Localisation(s)
Photo

 TSF4 de la Mayt

Vars (Forêt Blanche)

Poma

T2 HS
Description rapide :
Un télésiège assez particulier.

Année de construction : 1993
Année de fin de service en : 2022

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Auteur de cette partie : Le Risoulien
Section écrite le 24/06/2022 et mise à jour le 26/06/2022
(Mise en cache le 17/08/2022)

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Vars

Vars est l'une des plus grandes stations des Alpes du Sud. Elle est au cœur du domaine de la Forêt Blanche (1650-2750m), union des domaines de Vars et de Risoul. En 2019, ce domaine couvre une surface d'environ 540 ha, offre 37 remontées mécaniques, 115 pistes, et environ 185 km de pistes.

Vars bénéficie du climat très ensoleillé des Alpes du Sud (environ 300 jours de soleil par an), et d'une situation privilégiée. Située dans le département des Hautes-Alpes (05), Vars est situé sur la route qui relie Guillestre à Barcelonnette, par le col de Vars (à 2108 mètres d'altitude). Elle est à environ 1h de Gap, 50 minutes de Briançon et 2h30 d'Aix-en-Provence.

La station est entourée de montagnes, et le domaine s'ouvre à 360° : les pentes sont variées, et les expositions sont multiples. Environ 80% des pistes sont à une altitude de plus de 2000 mètres. Renforcé par un enneigement artificiel de qualité (310 enneigeurs, 3 réserves collinaires, et une couverture de plus de 180 ha), Vars garantit un ski de qualité, du début à la fin de la saison.

Vars se démarque tout particulièrement des autres stations par ses 6 snowparks, ses couloirs de freeride, et sa piste de KL (Kilomètre Lancé), qui accueillent chaque année des compétitions d'un niveau international. La piste de KL de Chabrières est particulièrement mythique : c'est ici que, en 2016, l'Italien Yvan Origone a battu le record du monde de ski de vitesse : 254,958 km/h. Vars est la station la plus rapide du monde.

La commune est composée de quatre hameaux : Saint-Marcellin (à 1500 mètres d'altitude), Sainte-Marie (à 1650 mètres d'altitude), Sainte-Catherine (à 1750 mètres d'altitude) et Les Claux (dont le centre est à 1850 mètres d'altitude, mais dont les habitations s'étalent jusqu'à 1950 mètres d'altitude). Si la mairie de Vars est à Sainte-Marie, l'école de Vars est à Sainte-Catherine, et le coeur de la station de ski est aux Claux.

Située sur la commune de Vars, la réserve du Val dʼEscreins fut l'une des premières réserves municipales de France (elle a été créée en 1664). Elle est aujourd'hui intégrée dans le Parc Naturel Régional du Queyras. Le Pic de la Font Sancte (à 3385 mètres d'altitude) est le point culminant de la commune de Vars et du Parc Naturel Régional du Queyras.

Les premières remontées mécaniques datent de 1937, avec un téléautoski construit à proximité du refuge Napoléon (entre la sortie de Vars les Claux et le col de Vars), et le téléski de Peynier, qui a été démonté en 1977 (prédécesseur de lʼactuel téléski de Peynier 1). Le téléski permettant d'atteindre le sommet de Peynier a été construit en 1952 (il a été remplacé en 1977 par le téléski de Peynier 2). Par la suite, de nombreuses remontées mécaniques ont été construites entre Vars Sainte-Marie et Vars les Claux (dont la première télécabine 12 places des Alpes du Sud), jusqu'à relier le domaine de Vars au domaine de Risoul.


Vars depuis le sommet de Chabrières (2780 m).
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Historique d'un sommet : la Mayt

Les débuts de Vars et le développement de la Mayt

Les premières remontées mécaniques de Vars apparaissent en 1937 au col du même nom, non loin du refuge Napoléon. Il s'agit de deux télé-luges nommés "les Prises" se situant en continuité et qui permettent de desservir de vastes champs de neige. Ils sont complétés en 1950 par la construction du téléski de l’Écuelle sur le versant opposé. Ce petit secteur sera définitivement abandonné en 1969 à cause de la trop grande distance avec le nouveau domaine skiable.

L'un des deux télé-luges. (© vars.over-blog.com)
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Le tracé des deux télé-luges avec le refuge Napoléon en bas à gauche. (© vars.over-blog.com)
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Le téléski de l’Écuelle face au refuge Napoléon. (© vars.over-blog.com)
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En effet, après la construction de ces appareils, c'est les pentes de Peynier qui ont été équipé par Poma d'un téléski dès 1938. Celui ci sera prolongé par le téléski de Peynier 2 en 1952.

Une vue du téléski de Peynier 1. (© vars.over-blog.com)
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En 1942, le projet d'un téléphérique partant de l'altitude 1800 et arrivant sur la Mayt voir le jour. L'objectif était de créer une station avec comme ascenseur principal cette installation. Les travaux commencent par la mise en place d'un téléphérique de service ayant pour objectif de faciliter la construction du nouvel appareil. Cependant, la guerre empêchera la réalisation de cette installation.

En 1952, Vars commande un téléski : celui de la Mayt. Ouvrant un tout nouveau secteur, il est la première remontée mécanique à avoir équipée les pentes de la Mayt. Il a été réalisé à partir du téléphérique de chantier, dont la ligne longeait le brin descendant. Cet appareil est à cette époque un record en Europe : il est le plus long et le plus rapide appareil de ce type que l'on puisse trouver sur le continent ! Avec une longueur de 2700 mètres et un dénivelé de 560 mètres, celui ci prend son départ à Vars les Claux, pour l'occasion créé, et arrive en contrebas de la Mayt à 2340 mètres d'altitude. Il fut livré par Poma qui construisit également le téléski de Peynier 2 cette même année. Sa vitesse d'exploitation était de 5m/s.

La gare aval vue depuis la route. (D.R.)
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Vue d'un peu plus près. (D.R.)
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Sur le côté, dans ses premières années d'exploitation. (© vars.over-blog.com)
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La ligne. (© vars.over-blog.com)
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Dix ans plus tard, le secteur de la Mayt est équipé de deux nouveaux appareils performants permettant de doubler le téléski de la Mayt sur toute sa longueur en allant même plus haut encore. Il s'agit du télésiège deux places à pince fixe Poma de Sainte Marie, le premier appareil de ce type à Vars, et du téléski Montaz de Peyrol. Le télésiège partait de Vars Sainte Marie dans le but de rapprocher le plus possible les deux secteurs de la Mayt et de Peynier. Cet installation était prolongée par le téléski de Peyrol dont l'arrivée se situait à 2533 m d'altitude. Les particularités du télésiège étaient de posséder quelques véhicules équipés de coque de protection mais également de disposer d'un arrêt intermédiaire à mi-parcours.
C'est également dans ses années là qu'est construit le petit téléski de l'Alpet dont l'exploitation cessera très rapidement en 1966. Il fut installé non loin du téléski de Peyrol 1 et desservait une petite piste verte qui est aujourd'hui la fin de la piste Vallon.

Le téléski des Heureux, qui donnait accès à la piste actuelle du même nom, est un appareil très mystérieux avec peu d'information. On peut supposer que celui ci a été construit durant ces années dans le but d'agrandir le domaine mais également d'atteindre le col de Saluce à 2436 mètres d'altitude. Ce col, situé en contrebas de la Mayt, est aujourd'hui un point de passage important puisqu'il permet d'accéder à Vars depuis Risoul et inversement.

Une vue Google Earth de l'aménagement de la Mayt dans les années 1960. (©Google earth)
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La gare aval avec la ligne du télésiège de Sainte Marie. (© vars.over-blog.com)
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Le début de la ligne. (© vars.over-blog.com)
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Idem. (© vars.over-blog.com)
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L'arrivée sur le plateau de Peyrol. (© vars.over-blog.com)
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La fin de la ligne depuis la gare amont. (D.R.)
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Une carte postale où apparait le télésiège. (D.R.)
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La gare aval du téléski de Peyrol avec celle de l'Alpet. (© vars.over-blog.com)
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La montée de Peyrol avant le premier virage. (D.R.)

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Idem. (© vars.over-blog.com)
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Le téléski de Peyrol avec la crête de l'Eyssina. (D.R.)
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Une photo du téléski des Heureux prise depuis le col de Saluce, dont on aperçoit un pylône au centre de l'image. (D.R.)

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Le téléski des Plans est la nouveauté de l'année 1969. Construit non loin de celui de la Mayt, il ouvre de nouvelles pistes et permet aux skieurs garés non loin de lui d'accéder directement et plus rapidement au front de neige de Vars les Claux. En effet, il fallait avant son arrivée emprunter le long téléski de la Mayt et descendre de longues pistes avant de pouvoir arriver sur ce front de neige. Plans a également permis de décharger ce dernier.
Seulement un an après lui, le téléski Adroit est construit. Prenant son départ sur le tout jeune front de neige des Claux, il arrive au même endroit que le téléski des Plans permettant ainsi de relier plus facilement Vars les Claux au secteur de la Mayt.

Voici une photo du téléski des Plans... (© vars.over-blog.com)

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...et une autre du téléski de l'Adroit. (© vars.over-blog.com)

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En 1971, la Mayt se voit équipé de deux téléskis : Patégous et Lièvre. Celui du Lièvre, actuellement toujours en service, prenait son départ en contrebas de l'arrivée des téléskis Plans et Adroit et arrivait sous la Mayt, à 2400 mètres d'altitude, sur une petite arrête. La mise en service de ce téléski a ainsi permis de proposer un accès plus rapide au secteur de la Mayt depuis les Claux via le téléski de l'Adroit. Il a également aider le téléski de la Mayt a hisser les skieurs vers ce secteur.
Quant à Patégous, il ouvre de nouvelles pistes et arrive à la même hauteur que le téléski de Peyrol.
Ces deux appareils ont été construit pour doubler le téléski de la Mayt, premier appareil du secteur, et qui arrive à ce moment là dans ses dernières années d'exploitation.

La gare aval du téléski du Lièvre. (© Juli_1)
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La poulie retour de celui ci. (© Juli_1)
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La gare d'arrivée du téléski de Patégous, mise en place dans ses dernière années d'exploitation. (© vars.over-blog.com)
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Plan de l'aménagement du secteur en 1971. (© Google earth)
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L'année 1976 marque un tournant pour Vars. Avec la mise en service du télésiège de Valbelle-Razis à Risoul, la Mayt devient le point de passage pour la liaison entre les deux stations. La fréquentation des remontées mécaniques augmentent et l'exploitant va chercher dans les années suivantes à améliorer cette liaison avec la mise en service de trois nouveaux appareils dont nous parlerons plus tard.

Alors que l'exploitant développe d'autres secteurs de son domaine skiable, le téléski de la Mayt, premier appareil du secteur éponyme, montre des signes de faiblesse. Les problèmes qu'il rencontre ne sont pas liés à son âge, ni à son débit, mais au fort mouvement de terrain que sa ligne rencontre. Sa construction a encore plus accentuer un phénomène existant sur le secteur à tel point que le pylône P9 a bougé de 7 mètres en 26 ans ! Pour continuer son exploitation, il fallait redresser les pylônes et les amarrer au sol par l'intermédiaire de câble en acier avant chaque mise en service. Cette situation, de plus en plus difficile, a poussée la station à arrêter l'exploitation du téléski en 1978. Il n'est cependant pas démonté en vue d'une éventuelle remise en service.

Un document expliquant ces phénomènes de mouvement. (© vars.over-blog.com)
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La courbe du haut représente la ligne en profil et la courbe du bas représente la ligne vue de dessus. On remarque ainsi que le pylône P8 permettait de faire un virage vers la droite.

C'est également en 1978 que le télésiège fixe deux places des Claux est construit. Équipé d'une gare intermédiaire lui permettant de desservir deux versants, il double le téléski de l'Adroit sur un tracé différent. Sa construction a ainsi fait augmenter la fréquentation du téléski du Lièvre, seul appareil permettant d'accéder au secteur de la Mayt depuis les Claux. Cette année est aussi marquée par la construction du téléski des Sagnettes : une installation située sur les pentes desservies par le télésiège de Sainte Marie. Celui ci a permis de desservir la piste Gibertins et ainsi développer le ski propre sur le secteur.

Un plan de l'année 1978. On voit bien l'importance du téléski du Lièvre maintenant que celui de la Mayt n'est plus en service. (© Google earth)
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Le secteur historique de Peynier et celui de la Mayt sont reliés ski au pied en 1981 avec la construction du télésiège fixe deux places de Peynier. Celui ci est, comme les Claux, équipé d'une gare intermédiaire permettant de desservir deux versants dont celui de Peynier. Le tronçon permettant de remonter vers la Mayt double en partie le téléski des Plans. Le gare intermédiaire de Peynier, là où les skieurs embarquent pour se rendre sur l'un des deux versants, se situe plus haut que la gare de départ de Plans. Cette nouvelle position a permis d'agrandir les parkings de la station et ainsi faciliter le ski à la journée.

En 1984, le téléski de la Mayt, toujours inexploité depuis 1978, est définitivement démonté. Celui ci ne peux pas être remis en service du fait que le terrain où il évolue n'est toujours pas stable. Les pistes présentes sur celui ci sont également abandonnées afin d'éviter d’aggraver les mouvements.

En 1985, le téléski de Peyrol est doublé par un appareil du même type construit également par Montaz Mautino. La mise en place de la liaison et l'augmentation de la capacité d’accueil de la station sont les principales raison de ce doublage. A noter que lors de la construction de ce second appareil, le premier a été rénové afin de faciliter la maintenance et l'exploitation des deux installations.

La gare aval des deux téléskis. (© vars.over-blog.com)
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Ces années '80 voient également la construction de deux téléskis sur le secteur de la Mayt. Le premier se nomme Col du Vallon et est construit entre le col du Vallon et l'arrivée de l'actuel téléski de la Bergerie. Son seul but était de transporter les skieurs de Risoul vers le Col de Saluce. Celui ci a permis de désengorger les téléskis de Peynier dont la fréquentation était de plus en plus élevée. Le second appareil construit est un téléski à perche fixe qui permet de remonter sur le plateau de Peyrol après avoir emprunté le chemin de la Résinière.

Un plan des années 80. (© Google earth)
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Détail sur le téléski du Col du Vallon. (© Google earth)
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La première restructuration du secteur de la Mayt

En 1992, le téléski des Sagnettes construit 14 ans auparavant est démonté car il s'avère peu fréquenté. En effet, les skieurs préfèrent emprunter le télésiège de Sainte Marie du fait de son meilleur confort. Compte tenu de son jeune âge, il est cédé à la station de Risoul qui le réimplantera par l'intermédiaire de Poma sur son domaine afin de devenir le téléski de la Bergerie en 1993.

C'est également en 1993, lors d'une grosse vague d'investissements, que les téléskis du Col du Vallon et du Col de la Résinière sont démontés. Ces deux appareils sont refondus en un seul qui est issu de la récupération du téléski du Col de Crévoux, remplacé cette même année par un télésiège fixe quatre places. Ce nouvel appareil de Montagner emprunte un tracé totalement différent des anciens appareils puisqu'il rejoint directement l'arrivée des téléskis de Peyrol depuis la piste Vallon. Mais il ne s'agit pas du seul investissement sur cette partie du domaine. En effet, le vieux téléski des Heureux est remplacé par un télésiège à pinces fixe quatre place qui emprunte un tracé différent : la gare aval se situe au même endroit mais la gare amont est placée directement sur la Mayt à 2550 mètres d'altitude. C'est ainsi le premier appareil à atteindre ce mythique sommet ! Ce nouvel emplacement a permis une meilleure connexion avec le secteur de Peyrol ainsi qu’avec la station de Risoul.

La disposition des appareils en 1993. (© Google earth)

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La gare aval du téléski Vallon. (© Juli_1)
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Sa gare amont. (© Juli_1)
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La gare aval du télésiège de la Mayt. (© Juli_1)
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Sa gare amont. (© Juli_1)
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Entre 1999 et 2004, l'axe "Vars Sainte Marie - Plateau de Peyrol - Mayt" est totalement rénové. C'est en effet un télésiège débrayable quatre places qui vient remplacer dès 1999 celui de de Sainte Marie sur un tracé similaire. La vitesse, le confort ainsi que le débit sont grandement améliorés. Il s'agit du second télésiège débrayable de la station.
En 2004, c'est au tour des téléskis de Peyrol et de Patégous d'être remplacés par un télésiège débrayable six places Leitner.

Le nouveau télésiège débrayable de Sainte Marie.
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Dans les années suivantes, les téléskis Plans et Adroit sont respectivement démontés en 2007 et en 2008. Le téléski des Plans est totalement délaissé au profit du télésiège de Peyniers et les pistes qu'il dessert sont très peu fréquentées. Dans un même temps, le téléski de l'Adroit ayant un rôle doublon, il est beaucoup moins fréquenté que son voisin le télésiège des Claux. Ces deux appareils sont donc retirés du paysage afin de réduire les coûts d'entretien et d'exploitations.
L'année où Adroit est démonté, le télésièges des Claux est raccourci. En effet, le tronçon menant au télésiège des Escondus est supprimé car les pylônes implantés au milieu des pistes sont jugés trop dangereux. Ainsi, sa gare intermédiaire a été transformée en gare aval.

La nouvelle gare aval du télésiège des Claux. (© Juli_1)
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En 2010, le téléski du Vallon est déplacé sur le domaine de Crévoux. Ce déplacement est dû au rôle secondaire qu'il assure puisque les skieurs préfèrent emprunter le télésiège de Peyrol. C'est ainsi le dernier chantier réalisé sur ce secteur de la station.

La cabane de l'opérateur, seul reste du téléski du Vallon sur le domaine de Vars.

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Et une vue des années 2010 du secteur.

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La rénovation des années 2020

En 2018, après plusieurs années sans investissements, Vars annonce la mis en place d'un plan pluriannuel d'investissement. Au total, c'est 50 millions d'euros qui sont débloqués pour requalifier l'ensemble du domaine. Les premiers travaux démarrent dès 2019 avec la construction du télémix de Chabrières. Ils se poursuivent en 2020 avec la mise en place d'un télésiège débrayable six places sur le massif de Peynier puis en 2022 avec la mise en service des télésièges Vars Speed Master et Mayt, deux téléportés structurants du domaine skiable.

Le télésiège de la Mayt a ainsi tiré sa révérence en 2022 au profit d'un nouveau téléporté six places débrayables. Prenant un tracé totalement différent, il permet aux usagers de pouvoir rejoindre la Mayt directement de puis le front de neige des Claux. De plus, l'abaissement de la gare d'arrivée permet de limiter le vent sur la ligne et donc d'augmenter le confort des usagers. La sécurité a également été augmenté avec la mise en place de gardes corps semi automatique.

Le massif de la Mayt, dans sa nouvelle configuration
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Un télésiège en remplacement d'un téléski

Au début des années 1990, le besoin de débit et de confort est grandissant sur le domaine de Vars. Sur la Mayt, le téléski des Heureux est un appareil très long et avec un faible débit. Pourtant, il assure un rôle important au sein du domaine, surtout après que le téléski de la Mayt ait tiré sa révérence. Cet axe majeur est donc rénové en 1993 avec la mise en service du télésiège de la Mayt. Après plusieurs moments de réflexion, il est décidé de changer le tracé du nouvel appareil. Objectif : atteindre directement le sommet de la Mayt. Cette position a permis de relier plus facilement Les Claux à Sainte Marie, en délestant ainsi fortement le téléski du Lièvre dans cette tâche. De plus, il a été ainsi rendu possible aux usagers de pouvoir accéder directement à Risoul via la Route à Carlos , évitant ainsi de devoir emprunter le télésiège de Valbelle - Razis.

Plan explicatif de la nouvelle configuration de 1993.
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Rôle et situation

Le télésiège de la Mayt était un appareil structurant de Vars. En plus de desservir la célèbre piste des Heureux, il assurait la liaison vers Sainte Marie mais surtout vers la station voisine, Risoul. De ce fait, il était d'une importance capitale au sein du domaine.

Il desservait les pistes suivantes :

- Heureux : une longue et large piste, parfaite pour les skieurs débutants. C'est en empruntant cette dernière que les skieurs pouvaient rejoindre Risoul.
- Crêtes Patégous : une piste descendant sous la partie haute du télésiège.
- Serre Banet : permettant de rejoindre le sommet du télémix et depuis 2022, le départ du télésiège Vars Speed Master.
- Jas du Boeuf : principalement utilisée pour rejoindre le secteur Sibière rapidement.


En noir, le télésiège de la Mayt.

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Caractéristiques

Caractéristiques administratives

TSF – Télésiège à pinces fixes : MAYT
Maître d'ouvrage : SEM SEDEV
Exploitant : SEM SEDEV
Constructeur : Poma
Année de construction : 1993

Caractéristiques d'exploitation

Saison d'exploitation : Hiver
Capacité des sièges : 4 personnes
Débit à la montée : 1800 personnes/heure (100 %)
Débit à la descente : 0 personne/heure (0 %)
Vitesse d'exploitation théorique : 2,3 m/s
Tapis d'embarquement : Non

Caractéristiques géométriques

Altitude gare aval : 2119 m
Altitude gare amont : 2582 m
Dénivelé : 463 m
Longueur développée : 1916 m
Pente moyenne : 25 %
Pente maximale : 59 %
Temps de trajet : 13 min et 53 sec

Caractéristiques techniques

Type de gare aval : Alpha 350
Type de gare amont : Fixe
Emplacement gare de tension : Aval
Type de tension : 2 vérins hydraulique
Emplacement gare motrice : Aval
Puissance moteur : 360 KW (489 chv)
Sens de montée : Gauche
Nombre de pylônes : 21 (dont 3 asymétriques)
Nombre de véhicules : 210 sièges
Type de véhicules : Arceau 4



Gare aval

Placée au départ de Cabris, la gare de départ était accessible depuis l'arrivée du télémix de Chabrières mais également depuis celle du téléski du Lièvre, lorsque celui ci était exploité. Elle était légèrement en contre bas du départ de son prédécesseur, le téléski des Heureux.
Il s'agissait d'une gare motrice tension alpha, classique pour l'époque. Elle était nichée entres des bâtiments, la rendant plus discrète. L'embarquement s'effectuait sans tapis, ce qui entrainait de très réguliers arrêts.

La gare depuis Marmottes, discrètes au milieu des bâtiments.

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Depuis le côté.
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Vue en contre bas.
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Depuis Cabris.
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L'accès.

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Le chalet et la gare.
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Vue arrière.
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L'embarquement.

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Ligne


Longue de près de deux kilomètres, la ligne évoluait dans un secteur sans végétation. Elle survolait l'arrivée du téléski du Lièvre et avait la particularité de posséder trois pylônes asymétriques permettant de franchir les crêtes de Patégous. Celle-ci était très exposée au vent ce qui pouvait rendre le trajet très inconfortables les jours de mauvais temps.

P1.
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Idem depuis le côté

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P2.
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P3.

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Portée P3 - P4.
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P4.
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P5.

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http://
P6.
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Portée P6 - P7.
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P7.
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P8.
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Portée P8 - P9.

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P9.
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P10.
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P11.
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Portée P11 - P12.
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P12.
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P13.
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Portée P13 - P14.
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Le brin descendant.
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P14, premier ouvrage asymétrique.
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P15.
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P14 & P15 depuis Heureux.
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P16.
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P17.
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P18.
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Vue d'ensemble des trois pylônes asymétriques depuis Heureux.
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P18 depuis Heureux.
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Idem depuis Crêtes Patégous.
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Portée P18 - P19.
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P19.
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P20.
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P21.
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Les deux derniers pylônes vus du sol.
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Gare amont

Positionnée au sommet de la Mayt, la gare d'arrivée était un simple poulie retour fixe. Ainsi, elle avait une emprise au sol très réduite. Elle faisait face à l'observatoire de la Mayt. Depuis cette dernière, les skieurs pouvaient accéder à Risoul ou bien basculer sur le secteur Sainte Marie.

La gare et l'observatoire.
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Le débarquement.
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De profil.

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En contre bas.

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L'arrivée et les deux derniers pylônes.

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Véhicules

Au nombre de 210, les véhicules étaient des Arceau 4. Ils étaient équipés de dispositif anti sous marinage depuis quelques années.

Avec Chabrières en fond.
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Vue arrière.
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De devant.
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Avec des passagers.
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La pince.
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Conclusion

Mayt était une installation révolutionnaire à l'époque. Elle avait permis de grandement améliorer la liaison vers Risoul mais avait également considérablement augmenté le débit et le confort sur cet axe ô combien important. Depuis les années 2010, l'appareil était à bout de souffle. Sa forte longueur était devenue trop contraignante et les files d'attentes de plus en plus longue. De plus, l'installation avait une ligne très exposée au vent, ce qui rendait le trajet laborieux. Ce télésiège a donc été remplacé en 2022 par un téléporté débrayable six places.


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Photos : Le Risoulien
Texte et mise en page : Le Risoulien
Présentation de Vars : Lynx05
Date des photos du reportage : Janvier 2022

© Le Risoulien



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