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 TSF4 du Rocher Blanc

Briançon (Serre Chevalier Vallée)

Poma

T2 HS
Description rapide :
Le télésiège du Rocher Blanc était un appareil structurant du plateau de Briançon. Remplacé en 2017, ses rôles étaient de desservir du ski propre et d'assurer la liaison avec Chantemerle.

Année de construction : 1989
Fin de service en : 2017

Remplacé par l'appareil suivant : Suivre la discussion sur le forum



Auteur de ce reportage : Clément05
Section écrite le 08/04/2018 et mise à jour le 03/05/2018
(Mise en cache le 03/05/2018)

Bonjour, je vous présente un reportage sur le…

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Au sommaire :


  • Serre Chevalier Vallée
  • Le télésiège de Rocher Blanc : entre ski propre et liaison
  • Caractéristiques
  • La gare aval
  • La ligne
  • La gare amont
  • Sièges et pinces
  • Autres vues
  • Conclusion


Serre Chevalier Vallée

La station de Serre Chevalier Vallée est située dans les Hautes-Alpes, à environ 3h30 de route de Marseille et de Lyon.

Implantée dans la vallée de la Guisane, affluent de la Durance prenant sa source au Col du Lautaret, Serre Chevalier Vallée se compose de 3 ensembles de villages, Chantemerle, Villeneuve et Le Monêtier-les-Bains, et d’une ville, Briançon. Le domaine s’étend sur 250 kilomètres de pistes tous niveaux. Celles-ci alternent murs en forêt, chemins avec vue imprenable sur la vallée de la Guisane et de la Durance et champs de bosses pour les skieurs les plus expérimentés.
Ces pistes sont desservies par 61 remontées mécaniques allant du tapis roulant à la nouvelle télécabine de Ratier. Le domaine compte d’ailleurs le premier DMC au monde, celui du Pontillas. Les remontées mécaniques de Serre Chevalier Vallée sont composées de 7 tapis et télécordes, de 26 téléskis, de 11 télésièges à pinces fixes, de 10 télésièges à pinces débrayables, de 5 télécabines, d’un DMC et d'un téléphérique.

L’histoire de Serre Chevalier Vallée a commencé en 1941 avec l’inauguration du premier téléphérique, reprenant le nom du sommet qu’il atteint : le Serre Chevalier. Ensuite, le développement de la liaison avec Villeneuve et des secteurs de l’Aravet, du Prorel et des combes au-dessus de Serre Ratier s’est accéléré jusqu’à l’incendie du téléphérique en 1983. En cette année, la décision est prise d’ouvrir la liaison avec Le Monêtier-les-Bains avec l’installation de plus de 12 remontées mécaniques ! De plus, un nouveau téléphérique est construit sur le tracé de l’ancien. Celui-ci réutilise beaucoup d’éléments du premier appareil. 1983 restera l’une des dates importantes dans la création de Serre Chevalier.
En 1989, le domaine de Briançon est créé avec l’installation de 9 remontées mécaniques dont le fameux télésiège de Puy Chalvin (qui n’a pas fait une saison et qui a été revendu par la suite). Depuis 2004, la station est gérée par la Compagnie Des Alpes (CDA) qui renouvelle progressivement le parc de remontées mécaniques de Serre Chevalier, la plupart des appareils datant des années 80. Les investissements se poursuivent et la station réaménage tous les secteurs du domaine afin d’optimiser encore les liaisons.

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Briançon, ville inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, vue depuis la piste de la Grande Gargouille.

Le télésiège du Rocher Blanc : entre ski propre et liaison

Le télésiège du Rocher Blanc était situé sur le plateau de Briançon.

A l’origine, cet appareil était précédé du télésiège de Puy Chalvin, construit en 1988. Ce dernier aurait dû permettre un accès skis aux pieds depuis le hameau au domaine de Briançon et la desserte de pistes entre le bas du télésiège du Rocher Blanc et Puy Chalvin. Faute de neige et de pistes tracées, le télésiège ne fut jamais ouvert au public et il a été démonté dans les années 90. Ses différents constituants ont été revendus aux stations de l’Alpe d’Huez et de Valloire.

Le Rocher Blanc permettait de tourner sur trois pistes assez longues (la piste Clausas a été supprimée vers 2013), en altitude, et de desservir une zone de ski intéressante, si la neige était présente. Et là est le principal défaut de cette partie du domaine : l’exposition au Sud et l’absence de canons à neige faisaient que cette partie du domaine pouvait ouvrir très peu. Dès 1990, le téléski du Serre Blanc a été installé afin de palier à une éventuelle impossibilité d’ouvrir le télésiège du Rocher Blanc pour rejoindre Chantemerle. Le haut du domaine (pistes des Bergers sur le haut et de Pelvoux) a été équipé en canons à neige en 2007. Cette configuration a perduré jusqu’en 2017, date à laquelle le télésiège et le téléski ont été démontés et remplacés par un unique appareil au tracé modifié.

Les objectifs du télésiège étaient donc d’assurer du ski propre sur le plateau et de pouvoir rejoindre Chantemerle en cas de défaillance du téléski de Serre Blanc ou lorsqu’il était surchargé. Assez longues, les pistes desservies en faisaient un appareil apprécié des débutants et des skieurs expérimentés également puisque la vue est splendide sur la vallée de la Durance.

Récapitulons les pistes desservies :
- Chauvet : Piste assez longue et reclassée en bleue après le réaménagement du plateau, elle descendait agréablement de haut en bas de celui-ci. Actuellement subsiste uniquement sa partie haute.
- Bergers : Globalement parallèle à la Chauvet, elle est très appréciée des débutants pour son parcours assez varié.
- Le Funnycross : Boardercross plus facile, cet espace ludique est tracé dans un vallon naturel entre les pistes Chauvet et Bergers.

Situation sur le plan des pistes :

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Vue générale. Plan Atelier Pierre Novat

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Zoom sur le plateau de Briançon. Plan Atelier Pierre Novat

Caractéristiques

Voici les caractéristiques de l’appareil :

- Caractéristiques Administratives

TSF - Télésiège à pinces fixes : ROCHER BLANC
Exploitant : SCV Domaine Skiable
Constructeur : Pomagalski
Année de construction : 1989

- Caractéristiques d’Exploitation

Saison d'exploitation : Hiver
Capacité : 4 personnes
Débit : 1800 personnes/heure
Vitesse d'exploitation : 2,3 m/s
Equipement d’aide à l’embarquement : Aucun

- Caractéristiques Géométriques

Altitude aval : 2084 m
Altitude amont : 2400 m
Dénivelé : 316 m
Longueur développée : 1176 m
Pente maximale : 55 %
Pente moyenne : 27 %
Temps de trajet : 8 min 30 s

Caractéristiques Techniques

Type de gare : Alpha
Emplacement tension : Aval
Type de tension : Hydraulique
Emplacement motrice : Aval
Type de motorisation : Continue
Puissance développée : 273 kW
Sens de montée : Gauche
Embarquement : Dans le sens de la ligne
Nombre de pylônes : 17
Largeur de la voie : 4,6 m
Dispositif d’accouplement : Pinces fixes Mono2100
Nombre de sièges : 128
Espacement : 18,4 m

La gare aval

La gare de départ était la station motrice et tension du télésiège. De type Alpha et peinte en blanc, elle était placée sur un replat à un peu moins de 2100 mètres. La tension était réalisée par deux vérins hydrauliques sur les côtés du bloc moteur. Celui-ci était composé de la chaîne cinématique classique : moteur électrique à courant continu et réducteur relié à la poulie motrice. La gare était facilement accessible depuis les pistes Chauvet et Bergers (moyennant un petit schuss depuis cette dernière). A l’origine, le départ était accessible par gravité depuis le télésiège de Puy Chalvin.

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Zoom sur la gare aval depuis la fin de la piste rouge de Chauvet.

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L’approche de la gare aval avec le premier pylône en portique.

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La gare aval, peinte en blanc.

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Vue rapprochée.

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L’arrière de la gare avec les éléments de mise en mouvement du câble visibles.

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L’arrivée sur la gare aval depuis la piste des Bergers.

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On se rapproche.

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La gare aval de trois quarts.

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La gare de derrière.

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La zone d’embarquement.

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La poulie motrice.

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Vue arrière sur la gare aval avec le premier pylône.

La ligne

La ligne de ce télésiège était composée de 17 pylônes tubulaires.
Elle se décomposait en trois principales parties : d’abord un début avec une pente relativement constante, le long de la piste de Chauvet. Après le pylône 5 et le franchissement de l’ancienne piste rouge, on abordait des portées en dévers pour rejoindre le P8. Celui-ci imprimait la montée vers un petit col s’ouvrant sur le col du Prorel. Après le pylône 14, la ligne franchissait un passage très exposé au vent de travers pour rejoindre la gare amont.

Caractéristiques de la ligne :
P1 : 16C/16C
P2 : 6S/6S
P3 : 6S/6S
P4 : 6S/6S
P5 : 8S/6S
P6 : 8S/6S
P7 : 6S/6S
P8 : 16C/16C
P9 : 4S/4S
P10 : 8S/6S
P11 : 6S/6S
P12 : 8S/8S
P13 : 8S/8S
P14 : 6S/6S
P15 : 8S/6S
P16 : 4S/4S
P17 : 8S/8S

S : balancier support
C : balancier compression


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La ligne depuis la gare aval.

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Le premier pylône, unique portique de la ligne.

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Le P2 était situé non loin du premier ouvrage.

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On commençait à longer la fin de l’ancienne piste rouge Chauvet.

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Le P3.

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La ligne abordait ensuite une partie plus plate.

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Le P4.

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On survolait la piste rouge à cet endroit.

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L’ancien P5.

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La montée principale se présentait au fond.

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Le P6, dans une portion en dévers.

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Le tracé était plutôt plat à cet endroit.

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Le P7, on arrivait au pied de la montée.

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Une courte portée vers le P8.

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Le P8, de type compression.

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Le profil était plus pentu.

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Le P9.

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La progression se poursuivait, on devinait déjà le redressement de la ligne vers le col du Prorel.

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Le P10.

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La portée vers le P11.

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Le voici, au terme de la montée.

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Il était suivi de près du P12…

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… du P13…

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… et du P14.

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La grande portée qui était exposée aux vents latéraux.

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Le P15, au bord de la Chauvet.

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Le dernier franchissement de la piste avec, à gauche, la gare amont du télésiège du Prorel.

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Le final, avec le Funnycross à droite.

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Le P17, dernier pylône de la ligne.

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La portée vers la gare amont.

La gare amont

La gare amont était une simple poulie retour fixe assurant le renvoi des sièges vers la gare aval. Elle était située au col du Prorel de sorte à accéder directement aux pistes desservies ainsi qu’à Chantemerle. A noter qu’une partie de la cabane d’exploitation du télésiège est occupée par un poste de secours.

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La poulie retour depuis la ligne.

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Depuis la zone de débarquement.

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La gare de côté, depuis l’ancien départ du Funnycross.

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Depuis la piste rouge Chauvet, encadrée par le cabanon d’arrivée et le Funnycross (on peut aussi voir le dernier pylône au premier plan).

Sièges et pinces

Le télésiège du Rocher Blanc était équipé d’environ 170 sièges Arceaux 4 places fournis par Poma. Ils étaient reliés au câble par des pinces Mono2100.

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Un siège 4 places.

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Une pince fixe.

Autres vues

Voici à présent quelques vues depuis les pistes Chauvet et Bergers de cet ancien télésiège.

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Les deux derniers pylônes et le haut de la ligne.

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Le survol du haut de la piste de Chauvet.

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Le bas de la ligne avec la vallée de la Durance en toile de fond à gauche.

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Vers la montée avec le Rocher Blanc (2501 m) au centre de la photo.

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Les premiers mètres de la ligne, jusqu’au pylône 4.

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Le départ depuis la piste de Chauvet.

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La ligne depuis les abords de la gare aval.

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Le bas de la ligne depuis la piste des Bergers.

Conclusion

Le télésiège du Rocher Blanc était un appareil structurant du plateau de Briançon : il permettait de seconder le téléski de Serre Blanc dans son rôle de liaison et de desservir de longues descentes au soleil. Les skieurs débutants comme plus aguerris pouvaient se faire plaisir sur presque 400 m de dénivelé au départ du col du Prorel. Cependant, dans une logique de rationalisation du domaine et de sécurisation de la liaison Briançon vers Chantemerle, ce télésiège a été démonté en 2017 : longueur, lenteur, difficulté à l’ouvrir en cas de manque de neige étaient ses défauts. Son successeur prend son départ à côté du télésiège de la Croix de la Nore pour arriver au même point, mais en ne conservant que le rôle de liaison, le ski propre étant passé aux oubliettes… En effet, la partie sous les 2 télésièges est désormais la piste du Chemin, en neige naturelle, qui rejoint le secteur de Serre Pelat et Pra Long (intermédiaire de la télécabine) et n’est plus desservie en rotations directes.

Pour continuer la visite de la ligne du Rocher Blanc, cliquez ici pour accéder au reportage de son successeur :
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Texte & bannière : Clément05
Photos : Clément05 (le 17 février 2017)

A bientôt.

© - 2018 – Clément05 – www.remontées-mécaniques.net



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