici quelques vues de l’appareil :

Image
La gare aval.

Image
En sortie de la gare de départ.

Image
Le P4, où l’on peut esquisser un galet palpeur sur le brin descendant.

Image
La gare amont avec la bride de support de la dynamo tachymétrique.

Pour lire le reportage sur ce reportage, cliquez sur ce lien : https://www.remontees-mecaniques.net/bdd/reportage-tsf2-de-cibouit-poma-1539.html

En 2019, il a été décidé de remplacer le télésiège deux places de Cibouït par un nouvel appareil afin d’améliorer le débit et le confort, tant à l’embarquement qu’en ligne. Afin de limiter le coût et l’impact environnemental de cet investissement, l’exploitant a fait le choix de réutiliser le télésiège de l’Eychauda, lui-même remplacé par un appareil débrayable six places. Ingélo a reconditionné l’ancien télésiège fixe pour le réimplanter sur la ligne de Cibouït en réutilisant beaucoup d’éléments du télésiège fixe quatre places. Quelques balanciers ont été récupérés du télésiège du Roc de Fer (Méribel – Savoie), certains éléments de fûts sont neufs (ainsi que les haubans pour les passerelles) ainsi que la génératrice d’électricité en gare amont. De plus, les arceaux des sièges ont été remplacés, tout le reste ayant été réutilisé.

Pour consulter le suivi de chantier, cliquez ici : https://www.remontees-mecaniques.net/forums/index.php?showtopic=31335&st=0

Implanté à proximité des télésièges de l’Eychauda et de l’Yret, cet appareil dessert une partie du domaine d’altitude du Monêtier. Ce domaine est constitué de pistes tous niveaux, du bleu au noir et il comporte le point culminant de Serre Chevalier Vallée (Pic de l’Yret à 2830m d’altitude). Cette partie du domaine skiable est très prisée des skieurs aguerris du fait de la pente et des perspectives hors-pistes qui sont intéressantes. Ce secteur est aussi réputé pour le cadre qui est superbe (notamment la vue depuis l’arrivée du télésiège de l’Yret, d’où il est possible de voir le Mont Viso par beau temps, ainsi que l’ensemble du domaine de Serre Chevalier Vallée).
Le télésiège de Cibouït version 2019 permet de desservir les pistes du secteur du Pas de l’Âne. Cet appareil, plus confortable, plus accessible et doté d’un débit plus important que son prédécesseur, a permis de fluidifier l’accès au secteur du Pas de l’Âne auparavant bien embouteillé et ainsi potentiellement boudé des skieurs.

Comme nous l’avons précédemment dit, le télésiège de Cibouït dessert trois pistes de ski propre :
- Cibouït : Piste noire non damée descendant sur la droite du télésiège de Cibouït.
- Cibouït : Sympathique piste rouge permettant de descendre tranquillement sous le Pas de l’Âne.
- Pas de l’Âne : Piste bleue présentant une grande montée au début. Elle se poursuit ensuite en un chemin longeant la falaise de la Pointe des Neyzets pour se terminer sur la piste bleue de l’Eychauda.

Situation sur le plan des pistes :

Image
Vue globale par rapport à Villeneuve et à la vallée. Plan Atelier Pierre Novat

Image
Situation sur le haut du Monêtier. Plan Atelier Pierre Novat

Caractéristiques

Voici les caractéristiques de l’appareil :

- Caractéristiques Administratives

TSF - Télésiège à pinces fixes : CIBOUÏT
Maître d’œuvre : DCSA
Montage / génie civil : Comag
Exploitant : SCV Domaine Skiable
Constructeurs : Poma & Ingélo
Année de construction (réimplantation) : 2019
Année d’origine : 1998
Montant de l’investissement : 2,2 M€

- Caractéristiques d’Exploitation

Saison d'exploitation : Hiver
Capacité : 4 personnes
Débit : 1402 personnes/heure
Vitesse d'exploitation : 2,3 m/s
Equipement d’aide à l’embarquement : Oui

- Caractéristiques Géométriques

Altitude aval : 2125 m
Altitude amont : 2471 m
Dénivelé : 346 m
Longueur développée : 893 m
Pente maximale : 74 %
Pente moyenne : 41,99 %
Temps de trajet : 6 min 28 s

- Caractéristiques Techniques

Type de gare : Alpha
Emplacement tension : Aval
Type de tension : Hydraulique
Emplacement motrice : Aval
Type de motorisation : Continu
Puissance développée : 256 kW
Sens de montée : Droit
Embarquement : Assisté par tapis
Nombre de pylônes : 9
Largeur de la voie : 4,9 m
Dispositif d’accouplement : Pinces fixes AR2100
Nombre de sièges : 76
Espacement : 23,5 m

- Caractéristiques du Câble

Constructeur : Arcelor Mittal
Diamètre du câble : 40,5 mm
Type d’âme : Compacte
Composition : 6*17 fils
Année de pose : 2019
Revêtement : Zingué

La gare aval

La gare aval est motrice et tension. De type Alpha, celle-ci a été récupérée de l’ancien télésiège de l’Eychauda, tout comme les éléments moteurs et ceux qui permettent de tendre le câble. Elle est située à côté du départ du télésiège de l’Yret, exactement à l’emplacement du départ de l’ancien télésiège biplace. La gare est facilement accessible depuis les remontées montant de Monêtier (télésièges du Bachas et des Lauzières) ainsi que depuis les pistes arrivant de l’amont (Tétras et la rouge de Cibouït). L’embarquement est assisté par un tapis signé Emmegi qui permet d’améliorer le confort. A l’occasion du déplacement, la gare a été repeinte en noir.

Image
En arrivant du télésiège du Bachas, vue sur les 3 télésièges d’altitude.

Image
Zoom sur la gare Alpha.

Image
La gare aval en arrivant à la file d’attente.

Image
Vue rapprochée.

Image
De trois quarts arrière.

Image
La gare de l’avant avec le P1 solidaire de la gare.

Image
La gare Alpha depuis la file d’attente.

Image
La poulie motrice.

Image
Le tapis d’embarquement.

Image
Vue arrière sur la gare aval.

La ligne

La ligne, longue de 893 mètres, se compose de 9 pylônes, bien que la numérotation aille de 1 à 10. En effet, une erreur de dimensionnement de la ligne a conduit à la suppression du premier pylône, la plaquette ayant été simplement déplacée sur les balanciers compression en sortie de la gare.
Le début survole une portion en dévers alors que la pente reste plutôt faible. Au pylône 4, la montée est déjà plus importante et la ligne rejoint la piste noire de Cibouït. Il s’en suit une montée régulière jusqu’au pylône 7 qui donne la pente maximale. Deux pylônes permettent la remise du câble à l’horizontale pour l’arrivée en gare amont.

Caractéristiques de la ligne :
P1 : 8C/8C
P2 : 8S/8S
P3 : 4SC/4SC
P4 : 6S/6S
P5 : 4S/4S
P6 : 8S/6S
P7 : 4SC/4SC
P8 : 6S/6S
P9 : 8S/8S
P10 : 8S/8S

S : balancier support
C : balancier compression
SC : balancier support-compression


Image
La ligne depuis la gare aval.

Image
Le P1, originellement P0, est suspendu à la gare.

Image
La portée vers le P2.

Image
Le P2.

Image
Le P3, la pente augmente.

Image
La portée vers le P4, assez longue.

Image
Le P4.

Image
La ligne rejoint la piste noire de Cibouït.

Image
Le P5, avec un fût presqu’entièrement neuf.

Image
La portée vers le P6, le long de la piste.

Image
Le P6.

Image
Une nouvelle portée assez longue, vers le P7 ici.

Image
Le P7.

Image
La pente maximale.

Image
Le P8.

Image
Les pylônes 9 et 10.

Image
La portée vers la gare amont.

La gare amont

La gare amont est une simple poulie retour fixe, récupérée elle aussi de l’ancien télésiège de l’Eychauda. Elle est équipée d’une génératrice d’électricité pour la cabane de vigie qui est neuve (l’ancienne a été déplacée sur le télésiège de l’Aiguillette à Chantemerle). La gare se situe sur un petit sommet sous la Croix de Cibouït et en retrait du Pas de l’Âne, de façon à desservir les trois pistes (Pas de l’Âne, rouge et noire de Cibouït).

Image
La poulie retour depuis un siège.

Image
Vue arrière, avec le câble qui provient de le génératrice au centre.

Image
La gare de côté avec, au-dessus, le capot de la génératrice que l’on devine.

Image
De trois quarts avec la cabane de vigie derrière, la génératrice est désormais bien visible.

Image
Vue plus globale sur la poulie retour.

Sièges et pinces

Le télésiège de Cibouït est équipé de 76 sièges Arceaux Poma. Presque tous les éléments proviennent du télésiège de l’Eychauda, hormis les arceaux qui sont neufs. Deux options équipent ces sièges : les assises sont bicolores pour faciliter le positionnement et des doigts de protection Partech ont été installés sur chaque place. Les véhicules sont reliés au câble par des pinces AR2100.

Image
Vue complète d’un siège, on devine l’assise bicolore.

Image
Un doigt pour éviter la chute des personnes de petit gabarit.

Image
Une pince AR2100.

Autres vues

Avant de rentrer dans la technique, voici trois photos prises depuis les abords du télésiège.

Image
Les deux pylônes d’arrivée depuis le plat de la gare amont.

Image
La fin de la ligne depuis la piste du Tétras.

Image
En arrivant du télésiège du Bachas, vue entière sur la ligne.

Au cœur du télésiège de Cibuït

Comme nous l’avons vu, la mise en mouvement et la tension du câble se font en gare aval. De plus, les commandes principales de l’appareil se trouvent dans la cabane à côté de la gare de départ. Avant de développer plus, voici trois vues globales de l’intérieur de la gare Alpha.

Image
En entrant dans la gare.

Image
De l’autre côté, avec la centrale de tension et le moteur thermique au premier plan.

Image
Du côté du moteur électrique.

Tension du câble

Le câble du télésiège est tendu, classiquement, par deux vérins hydrauliques placés sur les côtés du lorry moteur. L’extrémité de la tige du vérin est solidaire du bâti de la gare tandis que le corps est fixé au bloc moteur. Celui-ci est équipé de galets qui roulent sur des rails et qui permettent ainsi la mise en tension du câble. Ces vérins sont régulés par une centrale hydraulique placée dans la gare Alpha et qui est commandée depuis le pupitre.

Image
La centrale de tension. Le moteur au premier plan sert à faire circuler l’huile lors du mouvement des vérins (pour tirer uniquement, la force de la ligne permettant d’évacuer l’huile vers la cuve pour détendre).

Image
De l’autre côté avec le moteur mettant en route un ventilateur de refroidissement de l’huile.

Image
Le boîtier de commandes.

Image
Sur le bord du bloc moteur, un galet de roulement avec un corps de vérin dessous.

Image
L’un des deux vérins de tension.

Mise en mouvement et freinage du câble

La mise en mouvement du câble est effectuée par une chaîne de puissance classique. Un moteur à courant continu entraîne un arbre rapide sur lequel est fixé un volant. Sur celui-ci agit le frein de service dont le relevage s’effectue par l’alimentation d’un électroaimant. Cet arbre rapide atteint ensuite un réducteur Poma Kissling équipé d’un renvoi d’angle pour ensuite venir entraîner la poulie motrice. Cette dernière est équipée de deux freins de sécurité qui fonctionnent par un empilement de rondelles Belleville (il s’agit du même principe qu’un ressort, mais avec un encombrement moindre). Pour relever ces freins, il faut alimenter un vérin qui vient comprimer ces rondelles de façon à libérer la poulie motrice.
En cas de défaillance du moteur principal, un moteur thermique a été installé dans la gare. Celui-ci met en mouvement un arbre qui vient entraîner le réducteur au travers d’une entrée auxiliaire et d’un accouplement sur l’arbre rapide. Simple, cette solution a cependant l’inconvénient d’être dépendante du réducteur (si celui-ci vient à être hors service, la seule solution est l’évacuation verticale).
Le contrôle de la vitesse de rotation du moteur est effectué par une dynamo tachymétrique située à l’arrière de celui-ci. Elle convertit la vitesse de rotation du moteur en une tension transmise à la commande. Ce signal est comparé à celui recueilli par les deux dynamos tachymétriques reliés à des galets en contact avec le câble (elles sont placées avant et après la poulie motrice) ce qui permet le contrôle de l’efficience de la marche normale.

Image
Le moteur à courant continu avec sa ventilation au-dessus.

Image
De l’autre côté.

Image
Derrière la grille rouge se trouve l’arbre rapide avec son volant.

Image
Le frein de service.

Image
Le réducteur.

Image
Le robinet de vidange de l’huile.

Image
Sur la poulie motrice, vue sur l’un des deux freins de sécurité.

Image
La centrale associée pour le contrôle des vérins des deux freins.

Image
Autre vue.

Image
Le moteur thermique avec le ventilateur à gauche.

Image
Du côté de l’arbre de sortie, que l’on voit à droite.

Image
L’accouplement de cet arbre sur l’arbre rapide en entrée du réducteur.

Image
Un palan est disponible au plafond pour manœuvrer les composants.

Commandes

La gare aval comporte une armoire de commandes permettant d’effectuer les principales manœuvres durant l’exploitation (marche, arrêt, ralentissement, …) mais également de gérer le tapis d’embarquement, les portillons ou encore le moteur de secours. Toutes les sécurités de la ligne sont également reliées à cette armoire ce qui permet à l’opérateur de voir directement l’emplacement du défaut. De même, les capteurs de vent (force et direction) et de vitesse du câble retransmettent en direct les données. Fournie par la Semer, l’armoire est dotée d’un écran tactile permettant de naviguer dans les différentes rubriques (données liées à la motrice, au tapis, aux sécurités, aux défauts…). Un variateur électronique de vitesse permet de faire la liaison entre le réseau électrique et le moteur. Le variateur de fréquence a pour but de permettre au moteur de fonctionner (ici il module simplement la tension). Pour ce faire, il transforme le courant alternatif en continu qui va au moteur. Derrière la cabane, dans un local où est rangé le matériel de déneigement et d’aménagement de la file d’attente, se trouve les armoires de puissance avec le relayage, le variateur du moteur ainsi que l’arrivée électrique.

Image
Vue globale sur l’armoire de commandes.

Image

Image
L’écran tactile principal ainsi que les boutons permettent de gérer l’exploitation en conditions normales de fonctionnement.

Image
Zoom sur l’écran. A droite se trouve la sélection des vitesses. En touchant une gare on peut accéder à des données plus poussées sur celle-ci.

Image
A côté se trouvent la commande du moteur thermique (en bas) et les données issues des capteurs en ligne (vent et ligne de sécurité).

Image
Le tableau électrique de la cabane.

Image
A côté se trouve une télécommande avec les commandes minimales utilisée pour l’exploitation (modèle Freeman).

Image
Le local où sont entreposés les piquets, banderoles et tapis.

Image
Le local de puissance.

Image
L'armoire de puissance est composée d'une partie alimentation et une partie relayage, en plus de chargeurs de batteries, transformateurs, disjoncteurs... On retrouve notamment ici du relayage en bleu.

Image
L’autre partie du relayage.

Image
L’alimentation.

Image
Le variateur du moteur principal.

Image
Le sectionneur général de l’installation.

Conclusion et remerciements

Le télésiège de Cibouït est un investissement raisonné : réutilisant en grande partie l’ancien télésiège de l’Eychauda, il permet de moderniser à moindre coût (monétaire et environnemental) cet axe qui est emblématique du secteur de Monêtier. Il remplace un télésiège biplace qui était vieillissant et ne correspondait plus aux standards de débit et de confort (à l’embarquement notamment). La qualité des pistes desservies n’a pas été dégradée par l’implantation du nouvel appareil qui apporte plus de confort et de débit pour l’accès aux 3 pistes desservies. On peut simplement regretter que la gare amont n’ait pas été avancée de quelques mètres vers le dernier pylône, ce qui aurait permis de dégager un espace plus important pour le débarquement, et éviter le stationnement « en escalier » des skieurs avant leur départ vers les pistes.

Je remercie le personnel de SCV Domaine Skiable pour la visite des locaux en aval ainsi que RedLifts78 pour sa collaboration et l’alexois pour son aide à la relecture de la partie technique.

Texte & bannière : RedLifts78 et Clément05
Photos : RedLifts78 (le 20 février 2020) et Clément05 (les 3 et 6 mars 2020 et les 21 et 30 juillet 2020)

A bientôt.

© - 2020 – Clément05 – www.remontées-mécaniques.net



Suivre la discussion sur le forum


Appareils en relation :