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Les Orres

Les Orres


Les Orres
Photo Rodo_Af
Description rapide :
La station de ski des Orres est implantée sur un versant nord-est dans la vallée de lʼEyssalette à 1650 mètres dʼaltitude. Elle se situe à 16 kilomètres de la ville dʼEmbrun dans le département des Hautes-Alpes. Le domaine dispose dʼenviron 100 kilomètres de pistes, dans le sud-ouest du massif du Parpaillon entre les pentes du Boussolenc et de LʼAupillon.

La station fut construite dans les années 1960, et débutât avec lʼexploitation de 2 téléskis dont un est toujours opérationnel : Le Pramouton, datant de 1966.
En période de vacances scolaires, la station voit les touristes affluer. En 1999, la station commence la modernisation de son domaine avec le télésiège Prélongis. Puis vinrent en 2002 et 2007 les télésièges Pousterle et Fontaines. La construction de ces 3 nouveaux appareils apporte plus de débit sur les pistes, et permet une meilleure répartition des flux sur le domaine.
La station sʼest également largement agrandie grâce à la construction de « Les Orres 1800 Bois Méan » qui permis une forte augmentation du nombre de lits.




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    • La base de données contient 3 appareils sans reportage pour cette station
      Appareil : Constructeur : Mise en service : Fin de service :
      TSD6 du Pic Vert Doppelmayr 2018
      TKD du Prévieux Montaz Mautino 1972
      TSF3 du Grand Clos Poma 1982 2018
    Auteur de la description de la station : le mont dore
    Section écrite le 17/05/2020
    (Mise en cache le 17/05/2020)

    Les Orres

    Hautes Alpes (05) – France


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    Sommaire de la présentation :

    Une station des Hautes-Alpes
    Les Orres, station engagée
    La station
    Historique du domaine skiable
    Les Orres aujourd’hui
    2020, les 50 ans de la station

    1. Une station des Hautes-Alpes

    La station des Orres est située dans le département des Hautes-Alpes (04), en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, à quelques kilomètres de la ville d’Embrun et du Lac de Serre-Ponçon. Le Centre-Station est niché à 1650 m d’altitude, à 50 kilomètres de la ville de Gap, chef-lieu des Hautes-Alpes.

    Les Orres sont accessibles par la N94 depuis Gap, comme depuis Briançon, jusqu’à Embrun, puis par la D40 permettant d’accéder à la station. Une gare SNCF est située à Embrun, qui accueille les TER de la région PACA, mais aussi l’un des derniers Intercités de nuit de la ligne Paris-Briançon. Des navettes (payantes) emmènent ensuite les vacanciers vers les deux principales stations (Centre-Station et Bois-Méan).

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    Plan Géoportail.

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    Plan Géoportail.

    2. Les Orres, station engagée

    Une station Smart Moutain
    Engagées dans le développement durable, Les Orres s’efforcent de respecter au mieux l’environnement en réduisant drastiquement leur consommation énergétique tout au long de l’année. Pour atteindre l’objectif « zéro déchet plastique » que s’est fixée la Mairie des Orres, de nombreux dispositifs de tri sélectif sont situés sur l’ensemble de la station, permettant aux vacanciers de trier leurs déchets même en vacances.

    La station s’engage aussi dans le développement des nouvelles technologies, avec un réseau de bornes Wi-Fi sur l’ensemble de la station, avec un accès gratuit pour tous. C’est d’ailleurs la première station en France, en 2007, à avoir été équipée de ce dispositif ! Des panneaux d’information numériques ont été installés dans les trois principaux fronts de neige, à savoir à Pramouton, au Centre-Station et à Bois-Méan. Ces panneaux permettent d’informer les visiteurs tout au long de la journée sur l’ouverture des pistes, les événements, ou encore une diffusion des webcams.

    Bien être pour tous
    Imaginée dans les années 1960 comme une station « ski aux pieds », Les Orres essaient de limiter au maximum l’usage de la voiture pendant l’ensemble du séjour. Les deux principales stations, Les Orres 1650 (Centre Station) et Les Orres 1800 (Bois Méan) disposent de nombreux commerces permettant de s’approvisionner au sein même de la station. De plus, de nombreux parking longue durée, le plus souvent gratuits, ont été aménagés sur l’ensemble de la station afin de pouvoir y laisser son véhicule tout au long du séjour.

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    L’un des derniers parkings aménagés dans la station, le parking de Prébois.

    La station originelle, les Orres 1650, a été équipée de bâtiments s’intégrant au cœur d’une forêt de Mélèzes. Ceux-ci sont ainsi peints de couleur blanche avec des bardages en Mélèze, permettant de s’intégrer au mieux dans l’environnement naturel. Pour la station la plus récente, Les Orres 1800 – Bois Méan, la Mairie a décidé de construire des bâtiments sous forme de chalets, permettant une parfaite intégration dans l’environnement. Soucieuse du bien-être de ses visiteurs, les résidences sont toutes équipées de piscines.

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    La résidence de la Méale, aux Orres 1650, construite en 1981.

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    Les Orres 1800, construites dans un tout nouveau style.

    3. La station

    La station s’articule autour de deux fronts de neige, Les Orres 1650 – Centre Station et Les Orres 1800 – Bois Méan. Le plus ancien, Les Orres 1650, fait partie du plan initial prévu pour la station et accueille la majorité des hébergements, majoritairement sous forme d’immeubles assez hauts datant des années 1970. En 2007, la station a d’ailleurs obtenu le label « Patrimoine du XXe siècle », qui reconnait l’architecture de la station comme un édifice de notre patrimoine.

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    L’hôtel de la Portette, construit en 1966.

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    Front de neige des Orres 1650.

    En 1995, la commune se lance dans un programme d’agrandissement de la station, avec pour objectif la création d’un nouvel ensemble aux Orres 1800. La première résidence ouvrira en 2006, conçue d’une manière différente qu’au Centre-Station, puisque les résidences y sont moins hautes et s’intègrent mieux dans un environnement de prairies. Les résidences sont en majorité situées en front de neige, avec un accès direct sur les pistes pour la plupart des résidences, ou au maximum avec la route à traverser.

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    Les Orres 1800, achevées en 2008.

    Les deux stations accueillent de nombreux restaurants et commerces, ce qui permet de consommer au plus proche, toujours dans le principe de station « skis aux pieds ». Aux Orres 1650, une galerie commerçante a été aménagée au sein des immeubles du front de neige, avec des accès depuis les pistes notamment. Les restaurants sont aménagés sur l’esplanade face aux pistes avec de nombreuses terrasses, le plus souvent ensoleillées. Aux Orres 1800, les commerces sont aménagés autour d’une place principale, reprenant le principe d’un village.

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    Place Jean Rippert aux Orres 1800.

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    La bulle aux Orres 1650, où on trouve l’accueil de l’ESF et un bar/restaurant.

    Des parkings sont placés sur l’ensemble de la station. Aux Orres 1650 et 1800, ils ont été aménagés sous les résidences afin que les propriétaires puissent y laisser leur voiture. Aux Orres 1650, un parking payant d’une cinquantaine de places permet aux visiteurs à la journée de se garer au sein même de la station. Aux Orres 1550, deux parkings de forte capacité ont été aménagés, notamment celui de Champ-Lacas, un parking gratuit de 400 places. Dès l’ouverture des Orres 1800, le parking de Terre-Rouge, d’une capacité d’environ 200 places, a permis aux résidents de ce nouvel ensemble de laisser leur véhicule proche de leur lieu de vacances.

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    Le parking de Champ Lacas, le plus grand de la station.

    Un service de navettes permet de relier la plupart des parkings à la station. Une ligne permet aussi de relier les Orres 1800 aux Orres 1650, en plus du chemin piétonnier aménagé en 2008. Des navettes depuis le chef-lieu des Orres permettent aux quelques vacanciers de rejoindre le domaine skiable sans avoir la problématique de garer leur véhicule.

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    Le chemin piétonnier reliant, depuis 2008, les deux stations des Orres.

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    La passerelle permettant de traverser la piste Rolande.

    En 2008, sont aménagés aux Orres 1650 un espace Rencontre et Culture, où sont organisés toutes sortes d’événements culturels, et une nouvelle patinoire couverte.

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    La patinoire, nouvellement aménagée en 2008.

    4. Historique du domaine skiable

    Le domaine des Orres est né en 1964, lorsqu’est planifié le Plan Neige pour cette station. Il prévoit la construction d’un domaine sous le Pic de Boussolenc au cœur d’une forêt de Mélèzes. L’inauguration du complexe touristique est alors prévue pour 1970, lorsque quelques résidences auront vu leur construction s’achever et le domaine skiable sera sorti de terre.

    Avant même la mise en œuvre du Plan Neige, une première installation est construite en 1966, le téléski de Pramouton, d’ailleurs encore existant aujourd’hui ! La première piste qu’il a desservie, le Clos de Guis, est d’ailleurs restée jusqu’aujourd’hui sans modification. Il desservait une seconde piste, le Pralonguet, dont ne subsiste aujourd’hui que la dernière partie. Un deuxième téléski a semble-t-il été installé cette même année au niveau du hameau du Mélézet, en contrebas de l’actuelle station.

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    Le téléski de Pramouton, alors encore récent – Image monchu.

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    Le téléski de Pramouton, dernier vestige des débuts de la station – Cliquez sur l’image pour accéder au reportage.

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    Le domaine entre 1966 et 1969 – Photographie IGN (1968).

    En 1970, pour l’ouverture officielle de la station, plusieurs remontées mécaniques ont été installées par Montaz-Mautino. Il s’agit des télésiège fixes 2 places de Bois-Long et du Gué, ainsi que du téléski de Pérescuelle. Le premier télésiège permettait de desservir deux pistes en forêt, les Fontaines et le Bois-Long, dont le départ était situé sur le front de neige de la station. Le télésiège du Gué était le deuxième maillon de cette chaîne permettant d’accéder à plus de 2200 m d’altitude. La gare aval fut installée en contrebas de l’arrivée du télésiège de Bois-Long, le long de la dernière partie de l’actuelle piste des Coqs. La gare amont, quant à elle, était située quelques centaines de mètres en amont de l’actuel départ du télésiège des Crêtes. Il desservait une piste rouge, le Guet, qui revenait au bas de la station. Enfin, le téléski de Pérescuelle permettait de desservir deux pistes, Silène et Réséda, cette dernière existant toujours dans sa configuration d’origine, entre l’actuel espace ESF et la piste de Silène, bien que n’apparaissant plus officiellement sur le plan des pistes. C’est alors la Régie des Remontées Mécanique des Orres (RARMO) qui exploite la station.

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    La situation du TSF du Gué par rapport au TSF du Bois-Long – Photographie IGN (1971).

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    Le télésiège du Bois-Long, ici en 2010 – Cliquez sur l’image pour accéder au reportage.

    En 1971, le TSF2 des Fontaines est installé, permettant de seconder le télésiège du Gué sur un emplacement différent, avec un tracé plus long. Il dessert alors deux pistes rouges, les actuelles pistes de Cembros et du Guet (ancienne partie basse de la piste de la Portette), et deux pistes noires, la Soldanelle, depuis reclassifiée en piste rouge, et l’actuelle partie haute de la piste Horrible. Le téléski du Pic Vert est construit la même année, desservant, sur sa gauche, la piste du Pape, et sur sa droite la piste noire de la Carline, disparue vers la fin des années 1990.

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    Le TSF des Fontaines, alors encore en construction à l’été 1971 – Photographie IGN (1971).

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    L’ancien départ du TSF des Fontaines, ici en 2010.

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    Le téléski du Pic Vert, inauguré en 1971 – Image monchu – Cliquez sur l’image pour accéder au reportage.

    En 1972, le domaine s’agrandit vers l’amont, avec la construction du téléski de la Portette, desservant les mêmes pistes qu’aujourd’hui. Il s’agissait dès lors du nouveau point culminant de la station, à plus de 2650 mètres d’altitude. Parallèlement, le téléski de Prévieux est installé sous le télésiège des Fontaines, dans un emplacement différent d’aujourd’hui. Il desservait néanmoins la piste du Prévieux sur le même tracé, bien qu’elle soit devenue depuis 2019 le snowpark. Un téléski pour débutants est également installé à côté du TKD de Pérescuelle, le Baby Pérescuelle, desservant alors un nouvel espace débutant au Centre-Station.

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    Le téléski de la Portette dans ses premières années d’exploitation – Image monchu.

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    Gare aval du téléski de la Portette, construit en 1972 – Cliquez sur l’image pour accéder au reportage.

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    La dernière partie de la ligne de ce même téléski – Cliquez sur l’image pour accéder au reportage.

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    Le téléski Baby Pérescuelle dans son intégralité – Image monchu.

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    Les deux téléskis au départ de Pérescuelle – Image monchu.

    C’est certainement cette année-là qu’est installé sur le télésiège de Bois-Long un système de débrayage sur le brin montant. Il s’agit du télésiège débrayable MMG, utilisant un principe développé conjointement par Montaz-Mautino et Goirand. C’est le premier télésiège débrayable léger de l’histoire des remontées mécaniques ! Dans les deux gares, sur le brin montant, un système de débrayage était installé sous une couverture métallique. En gare aval, après avoir franchi la poulie motrice, le siège rentrait dans un rail de guidage. La pince était alors débrayée permettant aux skieurs d’embarquer sur un siège se déplaçant plus lentement, puis rembrayée vers la sortie du rail. Le siège était guidé pendant le parcours par une sorte de rouleau afin d’avancer jusqu’à l’embrayage. Le procédé était similaire en gare amont. Les sièges, et surtout les pinces, pouvaient rester constamment en ligne, ce qui permettait de se passer d’un encombrant garage. Ce prototype de télésiège débrayable MMG a permis de relever la vitesse en ligne à 3,5 m/s tout en octroyant un plus grand confort d’embarquement.

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    La gare aval. On distingue nettement le rail de débrayage et sa couverture métallique – Image monchu.

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    Un siège venant d’embrayer sur le câble – Image monchu.

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    Le début de la ligne. On distingue en arrière-plan le téléski du Pic Vert, et plus loin le téléski de Pérescuelle – Image monchu.

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    Un siège débrayé en gare amont – Image Guigui74.

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    Détail de la pince MMG – Image Guigui74.

    Lien vers un sujet qui traite, notamment, de ce télésiège si particulier.

    Pour 1973, la station a décidé de démonter le télésiège du Gué pour le réinstaller sur le secteur de Prébois, devenant l’actuel TSF2 de Prébois, dans un tracé alors plus long qu’aujourd’hui, puisque la gare aval était située 300 mètres en contrebas. Il desservait à son origine la piste Rolande, dont le tracé de la partie basse était totalement différent. L’actuelle partie basse de la piste Rolande était alors une piste bleue dénommée Préclaux.

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    Arrivée sur le plateau avec le télésiège de Prébois – Cliquez sur l’image pour accéder au reportage.

    Cette année-là, les sièges du télésiège du Bois-Long sont modifiés, adoptant un système articulé. Les pinces sont alors modifiées en conséquence. Cette nouvelle génération de sièges perdurera jusqu’à l’abandon du système de débrayage, permettant un confort amélioré par rapport aux sièges « carrés » de première génération.

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    Le télésiège du Bois-Long ayant adopté il y a peu les sièges articulés – Image monchu.

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    Le front de neige vers 1975. Le système de débrayage est bien visible – Image monchu.

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    La gare aval vers 1975 – Image monchu.

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    L’installation équipée de ses nouveaux véhicules – Image monchu.

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    Le début de la ligne – Image monchu.

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    Vers l’arrivée du télésiège du Bois-Long – Image monchu.

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    Les Orres 1650 en 1980. Le télésiège du Bois-Long utilise toujours son système de débrayage – Image monchu.

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    On aperçoit sur cette carte postale le télésiège avec son rail de débrayage enneigé, en 1983, dans l’une de ses dernières années d’exploitation – Image Raphaël B.

    A Noël 1974, afin de décharger le Bois-Long, l’un des premiers TSD3 à Pinces S Poma est mis en service, le TSD3 de Prélongis. Il a pour particularité, notamment, d’avoir une poulie flottante située en dehors de la gare amont, un pylône plus loin. Il dessert alors uniquement la partie droite du domaine, alors la plus sujette à une extension. Le téléski de Boussolenc est construit cette même année par Transcâble. Il dessert alors deux pistes rouges, le Boussolenc et le Blanchon. Toujours en 1974, un petit téléski à pinces fixes est installé à proximité de l’arrivée du TSD3 de Prélongis, celui des Galopins 1, toujours existant. C’est cette année-là qu’est terrassée la piste des Marmottes, secondant celle des Fontaines avec l’arrivée de plus de débit.

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    Le télésiège de Prélongis à peine construit, avec les résidences en plein chantier – Image monchu.

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    Le TSD3 de Prélongis en saison estivale – Image monchu.

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    L’un des premiers appareils à avoir adopté la pince S Pomagalski sur des sièges 3 places – Image monchu.

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    Le télésiège de Prélongis, l’un des premiers TSD3 à pinces S Pomagalski, en 1983 – Image Guigui74.

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    La gare aval du téléski Transcâble de Boussolenc – Cliquez sur l’image pour accéder au reportage.

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    Bas de la ligne du téléski de Boussolenc, en 2010 – Cliquez sur l’image pour accéder au reportage.

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    Le téléski dans son intégralité au second plan. On voit le téléski de la Portette devant – Cliquez sur l’image pour accéder au reportage.

    L’extension du domaine se concrétisera en 1977, avec l’installation du TSF3 Tri-Alp de la Pousterle et du TKE Mécalift des Marmottes, depuis renommé Génépi. Ce dernier permettait de s’octroyer un nouveau sommet, à plus de 2700 m d’altitude. Ce nouveau secteur est dès lors réservé aux skieurs confirmés, puisqu’uniquement des pistes rouges et noires ont été tracées, avec notamment la mythique piste de la Pousterle et l’époustouflante Grand Cabane. La partie basse de la piste Horrible, sous le télésiège des Fontaines, est d’ailleurs créée cette année-là.

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    Le télésiège de la Pousterle, départ des pistes sportives de la station – Image monchu.

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    Le téléski des Marmottes dans ses premières années d’exploitation – Image monchu.

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    Le téléski du Génépi dans son intégralité, en 2020 – Cliquez sur l’image pour accéder au reportage.

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    Le téléski du Génépi, l’accès au sommet de la station – Cliquez sur l’image pour afficher le reportage.

    En 1978, afin de faciliter l’accès à la station depuis les nouvelles résidences de Prébois, un nouveau téléski est installé entre l’actuel parking de Prébois et la piste des Marmottes. Il s’agit du téléski de Riou Sec, construit par Montaz-Mautino. Une piste rouge, dont on peut encore apercevoir le tracé, est aménagée le long de ces résidences pour un retour skis aux pieds.

    Les débutants ne sont pas oubliés, puisqu’en 1979 est construit un petit TKF au jardin des neiges, le TKF du Bamby, desservant une courte piste verte et remplaçant le TKD de Baby Pérescuelle sur un tracé plus court. Ce téléski est d’ailleurs encore existant aujourd’hui.

    1981 marque la naissance d’une remontée mécanique atypique, le téléphérique Télésorres. Ce téléphérique Poma était situé entre le nouveau parking de Champ Lacas et le Centre-Station. La gare aval était alors au centre du parking, alors que la gare amont était accolée à l’hôtel de l’Ancolie. Il était constitué de 4 hauts pylônes, avec une ligne majoritairement en forêt passant près des résidences. Deux trains de 5 cabines reliées permettaient à une trentaine de skieurs par voyage de se passer du service de navettes entre le parking et la station, alors saturé.

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    Deux images du Télésorres au stade de construction, à l’hiver 1980/1981 – Images monchu.

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    Le front de neige des Orres 1650 en 1983. On aperçoit au fond à droite deux pylônes du Télésorres – Image Raphaël B.

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    Une cabine dans la dernière partie de la ligne – Image Raphaël B.

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    Détail sur la gare amont du Télésorres, avec une structure Delta – Image monchu.

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    La gare amont dans son environnement – Image Raphaël B.

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    Le Télésorres, appareil phare de la station – Image monchu.

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    Un des trains de cabines, si singuliers – Image monchu.

    Lien vers le sujet traitant du Télésorres.

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    Les Orres en 1981 – Plan François05 – Atelier Pierre Novat.

    En 1982, le domaine s’étend sur sa partie gauche, avec l’installation du TSF3 de Grand Clos par Poma. Il desservait deux pistes rouges bien enneigées au sein de la forêt, en plus de permettre l’accès au nouveau téléski de la Bergerie. La piste de la Bergerie est desservie par ce dernier. Cette nouvelle chaîne permettait de seconder le télésiège des Fontaines dans le rôle d’accès au sommet de la station, puisque du haut du téléski on peut accéder aux téléskis de la Portette et du Boussolenc. En parallèle, le téléski de Pérescuelle 2 seconde le téléski du Pramouton et permet l’accès depuis le front de neige au nouveau télésiège du Grand Clos. Le départ de ce téléski était situé au même niveau que celui de Pérescuelle 1, alors que la gare amont était accolée à celle de Pramouton.

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    Gare aval du télésiège Pomagalski du Grand Clos.

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    Gare amont monopode de ce même télésiège.

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    Partie basse du téléski de la Bergerie – Cliquez sur l’image pour accéder au reportage.

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    En arrière-plan, la gare amont de ce téléski – Cliquez sur l’image pour accéder au reportage.

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    Le départ des téléskis de Pérescuelle, avec l’arrivée de la piste Réséda sur la droite – Carte postale Jethro Tull.

    L’année 1983 marque un changement dans la direction de la station. En effet, la Régie des Remontées Mécanique des Orres cède sa place à la Régie intercommunale des Orres - Embrun (REGORE).

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    Le plan des pistes de 1983 – Image monchu.

    Le télésiège de Bois-Long abandonne le système de débrayage en 1984, 12 ans après s’en être équipé. L’entretien probablement coûteux, la complexité d’exploitation et la rareté d’utilisation de ce système ont certainement été des facteurs de décision. Le télésiège revient à une configuration classique avec des sièges à pinces fixes, sans débrayage en gares. Pendant quelques années, les rails de guidage subsisteront, mais sans l’habillage métallique, le système de débrayage ayant été désinstallé, devenu inutile. Cet abandon signe la fin d’exploitation du premier télésiège débrayable léger du monde !

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    Le front de neige avec le télésiège de Bois-Long, dont ne subsiste du système de débrayage que le rail de guidage, inexploité dès 1984 – Image Raphaël B.

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    La gare aval, alors séparée du système de débrayage – Image monchu.

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    La ligne du télésiège. On s’aperçoit que les sièges, plus nombreux, ont adopté des pinces fixes – Image monchu.

    A l’été 1986, le téléski du Stade est construit en parallèle au TSF2 de Bois Long, permettant aux ski clubs et skieurs professionnels de faire des rotations sur le stade de slalom sans utiliser le TSF, alors surchargé.

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    Départ du téléski du Stade – Cliquez sur l’image pour accéder au reportage.

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    Gare amont du téléski du stade en 2010 – Cliquez sur l’image pour accéder au reportage.

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    Le plan des pistes de 1986. La seule modification avec le plan précédent étant l’ajout du téléski du Stade – Image monchu.

    Le 27 décembre 1986 marquera l’histoire de la station. Un dramatique accident survient sur le Télésorres, avec la rupture d’une tête de pylône entraînant la chute des deux cabines. Les 36 passagers sont alors projetés au sol et on dénombre 15 blessés graves. L’accident serait dû à une surcharge des cabines, puisqu’il semblerait que les cabines étaient régulièrement trop chargées (par exemple, le jour de l’accident, 35 personnes se trouvaient dans la cabine montante alors que la limite était de 30 voyageurs). Le Télésorres est dès lors définitivement arrêté et démonté plusieurs années plus tard.

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    La plateforme où était implantée la gare amont du Télésorres, quelques années après son démontage. Il n’en subsiste plus que des vestiges – Image Raphaël B.

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    L’arrêt du Télésorres, la fin d’une époque pour la station… - Image Raphaël B.

    Pour redonner un accès au domaine depuis le parking de Champ Lacas, la station décide à l’été 1987 de construire le TSF4 de Champ Lacas, secondant par ailleurs sur un tracé similaire le téléski de Pramouton. Deux téléskis sont construits par la même occasion, le TKD des Galopins 2, doublant sur une plus grande longueur le TKF des Galopins 1, donnant alors aux débutants un plus grand espace sur le secteur de Prébois. C’est cette même année qu’est créée la piste de l’Edelweiss, sur toute sa longueur actuelle. La piste était moins large qu’aujourd’hui mais empruntait le même tracé. La piste des Ecureuils, coupée en plusieurs endroits par cette nouvelle piste, passe de rouge à noir.

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    Le départ du télésiège de Champ Lacas, avec le parking éponyme. On aperçoit en arrière-plan l’ancienne gare aval du Télésorres, en 2010 – Cliquez sur l’image pour accéder au reportage.

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    Arrivée du télésiège – Cliquez sur l’image pour accéder au reportage.

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    Plan des pistes de 1987. Par rapport à 1986, le fond de plan n’a pas changé, c’est pourquoi le secteur de Champ Lacas n’est pas représenté proprement – Plan 73JFK73 (skimap.org) – Atelier Pierre Novat.

    Une nouvelle piste est créée, en 1989, sur le secteur de la Pousterle. C’est la piste de l’Homme de Pierre, évoluant sur toute sa partie basse au cœur de la forêt.

    En 1990, une première réserve artificielle est aménagée au pied du secteur de la Pousterle. Elle est prévue pour alimenter l’ensemble des enneigeurs de la station pour une vingtaine d’années au moins.

    Cinq ans plus tard, en 1992, la piste des Coqs est créée. Elle permet aux moins aguerris d’emprunter le TSF des Fontaines, qui ne desservait auparavant que des pistes rouges. Cette même année, la piste de la Soldanelle passe de noir à rouge, impliquant quelques terrassements. Le premier restaurant d’altitude est installé proche de l’arrivée du télésiège de Prélongis, le Chalet des Fontaines.

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    Le Chalet des Fontaines, premier restaurant d’altitude.

    En 1994, le téléski de Riou Sec est déplacé vers l’amont, dans son emplacement actuel. Ce nouvel emplacement offre encore plus d’espace aux débutants, en enchaînant avec les téléskis des Galopins et du Prévieux. Il n’y a dès lors plus d’accès direct au domaine depuis les résidences de Prébois, bien que la piste longeant les résidences existe encore, passant d’ailleurs de rouge à vert. La piste de Préclaux deviendra par la même occasion verte.

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    Le téléski de Riou Sec dans son nouvel emplacement – Cliquez sur l’image pour accéder au reportage.

    Un snowpark est aménagé en 1995 le long de la première partie du téléski du Pic Vert. Ce dernier en permet l’accès, en plus des pistes en amont.

    En 1996, neuf ans après celui de Champ-Lacas, le télésiège de Préclaux est installé sur la partie droite du domaine, avec une arrivée située plus haut qu’actuellement, à plus de 2100 mètres d’altitude, proche de l’actuelle retenue collinaire. Le téléski de Bois Méan est installé entre l’actuel Point d’Information et l’arrivée de la piste Grand Cabane. Il dessert deux pistes vertes, privilégiant son usage aux débutants. Une luge d’été fut aménagée aux Orres 1650, reprenant peu ou prou le tracé de l’actuelle luge.

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    La ligne du télésiège de Préclaux, en 2010 – Cliquez sur l’image pour accéder au reportage.

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    Le télésiège de Préclaux, dans son tracé d’origine – Photographie IGN (2003).

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    La luge d’été, située sur le front de neige de la station – Photographie IGN (2003).

    Le télésiège de Prébois est raccourci en 1997, redonnant un accès direct pour les résidences de Prébois, en plus de la construction d’un parking. La partie basse de la piste Rolande est alors abandonnée, puisque la route d’accès aux Orres 1800 coupe désormais cette piste. Un parking a par ailleurs été aménagé le long de cette route.

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    Le départ du télésiège de Prébois réaménagé – Photographie IGN (1999).

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    La gare aval du télésiège de Prébois dans son nouvel emplacement, en 2010 – Cliquez sur l’image pour accéder au reportage.

    Le vieillissant TSD3 de Prélongis est remplacé en 1999 par un très performant TSD6 sur un tracé identique. Le TSF2 de Bois-Long se trouve alors délesté et l’attente y devient beaucoup plus faible.

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    Le TSD6 du Prélongis, remplaçant avantageusement l’ancien TSD3 sur un tracé identique – Cliquez sur l’image pour accéder au reportage.

    L’année suivante, le téléski de Pérescuelle 1 est démonté afin de libérer de l’espace pour la construction du nouveau club enfants. Il a vraisemblablement été arrêté quelques années plus tôt, en raison d’un problème au niveau de câble.

    En 2002, la station remplace le très long TSF3 de la Pousterle par son deuxième TSD6, donnant ainsi un second souffle au domaine d’altitude de la Pousterle et un nouvel intérêt au TKE des Marmottes. La piste des Perdrix est alors aménagée, délestant les pistes de Clos Sereis et de l’Homme de Pierre.

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    Le télésiège de la Pousterle donnant, dès 2002, un accès rapide au sommet du domaine – Cliquez sur l’image pour accéder au reportage.

    En 2003, le deuxième restaurant d’altitude, le Zénith, est construit au sommet de la Pousterle. Ce snack-bar offre un panorama époustouflant sur le secteur et sur la vallée.

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    Snack-bar du Zénith.

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    Plan des pistes de 2004 – Image www.skieur.info – Plan Alain Rolland.

    Afin de réduire le temps de trajet sur le télésiège de Préclaux, la station décide en 2006 de le raccourcir aux 2/3 pour un accès plus direct au secteur de Prébois. En outre, le nouvel emplacement de la gare amont permet aux débutants d’emprunter ce télésiège, puisque l’ancienne arrivée ne permettait l’accès qu’à des pistes rouges ou noires. Le téléski de Pérescuelle 2 est démonté la même année. L’aménagement du nouvel espace débutant ne permettait pas de conserver l’exploitation du téléski, bien que pratique pour rejoindre le télésiège de Grand Clos depuis la station, ce rôle étant désormais alloué au téléski de Pic Vert.

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    La gare amont du télésiège de Préclaux dans son nouvel emplacement – Cliquez sur l’image pour accéder au reportage.

    L’année d’après, en 2007, le TSF2 des Fontaines est remplacé par un TSD6 sur un tracé similaire. Le téléski de Prévieux, dont la ligne passait au niveau de la gare aval du TSD est alors déplacé sur un tracé beaucoup plus court le long de la piste éponyme.

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    Fontaines, le premier TSD6 Multix de la station – Cliquez sur l’image pour accéder au reportage.

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    Le télésiège des Fontaines sur son nouveau tracé – Cliquez sur l’image pour accéder au reportage.

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    Le téléski de Prévieux, rénové, dans son nouveau tracé.

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    Le nouveau LSP. Autrefois, une poulie flottante assurait la tension.

    En 2008, le télésiège du Bois-Long connaîtra son ultime évolution. La gare amont, autrefois sous forme de poulie flottante, est remplacée par une poulie retour-tension. Cela a permis de libérer de l’espace pour la piste des Fontaines, nouvellement prolongée vers la piste des Coqs. La REGORE devient la SEMLORE, en signant une délégation de service publique (DSP) pour les 30 prochaines années.

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    La gare amont, autrefois sous forme de contrepoids, devient une poulie retour-tension, afin de laisser passer la nouvelle extension de la piste des Fontaines – Photographie IGN (1999/2009).

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    Le changement de gare amont, l’ultime évolution que connaîtra le MMG – Cliquez sur l’image pour accéder au reportage.

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    Plan des pistes de 2008 – Image wbski (skimap.org) – Plan Alain Rolland.

    Un an après l’ouverture de toutes les résidences des Orres 1800, en 2009, le téléski de Bois Méan est déplacé sur le front de neige, sur un emplacement plus propice à l’apprentissage. Il permet, en outre, d’accéder aux Orres 1650 via la piste des Marmottes. La piste de Prébois, qui longeait les résidences du quartier éponyme, est supprimée à l’occasion du reprofilage du bas de la piste des Marmottes. La station en a profité pour remplacer l’ancienne piste de luge d’été par une luge toutes saisons, l’Orrian Express, une luge sur rails.

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    Le téléski de Bois-Méan en 2010, fraîchement déplacé – Cliquez sur l’image pour accéder au reportage.

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    Départ de la luge Orrian Express.

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    Plan des pistes 2010 – Atelier Pierre Novat.

    En 2011, afin de donner un second souffle au secteur d’altitude, les téléskis de la Bergerie et du Boussolenc sont remplacés par le TSF4 des Crêtes, provenant de l’ancien TSF des Verdons Sud à Champagny-en-Vanoise, datant de 1987. L’équipement est alors remis à neuf, permettant une exploitation saine pendant les 30 prochaines années. Les pistes des Crêtes et du Cairn sont alors tracées, permettant aux débutants d’évoluer sur un secteur d’altitude, auparavant uniquement constitué de pistes rouges. La piste du Blanchon passe de rouge à noir, restant la majorité de la saison non damée. Pour permettre le retour des débutants aux Orres 1650, la piste de l’Edelweiss est élargie sur toute sa longueur. Afin d’alimenter toujours plus d’enneigeurs artificiels, une deuxième réserve collinaire est construite à proximité du départ du télésiège du Grand Clos.

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    Le télésiège des Crêtes, remplaçant deux appareils emblématiques du domaine – Image François05 – Cliquez sur l’image pour accéder au reportage.

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    Plan des pistes de 2012 – Image www.skidimension.net.

    En 2016, la station s'associe à Kaliblue pour la fourniture d'un nouveau plan des pistes. Le logo de la station est renouvelé, devenant plus moderne.

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    Plan des pistes de 2016 – Kaliblue.

    Le téléski des Marmottes change de nom, devenant téléski du Génépi en 2017. Par la même occasion, la piste des Poussins est tracée dans la forêt, permettant un accès plus simple aux télésièges des Fontaines et de la Pousterle depuis le sommet du télésiège de Préclaux, en gérant mieux les flux skieurs. La dernière partie de la piste Cembros est ainsi déviée vers ces deux télésièges. La dernière partie de la piste de la Portette reprend son appellation historique, le Guet.

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    La piste du Guet, en 2010, alors encore nommée Portette.

    Les installations du front de neige des Orres 1650 ne supportaient plus l’afflux de skieurs, et nombre d’entre-elles devenaient obsolètes. La station décide alors en 2018 de remplacer les TSF de Bois-Long et du Grand Clos et le TKD du Pic Vert par un unique TSD6, partant du départ du téléski de Pic Vert et arrivant au sommet du télésiège du Grand Clos. Ce nouveau TSD6 du Pic Vert a d’ailleurs été le premier TSD6 D-Line installé en France. Ce télésiège s’accompagne d’une transformation du front de neige, avec le reprofilage de la piste de Silène et l’abandon de la piste du Pape, autrefois desservie par le TKD du Pic Vert. La piste de l’Ecureuil est amputée de toute sa partie basse, sécurisant l’évolution des débutants sur la piste de l’Edelweiss. Sur le secteur de Prébois, la piste de Préclaux passe de vert à rouge, en devenant la deuxième partie de la piste Rolande.

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    Le télésiège de Bois-long démonté, la fin d’une légende… - Image Le Risoulien - Cliquez sur l'image pour accéder au sujet de la construction.

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    Le télésiège du Pic Vert, alors à peine achevé – Image Lion - Cliquez sur l'image pour accéder au sujet de la construction.

    Enfin, pour l’hiver 2019/2020, le snowpark est déplacé au Prévieux, reprenant approximativement le tracé de la piste du Prévieux. Ce nouvel emplacement facilite les rotations, puisqu’il fallait depuis 2018 prendre le téléski de Pramouton ou le télésiège du Pic Vert pour y accéder.

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    Plan des pistes pour la saison 2019/2020 – Kaliblue.

    Pour résumer, par ordre d’aménagement :

    -1964 : Elaboration du Plan Neige
    -1966 : TKD de Pramouton + Téléski au Mélézet
    -1970 : TSF2 de Bois-Long (1970-2018) + TSF2 du Gué (1970-1973) + TKD de Pérescuelle (1970-2000)
    -1971 : TSF2 des Fontaines (1971-2007) + TKD du Pic Vert (1971-2018)
    -1972 : TKD de la Portette + TKD de Prévieux + TKD Baby Pérescuelle (1972-1979) + Transformation du TS de Bois-Long en TSD
    -1973 : TSF2 de Prébois
    -1974 : TSD3 de Prélongis (1974-1999) + TKD de Boussolenc (1974-2011) + TKF des Galopins 1
    -1977 : TSF3 de la Pousterle (1977-2002) + TKE des Marmottes
    -1978 : TKD de Riou Sec (1978-1994)
    -1979 : TKF du Bamby
    -1981 : Télésorres (1981-1986)
    -1982 : TSF3 du Grand Clos (1982-2018) + TKD de la Bergerie (1982_2011) + TKD de Pérescuelle 2 (1982-2005)
    -1984 : Abandon du système de débrayage sur le TS de Bois-Long
    -1986 : TKD du Stade + Arrêt du Télésorres dû à un grave accident
    -1987 : TSF4 de Champ Lacas + TKD des Galopins 2
    -1990 : Réserve artificielle de la Pousterle
    -1994 : Déplacement TKD de Riou Sec
    -1995 : Snowpark au Pic Vert (1995-2019)
    -1996 : TSF4 de Préclaux + TKD de Bois Méan (1996-2008) + Luge d'été (1996-2009)
    -1997 : Raccourcissement du TSF de Prébois
    -1999 : TSD6 de Prélongis
    -2002 : TSD6 de la Pousterle
    -2006 : Raccourcissement TSF de Préclaux + Aménagement de la zone garderie/ESF
    -2007 : TSD6 des Fontaines + Déplacement TKD de Prévieux
    -2009 : Déplacement TKD de Bois Méan + Luge l'Orrian Express
    -2011 : TSF4 des Crêtes
    -2018 : TSD6 du Pic Vert
    -2019 : Snowpark au Prévieux

    5. Les Orres aujourd’hui

    Le domaine des Orres est constitué de quatre principaux secteurs : Prébois, Champ Lacas, la Pousterle et les Crêtes. Il est articulé autour de deux principaux fronts de neige, Les Orres 1650 – Centre Station et Les Orres 1800 – Bois Méan, reliés par des pistes vertes tout public. Les axes structurants sont aujourd’hui desservis par des remontées mécaniques performantes à fort débit.

    Secteur de Prébois
    Le TSD6 de Prélongis est la remontée mécanique structurante de ce secteur, il en dessert d’ailleurs la quasi-intégralité des pistes, principalement des pistes pour débutants. Les TSF2 de Prébois et TSF4 de Préclaux ont une fonction similaire, à savoir remonter les résidents des quartiers Prébois et Bois Méan vers le reste du domaine. Le TKD du Stade permet la desserte du stade de slalom de la station toute en évoluant dans les bois. Enfin, plusieurs téléskis débutants sont installés, à savoir les téléskis de Riou Sec, de Bois Méan, des Galopins et de Prévieux. Ce dernier s’est reconverti depuis dans un rôle de desserte du snowpark. Depuis le secteur de Prébois, on peut accéder à l’ensemble des secteurs de la station via plusieurs télésièges. Le restaurant du Chalet des Fontaines a été aménagé proche du sommet du télésiège de Prélongis.

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    Front de neige de Bois Méan.

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    Le stade de slalom de la station. En arrière-plan, la Vallée de Serre-Ponçon.

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    Départ de la piste des Fontaines, piste historique de la station.

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    L’arrivée de la piste des Marmottes sur les Orres 1800.

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    Plateau où se croisent de nombreuses pistes débutantes.

    Secteur de Champ Lacas
    Ce secteur est le secteur historique de la station, avec le TKD de Pramouton, aujourd’hui toujours en service. On retrouve d’ailleurs la première piste de la station, qui n’a pas été modifiée depuis, la piste du Clos de Guis. Ce téléski est secondé par le TSF4 de Champ Lacas, permettant d’accéder au domaine depuis le parking éponyme. Dernière installation construite par la station, le TSD6 du Pic Vert permet d’accéder au secteur des Crêtes depuis le Centre Station. Il dessert d’ailleurs la plus longue piste débutante de la station, l’Edelweiss, qui parcourt l’ensemble du secteur.

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    Piste du Clos de Guis, non modifiée depuis sa création en 1966 !

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    Départ de l’abrupte piste de l’Ecureuil.

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    L’Edelweiss, serpentant sur l’ensemble du secteur.

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    Un des panneaux de direction, ici au niveau du sommet du télésiège de Champ Lacas.

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    Le Lac de Serre-Ponçon depuis la piste de l’Ecureuil.

    Secteur de la Pousterle
    Ce secteur est le dernier-né de la station, en 1977. On y accède par le TSD6 de la Pousterle, qui dessert des pistes rouges et noires. C’est l’un des secteurs les plus prisés de la station, avec une exposition plein soleil qui attire de nombreux skieurs. On retrouve ainsi régulièrement une longue file d’attente au pied du télésiège de la Pousterle, bien que le débit de cette installation permette de l’absorber en partie. Le téléski du Génépi donne accès au sommet de la station, à plus de 2700 m d’altitude, c’est un téléski beaucoup utilisé par les skieurs, donnant accès à la mythique piste Grand Cabane, redescendant jusqu’à Bois Méan. La piste de la Pousterle est par ailleurs la seule piste des Alpes du Sud homologuée pour l’organisation de courses de descente officielles. Un restaurant d’altitude, le Zénith a été aménagé sur le secteur permettant de manger tout en contemplant la vallée.

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    La Pousterle depuis le sommet du TKE du Génépi.

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    La liaison entre le Génépi et la Portette.

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    Les crêtes de Mazelière depuis la Pousterle, avec son sommet, la Tête de Mazelière (2452 m).

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    La Pousterle depuis la piste de l’Homme de Pierre.

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    Station depuis l’Homme de Pierre.

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    Bas de la piste de la Pousterle.

    Secteur des Crêtes
    C’est le secteur le plus étendu en altitude de la station. On y accède depuis le sommet du télésiège du Pic Vert, mais aussi via le TSD6 des Fontaines depuis le secteur de Prébois. Ce dernier dessert de nombreuses pistes rouges ensoleillées mais aussi en forêt, ainsi que la piste des Coqs, redescendant aux Orres 1650. Le TSF4 des Crêtes donne accès à deux pistes bleues, le Cairn et les Crêtes, ainsi qu’à plusieurs pistes rouges et noire, dont la seule piste non damée de la station, le Blanchon. Enfin, le TKD de la Portette dessert deux belles pistes rouges ensoleillées.

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    La piste Horrible, redescendant sur le secteur de Prébois.

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    La piste de la Soldanelle, qui un temps fut une piste noire, avec en fond la vallée de Serre-Ponçon.

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    Secteur des Crêtes depuis le télésiège du Pic Vert.

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    L’arrivée du télésiège des Fontaines, d’où démarre la piste des Coqs.

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    La piste de la Bergerie.

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    Le Grand Vallon depuis le sommet du TSF des Crêtes.

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    Le Petit Vallon.

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    Le Pic de Boussolenc (2832 m), qui domine le domaine.

    6. 2020, les 50 ans de la station

    Depuis maintenant 50 ans et la mise en œuvre du Plan Neige, la station des Orres a su évoluer dans le bon sens en développant de nouveaux secteurs sans sacrifier l’environnement. De nombreuses générations de remontées mécaniques se sont succédées, en permettant à chaque fois d’augmenter le débit, le confort et la rapidité, des critères primordiaux pour les skieurs d’aujourd’hui. Les remontées mécaniques installées dans la station ont parfois été précurseurs, comme le télésiège MMG, le Télésorres ou encore le TSD3 de Prélongis. Chaque secteur est ainsi équipé de télésièges structurants donnant accès à la majorité des pistes. Son exposition Nord-Ouest permet la préservation de la neige tout au long de la saison, en plus d’un système d’enneigement artificiel performant qui recouvre plus de la moitié du domaine. En 2020, la station fête ses 50 ans, si on exclut le premier téléski de Pramouton. La station envisage dans un futur proche, sur le secteur de Prébois, de remplacer les télésièges de Préclaux et de Prébois par un unique TSD6 partant du bas du TSF de Prébois et arrivant au niveau de l’actuelle arrivée du TSF de Préclaux. Le front de neige de 1800 serait totalement réaménagé avec 2 tapis, dont un débutant et un permettant l’accès à la piste des Marmottes. Ces aménagements seraient prévus pour l’hiver 2021/2022. Aussi, un nouveau télésiège sur le secteur de la Pousterle pourrait être installé, donnant accès à un nouveau point culminant. A suivre…

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    Zone future d’extension.


    Je tiens à remercier l’ensemble des membres qui m’ont permis d’illustrer cette présentation et l'ensemble du personnel de la station pour leur accueil.
    Photos présentation : Yann83, le mont dore
    Photos historiques : monchu, Guigui74, Raphaël B, Jethro Tull, François05, Lion, Le Risoulien
    Texte et mise en page : le mont dore

    © le mont dore – Tous droits réservés





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