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Val Cenis (Haute Maurienne Vanoise)

Val Cenis (Haute Maurienne Vanoise)


Val Cenis
Photo © valcelouis
Description rapide :
Située en Savoie (région Auvergne-Rhône-Alpes), la station de Val Cenis est implantée à la frontière avec l’Italie au niveau de l’historique col du Mont-Cenis dont la route fut durant plus d'un millénaire un passage incontournable vers l’Italie.

La station est composée de deux villages typiquement mauriennais : Lanslebourg, chef-lieu de canton, et Lanslevillard, à deux kilomètres en amont du premier. Un troisième village est venu s’ajouter en 2008 suite à la création d’une liaison skis aux pieds avec la station voisine de Termignon-la-Vanoise située quelques kilomètres en aval de Lanslebourg. Les trois villages comptent environ 15000 lits touristiques. Les villages sont situés en bordure du parc national de la Vanoise et en général (surtout pour Termignon), une très grande partie de la superficie communale est localisée en zone centrale du parc. Cette proximité avec ces terres naturelles dépourvues d'aménagement touristique attire de nombreux vacanciers adeptes de la montagne en été.

Le domaine skiable est situé sur 4 communes de Haute Maurienne (Sollières-Sardières, Termignon, Lanslebourg et Lanslevillard), en versant essentiellement exposé au nord, garant d'une neige de qualité tout au long de la saison hivernale. Sur le secteur de Termignon, on skie entre 1300 et 2465 mètres d’altitude, sur Lanslebourg entre 1400 et 2330 mètres d’altitude et sur le secteur Lanslevillard, le secteur principal du domaine skiable, entre 1450 et 2800 mètres d’altitude. 28 remontées mécaniques desservent les 125 kilomètres de pistes de tous niveaux et de tous styles.




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    Liste des reportages de cette station :


    Auteur de la description de la station : valcelouis
    Section écrite le 20/04/2020 et mise à jour le 08/05/2020
    (Mise en cache le 08/05/2020)

    Val Cenis – Haute Maurienne Vanoise
    Savoie (73) – France


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    Au sommaire de cette présentation :

    1 → Bienvenue à Val Cenis !
    2 → Situation géographique
    3 → Historique des remontées mécaniques
    4 → Le domaine skiable et ses différents secteurs
    5 → Conclusion


    1 → Bienvenue à Val Cenis !

    La station aux mille visages !
    Val Cenis est une station de montagne à l’altitude parfaite pour s’oxygéner et se ressourcer dans un environnement très nature au pied du Col du Mont-Cenis. C’est aussi une destination aux multiples facettes : familiale et sportive, authentique et innovante, reposante et animée, généreuse et sincère.
    Depuis le 1er janvier 2017, Val Cenis n’est plus seulement une station de ski mais une commune qui regroupe désormais les anciens villages que sont Bramans, Sollières-Sardières, Termignon-la-Vanoise, Lanslebourg Mont-Cenis et Lanslevillard. Val Cenis est alors, en superficie, la deuxième plus grande commune de France métropolitaine derrière la commune d’Arles.
    Une histoire riche en rebondissements qui vaut à Val Cenis de proposer aujourd’hui en plus de son domaine alpin, deux domaines nordiques que sont le domaine nordique du Val d’Ambin (village de Bramans) et le domaine nordique du Monolithe (village de Sardières).
    Val Cenis, c’est bien sûr une station de ski mais aussi un riche patrimoine historique (chapelle Saint-Sébastien, télégraphe Chappe, musée d’archéologie, etc.) et des sites d’exception comme le plateau du Mont-Cenis, à la frontière italienne, ou Bellecombe, au cœur du Parc national de la Vanoise.

    Des lieux à découvrir !
    - Le Mont-Cenis, son lac, aux portes du piémont italien. Il est accessible en télésiège depuis le domaine alpin de Val Cenis, côté Lanslebourg.
    - Le Parc national de la Vanoise et ses neiges éternelles, ses hauts sommets, ses vallons secrets, ses chalets et nombreux refuges de montagne propices au retour à la nature et au dépaysement complet. De nombreux sentiers raquettes et d’itinéraires en ski de randonnée vous y emmènent.
    - Le Monolithe, véritable curiosité géologique, est accessible en ski de fond ou raquettes depuis le domaine nordique du Monolithe.
    - La carte postale Saint-Pierre d’Extravache, la plus ancienne église de Maurienne, et la Dent Parrachée, le plus haut sommet surplombant la haute vallée est accessible en ski de fond ou raquettes, depuis le domaine nordique du Val d’Ambin.

    2 → Situation géographique

    La station de Val Cenis est située dans la vallée de la Haute Maurienne, au sud du massif de la Vanoise, dans le département de la Savoie (73). Elle se situe à 18 kilomètres au nord-est de Modane sur plusieurs plateaux à 1 295 m (Termignon), à 1 395 m (Lanslebourg), et à 1 470 m (Lanslevillard) d'altitude.
    La commune est limitrophe au nord avec celle de Champagny-en-Vanoise située dans la vallée de la Haute Tarentaise, mais seul un sentier passant par la commune de Pralognan-la-Vanoise permet de relier les deux communes. Elle est aussi limitrophe au sud avec l’Italie, accessible notamment en été par la route du col du Mont-Cenis. Val Cenis est accessible par la route depuis Modane grâce à la D1006 (Termignon et Lanslebourg) puis la D902 (Lanslevillard). Val Cenis est aussi accessible depuis Modane par la D215 passant par la station d’Aussois, puis par la D83 menant à Sollières via Sardières. Les villages de Bessans, Lanslevillard, Lanslebourg, Termignon, Sollières et Bramans sont également accessibles par des sentiers pédestres dont le sentier du Petit Bonheur traversant la vallée de la Haute Maurienne.

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    Plan Géoportail.

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    Plan Géoportail.

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    Plan Géoportail.

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    Plan Géoportail.

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    Plan Géoportail.

    3 → Historique des remontées mécaniques

    Liste chronologique

    Voici la liste chronologique des remontées mécaniques, de la plus ancienne à la plus récente, des remontées mécaniques construites à Val Cenis depuis les débuts du ski alpin. Le symbole † signifie que la remontée mécanique concernée n’est aujourd’hui plus en fonctionnement, et dans la plupart des cas démontée.

    1950 : TKD de la Ramasse (†)

    1951 : TKD des Fontaignous 1 (†) / TKD des Fontaignous 2 (†) / TKD des Fontaignous 3 (†)

    1960 : TKD de l’Arcelle Neuve (†)

    1962 : TKD du Pont Noir (†) / TKD du Pré Novel (†) / TKD des Sablons (†)

    1964 : TKD des Essarts

    1968 : TSF2 de la Berche (†) / TKD de la Féma (†) / TKD de la Tomba (†) / TKD du Solert (†)

    1972 : TKD du Plan du Champ (†)

    1973 : TSF3 du Saint-Génix (†) / TSF2 des Arcellins I (†)

    1975 : TSF2 de la Met (†)

    1977 : TSF2 du Clot (†) / TKD de la Féma

    1978 : TSF2 des Arcellins II (†) / TKD du Mont-Cenis / TKD de la Buffa (†)

    1980 : TSF3 du Pont des Chèvres / TKD de la Ramasse (†)

    1983 : TCD6 du Vieux Moulin (†) / TSF2 du Pré du Bois (†) / TSF2 de la Madeleine (†) / TKD du Saint-Pierre (†)

    1984 : TSF2 des Perdrix Blanches (†)

    1988 : TKD des Tannes / TKD des Marmottons (†)

    1989 : TSD4 de la Girarde / TSF4 des Roches Blanches / TKD du Grand Coin / TKD du Lac

    2000 : TSD6 du Solert / TSF2 du Plan Cardinal

    2003 : TSD6 de la Ramasse

    2004 : TSF4 de la Met

    2005 : TCD6/10 de Val Cenis le Haut / TSF4 du Pré Novel

    2007 : TSD6 de l’Arcelle

    2008 : TSD6 de la Turra / TSF4 des Sources

    2009 : TKE de la Madeleine / TKE de la Buffa

    2010 : TSD6 de la Colomba / TKE du Pont Noir / TKE du Saint-Pierre

    2011 : TKE des Sablons

    2013 : TKE des Terres Grasses / TKE des Marmottons

    2016 : TSD6 des Arcellins

    2018 : TCD10 du Vieux Moulin / TKE du Plan des Champs

    Historique détaillé

    En 1950, la première remontée mécanique est installée à Lanslebourg. A cette époque, la station de Val Cenis n’existait pas. Il s’agissait du plus long téléski de France à sa mise en service puisqu’il mesurait 1650 mètres de longueur. Construit par Poma du développement des téléskis débrayables par ce constructeur, ce téléski de la Ramasse desservait les pentes du même nom à la sortie de Lanslebourg.

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    La gare aval de l'ancien téléski de la Ramasse (1) (D.R.).

    Un an plus tard, en 1951, le village de Termignon construit également ses premières installations à l’écart du village. Constituant un petit domaine, trois téléskis sont construits au bord de la D83 (route qui va vers le Plan du Lac et Bellecombe) totalement à l’écart du village. Un téléski est construit permettant de donner accès aux deux autres s’enfonçant dans la forêt, un des téléskis supérieurs étant même dotés d’un virage. Plus proche de Modane et de la vallée que Lanslebourg, ces installations faisait la joie des habitants.

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    La gare aval de l'ancien téléski des Fontaignous 1 (D.R.).

    C’est en 1960 qu’arrive le premier téléski à Lanslevillard. Dénommé Arcelle Neuve comme le glacier en altitude, il prenait son départ au-dessus du quartier des Terres Grasses au bord de la route rejoignant celle montant au col du Mont-Cenis. Avec un virage en ligne, cet appareil construit par Montaz-Mautino permettait de desservir un espace de ski à travers les champs de manière moins difficile et sur des pentes moins pentues qu’à Lanslebourg.

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    La gare aval de l'ancien téléski de l'Arcelle Neuve (© www.ski-valcenis.net).

    En 1962, face aux succès des premiers téléskis installés dans chaque village, Lanslebourg et Lanslevillard s’équipent chacun de leur côté de téléskis plus faciles permettant l’apprentissage du ski alpin encore très peu répandu. A Lanslevillard, c’est le téléski du Pont Noir qui est construit par Montaz-Mautino au niveau du bas du village, il s’agit alors du premier vrai téléski débutant qui dessert une courte piste. A Lanslebourg, le téléski de la Ramasse construit déjà 11 ans plus tôt est complété du téléski des Sablons, plus court téléski desservant une piste d’entraînement déjà assez pentue. En direction de Lanslevillard mais toujours sur la commune de Lanslebourg, un petit téléski débutant, nommé Pré Novel en référence au lieu de son point de départ, est construit pour desservir une piste facile au bord des routes menant à Lanslevillard mais aussi au col du Mont-Cenis.

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    La gare aval de l'ancien téléski du Pont Noir (D.R.).

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    La ligne de l'ancien téléski des Sablons (D.R.).

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    La gare aval de l'ancien téléski du Pré Novel (© www.ski-valcenis.net).

    1964 est une année importante puisqu’elle marque l’unification des domaines skiables de Lanslevillard et de Lanslebourg. En effet, de nouvelles pistes de ski sont créées entre les deux domaines via les téléskis existants. Un téléski supplémentaire au bord de la route menant au col du Mont-Cenis est à cette occasion construit par Lanslevillard afin de desservir des pistes plus en altitude sans revenir systématiquement aux villages. Dénommé Essarts et construit par Montaz-Mautino, il est atteignable par les téléskis de l’Arcelle Neuve et de la Ramasse, mais aussi en voiture depuis les deux villages.

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    La gare aval du téléski des Essarts (D.R.).

    L’année 1968 va marquer l’un des plus grands agrandissements du domaine skiable. En effet, ce ne sont pas moins de quatre nouvelles remontées mécaniques qui sont construites par Montaz-Mautino cette année-là, dont le premier télésiège biplace de Haute Maurienne. Ce dernier, nommé la Berche et accessible par le téléski des Essarts construit quatre ans plus tôt, permet l’ouverture de nombreuses pistes situées dans la forêt et donne alors accès à trois téléskis d’altitude : la Féma, la Tomba, et le Solert. Si l’on s’arrête à l’arrivée du télésiège de la Berche, le domaine skiable se limite alors à environ 2100 mètres d’altitude, ne permettant pas de dépasser l’environnement boisé. L’enchaînement des téléskis de la Tomba puis du Solert amènent, dans la suite du télésiège de la Berche, à 2500 mètres d’altitude, sortant ainsi les skieurs de la forêt. Quant au téléski de la Féma, ce dernier plus court que les autres desservait des pistes à l’arrivée du télésiège de la Berche en sortant à peine de la forêt.

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    La gare aval de l'ancien télésiège de la Berche (© www.ski-valcenis.net).

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    La gare aval de l'ancien téléski de la Tomba (© www.ski-valcenis.net).

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    La gare aval de l'ancien téléski du Solert (© www.ski-valcenis.net).

    En 1972, face aux succès des téléskis débutants sur les fronts de neige, le téléski du Pré Novel situé entre Lanslebourg et Lanslevillard est rejoint par un deuxième téléski, celui du Plan du Champs, similaire au premier et construit par Poma. Possédant une ligne plus courte que le Pré Novel, le téléski du Plan des Champs dessert une piste verte supplémentaire, permettant de renforcer le caractère débutant de ce secteur alors dépourvu d’habitations.
    L’année 1973 marque un pas important dans le développement du domaine skiable commun de Lanslebourg et Lanslevillard. Deux télésièges supplémentaires sont installés en bas de domaine : celui du Saint-Génix à côté du téléski du Pont Noir et celui des Arcellins I à côté des téléskis du Pré Novel et du Plan des Champs. Le premier, le Saint-Génix, constitue le premier triplace d’Europe notamment équipé de la mythique gare motrice Delta et des sièges Goutte d’Eau. Il permet de relier le bas du front de neige de Lanslevillard au télésiège de la Berche par gravité, et de desservir de nouvelles pistes. Le second, les Arcellins I, est un appareil plus classique biplace de Montaz-Mautino similaire à la Berche, et permet de relier le secteur débutant du Pré Novel et Plan du Champs au reste du domaine skiable, et notamment au télésiège de la Berche.

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    La gare aval de l'ancien télésiège du Saint-Génix (D.R.).

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    La gare aval de l'ancien télésiège des Arcellins I (© www.ski-valcenis.net).

    1975 : le domaine skiable atteint la Met et donc le sommet du domaine skiable. Poma construit cette année-là un nouveau télésiège biplace accessible par gravité depuis l’arrivée du téléski de la Tomba. Le télésiège de la Met permet, comme son nom l’indique, d’atteindre le col du même nom qui n’est autre que le point le plus haut du domaine actuel. Il a permis la création d’une descente mythique de la station, la Michèle Jacot, qui permet de parcourir l’ensemble du dénivelé du domaine via quatre pistes assez difficiles.

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    La gare aval de l'ancien télésiège de la Met (© www.ski-valcenis.net).

    Les investissements suivants sont menés en 1977. C’est cette année que le premier remplacement d’une remontée mécanique existante est opéré par le renouvellement du téléski de la Féma. En effet, le téléski construit en 1968 possède son départ en plein milieu d’une piste de retour à la station alors en création. Afin de remédier à ce problème, le téléski existant âgé de 8 ans est démonté proprement pour une future réimplantation, et un nouveau téléski avec virage reprenant le même nom est créé en remplacement du premier en s’adaptant aux pistes. En parallèle, c’est sur le front de neige de Lanslevillard à proximité du téléski du Pont Noir qu’est construit le premier télésiège à vocation entièrement débutante : le Clot. Ce télésiège biplace de Poma est installé pour améliorer l’offre débutante, mais aussi dans une moindre mesure d’assurer un nouvel accès au téléski des Essarts donnant accès au domaine skiable d’altitude.

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    La gare aval du téléski de la Féma (© www.ski-valcenis.net).

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    La gare aval de l'ancien télésiège du Clot (© www.ski-valcenis.net).

    En 1978, alors que la pratique du ski est en plein boom et que les sports d’hiver sont de plus en plus pratiqués par les vacanciers, une nouvelle étape marque le domaine skiable par l’aménagement complet du secteur d’altitude du Mont-Cenis. Cette année-là, ce sont trois remontées mécaniques supplémentaires qui sont installées : un télésiège biplace et deux téléskis, tous construits par Poma. Le télésiège, installé dans la suite du télésiège des Arcellins I construit en 1973 et prenant logiquement le nom d’Arcellins II, permet alors de relier par gravité le domaine skiable côté Lanslevillard vers le nouveau secteur d’altitude situé côté Lanslebourg. Du côté des téléskis, ils sont installés sur les pentes désertiques à proximité du col du Mont-Cenis afin de desservir des pistes agréables et utilisables par tous. Le premier est nommé Mont-Cenis et assure la suite du télésiège des Arcellins II, et le deuxième est nommé Buffa et n’est autre que la récupération du téléski de la Féma remplacé un an avant.

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    La gare aval de l'ancien télésiège des Arcellins II (© www.ski-valcenis.net).

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    La gare aval du téléski du Mont-Cenis (© www.ski-valcenis.net).

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    La gare aval de l'ancien téléski de la Buffa (© www.ski-valcenis.net).

    Deux ans après l’équipement du secteur du Mont-Cenis, l’accès à ce dernier est amélioré et complètement revu. En effet, l’historique téléski de la Ramasse construit 30 ans plus tôt et précurseur du ski alpin à Lanslebourg est démonté et une chaîne de deux nouvelles installations est construite en remplacement afin de lier le village au récent téléski du Mont-Cenis. C’est le constructeur Montaz-Mautino qui va livrer un télésiège triplace en tant que premier tronçon et ascenseur pour sortir du village ainsi qu’un téléski pour rejoindre le plateau du Mont-Cenis. Du nom de Pont des Chèvres, le télésiège est le second triplace de la station, alors que le téléski du nom de la Ramasse est tout à fait classique.

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    La gare aval du télésiège du Pont des Chèvres (D.R.).

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    La gare amont de l'ancien téléski de la Ramasse (2) (© www.ski-valcenis.net).

    Les investissements suivants interviendront en 1983. Et cette année marquera la mise en service de la première télécabine de la station. En effet, pour rejoindre le domaine skiable d’altitude et notamment la Met depuis les villages, il ne fallait pas moins de cinq remontées mécaniques dont des téléskis difficiles et des télésièges biplaces. La nouvelle télécabine du Vieux Moulin est réalisée pour doubler intégralement dans des conditions de confort et sécurité jusque-là inégalées les appareils jusqu’au sommet du télésiège de la Berche. Autre fait important, il s’agit là d’une des très rares télécabines construites par Montaz-Mautino. La même année, cet investissement notable est complété par la construction de deux télésièges biplaces, un nommé Pré du Bois et doublant quasiment le téléski de l’Arcelle Neuve, et un nommé Madeleine permettant de créer pour la première fois un appareil débutant sur le front de neige de Lanslebourg. Un téléski nommé Saint-Pierre est également construit à Lanslevillard pour faciliter les retours au quartier des Terres Grasses depuis les pistes d’altitude.

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    La ligne de l'ancienne télécabine du Vieux Moulin (D.R.).

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    La gare aval de l'ancien télésiège du Pré du Bois (© www.ski-valcenis.net).

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    La gare aval de l'ancien télésiège de la Madeleine et la gare du télésiège du Pont des Chèvres (D.R.).

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    La gare aval de l’ancien téléski du Saint-Pierre (© www.ski-valcenis.net).

    La nouvelle télécabine du Vieux Moulin va entraîner une augmentation notable des flux de skieurs à son arrivée si bien que le seul téléski de la Tomba va rapidement saturer. L’année 1984 est ainsi consacrée à la construction du télésiège biplace des Perdrix Blanches, installation Montaz-Mautino qui va permettre de doubler le téléski de la Tomba et relier le départ du téléski de la Féma au départ du télésiège de la Met. A partir de cette année, l’intégralité du domaine skiable peut être réalisée sans emprunter un seul téléski.

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    La ligne de l'ancien télésiège des Perdrix Blanches (© www.ski-valcenis.net).

    Jusque-là, et alors que le domaine skiable commun entre Lanslebourg et Lanslevillard s’est transformé et agrandi depuis ses débuts, le petit domaine de ski alpin de Termignon est resté inchangé avec ses trois téléskis construits en 1951 à l’écart du village. En 1988, un nouvel élan est donné et Termignon, plus proche de Modane que Lanslebourg, va tirer parti de cette meilleure proximité pour mettre en place un nouveau domaine skiable au pied du village. Cette année est alors consacrée au démontage des installations existantes et à la construction de deux téléskis sur les pentes au pied du village : un petit téléski, nommé Marmottons, est construit en réimplantant le premier des appareils de l’ancien domaine qui avait subi une rénovation par Poma, ainsi qu’un grand téléski, nommé Tannes, est construit par Montagner.

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    La gare aval de l'ancien téléski des Marmottons.

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    La gare aval du téléski des Tannes.

    C’est en 1989 que les grands équipements vont être construits afin de créer un véritable domaine skiable d’altitude. Les deux téléskis en 1988 sont donc rejoints d’un télésiège débrayable, la Girarde, donnant lui-même accès à un télésiège fixe, les Roches Blanches, montant en altitude au lieu-dit du Replat des Canons. Ces installations, construites par Montaz-Mautino, sont alors des équipements modernes pour la petite station de Termignon, et le télésiège des Roches Blanches est même dimensionné afin d’être convertible en débrayable dès que les moyens financiers seront disponibles. Ces équipements sont complétés en altitude par deux téléskis Montagner supplémentaires, le Grand Coin et le Lac, desservant des pistes en dehors de la forêt.

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    La gare amont du télésiège de la Girarde.

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    La gare aval du télésiège des Roches Blanches.

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    La gare aval du téléski du Grand Coin.

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    La gare aval du téléski du Lac.

    Voici le plan des pistes tel qu’il a été édité en 1989 et où nous pouvons retrouver le TKD des Marmottons, le TKD des Tannes, le TSD4 de la Girarde, le TSF4 des Roches Blanches, le TKD du Grand Coin, et le TKD du Lac :

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    Plan des pistes édité en 1989 (©).

    Sur le domaine de Lanslebourg et de Lanslevillard alors nommé depuis quelques années Val Cenis, les importants investissements réalisés en 1983 et 1984 marquent une pause dans la frénésie du développement du domaine skiable.
    Voici le plan des pistes tel qu’il a été édité en 1990 et où nous pouvons retrouver le TSF2 du Pré du Bois, le TKD de l’Arcelle Neuve, le TKD du Saint-Pierre, le TSF3 du Saint-Génix, le TKD du Pont Noir, le TSF2 du Clot, la TCD6 du Vieux Moulin, le TKD de la Féma, le TSF2 des Perdrix Blanches, le TKD du Solert, le TKD des Essarts, le TSF2 de la Berche, le TKD de la Tomba, le TSF2 de la Met, le TKD du Pré Novel, le TKD du Plan du Champs, le TSF2 des Arcellins I, le TSF2 des Arcellins II, le TSF3 du Pont des Chèvres, le TKD de la Ramasse, le TKD du Mont-Cenis, le TKD de la Buffa, et le TSF2 de la Madeleine :

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    Plan des pistes édité en 1990 (© Pierre Novat).

    Le domaine de Val Cenis, regroupant Lanslebourg et Lanslevillard mais alors indépendant de Termignon, renoue avec les investissements au nouveau millénaire, en 2000. En effet, les installations vieillissent et montrent de plus en plus leurs limites alors que les stations environnantes continuent d’investir. L’année 2000 marque le lancement d’un grand plan d’investissements pour le domaine skiable, plan projetant le renouvellement d’appareils et l’agrandissement du domaine sur 10 ans. Dès le lancement de ce plan est réalisé le remplacement du télésiège des Perdrix Blanches, télésiège biplace de 1984 dont la fréquentation avait été sous-évaluée et où l’attente pouvait être longue, par le premier télésiège débrayable de Val Cenis et premier 6 places de la Haute Maurienne. Nommé Solert, ce télésiège Poma reprend le tracé du téléski du Solert qui est à cette occasion démonté mais avec un départ situé à l’arrivée de la télécabine du Vieux Moulin. Autre investissement notable : l’extension du domaine sur le secteur d’altitude de l’Arcelle Neuve avec le déplacement du télésiège biplace des Perdrix Blanches âgé d’une quinzaine d’années. Ce nouveau secteur, accessible grâce au télésiège du Solert, est constitué alors d’une piste bleue desservie par le télésiège déplacé par Skirail et nommé Plan Cardinal, et d’une piste rouge supplémentaire de retour à la station.

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    La gare aval du télésiège du Solert (© Poma).

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    La gare aval du télésiège du Plan Cardinal.

    Voici le plan des pistes tel qu’il a été édité en 2000 et où nous pouvons retrouver le TSF2 du Pré du Bois, le TKD de l’Arcelle Neuve, le TSF2 du Plan Cardinal, le TKD du Saint-Pierre, le TSF3 du Saint-Génix, le TKD du Pont Noir, le TSF2 du Clot, la TCD6 du Vieux Moulin, le TKD de la Féma, le TSD6 du Solert, le TKD des Essarts, le TSF2 de la Berche, le TKD de la Tomba, le TSF2 de la Met, le TKD du Pré Novel, le TSF2 des Arcellins I, le TSF2 des Arcellins II, le TSF3 du Pont des Chèvres, le TKD de la Ramasse, le TKD du Mont-Cenis, le TKD de la Buffa, et le TSF2 de la Madeleine :

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    Plan des pistes édité en 2000 (© Pierre Novat).

    L’année 2003 va être consacrée à la rénovation de l’axe principal au départ du village de Lanslebourg par le remplacement du télésiège du Pont des Chèvres et du téléski de la Ramasse. En effet, ces derniers ne débitent plus du tout assez par-rapport au nombre de lits touristiques grandissant. Un télésiège débrayable 6 places, le second de la station mais le premier de Haute Maurienne construit par Doppelmayr, est mis en place en reliant directement le front de neige au plateau du Mont-Cenis et au départ du téléski du même nom. Les appareils remplacés ne sont pas démontés immédiatement afin de palier à une éventuelle panne du télésiège de la Ramasse. Le téléski de la Ramasse est démonté en 2004 tandis que le télésiège du Pont des Chèvres est finalement maintenu en service afin de permettre aux skieurs de basculer de Lanslebourg à Lanslevillard en cas de fermeture du télésiège de la Ramasse. Le télésiège des Arcellins I, construit au départ du front de neige du Pré Novel, est quant à lui démonté sans remplacement en raison de sa sous-fréquentation face au nouveau télésiège au départ de Lanslebourg. Enfin, le télésiège débutant de la Madeleine est aussi démonté sans remplacement en raison de la présence de sa gare aval sur le terrain des travaux.

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    La gare aval du télésiège de la Ramasse (© www.ski-valcenis.net).

    Le plan d’investissement suit son cours et l’année 2004 est consacrée au remplacement du télésiège de la Met. En effet, l’appareil biplace n’était plus capable de transporter les flux de skieurs venant du performant télésiège du Solert, et sa vieillesse limitait ses capacités. Du fait des contraintes de place et de météo, c’est un télésiège fixe à 4 places qui est construit sur un tracé identique mais rallongé de quelques mètres par l’aval. C’est aussi la première fois que le constructeur GMM intervient à Val Cenis.

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    La gare aval du télésiège de la Met (© www.ski-valcenis.net).

    Voici le plan des pistes tel qu’il a été édité en 2004 et où nous pouvons retrouver le TSF2 du Pré du Bois, le TKD de l’Arcelle Neuve, le TSF2 du Plan Cardinal, le TKD du Saint-Pierre, le TSF3 du Saint-Génix, le TKD du Pont Noir, le TSF2 du Clot, la TCD6 du Vieux Moulin, le TKD de la Féma, le TSD6 du Solert, le TKD des Essarts, le TSF2 de la Berche, le TKD de la Tomba, le TSF4 de la Met, le TSF2 des Arcellins II, le TSF3 du Pont des Chèvres, le TSD6 de la Ramasse, le TKD du Mont-Cenis, et le TKD de la Buffa :

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    Plan des pistes édité en 2004 (© Pierre Novat).

    En projet après la construction du télésiège quadriplace de la Met, l’amélioration des flux se poursuit en 2005 avec la construction de deux nouveaux équipements : la télécabine de Val Cenis le Haut et le télésiège du Pré Novel. Le premier équipement, la télécabine de Val Cenis le Haut, est installée en remplacement du télésiège du Pré du Bois et du téléski de l’Arcelle Neuve. Le choix d’une télécabine pour cet axe court a été préféré au télésiège débrayable en raison du nombre important de débutants empruntant cet axe mais aussi en raison du survol du torrent de l’Arc. Le second équipement, le télésiège du Pré Novel, est une petite extension du domaine en réouvrant le front de neige du même nom qui était inexploité depuis 2003 faute de fréquentation. L’installation d’un télésiège à cet endroit était la condition pour que se développe des résidences de standing ainsi que des habitations, chose faite aujourd’hui.

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    La gare amont de la télécabine de Val Cenis le Haut (© www.ski-valcenis.net).

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    La gare amont du télésiège du Pré Novel.

    Un an après, en 2006, la station envisage le remplacement des télésièges du Clot et du Saint-Génix par un télésiège fixe 4 places, nommé Clot, sur un tout nouveau tracé reliant le front de neige à l’arrivée de la télécabine de Val Cenis le Haut. Finalement, ce projet ne verra pas le jour. En 2007, face aux succès de la télécabine de Val Cenis le Haut et à la vétusté du télésiège de la Berche devenu obsolète et bien moins important qu’à ses débuts, la station lance la construction du télésiège débrayable 6 places de l’Arcelle afin de constituer une nouvelle porte d’entrée au domaine skiable d’altitude. Le télésiège de l’Arcelle prend son départ à l’arrivée de la télécabine de Val Cenis le Haut et arrive dans la combe de l’Arcelle, entre le télésiège du Plan Cardinal et le téléski de la Féma. Ce nouvel axe signe un moyen fiable pour doubler efficacement la télécabine du Vieux Moulin.

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    La gare amont du télésiège de l'Arcelle.

    Voici le plan des pistes tel qu’il a été édité en 2007 et où nous pouvons retrouver la TCD6/10 de Val Cenis le Haut, le TSD6 de l’Arcelle, le TSF2 du Plan Cardinal, le TKD du Saint-Pierre, le TSF3 du Saint-Génix, le TKD du Pont Noir, le TSF2 du Clot, la TCD6 du Vieux Moulin, le TKD de la Féma, le TSD6 du Solert, le TKD des Essarts, le TKD de la Tomba, le TSF4 de la Met, le TSF4 du Pré Novel, le TSF2 des Arcellins II, le TSF3 du Pont des Chèvres, le TSD6 de la Ramasse, le TKD du Mont-Cenis, et le TKD de la Buffa :

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    Plan des pistes édité en 2007 (© Pierre Novat).

    L’année 2008 est une grande année pour les domaines skiables de Val Cenis et de Termignon : ces derniers sont alors reliés entre eux par une liaison skis aux pieds ! Ce projet, entamé au début des années 2000 et ayant subi plusieurs rebondissements, voit ainsi le jour, permettant à Val Cenis d’agrandir son domaine skiable et à Termignon de profiter des avantages d’une exploitation commune et d’un domaine relié. Si les pistes créées à cette occasion ne permettent pas du ski de grande qualité, deux remontées mécaniques sont construites dans le sens de Lanslebourg vers Termignon. Le premier tronçon, un télésiège débrayable 6 places de Doppelmayr, est appelé Turra tandis qu’un deuxième tronçon, un télésiège fixe 4 places de CCM Finotello qui n’est autre que le premier de France, est appelé Sources. Notez que le premier tronçon, bien que desservant une piste, peut être utilisé tant à la montée qu’à la descente.
    Du côté de Lanslevillard, l’année 2008 voit également le démontage sans remplacement du téléski de la Tomba après 40 années d’exploitation, ce dernier étant difficilement accessible depuis le démontage du télésiège de la Berche.

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    La gare amont du télésiège de la Turra.

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    La gare aval du télésiège des Sources.

    L’année 2009 est l’occasion de voir arriver les premiers téléskis à enrouleurs à Val Cenis. D’un côté, le téléski de la Buffa situé près du col du Mont-Cenis a besoin d’être remplacé en raison de sa vétusté et du désalignement de ses pylônes. De l’autre, la piste de liaison entre Termignon et Lanslebourg termine en cul de sac où les skieurs sont obligés de terminer à pied pour rejoindre le front de neige. C’est ainsi que deux téléskis à enrouleurs sont construits par Doppelmayr cette année-là, un à la Buffa pour remplacer sur un nouveau tracé l’ancien téléski, et un à la Madeleine pour terminer la piste venant de Termignon et permettre aux résidents du bas de Lanslebourg de rejoindre le front de neige plus facilement.

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    La gare aval du téléski de la Buffa.

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    La gare aval du téléski de la Madeleine.

    Initialement prévu en 2006, c’est finalement en 2010 que le remplacement des télésièges du Saint-Génix et du Clot et des téléskis du Pont Noir et du Saint-Pierre va se concrétiser. Cette année-là, c’est l’ensemble du front de neige qui est rénové et l’exploitant va en profiter pour modifier les flux des skieurs. Un nouveau télésiège débrayable 6 places de Doppelmayr est construit pour relier le front de neige au départ du télésiège de l’Arcelle, tandis que deux nouveaux téléskis à enrouleurs de Doppelmayr également sont construits au Pont Noir sur un tracé proche, et au Saint-Pierre sur le même tracé mais raccourci par l’aval. Ce secteur devient alors un espace débutant très fréquenté et très apprécié par sa modernité et son organisation, et le grand plan d’investissements lancé en 2000 touche alors à sa fin par cette réorganisation majeure.

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    La gare aval du télésiège de la Colomba.

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    La gare aval du téléski du Pont Noir.

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    La gare aval du téléski du Saint-Pierre.

    Voici le plan des pistes tel qu’il a été édité en 2010 et où nous pouvons retrouver la TCD6/10 de Val Cenis le Haut, le TSD6 de l’Arcelle, le TSF2 du Plan Cardinal, le TSD6 de la Colomba, le TKE du Pont Noir, le TKE du Saint-Pierre, la TCD6 du Vieux Moulin, le TKD de la Féma, le TSD6 du Solert, le TKD des Essarts, le TSF4 de la Met, le TSF4 du Pré Novel, le TSF2 des Arcellins II, le TSF3 du Pont des Chèvres, le TSD6 de la Ramasse, le TKD du Mont-Cenis, le TKE de la Buffa, le TKE de la Madeleine, le TSD6 de la Turra, le TSF4 des Sources, le TKD du Grand Coin, le TKD du Lac, le TSF4 des Roches Blanches, le TSD4 de la Girarde, le TKD des Tannes, et le TKD des Marmottons :

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    Plan des pistes édité en 2010 (© Pierre Novat).

    L’année 2011 est consacrée à la construction d’une petite remontée mécaniques supplémentaire sur le front de neige de Lanslebourg : le téléski des Sablons. En effet, depuis 2003 et le démontage du télésiège pour débutants de la Madeleine, les skieurs en apprentissage devaient s’entraîner avec un petit tapis roulant. Cette situation est ainsi corrigée avec le nouveau téléski qui reprend le tracé du tapis mais de manière plus longue.

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    La gare aval du téléski des Sablons.

    A partir de 2012 sont lancées les réflexions à propos du remplacement du télésiège des Arcellins II et du téléski du Mont-Cenis qui deviennent de plus en plus vieillissantes. Faute d’accords, ces remplacements sont reportés au fil des années. En 2013, le domaine skiable continue sa modernisation des espaces pour débutants grâce à la construction de deux téléskis à enrouleurs supplémentaires : le téléski des Marmottons remplace l’ancien appareil sur un nouveau tracé de l’autre côté du téléski des Tannes afin de créer un espace réservé à l’apprentissage, et le téléski des Terres Grasses est créé sur le front de neige du même nom afin d’étendre la zone d’apprentissage mise en place par les écoles de ski.

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    La gare aval du téléski des Marmottons.

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    La gare aval du téléski des Terres Grasses.

    En plan depuis plusieurs années, c’est finalement en 2016 que l’accès au secteur du Mont-Cenis va être revu. Le nouveau télésiège des Arcellins, de type débrayable 6 places construit par Leitner, vient alors remplacer le télésiège des Arcellins II sur un axe quasi-identique, mais en le prolongeant par les deux bouts : par l’aval car il était impossible de construire la gare de départ au niveau de celle de l’ancien télésiège, et par l’amont pour créer un accès supplémentaire au téléski de la Buffa et desservir l’ensemble des pistes du secteur. Contrairement aux plans prévus initialement, le téléski du Mont-Cenis est finalement maintenu en place pour garder un appareil au sommet du télésiège de la Ramasse.

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    La gare aval du télésiège des Arcellins.

    Voici le plan des pistes tel qu’il a été édité en 2016 et où nous pouvons retrouver le TKE des Terres Grasses, la TCD6/10 de Val Cenis le Haut, le TSD6 de l’Arcelle, le TSF2 du Plan Cardinal, le TSD6 de la Colomba, le TKE du Pont Noir, le TKE du Saint-Pierre, la TCD6 du Vieux Moulin, le TKD de la Féma, le TSD6 du Solert, le TKD des Essarts, le TSF4 de la Met, le TSF4 du Pré Novel, le TSD6 des Arcellins, le TKE des Sablons, le TSF3 du Pont des Chèvres, le TSD6 de la Ramasse, le TKD du Mont-Cenis, le TKE de la Buffa, le TKE de la Madeleine, le TSD6 de la Turra, le TSF4 des Sources, le TKD du Grand Coin, le TKD du Lac, le TSF4 des Roches Blanches, le TSD4 de la Girarde, le TKE des Marmottons, et le TKD des Tannes :

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    Plan des pistes édité en 2016 (© Pierre Novat).

    Derniers investissements en date de 2018 : le remplacement de la télécabine du Vieux Moulin et la création du téléski du Plan des Champs. La télécabine 6 places du Vieux Moulin datant de 1983 est alors âgée, manquante de débit, et trop peu fiable et confortable pour cet axe important. Le choix de l’exploitant s’est porté sur un télécabine 10 places de Leitner sur le même tracé et a profité de ces travaux pour reprendre les bâtiments : en aval par la rénovation complète des garages, des bureaux, et de l’accueil client, et en amont par la création de locaux d’exploitation et d’une salle hors-sac. La création du téléski du Plan des Champs est, quant à elle, une réponse à la nécessité de créer une liaison plus rapide entre le front de neige du Pré Novel et la télécabine du Vieux Moulin, mais aussi de créer une zone d’apprentissage pour le front de neige du Pré Novel. Ce téléski à enrouleurs, construit par GMM, reprend alors le tracé de l’ancien téléski du Pré Novel démonté bien des années avant.

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    La gare aval de la télécabine du Vieux Moulin.

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    La gare aval du téléski du Plan des Champs.

    4 → Le domaine skiable et ses différents secteurs

    Les fronts de neige de Lanslevillard

    Le village de Lanslevillard dispose de deux fronts de neige séparés et situé à chaque extrémité : le front de neige des Terres Grasses et le front de neige de la Colomba.
    Le front de neige des Terres Grasses, aussi appelé Val Cenis le Haut, est situé à l’extrémité est du domaine de Val Cenis, et permet aux résidents du quartier de disposer d’une zone d’apprentissage coexploitée entre les écoles de ski et l’exploitant du domaine. Rénovée en 2013, elle est dotée de deux tapis couverts desservant le jardin d’enfant, et d’un téléski à enrouleurs permettant d’accéder aux résidences en hauteur et de desservir une courte piste. L’accès au domaine skiable est quant à lui assuré par une courte télécabine donnant notamment accès au télésiège de l’Arcelle.
    Le front de neige de la Colomba, plus vaste, est utilisé par une grande partie des résidents de Lanslevillard. Il est doté de son téléski pour l’apprentissage en pied de piste, le Pont Noir, mais également du télésiège de la Colomba qui permet la desserte de l’ensemble de la piste facile et ludique du Mollard et qui donne accès au téléski pour débutants du Saint-Pierre et au télésiège de l’Arcelle.
    Enfin, le départ de la télécabine du Vieux Moulin, qui ne constitue pas en soit un véritable front de neige, est situé en contrebas de celui de la Colomba et est idéal pour les skieurs à la journée qui trouveront le parking en face pour stationner leur véhicule. Le bâtiment au départ de la télécabine est idéal et offre tous les services pour débuter sa journée de ski.

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    La zone d'apprentissage des Terres Grasses.

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    Le front de neige de Val Cenis le Haut vu depuis la zone d'apprentissage.

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    Le front de neige de Lanslevillard.

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    Le départ du télésiège de la Colomba.

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    La partie supérieure de la piste du Mollard.

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    Le départ de la télécabine du Vieux Moulin.

    Les secteurs de la Féma, de la Met, et de l’Arcelle

    Le domaine skiable d’altitude au-dessus du village de Lanslevillard est décomposé en plusieurs petits secteurs.
    Tout d’abord, un des plus fréquentés, celui de la Féma est situé à l’arrivée de la télécabine du Vieux Moulin. Il est principalement desservi par le télésiège du Solert mais aussi par le téléski de la Féma. Un restaurant d’altitude et une salle hors-sac sont situés sur ce secteur qui accueille aussi les compétitions grâce à une piste homologuée FIS.
    Au-dessus se trouve le télésiège de la Met, télésiège qui permet d’accéder au sommet du domaine skiable de Val Cenis à 2800 mètres d’altitude où il est possible d’admirer le lac du Mont-Cenis.
    Enfin, le petit secteur de l’Arcelle est constitué de pistes un peu plus difficiles desservies par les télésièges de l’Arcelle et du Plan Cardinal. Le cadre est assez désertique, au pied de l’ancien glacier de l’Arcelle Neuve. Un restaurant d’altitude est présent.

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    Le point de vue sur la dent Parrachée au sommet du télésiège de la Met.

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    Le point de vue sur le lac du Mont-Cenis au sommet du télésiège de la Met.

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    La partie centrale du secteur de la Féma vue depuis le télésiège de l'Arcelle.

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    Le point de vue sur la vallée de la Haute Maurienne sur la piste de l'Arcelle.

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    La partie basse de la piste de la Nunda sur le secteur de l'Arcelle.

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    Les pistes de retour à la station.

    Les fronts de neige de Lanslebourg

    Tout comme pour Lanslevillard, le village de Lanslebourg est doté de deux fronts de neige situés aux extrémités : le front de neige du Pré Novel et le front de neige central.
    Le premier est situé à la sortie du village en direction de Lanslevillard. Il a été exploité dès 1962 avec la construction des premiers téléskis, mais ne disposait d’aucune habitation aux alentours. Abandonné du ski en 2003, il s’est vu revivre dès 2005 où les promoteurs immobiliers et particuliers sont venus s’installer dès la construction du télésiège du Pré Novel en 2005 qui permet de donner accès aux autres fronts de neige. Relativement récent, ce front de neige a été équipé de son téléski pour débutants, le Plan des Champs, qui a aussi un rôle de liaison rapide vers la télécabine du Vieux Moulin.
    Au milieu de Lanslebourg, le front de neige central est quant à lui plus fréquenté et constitue le lieu de départ des télésièges principaux de la Ramasse et de la Turra, l’un menant au secteur d’altitude du Mont-Cenis, l’autre réalisant le premier tronçon de la liaison avec Termignon. Le télésiège du Pont des Chèvres permet de basculer vers Lanslevillard sans monter haut en altitude, et le téléski des Sablons dessert une piste pour débutants. Un jardin d’enfant pour les écoles de ski y est également présent. Aussi, pour améliorer l’accès au front de neige depuis le bas du village et depuis la piste venant de Termignon, le téléski de la Madeleine est présent et permet d’éviter la marche à pieds.

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    Le front de neige de Val Cenis les Champs vu depuis la piste de l'Escargot.

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    Le front de neige de Val Cenis les Champs vu depuis la piste de l'Ancolie.

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    Les départs des télésièges de la Ramasse et de la Turra.

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    Le front de neige de Lanslebourg vu depuis la zone d'apprentissage.

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    L'accès au front de neige de Lanslebourg par le téléski de la Madeleine.

    Le secteur du Mont-Cenis

    Le domaine skiable d’altitude du village de Lanslebourg est principalement constitué par le secteur du Mont-Cenis. Situé à l’arrivée du télésiège de la Ramasse venant du front de neige central de Lanslebourg, ce secteur en dehors de la forêt est principalement desservi par le télésiège des Arcellins et le téléski du Mont-Cenis. L’accès au col skis aux pieds et à son hôtel-restaurant est possible par le petit téléski de la Buffa qui donne aussi accès à la base des chiens de traineau. De nombreuses pistes permettent de retourner vers la zone de la Féma ou retourner à la station.
    Un restaurant d’altitude est situé à l’arrivée du télésiège de la Ramasse, télésiège accessible en montée et en descente par les piétons qui peuvent alors se rendre au plus proche du lac et du col du Mont-Cenis. Deux autres restaurants sont situés en bords de pistes.

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    La zone intermédiaire entre le télésiège de la Ramasse et le téléski du Mont-Cenis.

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    L'arrivée du télésiège des Arcellins et le début de la piste de la Québécoise.

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    Les arrivées du télésiège des Arcellins et du téléski du Mont-Cenis vues depuis la piste du Goulet.

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    La limite du secteur du Mont-Cenis vu depuis la piste de la Québécoise.

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    La partie supérieure de la piste du Mont-Cenis.

    La liaison entre Lanslebourg et Termignon

    La liaison entre Termignon et Lanslebourg, construit et inaugurée en 2008, est réalisée grâce à deux pistes et deux remontées mécaniques.
    Dans le sens allant de Lanslebourg vers Termignon, il faut utiliser le télésiège de la Turra qui fait office de premier tronçon. Arrivé à la zone intermédiaire appelée Plan du Prêtre, il faut utiliser le télésiège des Sources qui fait office de second tronçon. De là il ne reste plus qu’à descendre par gravité vers le Replat des Canons.
    Dans le sens allant de Termignon vers Lanslebourg, il faut emprunter la piste de liaison indiquée par les fléchages depuis le Replat des Canons, où l’on accède au Plan du Prêtre par gravité. Ensuite, suivant les conditions d’enneigement, deux options sont proposées pour rejoindre le front de neige central de Lanslebourg : soit emprunter le télésiège de la Turra à la descente skis aux pieds, soit emprunter la piste tracée sur un chemin forestier. La première option est plus rapide, mais la seconde par la piste est plus calme par une traversée de la forêt.

    Le front de neige de Termignon

    Contrairement aux autres villages du domaine skiable, celui de Termignon ne possède qu’un seul front de neige. Il est, comme les autres, équipé de son espace d’apprentissage desservi par deux téléskis : celui des Marmottons qui dessert un espace très facile, et celui des Tannes qui dessert la deuxième partie de la piste de retour à la station. Le télésiège de la Girarde, installé sur le front de neige dans un bâtiment abritant les services du domaine skiable et notamment des caisses, permet l’accès au domaine skiable d’altitude de Termignon via le télésiège des Roches Blanches accessible à son sommet.
    Le secteur de Termignon, généralement moins fréquenté que deux de Lanslebourg et de Lanslevillard, peut aussi servir pour les skieurs à la journée grâce au parking situé à proximité du front de neige.

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    Le front de neige de Termignon vu depuis la piste des Marmottons.

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    L'accès au téléski des Marmottons.

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    La piste des Marmottons.

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    La partie supérieure du front de neige de Termignon.

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    L'arrivée du télésiège de la Girarde et le départ des pistes de retour à la station.

    Le secteur d’altitude de Termignon

    En altitude, le secteur de Termignon est situé en partie dans la forêt, l’autre partie étant située dans un environnement assez désertique. Le point central du secteur est situé au Replat des Canons à l’arrivée du télésiège des Roches Blanches, lieu où est présent un restaurant ainsi que les départs des deux téléskis d’altitude. Ces téléskis sont situés à chaque extrémités du Replat des Canons, et desservent toutes les pistes d’altitude en dehors de la forêt. Le télésiège des Roches Blanches, lui, dessert deux longues pistes qui font aussi office de retour à la station.
    Le secteur est doté d’un boardercross le long de la piste de la Bleue du Lac ainsi que d’un mini kilomètre lancé et d’un petit snowpark le long de la piste de la Petite Combe. Tous ces aménagements ludiques sont desservis par le téléski du Lac.

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    Le Replat des Canons vu depuis le milieu de la piste du Flambeau.

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    L'accès au téléski du Lac depuis le Replat des Canons.

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    Le milieu de la piste du Grand Coin.

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    La partie supérieure du secteur d'altitude de Termignon avec le mini-kilomètre lancé.

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    La partie centrale du secteur d'altitude de Termignon.

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    Le milieu de la piste de la Bleue du Lac avec le boardercross.

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    La fin de la piste de la Bleue du Lac.

    5 → Conclusion

    La station de Val Cenis possède le plus grand domaine skiable de la vallée de la Haute Maurienne. Avec l’ouverture de la liaison entre Lanslebourg et Lanslevillard, le domaine a pu s’ouvrir à une nouvelle clientèle afin de pérenniser l’activité du ski alpin. Cependant, Val Cenis c’est aussi des villages aux styles différents mais ayant le point commun de la dimension humaine, avec des habitations typiques de la région et un mélange ressourçant entre les activités touristiques et les activités locales et rurales. Sur le point de vue du domaine skiable, les investissements menés ces dernières années ont permis de rajeunir et remplacer les remontées mécaniques construites lors de la naissance du ski alpin. Les investissements ont aussi été axés sur l’équipement en enneigeurs afin de garantir de bonnes quantités de neige tout au long des saisons sur le domaine déjà essentiellement exposé au nord, et de nombreux efforts ont été portés sur les pistes ludiques, la signalétique, et tous les équipements qui font que Val Cenis n’a rien à envier aux autres domaines skiables. L’avenir du domaine passera à moyen voire court terme dans la rénovation du parc du secteur de Termignon dont les installations sont pratiquement d’origine, une affaire à suivre !

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    Val Cenis, l’exception alpine.

    Je tiens à remercier l’ensemble du personnel de la station pour son accueil et sa gentillesse.

    Photos : valcelouis
    Texte et mise en page : valcelouis

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