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 TSF4 de l'Aya

Le Monêtier-les-Bains (Serre Chevalier Vallée)

Poma

T2 ES
Description rapide :
Le télésiège de l'Aya est un appareil peu fréquenté. Il permet, avec le télésiège des Lauzières situé à la chaîne, de rejoindre le domaine d'altitude.

Année de construction : 1986

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Auteur de ce reportage : Clément05
Section écrite le 07/08/2018 et mise à jour le 11/08/2018
(Mise en cache le 11/08/2018)

Bonjour, je vous présente un reportage sur le…

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Au sommaire :


  • Serre Chevalier Vallée
  • Le télésiège de l’Aya : un appareil du front de neige
  • Caractéristiques
  • La gare aval
  • La ligne
  • La gare amont
  • Véhicules et pinces
  • Autres vues
  • Conclusion


Serre Chevalier Vallée

La station de Serre Chevalier Vallée est située dans les Hautes-Alpes, à environ 3h30 de route de Marseille et de Lyon.

Implantée dans la vallée de la Guisane, affluent de la Durance prenant sa source au Col du Lautaret, Serre Chevalier Vallée se compose de 3 ensembles de villages, Chantemerle, Villeneuve et Le Monêtier-les-Bains, et d’une ville, Briançon. Le domaine s’étend sur 250 kilomètres de pistes tous niveaux. Celles-ci alternent murs en forêt, chemins avec vue imprenable sur la vallée de la Guisane et de la Durance et champs de bosses pour les skieurs les plus expérimentés.
Ces pistes sont desservies par 61 remontées mécaniques allant du tapis roulant à la nouvelle télécabine de Ratier. Le domaine compte d’ailleurs le premier DMC au monde, celui du Pontillas. Les remontées mécaniques de Serre Chevalier Vallée sont composées de 7 tapis et télécordes, de 26 téléskis, de 11 télésièges à pinces fixes, de 10 télésièges à pinces débrayables, de 5 télécabines, d’un DMC et d'un téléphérique.

L’histoire de Serre Chevalier Vallée a commencé en 1941 avec l’inauguration du premier téléphérique, reprenant le nom du sommet qu’il atteint : le Serre Chevalier. Ensuite, le développement de la liaison avec Villeneuve et des secteurs de l’Aravet, du Prorel et des combes au-dessus de Serre Ratier s’est accéléré jusqu’à l’incendie du téléphérique en 1983. En cette année, la décision est prise d’ouvrir la liaison avec Le Monêtier-les-Bains avec l’installation de plus de 12 remontées mécaniques ! De plus, un nouveau téléphérique est construit sur le tracé de l’ancien. Celui-ci réutilise beaucoup d’éléments du premier appareil. 1983 restera l’une des dates importantes dans la création de Serre Chevalier.
En 1989, le domaine de Briançon est créé avec l’installation de 9 remontées mécaniques dont le fameux télésiège de Puy Chalvin (qui n’a pas fait une saison et qui a été revendu par la suite). Depuis 2004, la station est gérée par la Compagnie Des Alpes (CDA) qui renouvelle progressivement le parc de remontées mécaniques de Serre Chevalier, la plupart des appareils datant des années 80. Les investissements se poursuivent et la station réaménage tous les secteurs du domaine afin d’optimiser encore les liaisons.

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Le Monêtier-les-Bains, authentique village haut-alpin, depuis la piste rouge de l’Aya.

Le télésiège de l’Aya : un appareil du front de neige

Le télésiège de l’Aya est situé sur le bas du secteur du Monêtier-les-Bains. Prenant son départ à côté du télésiège du Bachas, il est un appareil secondaire d’accès au domaine d’altitude. Pour comprendre ce rôle, petit plongeon dans le passé.

Lors de l’ouverture de la liaison Villeneuve – Monêtier en 1984, le bas de Monêtier se composait du télésiège-télécabine de Chanteloube et de téléskis (5 sans compter les appareils débutants). Rapidement dépassés par la situation, il a fallu trouver un moyen d’augmenter le débit sans dépenser beaucoup d’argent. Autant dire qu’un appareil sur l’actuel tracé du télésiège du Bachas était hors de question. Il fut décidé de construire, en 2 ans, une chaîne de deux télésiège fixes 4 places afin de doubler les téléskis de Corvaria et du Bachas ainsi que le télésiège-télécabine de Chanteloube. Ces deux télésièges sont l’Aya et les Lauzières. Situés l’un à la suite de l’autre, ils donnent accès directement aux télésièges d’altitude depuis le front de neige et permettent de fluidifier la montée. Cependant, lorsque le télésiège-télécabine de Chanteloube ainsi que les téléskis de Corvaria et du Bachas sont démontés en 1999 pour laisser place au télésiège du Bachas, les deux appareils fixe ont beaucoup perdu de leur clientèle. Le nouvel appareil est en effet bien plus rapide et sa ligne est directe.

Le télésiège de l’Aya est aujourd’hui essentiellement ouvert en cas de forte affluence et lorsque l’enneigement le permet (vacances de février notamment) afin de proposer une alternative au Bachas aux heures de pointe. Il faut note que l’Aya ouvre un peu plus souvent que les Lauzières car sa position en front de neige le rend légèrement plus fréquenté, notamment en fin de journée. En effet, lorsque le télésiège du Bachas ferme, l’Aya reste ouvert un peu plus longtemps ce qui permet de s’accorder une dernière descente avant de déchausser. Il reste malgré tout peu fréquenté.
Trois autres petites choses à noter sur ce télésiège : le pylône 7 était commun avec le télésiège-télécabine de Chanteloube, il a été exploité à la descente jusque dans les années 2005 environ (portiques en gare amont enlevés entre 2005 et 2009) sûrement en cas de manque de neige avant la construction du télésiège du Bachas. Enfin, le pylône 12 comporte deux galets d’appui pour le câble lorsque la ligne est vidée de ses sièges, chose assez rare.

Le télésiège de l’Aya dessert deux pistes :
- Aya : La partie basse, qui comporte 2 murs dont un assez étroit au début, permet de rejoindre le front de neige (au terme d’un long schuss).
- Une piste bleue, bretelle de la Rochamout, qui donne accès au télésiège des Lauzières et au téléski de l’Etoile (accessible directement par la piste de l’Aya également) avant de revenir sur la piste bleue.

Situation sur le plan des pistes :

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Vue globale. Plan Atelier Pierre Novat

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Zoom sur le bas de Monêtier. Plan Atelier Pierre Novat

Caractéristiques

Voici les caractéristiques de l’appareil :

- Caractéristiques Administratives

TSF - Télésiège à pinces fixes : AYA
Maître d’œuvre : Eric
Exploitant : SCV Domaine Skiable
Constructeur : Pomagalski
Année de construction : 1986

- Caractéristiques d’Exploitation

Saison d'exploitation : Hiver
Capacité : 4 personnes
Débit : 1510 personnes/heure (1800 personnes/heure*)
Vitesse d'exploitation : 2,25 m/s
Equipement d’aide à l’embarquement : Aucun

- Caractéristiques Géométriques

Altitude aval : 1465m
Altitude amont : 1831 m
Dénivelé : 366 m
Longueur développée : 1420 m
Pente maximale : 58 %
Pente moyenne : 26 %
Temps de trajet : 10 min 30 s

- Caractéristiques Techniques

Type de gare : Alpha
Emplacement tension : Aval
Type de tension : Hydraulique
Emplacement motrice : Aval
Type de motorisation : Continu
Puissance développée : 250 kW
Sens de montée : Droit
Embarquement : Dans le sens de la ligne
Nombre de pylônes : 18
Largeur de la voie : 4,3 m
Dispositif d’accouplement : Pinces fixes Mono2100
Nombre de sièges : 132 (158*)
Espacement : 21,5 m (18 m*)

* : valeurs à débit maximal

La gare aval

La gare aval est la station motrice et tension du télésiège. La chaîne cinématique, classique, est abritée dans une gare Alpha blanche qui repose sur une structure noire permettant de réaliser la tension du câble grâce à deux vérins hydrauliques placés sur les côtés du bloc moteur. Le départ se situe accolé au télésiège du Bachas, accessible directement depuis les parkings de Pré Chabert.

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La gare aval et les deux premiers pylônes depuis la piste de l’Aya, avec le télésiège du Bachas à gauche.

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La gare de départ et le premier pylône, en portique.

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Vue globale, on repère bien la structure portante noire.

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De l’autre côté avec un transformateur électrique à gauche.

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Visualisation des deux gares de départ.

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L’arrière de la gare avec le panneau de caractéristiques et les organes de mise en mouvement du câble bien visibles.

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La gare depuis la file d’attente du télésiège du Bachas.

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La zone d’embarquement.

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La poulie motrice.

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Vue arrière sur la gare aval.

La ligne

La ligne du télésiège de l’Aya comporte 18 pylônes tubulaires.
D’abord plate dans le Pré Chabert, la ligne rejoint le P7 pour une compression assez basse. Ce pylône était commun avec le télésiège-télécabine de Chanteloube (on remarque le fût particulier). Le télésiège de l’Aya passait alors sous l’appareil Chanteloube. La pente est aussi plus prononcée et le tracé suit la piste de l’Aya jusqu’au pylône 12. De cet ouvrage et ce jusqu’à l’arrivée la ligne évolue dans la forêt de mélèzes.

Caractéristiques de la ligne :
P1 : 16C/16C
P2 : 8S/8S
P3 : 8S/8S
P4 : 8S/8S
P5 : 6S/6S
P6 : 6S/6S
P7 : 16C/16C
P8 : 4S/4S
P9 : 2C-4S-2C/2C-4S-2C
P10 : 8S/8S
P11 : 8S/8S
P12 : 8S/8S
P13 : 2S-4C-2S/2S-4C-2S
P14 : 4S/4S
P15 : 8S/8S
P16 : 6S/6S
P17 : 6S/6S
P18 : 8S/8S

S : balancier support
C : balancier compression
C-S-C : enchaînement de galets compression, support puis compression
S-C-S : enchaînement de galets support, compression puis support


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On sort de la zone de la gare aval, vers le P2.

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La portée plate vers le P3 avec le télésiège du Bachas à droite et en ligne de mire la Cucumelle (à droite – 2698 m) et la Tête du Grand Pré (à gauche – 2599 m), qui cernent le col du Grand Pré (2544 m).

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Le voici, on note un massif en béton rectangulaire.

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On continue dans le Pré Chabert avec le schuss final de la piste de l’Aya à droite.

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Le P4.

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On s’apprête à survoler la piste de l’Aya, la ligne prend un peu de hauteur.

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Les pylônes 5 et 6 redressent le câble.

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Le franchissement de l’Aya.

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Le P7, avec son fût particulier.

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La tête du pylône.

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Le P8.

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Le P9 maintient le câble.

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On franchit à nouveau la piste de l’Aya, cette fois-ci au niveau du départ de la piste de la Route des Espagnols.

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Le dixième pylône, près d’un rocher.

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Passage au plus près de cette formation rocheuse.

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Le P11, sous la jonction entre les pistes Aya et Corvaria.

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On survole cette jonction.

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Le P12 est d’une belle hauteur.

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Il est équipé de galets rattrapes câble utilisés lorsque les sièges sont retirés de la ligne.

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La portée vers le P13.

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La pente augmente encore un peu.

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On évolue désormais dans une forêt assez dense de mélèzes.

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Le P14 redresse le câble.

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Tout comme le P15.

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Les dernières portées.

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Le P16, on aperçoit la poulie retour.

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Le duo final, composé des pylônes 17 et 18.

La gare amont

La gare amont est une simple poulie retour fixe. Positionnée discrètement près de la piste de l’Aya, la gare donne notamment au télésiège des Lauzières ainsi qu’à deux pistes.

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La gare depuis la ligne.

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Vue arrière.

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La zone de débarquement.

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La gare amont de trois quarts.

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La gare en allant vers le télésiège des Lauzières.

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Vue sur la gare amont depuis la piste de l’Aya.

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Zoom avec les trois derniers pylônes.

Véhicules et pinces

Le télésiège de l’Aya est équipé de 132 sièges Arceaux 4. Ils sont reliés au câble par des pinces fixes Mono2100, le serrage s’effectuant classiquement par compression de rondelles grâce à un système vis-écrou.

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Une pince Mono2100.

Autres vues

Voici à présent quelques vues supplémentaires depuis la piste de l’Aya.

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Le bas de la ligne avec le village du Monêtier-les-Bains en arrière-plan.

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En regardant vers l’amont avec au milieu de la photo la fin de la piste de Corvaria.

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Vers le P10, avec le début de la Route des Espagnols à droite.

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On se tourne vers l’aval…

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… pour arriver au fameux P7.

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Les premiers mètres de la ligne, dans le Pré Chabert.

Conclusion

Le télésiège de l’Aya est donc un appareil qui a eu un rôle important par le passé : il a permis de soulager le télésiège-télécabine de Chanteloube le temps que celui-ci soit remplacé par le télésiège du Bachas. Depuis l’arrivée de ce dernier, l’Aya est très peu fréquenté et est ouvert en conséquence. Sa desserte du front de neige en fin de journée (fermeture à 17h le mois de février) lui permet d’attirer malgré tout des skieurs pour faire une dernière descente. Sa fréquentation n’en reste pas moins faible et cet appareil (tout comme les Lauzières situé à la suite) disparaîtra sûrement lorsque le télésiège du Bachas sera remplacé, l’échéance n’étant pas fixée à l’heure où ce reportage est rédigé.

Texte & bannière : Clément05
Photos : Clément05 (le 18 février 2017)

A bientôt.

© - 2018 – Clément05 – www.remontées-mécaniques.net



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