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Ax 3 Domaines

Ax 3 Domaines


Description rapide :
Ax 3 Domaines, anciennement appelée « Ax-Bonascre », est une station de sports d’hiver des Pyrénées située en Ariège. La station est implantée à huit kilomètres d’Ax-les-Thermes sur les hauteurs de la commune, au cœur de la vallée d’Ax, dans la vallée de la Haute-Ariège. Elle est distante de 30 kilomètres de la frontière entre la France et l’Andorre au sud, 30 kilomètres de Tarascon-sur-Ariège au nord-ouest, 20 kilomètres du col de Pailhères à l’est et 120 kilomètres de Toulouse au nord.

Créée en décembre 1955, Ax 3 Domaines est en 2008 la neuvième plus importante station des Pyrénées françaises en termes de chiffre d’affaires. C’est essentiellement une station de ski alpin, avec vingt-neuf pistes réparties sur trois domaines skiables, celui de Bonascre à faible altitude, celui du Saquet à moyenne altitude, et celui des Campels à haute altitude, soit en tout quatre-vingt kilomètres de pistes damées, protégées, balisées et sécurisées. Il existe également depuis 2009 une piste de ski de fond. Pour pallier les aléas climatiques, 198 canons à neige couvrent la station. Depuis l’hiver 2002, la station est reliée au village axéen par une télécabine de seize places.

Depuis 2004, en coopération étroite avec la municipalité d’Ax-les-Thermes et les collectivités locales, une société d’économie mixte de droit privé, la SAVASEM (Ski alpin des vallées d’Ax, Société d’économie mixte) gère Ax 3 Domaines ainsi que la station d’Ascou-Pailhères. Elle collabore également avec les stations de ski de fond du Chioula et de Beille. Outre cette union des stations de ski alpin et de ski de fond des vallées de la Haute-Ariège, des partenariats ont été signés avec d’autres stations, notamment celle de Grandvalira située en Andorre.

Une bonne vitalité économique a permis aux dirigeants d’investir dans de nouvelles infrastructures en 2006 et 2007. Ce dynamisme est accentué1,2 par les passages réguliers du tour de France cycliste — en 2001, 2003, 2005 et 2010 — de la Route du Sud en 2002 et 2006 et, dans une moindre mesure, de la Ronde de l’Isard d’Ariège en 2010. (CC auteurs wikipedia de la page Ax 3 Domaines)


Ax 3 Domaines
Photo Rodo_af




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    • La base de données contient 4 appareils sans reportage pour cette station
      Appareil : Constructeur : Mise en service : Fin de service :
      TKD des Campels (Orry) Poma 2000
      TKD de la Casse Poma 1957
      TKD du Col Poma 1957
      TKF de l'École du Plateau Poma 1980
    Auteur de la description de la station : collonges74
    Section écrite le 03/08/2017 et mise à jour le 14/08/2017
    (Mise en cache le 14/08/2017)

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    Au sommaire de cette présentation :

    • Ax-les-Thermes : ville d'Ariège
    • Les moyens d'accès à la station
    • Ax-les-Thermes : ville thermale majeure des Pyrénées
    • La station de Bonascre et le domaine skiable d'Ax 3 Domaines
    • Historique du domaine skiable


    Ax-les-Thermes : ville d'Ariège

    La ville française d'Ax-les-Thermes se trouve en Occitanie (vaste région administrative du sud de la France regroupant les anciennes régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon), dans le département de l'Ariège (09). Si le village est à une altitude d'un peu plus de 700 mètres, la commune s'étale entre 697 et 2411 mètres d'altitude et comptait, en 2014, 1244 habitants. Elle se trouve à 45 minutes de route de Foix, 1h30 de Toulouse, 1h45 de Carcassonne, 2h de Perpignan, 2h45 de Barcelone, 3h de Montpellier, 3h30 de Bordeaux, et 7h30 de Paris.

    La station d'Ax-les-Thermes, à l'extrémité sud de la France :
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    Elle se trouve au sud de l'Occitanie et de l'Ariège, à quelques kilomètres des frontières espagnole et andorrane :
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    C'est une ville assez encaissée, surplombée par :

    • A l'est, la Sarrat de l'Etang (1127 m) et la Table des Trois Seigneurs (1370 m);
    • Au nord, le Roc de l'Orri d'Ignaux (1724 m), le Signal du Chioula (1507 m);
    • A l'ouest, le Bourbourou (2021 m) et le plateau de Bonascre (1350 m);
    • Au sud-ouest, la Tute de l'Ours (2255 m) et le Pic de l'Etang Rébenty (2415 m);
    • Au sud-est, le Liate (1797 m) et le Cap du Camp (1781 m)

    Les moyens d'accès à la station

    Ax les Thermes se trouve au bord de l'Ariège, grosse rivière de 163 kilomètres prenant sa source à la frontière entre l'Andorre et le département français des Pyrénées-Orientales (66) et se jetant dans la Garonne à Portet-sur-Garonne, dans la banlieue de Toulouse. Du fait de sa situation assez encaissée, seuls quatre itinéraires permettent de rejoindre la ville en voiture :

    • L'accès le plus utilisé entre dans la ville par le Nord : il s'agit de la Route Nationale n°20 (N20), prolongement de l'autoroute A66. C'est l'itinéraire emprunté par les automobilistes en provenance des villes voisines de Tarascon-sur-Ariège, Foix, Pamiers, ou, plus loin, de Toulouse, Bordeaux, Saint Girons, voire de toute la moitié Ouest de la France.
    • Le second accès entre dans la ville par le Sud : ici aussi, il s'agit de la N20, en provenance des villages de Mérens-les-Vals ou de l'Hospitalet-près-l'Andorre. C'est également l'itinéraire qu'empruntent les automobilistes en provenance de l'Andorre et du Pas de la Case, ou bien encore ceux arrivant de Font-Romeu, Porté-Puymorens et la Cerdagne, via le col ou le tunnel du Puymorens.
    • Le troisième accès descend dans la ville par l'est : c'est la Route Départementale 25 (D25), en provenance du village voisin d'Ascou, du col de Pailhères (2001 mètres d'altitude) et de la région du Donezan, située de l'autre côté de celui-ci.
    • Le dernier accès descend sur la ville par le nord-est : c'est la D613, qu'empruntent les automobilistes en provenance des villages voisins de Camurac, de Roquefeuil et de Belcaire, ainsi que de Quillan, Espéraza, Limoux et Carcassonne.


    Si l'accès routier est relativement aisé par l'A66 et la N20, il est aussi possible de rejoindre la station par le train, puisqu'on trouve à Ax-les-Thermes une gare SNCF. Celle-ci est desservie par des trains TER Midi-Pyrénées (Trains Express Régionaux) assurant la liaison entre Toulouse-Matabiau et Latour-de-Carol-Enveitg, ainsi que par des trains Intercités de Nuit assurant la liaison entre Paris-Austerlitz et Latour-de-Carol-Enveitg. La gare d'Ax se trouve ainsi à 1h55 de Toulouse-Matabiau, à 55 minutes de Latour-de-Carol-Enveitg, et à 10h30 de Paris-Austerlitz en train de nuit.

    Situation de la gare d'Ax sur la carte du réseau de la SNCF, au point kilométrique 123,389 de la ligne de Portet-Saint-Simon à Puigcerdà :
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    Skirail : l'offre choc de la SNCF

    On ne peut parler d'Ax-les-Thermes sans parler du fameux "skirail"...
    Cette proximité entre la station et Toulouse (qui n'est pas moins que la quatrième plus grosse ville française et centre d'une aire urbaine de près d'1,5 millions d'habitants, dont plus de 120 000 étudiants !) a poussé la région Midi-Pyrénées (devenue Occitanie) à s'associer à la SNCF et à certaines stations pyrénéennes pour proposer des formules incluant le transport en train depuis Toulouse-Matabiau et le forfait de ski pour la journée, à des tarifs très avantageux, tout particulièrement pour les étudiants (41,30€ en 2017). Cette offre, qui ne concerne pas qu'Ax mais aussi d'autres stations pyrénéennes telles que Saint Lary, Barèges ou Grandvalira, connaît un succès très important, tout particulièrement à Ax, à tel point que pas moins de trois trains de deux rames chacuns partent de Toulouse les samedi et dimanche matin en hiver (à 6h48, 7h18 et 7h48).
    Arrivés à la gare d'Ax-les-Thermes, les skieurs rejoignent la télécabine reliant la ville d'Ax-les-Thermes à la station de Bonascre soit par une marche de 10 minutes, soit par un petit train.

    Cette proximité à la fois par le train et par la route avec d'importants bassins de populations entraîne malheureusement une fréquentation extrêmement importante de la station. Il n'est en effet pas rare de faire la queue plus d'une demi-heure au bas de certaines remontées le week-end...

    Ax-les-Thermes : ville thermale majeure des Pyrénées

    Un peu d'histoire...

    Les traces d'une ville à l'emplacement de la ville actuelle d'Ax-les-Thermes (c'est-à-dire à la confluence entre l'Ariège et l'Oriège) remontent au Xème siècle. Bien qu'une place forte médiévale est érigée dès le XIème siècle sur le site de Castel Mau, ce n'est réellement qu'au XIIIème siècle que la ville commence à prendre de l'importance. Située dans le comté de Foix, c'était au départ une petite ville cintrée par une enceinte et huit tours pour la défendre. Elle doit son développement à sa léproserie construite à côté de sources chaudes, sur ordre du roi de France Louis IX, qui ont été utilisées dès cette époque pour soigner les soldats lépreux sur leur chemin de retour de Terre Sainte. Les fortifications sont même telles qu'Ax deviendra la ville la plus fortifiée de la Haute-Ariège au XIVème siècle !

    La ville reste tout de même enclavée, et ne vit que du pastoralisme et du commerce de la laine. Mais le réel essor de la ville proviendra du thermalisme, qui commence à se développer dès le XVIème siècle. Plus de 70 sources sulfureuses jaillissent en effet des environs de la ville, dont certaines sont les plus chaudes des Pyrénées, à plus de 70°C. De ce fait, de nombreux établissements thermaux sortent de terre, encouragés par l'arrivée du train en 1888, donnant une nouvelle dynamique à la ville. En effet, la ville est dès cette année en liaison directe avec les villes voisines de Foix, Pamiers, Carcassonne, Saint Girons et même Toulouse (et donc, par extension, le reste de la France). Nombreux sont ceux qui trouvèrent alors dans les bains un intérêt certain, à tel point que la ville devient rapidement une importante station thermale. Un casino est construit au début du XXème siècle, de nombreuses et imposantes villas sortent de terre, et la ville devient un lieu de séjour de personnalités nationales, à l'image de Théophile Delcassé, ministres des Affaires Etrangères français de 1898 à 1905, puis de 1914 à 1915.

    Et aujourd'hui ?

    Aujourd'hui, Ax-les-Thermes doit son dynamisme économique au tourisme et au thermalisme. Ses voies d'accès faciles et rapides ainsi que sa situation en pleine vallée de l'Ariège, sur la route du Puymorens, de l'Andorre et de l'Espagne, lui valent une fréquentation assez importante. L'essor du ski à partir des années 1950 a également grandement contribué à l'essor de la ville, à tel point que le ski est aujourd'hui la source de revenus principale de la ville, devant le thermalisme et le tourisme estival.
    Parmi les curiosités de la ville, on peut citer bien évidemment le domaine skiable d'Ax 3 Domaines, les différents bains dans la ville (notamment le bassin des Ladres, construit sous Saint Louis, ou les bains du Couloubret), le casino, le Rocher de la Vierge...

    Le village depuis la gare aval de la télécabine Ax-Bonascre :
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    Une rue piétonne du centre-ville :

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    La station de Bonascre et le domaine skiable d'Ax 3 Domaines

    La commune d'Ax-les-Thermes accueille le domaine skiable d'Ax 3 Domaines (anciennement appelé Ax-Bonascre), qui s'étale grossièrement entre 1400 et 2300 mètres d'altitude, au-dessus de la station de Bonascre. Elle tire son nom du fait que le domaine skiable est composé de trois grands secteurs (ou domaines): Bonascre, le Saquet, et les Campels.

    Si un téléporté (le téléphérique du Berduquet) permettait de rejoindre le plateau du Saquet de 1955 à 1979, La station de Bonascre a vu le jour suite à la construction de la D82, route reliant Ax-les-Thermes à Bonascre, en 1963. Après le vote de l'urbanisation du plateau sur lequel se trouve la station en conseil municipal en 1967, les premiers immeubles sortent de terre et très vite, la station s'étend. Aujourd'hui, la station est devenue assez dynamique et propose régulièrement des animations ainsi que des activités telles que des randonnées, du VTT, des piscines, du géocaching, des soirées en plein air... La sortie de terre d'une télécabine reliant Ax-les-Thermes à Bonascre, en 2002, n'y est pas pour rien dans le développement de la station.

    On notera qu'elle accueille régulièrement l'arrivée d'étapes du Tour de France :

    • En 2001, la station a accueilli l'arrivée de la 12ème étape du Tour, lors de laquelle les cyclistes partaient de Perpignan ;
    • En 2003, la station a accueilli l'arrivée de la 13ème étape du Tour, après un départ de Toulouse ;
    • En 2005, la station a à nouveau accueilli l'arrivée d'une étape (la 14ème, après un départ d'Agde);
    • En 2010, après un départ de Revel, les cyclistes finissent leur étape à Bonascre ;
    • En 2013, les cyclistes ont quitté Castres le matin pour rejoindre Bonascre à l'arrivée.

    Situation géographique de Bonascre par rapport à Ax-les-Thermes :
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    La station de Bonascre, avec au premier plan le télésiège du Lièvre Blanc et la télécabine de Bonascre, deux appareils vitaux pour la station :
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    Bonascre

    Le secteur de Bonascre est le premier secteur de la station. Il se trouve au-dessus de la station éponyme, et se compose presque exclusivement de longues pistes en forêt, s'étalant entre 1400 et 2000 mètres d'altitude. C'est sur ce secteur que l'on trouve les pistes les plus longues de la station, qui sont aussi les plus fréquentées et les premières à ouvrir. Lors d'intempéries sur le domaine, les pistes de ce secteur sont fréquemment les seules à ouvrir, lorsque le vent n'est pas trop violent pour empêcher les remontées de tourner, grâce aux hauts arbres qui les entourent et les protègent du vent.

    Le secteur de Bonascre est desservi par un total de 7 remontées mécaniques :
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    On y skie sur un total de 11 pistes, essentiellement adressées aux skieurs débutants ou intermédiaires :
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    Le secteur de Bonascre accueille l'espace "évolution", remodelé en 2016 et désormais desservi par un téléski et un tapis roulant :
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    Vue sur le haut de la piste "Bonascre". En bas de cette portion, les skieurs ont le choix entre la piste "Font Frède" (à droite), la piste "Bonascre" (trouée de droite dans la forêt), ou la piste "Manseille" (trouée de gauche):
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    Le secteur de Mansèdre est un secteur isolé et peu fréquenté. Ici, la fin de la piste "Font Frède" :
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    La piste "Pylônes", une des rares pistes plus difficiles du secteur :
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    Le bas de la piste "Bonascre", lors de sa partie commune avec la piste "Lusclade" :
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    Le Saquet

    Le secteur du Saquet se trouve juste au-dessus de celui de Bonascre. Il tire son nom du Plateau du Saquet, sur lequel il est en partie situé, et s'étale entre 1850 et 2300 mètres d'altitude. Assez exposé au vent, c'est le secteur où l'enneigement est le plus aléatoire. Il se compose de deux parties distinctes, la première étant le plateau du Saquet à proprement parler, desservi par les téléskis du Casse, du Col, des Chalets et Ecole, ainsi que par le tronçon nord du télésiège de l'Ours. On y trouve des pistes vertes. La deuxième partie de ce secteur est la face nord du sommet de la Tute de l'Ours (2305 m), desservie par les télésièges de la Tute et de l'Ours (tronçon sud). Les pistes sur ce versant sont nettement plus difficiles, et vont de la piste bleue assez engagée à la piste noire.

    Le secteur du Saquet est desservi par un total de 6 remontées mécaniques :
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    On y skie sur un total de 12 pistes, avec une majorité de pistes débutantes, bien que ces dernières sont assez courtes, et plusieurs pistes plus engagées :
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    Vue générale du plateau du Saquet depuis le téléski des Chalets. En arrière-plan à gauche, le versant nord de la Tute de l'Ours :
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    Un petit téléski Ecole (à droite sur cette photo) dessert une piste très calme et exclusivement réservée aux skieurs novices :
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    La piste "Ours", une des pistes phares de la station, survolée par le tronçon sud du télésiège éponyme :
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    La noire de la "Tute", longée par le télésiège du même nom, est sans doute une des pistes les plus dures de la station :
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    La rouge "Tremplin". Elle est assez courte, mais sa très faible fréquentation fait d'elle une piste particulièrement agréable :
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    Les Campels

    Le secteur des Campels s'étale entre 1700 et 2350 mètres d'altitude. C'est le secteur le plus apprécié de la station, avec des pistes longues et pentues. Néanmoins, la beauté de ses paysages et la longueur de ses descentes lui vaut d'être assez fréquenté : les files d'attentes aux remontées y sont assez longues, notamment en raison de leur vétusté et de leur faible débit. Pour bien en profiter, mieux vaut skier sur ce secteur très tôt le matin, à l'heure du déjeuner ou juste avant la fermeture des pistes...

    Le secteur des Campels est desservi par un total de 3 remontées mécaniques :
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    On y skie sur un total de 12 pistes, qui s'adressent plutôt à des skieurs intermédiaires à experts :
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    La rouge "Bergers", descente phare du secteur des Campels :
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    Les grands espaces des Campels, avec la gare aval du télésiège du Rebenty au centre de l'image :
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    La rouge "Orry", le long du téléski éponyme :
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    La raide piste "Isard", sous le télésiège de Savis, qui a la particularité de desservir deux versants avec une gare intermédiaire en fond de vallée :
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    Le bas de la piste "Savis" depuis le tronçon est du télésiège du même nom :
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    La difficile piste "Campeillots", depuis le tronçon ouest du télésiège de Savis :
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    Historique du domaine skiable

    Le ski au-dessus d'Ax-les-Thermes n'est pas quelque chose de récent. En effet : dès les années 1950, la ville avait comme projet d'aménager le plateau du Saquet, vaste étendue enneigée aux alentours de 2000 mètres d'altitude, parsemée de pins à crochets.
    Dès 1955, l'accès à ce plateau est possible grâce à la construction du téléphérique du Berduquet, du constructeur Neyret-Bélier. Son départ se trouvait au-dessus de la N20, à quelques kilomètres d'Ax-les-Thermes, et il rachetait plus de 1000 mètres de dénivelé en assurant un débit de 300 personnes par heure.

    Cette même année, deux téléskis sont installés sur les pentes du Saquet : il s'agit des téléski du Col et de la Tute. Le premier est encore en place aujourd'hui bien que rénové : il permet de rejoindre la gare amont du téléphérique du Berduquet depuis le bas du plateau du Saquet. Le téléski de la Tute, lui, était beaucoup plus long : il partait d'un creux en aval du plateau du Saquet vers 1850 mètres d'altitude, pour monter tout droit jusqu'au sommet de la Tute de l'Ours, à près de 2300 mètres d'altitude.

    Le téléski de la Tute au début de son exploitation (DR):
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    L'aménagement du plateau du Saquet se poursuit avec la construction du téléski du Casse en 1957. Celui-ci dessert des pentes un peu plus raides du plateau, en amont de l'arrivée du téléphérique.

    En 1958, le domaine s'étend vers le sud-est, dans le vallon des Campels, avec la construction d'un télésiège une place : le télésiège de Bisorne. Il partait du fond du vallon des Campels, à une altitude d'environ 1550 mètres, pour arriver au même endroit que le téléphérique.
    Enfin, en 1962, le téléski de la Tute est doublé par un autre téléski, celui du Pic. Ils assurent à tous deux la montée des skieurs au sommet du domaine, et leur permettent désormais, avec le télésiège de Bisorne, de dévaler le vallon des Campels sur près de 800 mètres de dénivelé !

    Les gares aval des téléskis de la Tute et du Pic (DR):
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    Le sommet des deux téléskis (DR):
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    Puis, au milieu des années 1960, lorsque la commune prend la décision d'aménager le plateau de Bonascre, le domaine s'étend jusqu'à celui-ci. D'abord vient, en 1965, la télécabine biplace de Bonascre. Ce très long téléporté, de plus de 2,5 kilomètres, relie directement le front de neige de la station naissante de Bonascre au sommet du plateau du Saquet, à près de 2000 mètres d'altitude.

    Une cabine de la télécabine de Bonascre en ligne (DR):
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    Vers le milieu de la ligne (DR):
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    Arrivée en gare amont (DR):
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    L'aménagement de Bonascre se poursuit en 1969, avec la construction d'un téléski dédié entièrement aux débutants, et leur garantissant l'accès au bas de la piste reliant le Saquet à Bonascre : il s'agit du téléski de Lusclade, construit par Poma. Deux ans plus tard, le bas de celui-ci est doublé par un autre téléski, celui de la Lisière. Dans le même temps, deux petits téléskis à perches fixes sont construits sur le front de neige de Bonascre : les téléskis du Poussin 1 & 2.

    La gare aval du téléski de Lusclade avant rénovation (DR):
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    Vue plus éloignée (DR):
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    Les deux gares aval quelques années plus tard après rénovation. On aperçoit les gares aval des téléskis du Poussin 1 & 2 en arrière-plan (DR):
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    Le succès ne se fait pas attendre, et très vite, la télécabine de Bonascre est saturée. C'est pourquoi la SAVASEM, exploitant le domaine skiable, décide en 1972 de la doubler par une chaîne de deux remontées. La première sera le télésiège biplace de la Crémade, partant d'à côté de la gare aval de la télécabine et montant vers la droite jusqu'à un gros replat dans la forêt. De là partait la deuxième remontée : il s'agissait du téléski de Manseille, long de plus d'1,6 km, et gagnant le sommet de la télécabine de Bonascre, à l'extrémité nord du plateau du Saquet.

    La gare aval du télésiège de la Crémade (DR):
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    Quelques vues de la ligne du télésiège de la Crémade (DR):
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    Mais ces investissements, même s'ils sont bienvenus, ne parviennent pas à totalement panser les manquements de la télécabine de Bonascre. Aussi est-il décidé, en 1975, de la remplacer par une télécabine quadriplaces de Poma, en réutilisant certains pylônes en treillis, sur exactement le même tracé. Cette transformation s'avère être une réussite : les files d'attente disparaissent, du moins provisoirement.

    Le début de la ligne de la télécabine quadriplaces de Bonascre (DR):
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    En passant au-dessus de la piste "Bonascre" (DR):
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    Plusieurs vues de la télécabine (DR):
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    Durant tout ce temps, c'est l'antique télésiège de Bisorne qui était chargé de ramener tous les skieurs des Campels sur le Saquet. Devant sa saturation et son incofort certain, la station entreprit en 1979 de le remplacer sur un tracé totalement différent par un téléporté assez original : le télésiège de Savis. Celui-ci avait la particularité de desservir deux versants, grâce à une gare intermédiaire située au fond du vallon des Campels. C'est également à partir de cette année-là que le téléphérique du Berduquet, victime de son âge grandissant et de son isolement par rapport à la ville d'Ax-les-Thermes, n'est plus exploité.

    Puis, en 1982, c'est au tour du plateau du Saquet d'accueillir un télésiège desservant deux versants : le télésiège de l'Ours : tandis que son tronçon nord seconde le téléski du Col dans l'acheminement de skieurs vers le sommet de la télécabine de Bonascre pour qu'ils puissent redescendre jusqu'à la station, le tronçon sud double les téléskis de la Tute et du Pic en arrivant également au sommet de la Tute de l'Ours.

    En 1984, l'attractivité du domaine des Campels est grandement renforcée, puisque la station décide de construire le très long télésiège du Rébenty. Celui-ci, rachetant un dénivelé de plus de 500 mètres, part d'un replat à près de 1800 mètres d'altitude dans le vallon des Campels, au niveau de la Jasse et de l'Orri des Campels, pour arriver sur la crête en amont de la Tute de l'Ours, à 2351 mètres d'altitude. Il soulage grandement le télésiège de Savis, et permet aussi aux skieurs d'enchaîner les descentes dans le vallon sans avoir à repasser par le plateau du Saquet.

    Les années 1980 voient aussi l'apparition de nouvelles remontées dédiées aux débutants sur le plateau du Saquet, comme le petit téléski à perches fixes Ecole (1980) et celui des Chalets (1984). Mais c'est en 1986 qu'intervient le changement majeur de cette décennie sur le domaine : la télécabine de Bonascre, équipée de cabines 4 places depuis 1975, est transformée en télécabine à six places, tout en conservant certaines infrastructures de la télécabine de 1965, comme des pylônes en treillis par exemple.

    Le domaine reste alors inchangé jusqu'à l'aube du XXIème siècle. Le début de celui-ci coïncide avec un investissement de taille. En effet : bien que l'accès au sommet de la Tute de l'Ours (et donc au domaine des Campels) soit assuré par trois remontées (les téléskis de la Tute et du Pic ainsi que le télésiège de l'Ours), le débit n'est clairement pas suffisant et les files d'attentes deviennent interminables au bas de ces remontées...

    Jour d'affluence aux téléskis de la Tute et du Pic (DR):
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    Pour absorber les flux de skieurs plus rapidement, les téléskis de la Tute et du Pic sont démontés en 2000, pour être remplacés par un télésiège débrayable six places (le premier de la station !) du constructeur Leitner. Afin de garantir un débit maximal ainsi que pour maintenir l'accès aux Campels même en cas de panne du télésiège de la Tute, le télésiège de l'Ours est maintenu.
    La station profite aussi du démontage des téléskis de la Tute et du Pic pour réimplanter l'un d'entre eux sur le domaine des Campels, pour desservir une nouvelle piste rouge le long de la bleue de Savis : le téléski de l'Orry voit le jour.

    Puis, en 2006, de très importants travaux ont lieu sur le domaine. En effet : la fréquentation de la station ne cesse d'augmenter, et la télécabine de Bonascre, le télésiège de la Crémade et le téléski de Manseille ne suffisent plus à absorber tous les skieurs. Il est donc décidé de remplacer ces deux derniers par un très long télésiège débrayable six places, doublant la télécabine de Bonascre sur un tracé parallèle. Cette même année, le domaine skiable d'Ax 3 Domaines s'étend vers l'est : un nouveau secteur, celui de Mansèdre, est créé, sur les pentes que survolaient jadis le téléphérique du Berduquet et le télésiège de Bisorne. Trois nouvelles pistes (une bleue, une rouge et une noire) sont percées dans la forêt, et sont desservies par un télésiège fixe quatre places flambant neuf : le télésiège de Mansèdre.

    En 2016, la station entreprend son dernier chantier en date, en remodelant l'espace débutants du front de neige. Le télécorde est remplacé par un téléski à enrouleurs, et un tapis roulant est installé.


    Informations utiles :

    Accès

    • Depuis Toulouse : passage par ou à proximité de Montesquieu-Lauragais, Pamiers, Foix, Ax (A61, A66, N20)
    • Depuis Paris : passage par ou à proximité d'Orléans, Vierzon, Limoges, Montauban, Toulouse, Foix, Ax (A10, A71, A20, A62, A61, A66, N20)
    • Depuis Lyon : passage par ou à proximité de Valence, Orange, Montpellier, Narbonne, Carcassonne, Fanjeaux, Mirepoix, Pamiers, Foix, Ax (A7, A9, A61, D4, D119, N20)

    Liens utiles

    • Site internet de la station : http://www.ax-ski.com/fr/
    • Site internet de l'offre Skirail : https://www.ter.sncf.com/midi-pyrenees/loisirs/packs-loisirs/skirail
    • Site internet de l'office du tourisme des Vallées d'Ax : http://www.vallees-ax.com/
    • Site internet de la mairie : http://www.mairie-ax.fr/





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