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Praz-sur-Arly (Espace Diamant)

Praz-sur-Arly (Espace Diamant)


Praz-sur-Arly
Photo Guigui67
Description rapide :
Praz-sur-Arly, est une commune de Haute-Savoie de 1.300 habitants située à 1 035 mètres dʼaltitude, dans le Val dʼArly, entre Megève et Flumet. Connectée à la D1212 reliant Albertville à Sallanches, Praz est à la fois une station de séjour de taille humaine et une station à la journée.

Elle est une des principales portes dʼentrée de lʼEspace Diamant, un vaste domaine qui comporte 179 Km de pistes desservies par quelque 80 remontées mécaniques situées entre 2053 et 910 mètres dʼaltitude. Il regroupe entre Savoie et Haute-Savoie, les stations suivantes reliées skis-aux-pieds (cliquez sur les stations pour accéder leur page respective) :
- Crest-Voland – Cohennoz,
- Flumet,
- Hauteluce,
- Notre-Dame de Bellecombe,
- Les Saisies,
- Praz-sur-Arly, pour la partie située en Haute-Savoie.




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    Liste des reportages de cette station :


    Partie 1
    Auteur de la description de la station : Pra'z Ropeways
    Section écrite le 11/03/2022 et mise à jour le 17/12/2022
    (Mise en cache le 17/12/2022)

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    Au sommaire de ce reportage :


    1. Bienvenue à Praz-sur-Arly
    2. L’histoire d’une petite station à l’ombre de Megève
    3. Le domaine skiable
    4. Conclusion : le tourisme à Praz-sur-Arly, ou l'histoire d'un pari réussi


    1. Bienvenue à Praz-sur-Arly

    Située dans le haut Val d'Arly à l’altitude de 1035 mètres, Praz-sur-Arly est une station de sports d'hiver et d'été qui regroupe 65 km de pistes de ski alpin. La station, gérée par Labellemontagne, est intégrée depuis 2005 au domaine skiable de l'Espace Diamant, qui regroupe également Flumet, Notre-Dame de Bellecombe, Crest-Voland/Cohennoz, Les Saisies et Hauteluce. Le village, traversé par la D1212 reliant Sallanches à Albertville, propose d’autres activités mais aussi de grands événements, comme les désormais célèbres Montgolfiades Internationales (qui ont fêté leurs 30 ans en 2021), le Chemin des Contrebandiers aux alentours de fin mars, le Praz Yooner Challenge (qui fête sa 10ème édition en 2022), les médiévales de Praz-sur-Arly l’été.

    Le village et ses alentours en été

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    Vue en direction de Megève. On aperçoit par ailleurs le Mont d'Arbois en arrière-plan.

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    Vue en direction du centre ville.

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    Le bâtiment comprenant la mairie.

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    L'école élémentaire des Eterlous, l'unique école publique du village.

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    De gauche à droite : l'église Sainte-Marie-Madeleine de Praz-sur-Arly et l'office de tourisme.

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    Vue en direction des quartiers ouest du village. On y trouve notamment l'ex-VVF.

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    Depuis le centre-ville, une petite route suivie d'un chemin permet d'accéder à pied au domaine skiable.

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    Le chemin traverse sur sa deuxième partie les berges aménagées de l'Arly...

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    ... que voici.

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    L'accès principal au domaine skiable pour les voitures s'effectue via le quartier des Belles, aménagé au début des années 2000 pour accueillir les vacanciers dans de multiples copropriétés (on y trouve également une base de loisirs qui sera prochainement complétée d'un plan d'eau).

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    Vue en direction du village caché par la forêt. On distingue en bas à gauche la passerelle d'accès réservée aux piétons pour accéder au domaine skiable depuis le village.

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    Vue sur une partie du parking du domaine skiable...

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    ... que voici en été.

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    On aperçoit à droite les caisses (uniquement utilisées en hiver).


    2. L’histoire d’une petite station à l’ombre de Megève

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    … un télécorde artisanal,
    mais rien ne laissait présager,
    un télésiège débrayable,
    pour une station à la géographie complexe


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    Caravane d’excursionnistes traversant le village de Praz-sur-Arly
    « L’Illustration », 25 fév. 1922


    Pour connaître l'histoire du développement du tourisme à Praz-sur-Arly, il faut remonter à 1923, soit 6 siècles après l'arrivée des premiers agriculteurs à la Tonnaz.

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    Le hameau de la Tonnaz.


    A cette époque, la France met un terme à la situation de privilège dont profite la Savoie du nord en supprimant la Grande Zone, une large zone franche. Le petit village nouvellement nommé Praz-sur-Arly était alors situé à proximité de la frontière de cette zone et possédait un large réseau de contrebande avec le reste du Val d'Arly, qui n'était pas inclus dans la zone franche. Avec la disparition de cet espace, le réseau n'a plus de raison d'être. Le Val d'Arly reprend alors la classique et rude vie montagnarde. Cependant, une nouvelle activité encore peu répandue se développe dans les villages voisins, notamment à Megève : le ski alpin.

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    Dans les années 20 et 30, les premiers skieurs font leur apparition à Praz-sur-Arly. Sans remontées mécaniques, il faut tout faire à pied !

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    Le site de l'actuelle Maison de la Montagne. A droite, on devine l'entrée de l'hôtel des Sports. Sans remontées mécaniques, le village de Praz-sur-Arly voyait alors déjà ses premiers skieurs débarquer.

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    Néanmoins, avant le développement touristique de cette activité, le village de Praz-sur-Arly était alors très modeste.

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    Le même angle de vue mais en hiver.

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    Autre vue du village en été.

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    On distingue à l'arrière-plan la station de Megève.

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    Le hameau des Varins, c'est dans ce secteur que l'aventure du domaine skiable pralin débute.


    Les anciens chemins de contrebande se sont alors transformés en pistes de ski, générant dorénavant des profits légaux. Si la commune mégevane a de quoi construire un téléphérique en 1933, ce n'est pas le cas de la jeune commune praline qui réalise un petit télécorde totalement artisanal pour la saison 1938/1939. Nommé Combe Noire, celui-ci est équipé d'un moteur Renault 4 cylindres et d'un câble avec un système de treuil permettant le transport de maximum 5 skieurs. L'ensemble fut installé par un certain Roger Sylvand, qui est également l'inventeur du traîneau de secours.

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    Le télécorde


    10 ans plus tard, la petite station praline se relève difficilement de la Seconde Guerre mondiale. Afin d'attirer plus de touristes, le télécorde est remplacé par un téléski avec des pylônes en bois. Toujours nommé Combe Noire, il possède un départ dans une grande bâtisse afin d'abriter le moteur à essence (à noter que ce bâtiment est toujours présent de nos jours et qu'il se nomme le BB Lodge, anciennement Le Darbelo). A noter que la position de la gare aval, en pleine pente et donc peu accessible, est due au fait que le pied des pistes actuel était un marais totalement inconstructible, qui a été drainé seulement quelques années plus tard. L'appareil montait jusqu'aux fermes de Combe Noire.

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    La gare aval ainsi que le premier pylône de ce téléski.

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    L'ensemble de la ligne de ce dernier.


    En mars 1950, des enfants partaient en classe de neige à Praz-sur-Arly, une première en France. Il s'agissait alors d'une formule révolutionnaire pour l'époque : toute la classe avait été transférée dans le centre de vacances pour trois semaines. L’initiative revient à l’institutrice Mlle Muller de Schongor ainsi qu’à Monsieur Lorphelin, directeur du cours Victor Hugo à Paris et à son épouse. Depuis, les classes de neige se sont largement développées pour devenir un enjeu majeur pour l'économie des stations.

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    Enfants du cours Victor Hugo devant le chalet des Bambinos.

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    Mlle Muller de Schongor lors d'une des premières classes de neige qu'elle organisa à Praz-sur-Arly.


    Un an plus tard, Armand Arvin-Bérod, moniteur de ski, prend la direction des remontées mécaniques. Il revendra la société à d’autres pralins en 1958, mais il conserve son poste. En effet, ce dernier a plusieurs projets en tête afin de développer la station. C’est dans cette logique que le téléski de la Combe Noire laisse place à un appareil bien plus moderne, puisque possédant des pylônes métalliques. Construit par Montaz Mautino sous licence Poma, cet appareil proposait un débit de 300 personnes par heure ; son départ se situe bien plus bas (au niveau de son départ actuel) le marais ayant été drainé. Avec cet appareil est construit un local où l'on trouve l'unique caisse ainsi qu'un petit atelier dédié au téléski.

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    Le téléski des Varins avec son ancienne gare aval.

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    On distingue sur cette image l'unique caisse de la station.

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    Une image, deux générations : le téléski des Varins et le chalet du Darbelot (désormais le BB Lodge), anciennement le départ du téléski de la Combe Noire version 1948.

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    La ligne de ce téléski sans celui de la Combe Noire ni celui des Chars.


    Durant la saison 1962/63, le petit village décide de prendre de la hauteur : avec un tracé au cœur de la forêt, le téléski des Chars est réalisé dans la continuité du téléski de la Combe Noire. Cependant, son tracé très pentu n’aide guère au succès de ce nouveau secteur, qui permet tout de même au domaine de faire monter son point culminant à environ 1400 mètres, au niveau du départ de la piste bleue Du Soir.

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    Le tracé du téléski des Chars de nos jours.

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    Vue aérienne sur le domaine skiable en 1966 (© Vue IGN).


    Durant cette même saison, un nouveau domaine skiable ouvre sur le territoire pralin. En effet, le docteur Charles Socquet installe un téléski au niveau du hameau de Grénand ainsi qu'une chaîne deux télésièges biplaces de manufacture Poma des chalets du Leutaz jusqu'au Crêt de Véry, à 2039 mètres. Ces télésièges deviennent alors les premiers appareils de ce type à être construits dans le Val d'Arly !

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    La fin de la ligne du deuxième télésiège.


    En 1963, le téléski du Soleil est ouvert par la famille Jaccaz (donc indépendamment des autres appareils) sur le versant adret du village. Celui-ci fut définitivement arrêté quelques années plus tard, notamment en raison du manque de neige de plus en plus fréquent plein sud.

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    Le téléski du Soleil.

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    On aperçoit le VVF en arrière plan.

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    Vue sur la fin de la ligne.


    Le téléski du Soleil est situé à proximité d’un complexe ouvert la même année et qui changea considérablement l’avenir de la station : le VVF (comprenez Village Vacances Familles) de Praz-sur-Arly. Il faut en effet d'abord prendre en compte son dessin, qui fit une réelle fracture avec les chalets traditionnels du petit village pralin. Qu'on aime ou pas, l'ensemble fait désormais partie du patrimoine bâti de la commune, d'autant qu’il est l’œuvre d’un architecte célèbre, Maurice Novarina, l’homme qui a dessiné le village olympique de Grenoble, l’église du Plateau d’Assy et tant d’autres bâtiments de renom. Ce village dans le village eut également un fort impact économique, alors que le plan neige n'en est encore qu'à ses débuts. Pour autant, ce complexe fut la seule réalisation d'une telle envergure à Praz-sur-Arly. Même aujourd'hui, il s'agit de l'un des principaux sites d'hébergement de Praz. Il faut également préciser que l'ensemble reste très bien conservé et intégré, si bien que le VVF, désormais nommé Belambra, s'est de nos jours fondu dans le paysage pralin.

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    Brochure publicitaire dédiée au VVF.

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    Le VVF de Praz-sur-Arly.

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    Vue sur le VVF l'année de son ouverture.

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    La petite station de ski de Praz-sur-Arly, avec ses trois téléskis, était confrontée à un problème de taille : à l’heure où le ski commence à se démocratiser en France, le domaine skiable pralin ne possède aucun appareil débutant. C’est dans cette logique que le téléski de la Combe Noire vit le jour en 1964. Le téléski du même nom construit en 1958 fut alors renommé Varins. Cet appareil, parallèle à celui des Varins donc, mais sur un tracé néanmoins plus court, permet la desserte d’une piste verte, une première à Praz-sur-Arly. A noter qu'au début des années 70, une extension du local d'origine est réalisée, ce qui permet à l'atelier d'avoir plus d'espace.

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    La gare aval.

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    Vue d'ensemble des deux gares aval. On aperçoit au loin le téléski du Soleil.

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    Derrière la gare aval du téléski des Varins, on aperçoit celle de Combe Noire.

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    Idem.

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    Autres vues des deux téléskis réunis.

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    Malgré un domaine skiable à la taille modeste, ce dernier permet la pratique du ski pour tous les types de skieurs. Les touristes affluent sur les pistes à Praz-sur-Arly, notamment grâce au VVF.
    Le pari d'une petite station à côté de l'imposante Megève est gagné.


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    Deux brochures publicitaires dédiées à la station dans son ensemble. Outre le ski alpin, elle propose alors bien d'autres activités en hiver comme en été, ce qui est plutôt novateur à l'époque du plan neige.


    Il faut savoir que la station a pour but depuis ses débuts d'atteindre le Crêt du Midi, devenu célèbre pour avoir été un haut lieu de contrebande jusqu'à la fin du XIXème siècle. Cependant, cette dernière se heurte vite à un obstacle naturel : la falaise des Tendues. Le projet de partir à l'assaut du Crêt du Midi n'ira pour le moment pas plus loin. C'est notamment pour cette raison que le téléski des Bernards vit le jour en 1970, afin d'étendre le domaine skiable sans pour autant toucher au projet d'extension vers le Crêt du Midi donc.

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    Le téléski des Bernards vu depuis le télésiège de la Rosière.


    Attention cependant, car cet appareil a en réalité pour vocation finale de permettre l'accès à la station voisine de Flumet. Ce sera chose faite en 1973, lorsque cet appareil fut rallongé : le domaine de la Carte Blanche (aujourd'hui appelé Val d'Arly), composé de Notre-Dame-de-Bellecombe, Flumet, et Praz-sur-Arly est créé.

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    L'arrivée du téléski après son prolongement.

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    Le plan des pistes du domaine de la Carte en Blanche en 1976.


    Cependant, le téléski des Bernards est uniquement accessible grâce au téléski des Chars, rendant alors son accès compliqué. De plus, le domaine pralin manque cruellement d'appareils débutants. C'est dans cette logique que deux appareils furent construits : le télésiège de la Rosière en 1974 par Sacmi (néanmoins, les pylônes ont été probablement réalisés par Montaz Mautino) ainsi que le téléski de l'Ecole de Neige dans les années 70 (ce dernier fut par ailleurs renommé Boule de Neige en 1976). Alors que le téléski permet aux plus novices de pratiquer le ski alpin, le télésiège permet non seulement de rejoindre bien plus rapidement et facilement le téléski des Bernards, mais aussi, aux débutants, de skier sur une longue piste verte. Il est également important de noter qu'il s'agit du premier téléporté de la station, faisant alors de cet appareil l'un des plus fréquentés de la station.

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    De gauche à droite : le VVF et le télésiège de la Rosière...

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    ... que voici de plus près.

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    Vue sur les sièges d'origine.


    En 1976, le téléski des Varins est profondément modernisé : outre le déplacement et le remplacement de certains pylônes, la gare aval est remplacée par un modèle flambant neuf du constructeur Montaz Mautino. Cette rénovation fait alors écho à celles des téléskis du Réguet et du Mont Rond à Notre-Dame-de-Bellecombe arrivées seulement quelques années auparavant, ces derniers datant également de la fin des années 50 et ayant subi une rénovation similaire.

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    La gare aval du téléski des Varins. Il s'agit toujours de la même gare de nos jours.


    Les années ont passé, la liaison avec Flumet est finalisée, et la station praline décide de nouveau de s'attaquer à l'objectif initial, à savoir la conquête du Crêt du Midi. Dans le même temps, la Mairie devient l'aménageur du domaine skiable en 1981, les propriétaires des remontées mécaniques ne pouvant plus financer le développement du domaine pralin. Les investissements repartent alors de plus belle. En effet, le télésiège de la Varoche est réalisé, permettant aux skieurs d'accéder au pied de la falaise des Tendues. A noter que ce télésiège a la particularité d'être amené à évoluer soit en un télésiège débrayable, soit en un télécabine. De plus, il était également prévu que l'appareil puisse être rallongé jusqu'au Crêt du Midi dès qu'une solution serait trouvée pour franchir la falaise des Tendues. Malheureusement, l'évolution des normes techniques empêchera cette modernisation. Cette même année voit la construction du téléski du Mans, permettant d'effectuer des rotations sur la partie haute de ce secteur. Le téléski des Chars, devenu inutile et bien trop difficile, est démonté. A noter que les locaux situés au départ des téléskis des Varins et de la Combe Noire sont une nouvelle fois agrandis.

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    Le télésiège de la Varoche.

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    Vue zoomée sur le front de neige pralin. On distingue le départ du télésiège de la Rosière, la ligne du télésiège de la Varoche, puis celles des téléskis des Varins et de la Combe Noire.

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    Vue plus récente sur le début de la ligne du télésiège de la Varoche.

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    La gare amont de ce dernier ainsi que du téléski du Mans.

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    La fin de la ligne de ce dernier.


    Au début des années 80, le domaine skiable du Véry ferme définitivement. Les pistes non damées mais surtout l'isolement par rapport aux villages pralin et mégevan (uniquement accessible en voiture après de nombreux virages ou alors via le domaine de Rochebrune via des pistes peu praticables) sont les principales raisons de la fermeture de ce petit domaine.

    En 1983, sous l'impulsion de Max Gruz, alors maire du village, la mairie rachète la totalité de la SA des Remontées Mécaniques en la transformant en SEM (comprenez Société d'Economie Mixte). L'envolée des coûts d'installation et d'entretien, difficilement supportables pour les particuliers, y est sans doute pour beaucoup.
    En 1985, la clientèle débutante en forte croissance pousse la station à doubler le téléski de Boule de Neige par un remonte-pente, nommé Boule de neige 2 (et qui est l'actuel Baby 2) et possédant un tracé légèrement plus long par rapport au téléski de Boule de Neige (désormais nommé Boule de Neige 1). Parallèlement, c'est durant les années 80 que le télésiège de la Rosière est modernisé par Creissels avec le remplacement de la gare aval et de la gare amont, l’installation de nouveaux sièges (de manufacture Montaz Mautino), mais aussi de potences de décâblage, de passerelles de maintenance et de nouvelles échelles.

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    Le télésiège de la Rosière avec les sièges actuels.

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    Carte postale avec différentes vues du domaine pralin. Outre le télésiège de la Rosière, on peut distinguer sur la photo le téléski des Varins et en arrière-plan les télésièges de la Varoche et de la Rosière.

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    La gare aval du télésiège de nos jours.

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    La gare amont.


    Au milieu des années 80, le téléski des Varins est prolongé vers l'amont avec la construction d'un virage : il possède désormais son tracé actuel. C'est durant cette même période qu'est construit l'actuel local à dameuses et atelier de la station à proximité des remonte-pentes des Varins et de la Combe Noire.

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    La fin de la ligne du téléski des Varins.


    Durant la deuxième partie des années 80, la station praline, comme bien d'autres dans les Alpes, sera confrontée à une succession d'hivers sans neige. Cela amènera alors la station à augmenter l'altitude moyenne des pistes de son domaine skiable.

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    Noël 1987, sans neige.


    C'est donc dans cette logique que l'année 1986 marque un véritable tournant dans l'histoire de la station : tout d'abord, Armand Arvin-Bérod prend sa retraite après 40 ans au service des remontées mécaniques. Jean-Paul Laine lui succède. Cependant, l'évènement le plus marquant est avant tout la victoire de Praz-sur-Arly face à la falaise des Tendues réputée infranchissable. Pour ce faire, une bonne partie de la falaise a été dynamitée et le télésiège des Tendues fut installé. La même année, le téléski du Quézet est construit dans la continuité du télésiège des Tendues. En effet, si ce dernier n'a pas un important rôle de ski propre, ce n'est pas le cas du téléski du Quézet. Il est durant les premières années de son exploitation très chargé. De ce fait, le télésiège de la Varoche se voit attribuer un véritable rôle de liaison, permettant l'accès à un tout nouveau domaine d'altitude. A noter que le point culminant se trouve alors à environ 1820 mètres. Enfin, un troisième appareil est construit dans le secteur : le téléski de la Combe Blanche. Ce dernier permettait de desservir de courtes pistes bleues au niveau de l'arrivée du télésiège des Tendues.

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    Le télésiège des Tendues quelques années après son ouverture.

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    La gare aval de ce dernier.

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    La ligne de ce télésiège est très symbolique puisque franchissant la falaise des Tendues, une première pour la station praline.

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    La gare amont.

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    L'emplacement de la gare aval de nos jours.

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    Le téléski du Quézet vu depuis le télésiège du Crêt du Midi.


    En 1988, le téléski de la Combe Noire voit sa gare aval déplacée au niveau de celle des Varins : les locaux d'origines sont pour l'occasion remplacés par de simples cabanes, l'atelier de la station praline ayant notamment été déplacé en raison de la réalisation d'un gros local à dameuses.

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    La gare aval du téléski de la Combe Noire de nos jours, située juste à côté de celle du téléski des Varins.


    1 an plus tard, le téléski de la Pierre est réalisé, permettant l'ouverture de deux nouvelles pistes, et d'agrandir le petit domaine d'altitude qu'est le secteur du Crêt du Midi. C'est durant cette même année que le téléski de la Combe Blanche sera déplacé. Le choix d'un nouveau tracé, seulement trois ans après la construction du remonte-pente, et situé non loin du précédent emplacement s'explique par la volonté d'une meilleure desserte pour le ski propre et par une ancienne montée peu pratique au niveau du croisement des multiples pistes du secteur.

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    Le téléski de la Pierre.


    En 1990, la station procède à l'installation de son premier télésiège quadriplace : Ban Rouge. Celui-ci dessert un très vaste secteur dédié au ski propre, où l'on trouve pas moins de 5 pistes pour la plupart difficiles. La station monte en altitude, contrant alors les phénomènes de plus en plus fréquents d'hivers sans neige.

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    Le télésiège de Ban Rouge lors de sa construction. On remarque le téléski de la Pierre sur la gauche ainsi que l'arrivée du téléski de la Combe Blanche en arrière-plan.

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    Vue depuis la gare aval du télésiège en été, peu après la construction de l'appareil.

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    Vue sur un siège depuis la gare amont.

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    La gare aval en hiver.

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    Vue sur la fin de la ligne.

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    Vue sur cette même portion depuis les pistes.

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    Vue aérienne sur le secteur du Crêt du Midi en 1996. On aperçoit en pointillé le premier tracé du téléski de la Combe Blanche (© Vue IGN).


    Entre temps, en 1998, le téléski de Boule de Neige est remplacé par un autre téléski fixe, dans le but de moderniser le secteur débutants. Ce téléski, nommé Baby 1, double Boule de Neige 2, alors renommé Baby 2, sur toute sa longueur.

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    Le téléski Baby 2 est situé à gauche tandis que le téléski Baby 1 est situé au centre de l'image.

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    Vue aérienne sur la partie basse du domaine skiable en 2004. On aperçoit en pointillé grisé le tracé du téléski des Bernards avant son prolongement (© Vue IGN).


    Au tout début des années 2000, la station de ski praline ouvre une toute nouvelle piste : les Rhodos. Située dans le secteur dit de Ban Rouge, elle permet d'étendre la desserte dédiée au ski propre. Celle-ci débouche sur la piste rouge de la Boute. A noter que cette piste est étendue au milieu des années 2000 jusqu'à la piste bleue de la Basse Combe. Une piste bleue est créée depuis cette piste pour permettre de revenir vers la piste rouge de la Boute.

    Il faut savoir que l'extension du domaine pralin vers les sommets du massif du Val d'Arly n'est pas due uniquement au but d'étendre sa surface dédiée au ski propre. En effet, la station, avec les autres du Val d'Arly ainsi que les Saisies, prépare depuis le début des années 60 un important projet qui vise à terme à réunir les stations de l’Espace Cristal (Les Saisies, Crest-Voland/Cohennoz), du Val d’Arly (Flumet, Notre-Dame de Bellecombe, Praz sur Arly) et de l’Evasion Mont-Blanc (Megève, Saint-Gervais, Combloux, Les Contamines-Montjoie, La Giettaz, Saint-Nicolas de Véroce) en un seul et même nom : l’Espace Diamant, afin de lutter contre la concurrence des grands domaines de la Tarentaise.
    Cependant, vers la fin des années 90, Megève se retire du projet, estimant ne pas avoir besoin d'être relié aux petits domaines du Val d'Arly ainsi qu'aux Saisies. C'est dans cette logique que le domaine du Val d'Arly se focalisera sur la liaison avec les Saisies, qui a aussi besoin de renouveau après la profonde crise de la station beaufortaine suite aux JO d'hiver de 1992.
    C'est alors que la première étape de cet imposant projet est réalisée au début des années 2000. Elle consiste en la réalisation de pistes et de remontées dans la Combe de Douce et sur la montagne de Brichou, permettant de relier les Saisies à Notre-Dame-de-Bellecombe. Les nouvelles remontées réalisées durant cette étape sont les suivantes : le télésiège de Roche Blanche en 2003 et les télésièges de Brichou, Grattary et Douce en 2005. La première partie de l'Espace Diamant est réalisée.
    Entre temps, Megève, en partie à cause de ses difficultés financières, décide de reprendre part au projet. C'est ainsi que la seconde étape de ce grand projet est dévoilée. Considérée comme la plus impressionnante, elle consiste en la liaison entre l'Espace Diamant version 2005 et le domaine de l'Evasion Mont Blanc. Plusieurs possibilités ont été étudiées et la première s’intéresse aux Combes de Bellasta et du Véry. Pas moins de 4 appareils sont envisagés : les deux premiers, nommés Bellasta et Plan Mermin, partiraient de la Combe de Bellasta, l'un arrivant au sommet de la Crête du Vorès, le second au niveau de la Tête des Trois Coins. Un autre télésiège, celui du Vorès (l'autre nom retenu était Bassecombe), prendrait son départ de la Bassecombe à Praz-sur-Arly, et atteindrait également la Tête des Trois Coins. Enfin le quatrième, un télésiège pendulaire nommé Véry, permettrait la jonction entre la Tête des Trois Coins et le sommet des Lanchettes à Megève, finalisant ainsi la liaison.

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    Vue aérienne illustrant ce projet (© Vue IGN).


    Cependant, tout ne se passera pas comme prévu. En effet, l'idée d'une liaison avec Megève via la Combe du Véry fut enterrée définitivement à la fin des années 2000, suite au classement de celle-ci en zone Natura 2000 par la commune de Praz sur Arly, rendant impossible toute nouvelle construction dans le secteur. Toutefois, l'idée d'une liaison entre les domaines skiables pralin et mégevan n’est pour autant pas abandonnée, et les deux stations envisagent désormais de passer par la Combe du Leutaz située environ 500 mètres de dénivelée plus bas que la Combe du Véry.

    A noter qu'entre temps, le domaine pralin a lui aussi vécu de profonds chamboulements. En effet, l'année 2006 marque la signature de la DSP avec Labellemontagne, qui reprend alors la station à une condition : le télésiège débrayable du Crêt du Midi doit être la première réalisation de cet exploitant. Il ne faut pas oublier que Labellemontagne était à l'origine contre cela et voulait en priorité remplacer le télésiège de la Rosière et le téléski des Bernards par un TSD6 pour améliorer la liaison avec Flumet. Pour rappel, Labellemontagne (Rémy Loisirs à ce moment-là) a racheté toutes les stations du Val d'Arly : Praz-sur-Arly, Notre-Dame-de-Bellecombe et Flumet (on note qu'ils avaient déjà Crest-Voland). On peut supposer que c'était plus stratégique pour eux d'investir dans cette liaison avec Flumet que de rénover les ascenseurs pralins.

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    Vue sur l'Opoualand du front de neige de Praz-sur-Arly.


    C'est ainsi qu'en 2007, le télésiège du Crêt du Midi sortit de terre. Avec ses 2300 mètres de longueur pour 700 mètres de dénivelée, il permet en un temps éclair (environ 7 minutes) d'accéder aux environs du Crêt du Midi depuis le pied des pistes. Le télésiège a permis de démonter le télésiège de la Varoche ainsi que le téléski du Mans, qui sont alors devenus inutiles. Le télésiège des Tendues quant à lui resta en service jusqu'en 2011, et ce malgré une fréquentation quasi nulle. Il faut noter que la construction du premier télésiège débrayable de la station ne fut pas sans contrainte. En plus des problèmes financiers retardant le début de la construction, des problèmes de fondation au niveau de la gare aval et du pylône 1 n'ont pas aidé à la réalisation de l'appareil. Finalement, le télésiège est bel et bien ouvert au public le 2 février 2008, rendant l'accès au domaine d'altitude bien plus facile. A noter qu'à l'occasion de la construction du télésiège du Crêt du Midi, le téléski des Varins est rallongé avec un pylône de type virage commun à celui du télésiège du Crêt du Midi et avec deux pylônes de récupération. D'une longueur d'origine de 952 mètres, il possède maintenant une longueur de 1075 mètres.

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    La gare aval du télésiège du Crêt du Midi.

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    Le nouveau virage du téléski commun avec un pylône du télésiège.

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    Vue de plus près.

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    La zone d'arrivée du télésiège du Crêt du Midi.

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    Vue aérienne représentant la partie basse du domaine skiable tel qu'il était en 2014. A noter que cette vue aérienne date néanmoins de 2009 (© Vue IGN).


    Comme dit plus tôt, Labellemontagne souhaite avant tout consolider les liaisons inter stations. Cependant, il est clair que l'exploitant, après la construction d'un tel téléporté, n'a plus le budget permettant de réaliser un télésiège débrayable en remplacement du télésiège de la Rosière et du téléski des Bernards. C'est ainsi qu'en guise de compensation, le téléski des Trois Coins est réalisé en 2009, enterrant définitivement le projet du télésiège du Vorès/Bassecombe pour certaines raisons. Ce télésiège aurait cependant permis de créer un secteur de ski propre supplémentaire à Praz sur Arly, avec des pistes bleue, rouge et noire, sans compter la possibilité de hors-pistes notamment avec l'arrivée du télésiège de Bellasta en 2014, et ce malgré un dénivelé plutôt faible au niveau du versant de Bassecombe. Les raisons de l'avortement de ce projet sont la plupart écologiques, pratiques ou encore économiques. En effet, il aurait tout d'abord fallu faire d'importants terrassements puisque la tête des Trois Coins est une montagne se finissant tout simplement... en trois coins ! Au vu donc de la configuration de cette montagne, les terrassements auraient été très coûteux, la commune n'ayant pas forcément les moyens de se permettre de tels travaux. Il faut notamment noter que ce téléski est issu de la récupération de trois remonte-pentes, dont celui du Mans ! Ce télésiège aurait ensuite été difficile à ouvrir puisqu'il aurait été exposé à un secteur avalancheux mais également au fort vent soufflant sur les crêtes et bien d'autres facteurs environnementaux... On note enfin qu'il serait arrivé à proximité de la zone Natura 2000 du Véry, et que son tracé aurait donc probablement été modifié. Le téléski s'est donc avéré bien plus logique.
    Ce téléski a donc permis de désenclaver Praz-sur-Arly car pour accéder aux autres domaines skiables de l'Espace Diamant, le seul moyen était de passer par Flumet, ce qui est une grosse perte de temps, sans compter l'enneigement très aléatoire au niveau de cette station. Le remonte-pente des Trois Coins est donc une révolution pour l'Espace Diamant puisque l'on peut maintenant faire le tour dans le sens des aiguilles d'une montre de ce domaine.

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    Le téléski des Trois Coins.


    L'année 2009 est aussi importante au niveau des pistes. En effet, la station s'équipe pour la première fois d'un réseau de canons à neige, alimentés grâce au lac des Evettes (le réseau de neige de culture étant commun avec celui de Flumet). Cela permet à Praz-sur-Arly de couvrir artificiellement la grande majorité des pistes situées en basse altitude. De nos jours, le système d'enneigeurs est situé jusqu'à l'ancienne gare amont du télésiège de la Varoche.

    Plus tard en 2014, le télésiège de Bellasta est réalisé, seul ressortissant de la première possibilité de la seconde étape du projet.
    De nos jours, plusieurs projets sont encore d'actualité, tels que la liaison avec les Contamines – Hauteluce depuis la Combe de Bellasta, mais également dans une moindre mesure le téléski de la Limace, appareil facilitant un retour sur Praz-sur-Arly depuis la piste des Crêtes.

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    Vue aérienne illustrant le projet après révision (© Vue IGN).


    Depuis, la fréquence d'investissement a été considérablement réduite, notamment parce que Labellemontagne s'est concentré après 2010 sur les autres domaines du Val d'Arly. On note tout de même l'installation progressive de zones ludiques (un Opoualand et deux Waouland) ainsi que la création en 2019 du nouveau stade de slalom de la station, situé en parallèle du dernier mur de la piste des Chars et nommé Thomas Fanara, le skieur professionnel d'origine praline.

    En 2022, le chantier du plan d'eau de Cassioz a débuté. Celui-ci aura deux rôles : compléter l'offre des activités estivales (à travers son ouverture en tant que lac de loisir) et renforcer le réseau des enneigeurs du domaine skiable à travers son extension. L'ouverture du plan d'eau est prévue pour l'été 2023

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    Vue sur le chantier du plan d'eau de Cassioz depuis le télésiège du Crêt du Midi (été 2022).


    De nos jours, l'exploitant a comme projet de remplacer le télésiège du Ban Rouge, mais également le télésiège de la Rosière et le téléski des Bernards, comme le souhaitait Labellemontagne il y a maintenant 15 ans. Pour le moment, ces projets n'ont encore que très peu progressé, à suivre…

    Partie 2
    Auteur de la description de la station : Pra'z Ropeways
    Section écrite le 27/08/2022 et mise à jour le 17/12/2022
    (Mise en cache le 17/12/2022)

    3. Le domaine skiable

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    Réparti entre 1010 et 1976 mètres d'altitude, le domaine skiable pralin se compose de 3 pistes vertes, 11 pistes bleues, 8 pistes rouges, 1 piste noire, 2 stades de slalom, 2 boardercross et 1 piste ludique. Ces pistes sont desservies par 8 téléskis, 1 télésiège débrayable et 2 télésièges fixes. Deux tapis roulants, tous deux situés au niveau du front de neige de Praz-sur-Arly, complètent l'offre (bien que ces derniers soient souvent réservés à l’ESF). Le domaine se divise en trois secteurs : le front de neige, le Crêt du Midi et le Ban Rouge. Le domaine pralin est relié au reste de l’Espace Diamant via le téléski des Trois Coins (ce qui permet d’accéder à Notre-Dame-de-Bellecombe et aux Saisies) et le téléski des Bernards (ce qui permet d’accéder à Flumet et à Notre-Dame-de-Bellecombe).

    Le front de neige

    Le secteur du front de neige regroupe logiquement l’ensemble des pistes du front de neige ainsi que les pistes desservies par le téléski des Bernards. Principalement dédié aux débutants (on y trouve toute les pistes vertes ainsi qu’une piste ludique), ce secteur dessert également des pistes de niveau intermédiaire ainsi qu’un stade de slalom grâce aux téléskis des Varins et des Bernards. Ce dernier est par ailleurs uniquement accessible via le télésiège de la Rosière et celui du Crêt du Midi.

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    La piste Du Soir permet d'accéder au secteur du front de neige depuis le secteur du Crêt du Midi.

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    Vue en direction de Flumet depuis l'arrivée du téléski des Bernards.

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    Vue inverse (en direction de Praz-sur-Arly).

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    Vue sur la partie haute de la piste des Bernards.

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    Le téléski des Bernards vu depuis la piste Du Soir.

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    Jonction entre la piste Du Soir et celle des Bernards.

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    La fin de la piste du Soir, débouchant sur le secteur débutants de la station.

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    Vue sur la piste de la Rosière, survolée par le télésiège du même nom.

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    La fin de la piste de la Rosière.

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    La piste des Bérouds, qui rejoint l'ensemble du front de neige.

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    Le départ du télésiège du Crêt du Midi. On aperçoit un peu plus loin celui des téléskis des Varins et de la Combe Noire.

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    Le départ des téléskis Baby 1 & 2 et du télésiège de la Rosière vu depuis le départ du télésiège du Crêt du Midi.

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    Une partie de la zone débutants desservie par les téléskis Baby 1 & 2.

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    Le départ de la piste bleue des Varins.

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    La piste bleue de la Frachette.

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    Le stade de slalom.

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    Vue sur la zone d'arrivée du téléski de la Combe Noire...

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    ... accessible depuis la piste bleue des Varins.

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    La piste des Varins vue depuis le remonte-pente du même nom.

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    Vue sur la zone de départ des téléskis des Varins et de la Combe Noire.

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    Vue sur les téléskis des Varins et de la Combe Noire depuis la zone d'arrivée de ce dernier.

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    La fin de la piste verte de la Combe Noire.


    Le Crêt du Midi

    Le secteur dit du Crêt du Midi est situé au centre du domaine skiable, entre 1010 et 1770 mètres d’altitude. Si le télésiège débrayable du Crêt du Midi est le principal appareil de ce secteur (en plus d’être le plus important de la station), il faut prendre le téléski du Quézet pour accéder au point culminant de ce dernier. Les pistes desservies varient du niveau intermédiaire à difficile (notons également la présence d’un boardercross sur la partie haute du secteur et d’un stade de slalom dénommé Thomas Fanara (en hommage au skieur alpin licencié au club pralin) sur la partie basse du secteur). Il est possible depuis ce secteur d’accéder à celui dit de Ban Rouge, mais également de retourner au front de neige (et donc au secteur homonyme). Notons également qu’il est directement possible d’accéder au téléski des Bernards depuis l’arrivée du télésiège du Crêt du Midi, offrant une alternative au vieillissant télésiège de la Rosière.

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    La terrasse située à proximité de l'arrivée du télésiège du Crêt du Midi offre une belle vue sur le Mont Blanc.

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    Vue sur la partie haute du secteur du Crêt du Midi depuis l'arrivée du téléski du Quézet.

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    Vue sur la piste rouge du Crêt du Midi, desservie par le téléski du Quézet...

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    ... qui dessert également la piste rouge du même nom.

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    Le départ de la piste bleue de la Combe Blanche, début de la grande descente vers la station.

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    La même zone vue depuis le télésiège du Crêt du Midi. On distingue le boardercross sur le bas de la photo.

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    De gauche à droite : la piste bleue de la Combe Blanche et le départ de la piste bleue du Sérasson.

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    Vue sur cette zone d'altitude depuis la piste bleue du Sérasson.

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    La piste du Petit Tétras (qui possède un tronçon commun avec celle de la Combe Blanche (voir la vue aérienne de 1996)), aboutit sur le départ du téléski du Quézet.

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    Vue sur la branche droite de la piste bleue de la Combe Blanche...

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    ... depuis la piste bleue du Sérasson.

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    La fin de la piste bleue de la Combe Blanche.

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    Vue inversée. A gauche se situe le départ de la piste bleue des Tendues...

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    ... que voici.

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    Vue sur la piste bleue des Tendues, au niveau d'une zone réputée pour être un goulet d'étranglement...

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    ... depuis le télésiège du Crêt du Midi.

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    La piste rouge de l'Olvet, régulièrement fermée en raison de la présence d'un couloir d'avalanche sur son tracé.

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    Idem.

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    De gauche à droite : la piste bleue Du Soir et la piste bleue des Tendues.

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    Vue sur la piste bleue Du Soir.

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    La fin de la piste bleue des Tendues marque le début de la piste rouge des Chars, que l'on aperçoit sur cette photo.

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    Vue sur le début de la piste rouge Thomas Fanara.

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    De gauche à droite : la piste rouge des Chars et la piste rouge Thomas Fanara.


    Le Ban Rouge

    Le secteur dit de Ban Rouge est établi entre 1590 et 1976 mètres d’altitude. Chaque appareil de ce secteur a toute son importance : si le téléski de la Pierre permet de retourner vers la station notamment en fin de journée, celui des Trois Coins permet à l’inverse d’accéder au reste de l’Espace Diamant. Le télésiège de Ban Rouge permet quant à lui d’accéder au remonte-pente précédemment cité, ainsi qu’à une panoplie de pistes plus ou moins difficiles. Les deux téléskis permettent également de desservir un espace de ski propre intéressant, notamment lorsque la neige se fait rare à une altitude moins élevée. A noter que c’est dans ce secteur que l’on trouve le deuxième boardercross ainsi que l’unique piste noire de Praz-sur-Arly.

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    La gare amont du téléski de la Pierre, point de départ vers le secteur dit de Ban Rouge depuis Praz-sur-Arly...

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    ... via la piste rouge du même nom...

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    ... ou bien via la piste bleue du Sérasson.

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    Vue sur la partie haute de la piste rouge de la Pierre.

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    Ces deux pistes finissent par fusionner avant d'arriver...

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    ... au niveau des gares de départ du télésiège de Ban Rouge et du téléski de la Pierre.

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    Autre vue de cette zone de départ.

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    Idem.

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    Le télésiège de Ban Rouge, principal appareil du secteur, offre de multiples vues.

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    On distingue ici l'aire d'arrivée du télésiège du Crêt du Midi et du téléski de la Pierre.

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    Vue sur la fin de la piste rouge de la Boute.

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    Depuis cette piste, on aperçoit le téléski de la Pierre ainsi que les pistes qui le longent.

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    Vue ici sur le début de cette même piste.

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    Le départ de cette dernière.

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    Vue de loin sur le téléski des Trois Coins et ses pistes. On distingue en bas de la photo la piste rouge des Rhodos.

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    Le télésiège de Ban Rouge offre également une très belle vue sur le Mont Blanc et son massif.

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    La piste noire de Ban Rouge vue depuis le téléporté du même nom.

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    Vue sur la zone de départ de cette piste.

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    Cette piste débouche sur la piste bleue de la Basse Combe.


    Le sommet de Ban Rouge offre une vue panoramique sur le massif de Rochebrune, sur les sommets des Aravis, ainsi que sur le reste de l'Espace Diamant. Il est également possible d'apercevoir par beau temps le Mont Blanc, mais aussi les massifs du Beaufortain, des Bauges ou encore de la Lauzière.

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    Panorama au niveau du sommet de Ban Rouge (photo de 91@g).

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    Les domaines skiables de Notre-Dame de Bellecombe et des Saisies ; à l'arrière, de gauche à droite, le Grand Mont, le Mirantin et le massif des Bauges.

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    La chaine des Aravis avec le col du même nom au centre.

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    La piste rouge de Ban Rouge. On trouve un peu plus loin sur la droite le départ de la piste rouge des Rhodos.

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    La piste rouge de Ban Rouge continue quant à elle sur la gauche à flanc de montagne.

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    On profite alors d'une belle vue sur Notre-Dame-de-Bellecombe et le Mont Charvin.

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    Accès depuis la piste rouge des Rhodos vers la piste rouge de la Boute...

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    ... que voici.

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    Autre vue

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    Le début de la piste bleue de la Basse Combe. Cette piste permet d'accéder au téléski des Trois Coins.

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    Autre vue depuis cette même piste.

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    Depuis l'arrivée du téléski des Trois Coins, la piste bleue des Crozats permet de basculer sur le domaine skiable de Notre-Dame-de-Bellecombe.

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    La piste bleue des Trois Coins, desservie par le téléski du même nom que l'on distingue sur la gauche.

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    On aperçoit à droite de la photo l'unique boardercross du secteur (dont le nom commercial donné par Labellemontagne est Waouland).

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    Au niveau du téléski des Trois Coins, deux choix sont possibles : reprendre le téléski pour basculer sur l'Espace Diamant notamment, ou bien redescendre jusqu'au départ du télésiège de Ban Rouge.

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    Retour sur la piste bleue de la Basse Combe. On aperçoit sur la droite l'arrivée de la piste rouge des Rhodos.

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    Loin d'être très intéressante d'un point de vue technique, la piste bleue de la Basse Combe évolue dans un cadre magnifique.

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    Si le petit pont situé à droite de l'image permet de continuer sur la piste bleue de la Basse Combe, bifurquer à gauche (sans traverser ledit pont) permet de revenir sur la piste rouge de la Boute.

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    Vue sur la dernière partie de cette piste bleue (après ledit pont).

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    On distingue la Pointe Percée tout à gauche et la Croix de Warens au centre.

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    La piste bleue de la Basse Combe traverse un autre pont avant...

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    ... d'arriver au niveau de la zone de départ du télésiège de Ban Rouge et du remonte-pente de la Pierre.


    En été

    Lors de la saison estivale, seul le télésiège du Crêt du Midi est ouvert de dimanche à jeudi. Il permet d'accéder à différents chemins de randonnées, comme par exemple le sentier scénarisé des Contrebandiers qui retrace de manière ludique cette époque qui aura marqué le petit village pralin. Autrement, le télésiège permet une fois arrivé en haut d'accéder à une vue panoramique, sur Megève et le massif de Rochebrune, le massif des Aravis, mais également sur le massif du Mont Blanc. A noter également qu'une piste VTT est desservie par le télésiège. Cette dernière redescend jusqu'au départ du télésiège. De plus, une multitude d'activités et d'événements sont proposés par le village pralin en été, ce qui explique l'affluence estivale généralement importante. A noter qu'un plan d'eau sera bientôt ouvert, ce qui permettra d'élargir le spectre d'activités proposé par la station.

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    Vue estivale depuis le hameau des Varins en direction de Megève.

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    Le télésiège du Crêt du Midi en été. C'est à son départ que sont situées les caisses estivales.

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    La ligne.

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    Arrivée en gare amont...

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    ... que voici.

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    Vue sur le massif de Rochebrune et sur celui du Mont Blanc.

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    Vue zoomée sur le sommet de Rochebrune...

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    ... ainsi que sur l'Alpette.

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    On peut également apercevoir les Aravis.

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    Le départ du sentier des Contrebandiers.

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    Ce sentier permet quant à lui de retourner au départ du télésiège. On aperçoit Megève à l'arrière-plan.

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    Il est également possible de descendre en télésiège.

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    Retournons dans les hauteurs. On peut apercevoir ici la ligne du télésiège de Ban Rouge, alors inexploité en été.

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    Autre vue, depuis ce qui est la piste bleue de la Basse Combe en hiver.

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    Vue en direction de l'arrivée du téléski des Trois Coins.

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    On aperçoit au loin le Mont Bisanne.

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    Vue sur le sommet de Ban Rouge.

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    Vue sur le col de Véry, limite entre le Val d'Arly et le Beaufortain (et notamment entre la Haute-Savoie et la Savoie).


    4. Conclusion : le tourisme à Praz-sur-Arly, ou l'histoire d'un pari réussi

    Passé du petit télécorde artisanal à l'impressionnant télésiège débrayable 6 places, Praz-sur-Arly a su se développer malgré les différents obstacles que la station a vécus, qu'ils soient naturels ou économiques. De nos jours, le domaine skiable, en dépit d'être en partie à une altitude modeste et d'avoir un parc de remontées plutôt vieillissant, possède de nombreux atouts. Avec des pistes évoluant en forêt comme dans les pâturages (notamment en raison du fort dénivelé de la station), le cadre du domaine skiable est très varié. De plus, le village ne perd pas ou peu d'affluence durant la saison estivale, grâce à de nombreuses activités proposées.
    Avant de clôturer cette longue présentation, voici une série de photos peu ordinaires dédiées aux remontées mécaniques qui ont marqué le domaine pralin, à savoir les téléskis des Varins et de la Combe Noire, ainsi que le télésiège du Crêt du Midi.

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    Ainsi se termine cette présentation.
    Merci de l'avoir lue et à bientôt.

    Merci à Bovinant pour les différents schémas sur les vues aériennes, ainsi qu'à guigui67, l'alexois, et 91@g pour leurs photos. Merci par ailleurs à ce dernier pour ses contributions et son aide concernant la rédaction. Un grand merci au maire de Praz-sur-Arly Yann JACCAZ ainsi qu'à Praz-sur-Arly Tourisme pour l'autorisation de la réutilisation d'anciennes photos : cette présentation n'aurait sans doute pas pu exister.

    © – Décembre 2022 – Pra'z Ropeways - Tous droits réservés – Modification ou reproduction interdites sans l’accord des auteurs.

    Bannières : Pra'z Ropeways
    Schémas : Bovinant
    Photos : 91@g, guigui67, l'alexois et Pra'z Ropeways
    Texte et mise en page : Pra'z Ropeways et 91@g
    Date des photos : 15 février 2008 (guigui67), 20 février 2014 (l'alexois), 05 mars 2015 (l'alexois), 19 janvier 2019 (91@g) et 23 février 2019 (Pra'z Ropeways), 15 août 2020 (Pra'z Ropeways), 22 juillet 2021 (Pra'z Ropeways), 11 et 21 août 2021 (Pra'z Ropeways), 25 et 27 février 2022 (Pra'z Ropeways), 01 mars 2022 (Pra'z Ropeways), 21 août 2022 (Pra'z Ropeways)
    Page Facebook "Histoire et patrimoine de Praz-sur-Arly" : https://www.facebook.com/Histoire-et-patrimoine-de-Praz-sur-Arly-223510477726034/?ref=page_internal


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