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Les télécabines


 

Chronologie


Note : nous listons ici une chronologie des étapes marquante de la télécabine (monocâble), y-compris les technologies dérivées (à savoir DMC, Funitel, TSCD)

  • 1949 : première télécabine débrayable monocâble (cabines biplaces fermées) au monde à Alagna (Italie) par Carlevaro & Savio ;

  • 1950 - décembre - télécabine de Médran à pincés gravitaires, à Verbier, première télécabine débrayable monocâble de Suisse, par Giovanola, avec, cependant, des cabines ouvertes qui firent fréquemment nommer cet équipement "télé-siège".

  • 1951 - mars - première télécabine débrayable monocâble de France : la Cote 2000 à Villard-de-Lans par Câbles & Monorails Mancini (sous licence Carlevaro & Savio) ;

  • 1951 - décembre - télécabine Cry d'Err - Bella Lui (Crans-Montana), par Oehler, première télécabine monocâble quadriplace de Suisse et première employant l'accroche Reussner.

  • 1954 - première télécabine monocâble à pinces à crémaillère Ried - Rosswald (Suisse), par Müller ;

  • 1956 - Skyway de Disneyland en Californie, à pince VR101, première télécabine débrayable monocâble du continent américain, par Von Roll.

  • 1966 - décembre - télécabine semi-automatique de la Daille à Val-d'Isère (Savoie - France), par Poma ;

  • 1967 - décembre - premières télécabines automatiques : Pierre-sur-Haute à Chalmazel (Loire - France) et la Masse aux Menuires (Savoie - France) par Poma - Modification de la Daille en télécabine automatique ;

  • 1973 - première télécabine 6 places assises : la Cote 2000 à Villard-de-Lans (France) par Poma ;

  • 1983 - pince à ressorts moderne modèle LA par Leitner ;

  • 1984 - premiers DMC : Le Pontillas à Serre-Chevalier (France), puis Le Bettex à Saint-Gervais-les-Bains (France), conçus par Denis Creissels et construits par Poma ;

  • 1984 - télécabine dix places debout de la Patinoire à la Clusaz (France) par Poma ;

  • 1990 - premier Funitel débrayable : Péclet à Val Thorens (France) conçu par Denis Creissels et construit par REEL ;

  • 1998 - première télécabines à 16 places debout : Les Pélerins aux Angles dans les Pyrénnées (France) par Poma ;

  • 2002 - premier téléporté avec sièges et cabines moderne à Maria Alm au Hochkonig (Autriche) par Doppelmayr.

 

Historique détaillé

Carlevaro et Savio : où la naissance de la télécabine et de la pince moderne


Très certainement inspirés par le succès des télésièges débrayables construits par Von Roll (voir chapitre sur les télésièges), les ingénieurs italiens Ugo Carlevaro et Felice Savio développèrent dès 1948 une pince pour appareils débrayables, dont la force de serrage était procurée uniquement par ressort. ce qui en fit le précurseur des pinces utilisées de nos jours par les principaux constructeurs. Sa force de serrage de 2,7 tonnes permettait d’équiper des lignes très pentues.

La pince Carlevaro & Savio fut mise en œuvre en 1949 sur la première télécabine monocâble au monde, à Alagna (Italie) avec une ligne dont la pente atteignait 110%.

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Télécabine du Belvedere à Alagna, Italie, par Carlevaro & Savio (DR, coll. Funivie.org)


Outre sa pince à ressort, cet équipement se distinguait des télésièges débrayables d’alors par le lanceur équipé d'un chariot motorisé et par le dessin novateur des cabines biplaces fermées, de forme ovoïde, qui allait donner à ce type d’installation son populaire sobriquet : « les œufs ».

Carlevaro & Savio construisirent directement une trentaine d'installations débrayables mais ils accordèrent aussi plusieurs licences qui permirent à ce type de télécabine de se répandre rapidement de par le monde.


C’est en employant ce système que Frédéric Mancini et son fils Pierre, à la tête de la société Câbles et Monorails, mirent en service en mars 1951 la première télécabine de l’hexagone à la Cote 2000, sur les hauteurs de Villard-de-Lans (Isère).

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Télécabine de la Cote 2000 à Villard-de-Lans, France, par Câbles & Monorails Mancini (DR, coll. Laurent Berne)


Aux Etats-Unis, les remontées Carlevaro & Savio connurent également un succès important, impulsé par Laurence Jump, PDG d'Arapahoe Basin, à la tête de Telecar, qui livrait dès 1957 la télécabine du Wildcat dans le New Hampshire, première télécabine monocâble débrayable de montagne des USA.

Notons que parallèlement à l’installation des télécabines système Carlevaro & Savio, l’industrie italienne du ski développa une spécificité avec la construction dans le pays de plusieurs dizaines de téléportés fixes à cabines, qui reprenaient le principe du télébenne mais employaient des cabines fermées de forme ovoïde allongée, comme par exemple celui du Staunies, installé en 1968 et devenu une installation emblématique de Cortina d'Ampezzo.


La domination des télécabines à pinces gravitaires


Depuis 1945, la pince débrayable suisse Von Roll VR101, reposant sur un serrage par gravité et par ressort, équipait déjà plusieurs télésièges. Elle fut logiquement mise en œuvre dès les années 1950 sur plusieurs télécabines quadriplaces, notamment dans des parcs d’attractions, comme le Skyway de Disneyland en Californie, livré en 1956, qui constitua la première télécabine débrayable monocâble du continent américain.

La VR101 inspira Marc Dumur, ingénieur chez Giovanola (Suisse), qui développa une pince à gravité dont la force de serrage était donnée cette fois donnée uniquement par la masse du véhicule par une coulisse en partie haute de la suspente : ainsi elle restait constante qu’elle que soit la pente.

Avec ce système, Giovanola livra en décembre 1950 à Verbier, la télécabine à cabines ouvertes de Médran.

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Télécabine à cabines ouvertes de Médran à Verbier, Suisse, par Giovanola (Commune de Bagnes - DR Gyger & Klopfenstein Adelboden)


Bien qu’initialement nommée « télé-siège », la ligne Verbier - Médran est considérée comme la première télécabine monocâble débrayable de Suisse. En outre, grâce au savoir-faire de Giovanola en matière de conduites forcées, cet équipement inaugura l'emploi de pylônes tubulaires modernes sur les téléportés, plusieurs décennies avant leur généralisation par la plupart des constructeurs de remontées mécaniques.


Les pinces Dumur Giovanola firent l'objet d'une licence à de nombreux constructeurs : en Suisse même à Habegger (récupéré par Von Roll après absorbtion) et Städeli et à l'étranger à l'anglais Breco, aux italiens Ceretti & Tanfani, Sacif et à l'allemand Pohlig, transformé après fusions en PHB puis PWH, et qui construisit sous ces différents noms une quinzaine d'appareils de ce type en Europe. PHB réalisa aussi plusieurs télécabines à pinces Dumur Giovanola aux Etats-Unis directement puis grâce à un partenariat avec le constructeur Hall, et en France par le biais de Transtélé. Les dernières télécabines à pinces Giovanola furent construite en 1984.

Le principe de serrage par gravité fut également utilisé en France chez Neyret-Beylier par l’ingénieur téléphériste Pierre Goirand. Il conçut une pince dont le serrage gravitaire était assuré par une double genouillère formant un quadrilatère dont deux côtés était constitués une biellette de débrayage et par le chariot à l’aplomb de la suspente. L’ensemble était sécurisé par le rappel élastique de deux ressorts agissant en torsion. Le premier exemplaire de télécabine à pince Goirand fut mis en service aux Deux Alpes (Isère) sur les pentes du Diable en 1952. S’en suivirent une poignée d’autres : la télécabine de Tovière à Tignes (Savoie) en 1956, et, dans les Pyrénées-Atlantiques, celle de Pene Blanque à Gourette et des grottes de Bétharram en 1958, avec l’emploi sur cette dernière d’un impressionnant pylône d’angle qui fit l’objet d’un brevet.

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Télécabine des grottes de Bétharram, France, par Neyret-Beylier (DR, coll. Laurent Berne)


Toujours en France, l’ingénieur Roger Laurent (futur fondateur de la Sacmi) élabora également une pince gravitaire pour télécabine : la pince RYL, conçue en 1954 et améliorée en 1956. Le serrage par gravité s'y trouvait renforcé par un ressort en compression emprisonné dans un carter (qui préfigurait les pinces S). Cette pince RYL équipa notamment les télécabines biplaces des Tovets à Courchevel en 1958, et des Verdons en 1961 constuites par Sarrasola. Le modèle de télécabines fut amélioré en 1962 au Drouvet, à Orcières-Merlette (Hautes-Alpes), par de nouvelles cabines avec assise côte à côte et une largeur de ligne dimensionnée pour des véhicules à quatre places. Une seule télécabine quadriplace type RYL fut cependant réalisée : celle du Pleney, à Morzine, construite par Applevage en 1964 en employant un chariot à double pince RYL.

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Télécabine du Pleney à Morzine, France, par Applevage (DR, coll. Laurent Berne)



L’essai Reussner, le succès Müller


La France et la Suisse, précurseurs de la télécabine, partagèrent le système original d’attache de cabines à crochet, conçu par l'ingénieur mégevan Georges Reussner, mettant en œuvre une demie suspente basse, solidaire de la cabine, qui s’accrochait à une demie suspente restant fixée au câble de façon permanente.

En Suisse, le brevet fut employé pour la première fois par Oehler, sur la télécabine Cry d'Err – Bella Lui à Crans-Montana en 1951. Il s'agissait de la toute première télécabine monocâble quadriplace de Suisse. Il fut reconduit en 1954 sur télécabine du Pizol à Wangs.

En France, le système Reuss(ner) fut utilisé par Applevage à partir de 1952 à Megève, dans la station même de Georges Reussner, sur la télécabine du Jaillet, inaugurant également l’emploi de cabines de à quatre places assises en France. Vinrent également les télécabines du Moucherotte à Saint-Nizier, des Carroz d'Arâches et du mont Rond au Col de la Faucille.

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Télécabine du Jaillet à Megève, France, par Applevage (DR, coll. Laurent Berne)


Le système fût en outre repris en Autriche par les ateliers Kienast sur la télécabine Katrina de Bad Ischl. Mais la commercialisation de ce type de télécabines fût cependant abandonnée dès la fin des années 1950 du fait, notamment, de la vitesse limitée et de la sensibilité au vent. Ces équipement Reussner seront finalement remplacés ou arrêtés dans les années 1970.

La concurrence la plus importante au système Carlevaro & Savio et aux pinces gravitaires vint dans les années 1950 de Suisse, avec la version C de l’attache à vis développée par l'ingénieur Gerhard Müller.

La pince Müller type C était basée sur le principe du serrage à vis par crémaillère (un type d'attache imaginé par l'autrichien Theobal Obach dès 1872), renforcé par rondelles Belleville. Le système fut adapté dès 1954 sur un chariot à double pince pour équiper la télécabine quadriplace Ried bei Brig - Rosswald qui ouvrit en décembre et celle de Gstaad - Eggli qui suivit en février 1955.


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Télécabine de l'Eggli à Gstaad, Suisse, par Müller (DR, dans reportage de Fael)


Müller produisit en série une vingtaine de télécabines de type C pour le marché suisse. A l’étranger, ces appareils furent aussi popularisés aux USA par sa filiale Mueller Lifts, mais également par le bais de licences accordées en Autriche à Girak, au Japon à Taihei Sakudo et en France à la Samva et à Weber, qui livra notamment en 1974 une télécabine 6 places à base de pinces C : la Perdrix à Super-Besse (Puy-de-Dôme).


Poma où la télécabine automatique


En France, début 1965, le pionnier du téléski Jean Pomagalski s’associa à Roger Laurent (Sacmi), Paul Genin (fondateur de Sigma Plastique), Francis Tauzin (ingénieur, directeur Sigma Plastique) et d'anciens ingénieurs d'Applevage pour concevoir sa télécabine.

En août 1965, la société Pomagalski put ainsi déposer le brevet de la pince dite S. L’attache fut élaborée par Roger Laurent et la Semem, un bureau d’étude créé par des ingénieurs Applevage sous la direction de M. Barachet, qui devint le responsable "débrayables" chez Poma et dont l'équipe intégra la Sacmi. Le serrage était effectué par deux ressorts emprisonnés dans un carter et une biellette permettant l’ouverture du mors.

Mais l’ingéniosité du projet résida principalement dans la conception de la cabine même. Plutôt que de copier la concurrence et leurs lourds et couteux véhicules métalliques, Jean Pomagalski dressa les premiers traits d’une cabine « pouvant accueillir quatre personnes ; originale, aérodynamique, légère mais robuste, et surtout, à petit prix », inspiré des coques que Sigma produisait déjà pour ses télésièges.

Francis Tauzin, qui fut chargé de concevoir les plans de la cabine Poma, livra en 1965 une modèle, dit SP3 de forme parfaitement ovoïde, construit avec deux demi-coques en composite thermomoulé encapsulant un corps central fixe en métal supportant le plancher et les assises. Les demi-coques s’entrebâillaient en gare sous l’action d’un système à ressort.


L'emploi de ces cabines fut inauguré sur la télécabine prototype de la Daille à Val-d’Isère (Savoie) mise en service en décembre 1966, Mais la structure légère des cabines transmettait beaucoup de vibrations et la fermeture des portes restait manuelle.

Franciz Tauzin et Jean Pomagalski réfléchirent donc à un mécanisme de fermeture automatique, ce qui donna naissance en février 1967 au levier vertical agissant sur un jeu de biellettes à genouillères. Des aérations furent rajoutées et la suspension revue. Ces cabines améliorées dites SP4 équipèrent directement les télécabines de Pierre-sur-Haute à Chalmazel (Loire) et de la Masse aux Ménuires (Savoie). Les cabines de la Daille furent également modifiées en conséquence.

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Télécabine de Pierre-sur-Haute à Chalmazel (Loire, France) par Poma (DR, coll. Laurent Berne)


Ces équipements constituaient les premières télécabines automatiques au monde : plus besoin de personnel dédié pour assurer l'ouverture et la fermeture, ni la circulation à quai puisque le traînage était assuré soit gravitairement par rail incliné soit par des cordelines à olives.

Le produit rencontra le succès en France jusqu'au début des années 1980 et permit à Poma décrocher de gros contrats internationaux à Dizin, en Iran, où l'entreprise construisit, à partir de 1969, trois télécabines, à Bovec en 1972 avec les trois sections de la télécabine du Kanin, et, l'année suivante, toujours en Slovénie, une télécabine au Krvavec, mais aussi la télécabine Higashidateyama à Goriu Tomi au Japon ou encore celle de Big Sky aux USA.

Les dimensionnements de la pince S permirent en outre à Poma d’inaugurer en décembre 1973 à la Cote 2000 à Villard-de-Lans la première télécabine à 6 places assises au monde, toujours à ouverture et fermeture automatique.


Performance et modularité


Les années 1980 amorcèrent le retour en grâce de la pince à ressorts suivant le principe imaginé par Carlevaro et Savio.

En 1983, Leitner se lança ainsi sur le marché des téléportés débrayables avec sa pince LA (Leitner Automatic) qui se distinguait par sa simplicité, reposant sur un nombre d’élément réduit et une force de serrage procurée uniquement par un bras relié à deux ressorts. Cette pince permit à l’entreprise de réaliser en 1985 en Italie ses premières télécabines débrayables, Plan de Corones à Brunico et Plan Maison à Valtournenche, ainsi qu’un télésiège débrayable à Obereggen.

Bien conçue et offrant des forces de serrage conséquente, La pince Leitner LA fut employée par Leitner jusqu’à son rapprochement avec Poma et l’adoption de la pince LPA, qui en reprend les principales caractéristiques. Cette pince LA inspira les principaux concurrents de l’époque (Poma, Doppelmayr, Garaventa) dans la conception de leurs propres pinces.


L’adoption de la pince à ressort permit l’obtention d’une force de serrage jusqu’à 12 tonnes, bien supérieure à ce qu’autorisait par exemple les technologies employant la gravité. Dès lors, les constructeurs purent mettre en œuvre des dimensionnements de télécabines plus importants. Poma conçut ainsi une gamme de télécabine 10/12 places débout dont le premier exemplaire, la Patinoire, fut mis en service à la Clusaz dès 1984. Le constructeur inaugura également la première télécabine à 16 places debout en 1998 aux Angles (Pyrénées Orientales).

De la technologie de la télécabine découla celle du DMC (Double-MonoCâble) imaginée par l’inventif ingénieur français Denis Creissels. Le DMC se différencie de la télécabine par l’emploi de deux brins porteur-tracteurs parallèles permettant des portées importantes et des capacités jusqu’à 30 personnes par cabine. Il fut mis en œuvre pour la première fois par Poma en 1984 au Pontillas à Serre-Chevalier, puis sur la ligne du Bettex adaptée d'un téléphérique à va-et-vient, à Saint-Gervais-les-Bains.

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DMC du Pontillas à Serre-Chevalier (Hautes-Alpes, France) par Poma (Clément05)


Denis Creissels fit ensuite évoluer son DMC en réduisant la hauteur des suspentes et en écartant les deux brins de trois mètres pour garantir une stabilité au vent optimale. Cette technique, mise en œuvre dès 1985 sur le « DMC à va-et-vient » Rocharbois à Megève, fut employée pour la première fois sur une installation débrayable en 1990, sur la ligne de Péclet à Val Thorens, sous l’appellation DMC-Funitel, rapidement simplement nommée Funitel.

Aujourd’hui, la télécabine moderne reçoit généralement des cabines de 8 ou 10 places assises avec des vitesses de 6 m/s. Elle repose sur des gares qui ne nécessitent plus la construction d'un bâtiment clos-couvert et qui sont dite modulaires, car reposant sur le même type que celles des télésièges débrayables. Cette modularité trouve son paroxysme avec l’emploi sur une même ligne de cabines et de sièges qui, par des zones d'embarquement et débarquement séparées par type, perfectionnent l’idée d’installations mixtes initiée par le suisse Ernst Constam dès le milieu des années 1940 sur des téléskis-télésièges fixes, et dans les années 1950 sur des lignes débrayables système Müller ou Von Roll. Nommé Combi, Télémix ou encore Télémixte selon le constructeur, le premier appareil moderne de ce type moderne fut réalisé en 2002 par Doppelmayr à Maria Alm (Hochkonig) en Autriche.

Dernière révision le 23/05/2018 - 09:05