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Les téléskis


 

Chronologie


  • 1908 - février : remonte-pente de Schneckenhof à Schollach (Forêt Noire - Allemagne) par Robert Winterhalder ;

  • fin des années 1920 jusqu'au milieu des années 1930 : quelques remonte-pentes artisanaux réalisés par des bricoleurs locaux comme par exemple au Col de Porte (Isère - France), le monte-pente à va-et-vient d'Yvon Marlier en 1932 ;

  • 1932 : câble motorisé de Shawbridge (Laurentides - Canada) par Alex Foster, premier "ropetow" du continent américain

  • 1934 : téléski du Bolgen à Davos (Suisse), premier téléski standardisé à enrouleurs, conçu par Ernst Constam et construit par Bleichert ;

  • 1935 : téléski de Dartmouth sur Oak Hill à Hanover (New Hampshire - USA), premier téléski à agrès J-bar du continent américain, par American Steel & Wire Company ;

  • 1935 - décembre : premier téléski standardisé à enrouleurs de France à Megève suivi, dès janvier 1936, par le téléski du Prarial à Montgenèvre, par Bleichert (système Constam) ;

  • 1935 - décembre : téléski de Combloux (Haute-Savoie - France), par le PLM, qui inaugure l'invention du mot "téléski" ;

  • 1936 - février : téléski à perches de l’Éclose à l'Alpe d'Huez (Isère - France) avec démarrage progressif, premier remonte-pente de Jean Pomagalski ;

  • 1936 - décembre : premiers téléskis à perches débrayables (attaches "anneau") par Jean Pomagalski : la Boule de Gomme aux Gets (Haute-Savoie - France) et l'Éclose, 2e version à l'Alpe d'Huez ;

  • 1937 : téléskis de Corbetta aux Paccots et Nätschen - Gütsch à Andermatt (Suisse), premiers téléskis à ceinture système Beda Hefti, par Oehler ;

  • 1942 : téléski de la Petit Sûre à l'Alpe d'Huez (Isère - France), premier téléski employant la pince tenaille de Jean Pomagalski ;

  • 1944 : téléski du Lac Blanc à l'Alpe d'Huez (Isère - France), premier téléski utilisant l'attache à douille "moderne" de Jean Pomagalski ;

  • 1952 : téléski de Sainte Agathe dans les Laurentides (Canada), par Breco, premier téléski sous licence Poma construit en Amérique ;

  • 1952 : téléski des Clochettes à Saint-François-Longchamp (Savoie, France), premier téléski de Pierre Montaz et Victor Mautino ;

  • 1983 : invention de la station amont de type lâcher-sous-poulie par Montagner (France).

 

Historique détaillé

Les prémices : de Winterhalder aux bricoleurs inventifs des années 1930


Les premières traces connues de remonte-pente à destinations des sports hivernaux remontent à février 1908. Il s'agit d'un équipement construit à Schneckenhof à Schollach (Forêt Noire - Allemagne) par Robert Winterhalder. Avec ses cinq pylônes intermédiaires, ses agrès et son fonctionnement à mouvement continue, cet appareil préfigurait déjà de façon étonnante les premiers téléskis des années 1930. Le ski n'en étant qu'à ses balbutiements, l'appareil, long de 280 mètres, restait essentiellement emprunté par les lugeurs.

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Remonte-pente de Schneckenhof à Schollach, Forêt Noire, Allemagne (DP)


A la fin des années 1920, le parc naissant de remontées mécaniques était principalement composé d'appareils nécessitant la construction d'infrastructures lourdes, à savoir, les funiculaires et les téléphériques. Ces équipements restaient essentiellement utilisés pour accéder à un belvédère ou un territoire au relief difficile. Mais avec l'essor du ski alpin, des pionniers inventifs imaginèrent des engins plus légers, destinés uniquement à l'activité hivernale.

Ainsi, plusieurs monte-pentes artisanaux installés par des bricoleurs locaux virent le jour ça et là. En France, en 1929, Eugène Masson réalisa une première tentative d'équipement mécanisé de la Jasserie dans le Pilat (Loire) qui n'aboutit cependant réellement qu'en 1937 par l'ouverture du téléski de Panisset. Dans les Alpes, dès 1932, Yvon Marlier équipa brièvement le col de Porte (Isère - France) d'un petit monte-pente à va-et-vient avec un traîneau tracté par un câble qui traînait plusieurs skieurs par trajet ; un nouvel appareil plus conventionnel construit par le charpentier savoyard Charles Rossat y fut mis en service en février 19361.

Sur le continent américain, Alex Foster réalisait dès 1932 à Shawbridge dans les Laurentides (Canada) un câble animé par le moteur d'un camion Dodg, préfigurant le développement des ropetows (télécordes) dès les saisons suivantes.

1 - Le Petit Dauphinois - 1 février et 10 février 1936 : "Un monte-pente est en construction au col de Porte", "le remonte-pente fonctionne à merveille"


Le système Constam et les débuts de la standardisation


L’ingénieur suisse Constam est connu pour avoir conçu le premier téléski standardisé moderne à enrouleurs dont le premier exemplaire fut construit en 1934 à Davos (Suisse) par la société Adolf Bleichert & Co.


Après avoir réussi ses études à l'École polytechnique fédérale de Zurich, l'ingénieur suisse Ernst Gustav Constam exerça ses premières armes sur quelques projets de petits téléphériques au sein des ateliers de Robert Aebi. En 1932, il ouvra son propre bureau d'ingénierie à Zollikon, près de Zurich, et devint le représentant pour la Suisse de la société Adolf Bleichert & Co de Leipzig, le plus important constructeur de téléphériques de cette époque. Constam s'impliqua tout particulièrement avec Adolf Bleichert & Co dans la construction du téléphérique du Säntis, dont il était d'ailleurs co-propriétaire de la concession.

Il anticipa le développement des remontées plus légères à destination des skieurs dès le début des années 1930, avec un premier brevet de remontée mécanique permettant d'être tracté à contre-pente. Après quelques perfectionnements de l'idée, le premier modèle de cette invention fut mis en service en décembre 1934 sur le stade d'entraînement du Bolgen à Davos (Suisse), construit par Bleichert.

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Premier téléski du Bolgen à Davos, Suisse, par Bleichert (DR, Davos)


Il s'agissait d'un téléski avec des sellettes en forme de « J », remplacées des 1935 par des sellettes à archet (ou arbalète) à deux places suivant une idée soufflée par le professeur de ski davosien Jack Ettinger. Le débit du téléski fut ainsi doublé.

Le système initialement imaginé par Constam nécessitait deux accroches au câble limitant le nombre de véhicules en ligne : une au niveau du cordage de l'agrès, et une attache à enroulement située en aval sur le câble et relié à l'agrès permettant d'assurer un démarrage en douceur et de remonter les sellettes en hauteur lorsqu'elles n'étaient pas utilisées. Ce principe fut revu dès 1939 au profit d'une configuration à enrouleurs similaire à celle que nous connaissons aujourd'hui.

Plusieurs appareils système Constam furent rapidement construits par Adolf Bleichert & Co en Europe : ainsi, en France, on inaugurait dès décembre 1935 à Megève un téléski à enrouleurs sur les pentes de Rochebrune et dès janvier 1936 celui du Prarial à Montgenèvre.

Parallèlement, aux Etats-Unis, le petit centre de ski de Hoak Hill à Hanover (New Hampshire) mettait en service en 1935 son Dartmouth Ski Tramway, premier téléski dit J-bar (sellettes en forme de « J ») du continent américain. Ernst Constam, qui eu écho de l'invention, réclama des droits à la station pour la similitude de la forme des perches, pourtant sans enrouleurs, avec celle décrite dans son brevet initial de téléski.

C'est d'ailleurs aux Etats-Unis que Ernst Constam s'établit au début de la seconde guerre mondiale, où il développa des téléskis plus légers avec des perches à arbalète sans enrouleurs. Avant son départ, il concéda l'exploitation de ses brevets de téléskis à enrouleurs pour l'Europe à son compatriote Henri Sameli-Huber, avec qui il travaillait déjà depuis 1937. Sameli-Huber installa ainsi quelque 65 appareils sur le vieux continent entre 1940 et 1952.

Le système à enrouleurs remporta un vif succès et se développa l'échelle planétaire, initialement sous brevet Constam, puis par l'arrivée de nouveaux produits mis au points par de multiples constructeurs, principalement suisses, italiens et autrichiens, développant diverses améliorations comme les enrouleurs magnétiques plus légers.


La brassière PLM - Lenoble


Parallèlement, en France, le PLM (compagnie Paris-Lyon-Méditerranée) réalisait dès 1935 le « téléski » de Combloux. L'appareil abandonna quasi immédiatement son système de traction copié sans autorisation sur le brevet Constam pour adopter un système original de traction à brassières développé par l'ingénieur maison Charles Lenoble. Le skieur plaçait ainsi ses coudes dans un cintre à courroie souples pour se faire tracter. Un exemplaire similaire, le téléski PLM de la Côte, fut réalisé en 1936 à Chamonix, au pied de Planpraz.

Le mot « téléski » apparaît en 1935, inventé par Charles Lenoble, ingénieur au PLM, pour le remonte-pente de Combloux. L'appellation sera reprise pour les autres téléskis du PLM (la Côte à Chamonix, et l'Observatoire au Revard) mais jusqu'aux années 1950, les termes monte-pente ou remonte-pente restent tout de même largement privilégiés.


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Téléski de la Côte à Chamonix, France, par le PLM (DR, collection Laurent Berne)


Le système fut perfectionné cette même année avec la construction du téléski de l'Observatoire au Revard, qui avait la particularité de disposer de deux câbles tournant à une vitesse légèrement différente par le biais d'un étage de réduction en gare motrice. Lorsqu'un véhicule était utilisé par un skieur, le poids exercé sur ce dernier venait libérer le chariot qui était jusque-là pincé sur le câble inférieur par un ressort de compression. Le câble de traction se déroulait alors en douceur jusqu'à arriver en butée. il était ensuite entraîné par le câble supérieur, d'un diamètre plus conséquent. Au niveau du lâcher, le chariot, libéré de la force exercée par le skieur, venait de nouveau se pincer au câble supérieur et, sous l'action du différentiel de vitesse des deux câbles, la brassière était automatiquement remontée.

Bien que les téléskis PLM étaient construits de façon relativement lourde et industrialisée (à l'image des téléskis Bleichert - Constam), le système de brassière tractant les skieurs par les coudes, peu pratique, ne remporta pas un grand succès et fut abandonné rapidement. Le téléski de la Côte de Chamonix fut par exemple revu avec des enrouleurs après quelques saisons.


Pomagalski : et le téléski devint débrayable


Le grenoblois Jean Pomagalski cherchait une solution pour augmenter la vitesse de remontée sans avoir recours aux coûteux enrouleurs des téléskis système Constam ; il inventa dès 1936 le départ progressif et la perche débrayable, qu'il fiabilisa en 1944 par l'attache à douille moderne.


Avec ses amis Marcel et Edouard Buttard, Jean Pomagalski, initialement entrepreneur en maçonnerie, se lança dès 1935 dans la construction d'un monte-pente à l'Alpe d'Huez avec des matériaux de récupération. Ingénieux et débrouillards, les trois hommes se servirent de poteaux télégraphiques réformés, de jantes de voitures récupérées dans une casse, d’un pont arrière de camion Perkins et d’un moteur Berliet.

Après quelques réglages, le monte-pente de l'Éclose entra en fonctionnement en février 1936. Jean Pomagalski exploita lui-même cet appareil avec la sœur des frères Buttard et son époux.

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Premier téléski de l'Éclose, à l'Alpe d'Huez, France, par Poma (DR, Poma)


Les perches de cet appareil prototype étaient de simples agrès fixes se prolongeant d'une perche en T réalisée en bois de noisetier. Pour amortir la prise de la perche au démarrage, il équipa le câble d'olives fixées à intervalles réguliers entre lesquelles étaient placées des bagues coulissantes constituant l'attache des véhicules. En parallèle, il mit en place une gare haute de 6 mètres, puis quelques mètres en sortie, un poteau en bois avec un galet de compression sur le brin montant.

A la prise de l'agrès, l'inclinaison du câble vers le bas, dans le sens opposé à la montée, ainsi que le coulissage de la bague de l'olive amont à l'olive aval devaient assurer un départ en douceur, ce qui, dans les faits, n'était pas toujours le cas.

Jean Pomagalski réfléchit à un système débrayable pour augmenter plus encore la vitesse de la remontée et éviter que les agrès ne tournent à vide. Toujours en 1936, tout en conservant son système de démarrage progressif reposant sur l'inclinaison du câble opposé à la pente, il mit au point une première attache débrayable : l'attache anneau. Il ouvrit, en leur bas, les bagues coulissantes des suspentes et leur adjoint une embase élargie en forme d'anneau, au travers de laquelle le câble pouvait circuler librement. Ainsi, les suspentes restaient stockées en gare sur une glissière et étaient mises à disposition à la demande. La vitesse de ligne pouvait dès lors dépasser largement celle des téléskis à enrouleurs Bleichert-Constam. Cette attache débrayable fut inaugurée avec la construction du téléski de la Boule de Gomme (Les Gets).

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Remonte-pente de la Boule de Gomme, aux Gets, France, par Poma (DR, coll. Laurent Berne)


Poma avait des idées, mais pas de moyens de production en métallerie. Cherchant un partenaire à même de produire son invention en série, il se tourna vers Georges Dandelot, basé à Annecy, qui commercialisait depuis plusieurs années déjà sous la marque Alta divers engins à câbles (en particulier des monte-foins pour granges). Dandelot disposait de toutes les compétences nécessaires pour réaliser de vraies poulies et des pylônes en treillis standardisés.
L'Entreprise Générale de Travaux Jean Pomagalski et les établissements Georges Dandelot entamèrent leur collaboration avec la réalisation, entre 1936 et 1937, du Mollard à La Morte, des Bains à Villard-de-Lans, et de l'Eclose, à l'Alpe d'Huez.

Mais le système d'anneaux s’avéra peu fiable ; aussi, l'Éclose retrouva rapidement son système de perches fixes et Dandelot, tout en conservant son partenariat avec Jean Pomagalski, préféra utiliser, pour ses futures constructions, l' attache maison « fer à cheval ». Une dizaine d'autres téléskis Alta Dandelot-Poma furent ainsi construits jusqu'aux début des années 40. De nos jours, un dernier témoin de ces appareils pionniers est encore visible à Aiguilles (Queyras) : le téléski du Chabataron.

Poma recentra l'activité de son entreprise de travaux sur la commercialisation et le montage de téléskis. Il poursuivit ses recherches en matière de pince débrayable et déposa en 1939 un brevet de la pince « tenaille » où, en prenant l'agrès, le skieur faisait plier une pièce venant serrer le câble. Le système de pince tenaille fut testé en 1942 à l'Alpe d'Huez sur le téléski de la Petite Sûre puis par la société Applevage qui construisit quatre téléskis (un à Villard-Reculas, près de l'Alpe d'Huez, un à La Mongie et deux à La Clusaz). Mais ces appareils rencontrèrent des problèmes dus à des phénomènes de vrillage du câble qui entraînait parfois l'ouverture de la pince, provoquant des glissement des agrès en ligne... Rapidement, Applevage se retira du marché du téléski.

La persévérance de Jean Pomagalski fut cependant récompensée en 1944 avec l'attache à douille, reprenant le principe d'un anneau allongé bloqué en ligne par l'effet levier. Simple et fiable, ce système breveté est encore aujourd'hui utilisé sur tous les téléskis à perches débrayables de la planète. Le premier appareil à en bénéficier fut celui du Lac Blanc, encore à l'Alpe d'Huez.

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Remonte-pente du Lac Blanc, à l'Alpe d'Huez, France, par Poma (DR, coll. Laurent Berne)


Dès lors, les téléskis systèmes Poma, perfectionnés au fil temps par l'emploi de perches télescopiques, furent installés à plusieurs milliers d'exemplaires par Poma lui-même ou par le biais de licences.


Le système Hefti


Les ateliers suisses Oehler commercialisèrent dès 1937 des téléskis qui se démarquaient par leur système de traction par ceinture suivant un brevet de l'ingénieur fribourgeois Beda Hefti. Les deux premiers équipements mis en service furent les téléskis de Corbetta aux Paccots et Nätschen - Gütsch à Andermatt.

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Remonte-pente de Corbetta aux Paccots, Suisse; par Oehler (DR, coll. Laurent Berne)


Avec son ticket de montée, le skieur recevait une ceinture en cuir et caoutchouc passant au sommet des cuisses. La fermeture de la ceinture était assurée par le skieur qui tenait d'une main une poignée de sécurité (permettant l'ouverture en cas de chute).

Au départ, un employé plaçait la corde de traction du skieur sur le câble du téléski qui s'agrippait par coincement d'un crochet et suivait ledit câble par adhérence. La corde se terminait par un anneau que le préposé accrochait à la poignée de la ceinture du client. La ligne était constituée de pylônes en portique, en bois ou métalliques, avec un brin retour surélevé pour ne pas que les cordes traînent à terre.
A l'arrivée, un rail accueillait les crochets des cordes de traction et les débrayait automatiquement du câble. Le skieur lâchait alors la poignée, ce qui libérait la ceinture de la corde.

Les cordes étaient renvoyées par paquet à la G1 par le brin retour, où un système analogue à celui de la G2 les débrayait.

Suivant ce système, Oehler livra en 1945 au Hörnli à Arosa le plus long téléski de Suisse, et certainement l'un des plus long au monde jamais construit : 2.710 m de long pour 682 m de dénivelée, avec 51 pylônes et une imposante station d'angle.

Le système Hefti, plutôt contraignant, fût cependant progressivement abandonné à la fin des années 1940, au bénéfice de téléskis à enrouleurs classiques.


L'âge d'or révolu du téléski


Dans les décennies 1950 à 1970 les stations de ski se développèrent massivement avec l'installation de téléskis, peu coûteux et relativement rapide à installer, en particulier dans les versions légères, sans nécessité de fondations.

En France avec le plan neige, le pays vit la construction constructions de multiples téléskis système Poma à perches débrayables par Poma lui-même, mais également, grace à des licences, par d'autres constructeurs, principalement Montaz-Mautino, mais aussi Transcâble, ou Montagner qui développa d'ailleurs plusieurs perfectionnement, dont, en 1983, le lâcher sous poulie. Alors que cette même technologie débrayable avait également la faveur du marché américain, ailleurs c'est au contraire, le système à enrouleurs proposé par des constructeurs tels Müller, WSO Städeli, Doppelmayr ou encore Leitner, qui dominait le marché.

Désormais, le téléski est abandonné par les grandes stations au profit du télésiège. Le téléski à enrouleurs reste cependant plébiscité pour des lignes écoles ou petites liaisons secondaires et certains constructeurs qui était historiquement spécialisés dans le téléski débrayable (comme GMM, le successeur de Montaz-Mautino) l'ont adopté à leur catalogue.

Dernière révision le 14/05/2018 - 19:25