De plus, il y a une différence entre bruit et vibrations, il peut y avoir des petits bruits (les couinement de plastique au passage des compression, et le moins de vibration possible)
TSD6 du Grand Paradis / Champéry - Les Crosets (Portes du Soleil) Garaventa - 2004
#21
Posté 08 juillet 2006 - 21:03
De plus, il y a une différence entre bruit et vibrations, il peut y avoir des petits bruits (les couinement de plastique au passage des compression, et le moins de vibration possible)
#22
Posté 08 juillet 2006 - 21:28
#23
Posté 09 juillet 2006 - 11:34
Conternent le télésiège, je suis content qu'ils l'ont construit. Il y avait toujours une file d'attente tellement longue avec la vieille installation!
A propos de Champéry, sur un vieux plan des pistes j'ai remarqué que dans le temps il y avait un télépherique ET une télécabine pour monter à la Coix de Culet (avant le téléphérique actuel). quelqu'un a plus d'infos, ev. des photos?
Amitiés
CF
#24
Posté 09 juillet 2006 - 19:27
Effectivement, avant, il y avait des vieux "oeufs" 2 places qui partaient de Champéry même, qui allaient tourner au même endroit que l'intermédiaire actuelle( c'est le gros cube en béton qu'on peut voire sur la droite) et elle effectuait un 2éme tronçons pour relié non pas la croix de cullet, mais Planachaux. Et il y avait aussi, c'est vrai un TPH 18pl... qui reliait directement champéry a Planachaux. Il arrivait au même endroit que les oeufs.
Aprés, pour rejoindre la Crois de culet, il fallait encore prendre une vielle arbalette en bois. (juste pour la petite histoire, le TPH était l'un des premier en Europe, il a était construit en 1939, mais il me semble que ses 1ères saisons d'exploitation furent exploitées principalement par des militairs, j'usqu'en 45, la fin de la guerre...où là, il fut entièrement utilisé pour le tourisme)
puis, quelques années plus tard, je ne sais pas exactement en quelle année, furent construit les 2 TSF2 du Grand-Paradis 1 et 2. Le premier partait du grd Paradis, suivait la même ligne que celui que l'on connait tous bien maintenant..., et il s'arrêtait a l'intermédiaire. Depuis là, le 2ème TSF reliait l'intermédiaire a l'arrivée des oeufs et du TPH. mais depuis l'arrivée de Grd paradis 1, on pouvait également prendre un vieux TKD; Les Traverses.
Donc, a 1 moment, on pouvait monter a Planachaux soit en Siège, depuis Grd Paradis, soit en TC-TPH, ceci j'usqu'en 1987 où furent construt le TPH 125 Champéry Croix de Culet(il part plus bas que l'encien et lui arrive vraiment a la Croit de Culet)-->énorme réalisation au passage, et aussi le TSF3 Planachaux. ( et Tout du Garaventa)(les oeufs furent détruits, mais les TSF2 sont restés.)
Aujourd'hui, il ne reste plus grand chose de ces vielles installations, juste l'encienne intermédiaire, qui est utilisée aujourd'hui comme dépot, l'arrivée a Planachaux des oeufs, qui a quelque peut changée puisque c'est un hotel aujourd'hui...(hotel Plein Ciel avec vue magnifique, également lieu de tournage de la série télévisée "super séniors" en 2005)et il reste aussi l'arivée de l'ancien TPH, utilisée comme chambres pour les hotes, mais surtout pour le personele de l'hotel, et enfin, la vieille cabine est en expo, à coté de l'hotel, et sont chariot, au départ du TPH de Champéry, et on peut également observer 2-3 des enciens oeufs joliment décorée dans les jardins de la station de Champéry et de ses environs.
Voilà, désolé je n'ai pas de photos, mais c'est pour cela que j'ai essayé d'etre le + précis possible. Si d'autres questions se posent, n'esite surtout pas.
#25
Posté 09 juillet 2006 - 20:00
#26
Posté 09 juillet 2006 - 20:09
Alors moi j'en ai retenu l'essenciel et ça me fait plaisir de pouvoir le transmetre ici, mais aussi dans quelques annés, ou nos enfants dirons; "Oh, mais c'est seulement un TSD4, ils devraient le changer, c'est pas normal..."
c'est sur que c'est pas tout le monde qui se rend compte de l'histoire d'une RM quand il est dessus, dans le cas de Grd Paradis, c'est donc la 3ème installation qui passe par là, mais une fois qu'on est sur cette merveille, on ne pense plus a grd chose, et certainement pas a ce qu'il y avait avant celle ci...
#27
Posté 09 juillet 2006 - 20:22
Ancien TPH de Champéry
#28
Posté 31 décembre 2006 - 22:36
Les cabines de l'ancien TPH ressemblent au TPh de Riddes-Isérables...
#29
Posté 01 mars 2007 - 07:44
je suis nouveau ici et c'est vrai que cette remontée est incroyable,, je l'ai prise il y a 2 jours et c'est que du bonheur et aussi bravo pour votre reportage, il est très complet !
#30
Posté 25 mars 2007 - 21:50

Tout d'abord quelques détails techniques. Ce TSD est limité par la réglementation à 5 mètres par seconde, mais il est prévu pour pouvoir tourner à 6m/s. au niveau du vent, si le vent est nul ou inférieur à 30 km/h les sièges parcourent la ligne bulle ouverte. Si le vent est entre 30km/h et 55 km/h environ ils exploitent bulle fermée. Au delà ça devient délicat. à octante (:
Les armoires électriques sont signées Alptronic, une entreprise de Martigny (Suisse).


Écran du pesage pince qui est exprimé en pourcentage d'une valeur moyenne. Tout va bien si la valeur est entre 80 et 130%. En dessous ou au dessus, cela provoque un arrêt de l'installation (position d'arrêt) puis obligation de faire descendre le véhicule en gare aval et de le ranger au garage en s'assurant que le siège descend vide. Cette photo montre également le contrôle des différents gabarits d'entrée de gare et de sortie de gare.

Partie électromécanique des armoires avec platine de shuntages (au moins une partie) en haut et des relais de sécurité en bas (jaune et bleu)

Armoire contenant principalement l'automate de l'installation (avec le câble éthernet qui y arrive et la prise RS232 pour la programmation)

Circuits électroniques comprenant des compteurs en relation avec les générateurs d'impulsion de la gare (calcul de la vitesse entre autre).

Schéma expliquant les déviations de câble en gare intermédiaire
Montons maintenant voir le treuil de la MCS (Modular Compact Station) :

Réducteur Kissling au premier plan

réducteur, transmission et volant d'inertie

Moteur électrique Siemens
La marche de secours se réalise par l'intermédiaire d'un moteur thermique 8 cylindre bi turbo qui donne puissance à une pompe hydraulique. Nous avons ensuite deux moteurs hydrauliques qui engrènent directement sur la poulie. Configuration qu'a toujours utilisé Garaventa.

Moteur thermique et pompe hydraulique (à gauche)

Moteur hydraulique qui engrène sur la poulie motrice que voici partiellement :

concernant les voies maintenant :

Ralentisseur

Différents gabarits

Débrayage ...

Came de débrayage avec un capteur (fonction non déterminée à ce jour ... si quelqu'un sait...)


L'entraînement des pneus dans le contour est réalisé par l'intermédiaire de cardans
Le cadencement est à vitesse variable à l'aide d'un moteur électrique.

Mini treuil dans le contour pour descendre un véhicule (il y a une trappe dans la couverture pour faire passer la pince)
Voila concernant le petit tour de gare.
Je remercie très vivement le personnel d'exploitation pour :
- les informations technique
- la visite
- m'avoir pris deux photos "osées" en gare
Thomas
#31
Posté 26 mars 2007 - 15:49
- dévirage
- survitesse.
En fait c'est un 2 en 1 et chaque capteur possède une version "électrique" et une version "mécanique". la version mécanique fonctionne grâce à l'inertie de la poulie et la force centrifuge. Il y a deux capteurs mécanique de survitesse sur la poulie et ils fonctionnent grâce à des masselottes qui viennent mécaniquement déclencher l'arrêt de l'installation en cas de survitesse.
Lors des essais, il est fréquent que les deux masselottes ne tombent pas en même temps. On augmente progressivement la vitesse de l'installation jusqu'à dépasser les 5m/s puis dépasser 5m/s + 20% (soit 6m/s) là les deux capteurs devraient se déclencher. mais généralement le premier qui se déclenche fait tout de suite ralentir l'installation si bien qu'on ne peut pas tester le second. Ce qu'ils font c'est qu'après avoir testé un des deux capteurs ils le bloquent mécaniquement afin de pouvoir tester l'autre et ils recommencent.
Au passage, ce type de capteur n'existe pas en France mais est obligatoire au moins en Italie et en Suisse (réglementation différente).
On notera aussi en parlant de réglementation que j'ai trouvé les protections (carters et autres grilles) à l'intérieur des gares beaucoup moins présentes que sur les installations Garaventa construites en France. La prise de mouvement sur le Grand Paradis (entre autre) n'est pas plus protégée que le reste ce qui fait qu'il est facile de se faire (très (très !)) mal voire pire ... enfin, après c'est de la responsabilité de l'exploitant de ne pas faire n'importe quoi c'est sur.
Il en est de même pour les protections de l'arbre de transmission, du frein et du volant d'inertie... (enfin, cela nous permet de tout voir, on ne s'en plaindra pas
Si vous avez des questions sur tout ce qui a été développé ci dessus, n'hésitez pas, c'est sympa d'avoir du retour quand on poste des photos techniques (ou pas)
#32
Posté 26 mars 2007 - 20:06
En effet, géométriquement, lorsque que ce galet est absent, le mors mobile est plus haut, et passe donc plus à l'interieur de la came de débrayage. Il va donc percuter la sécurité préalablement reglée pour être déclenchée uniquement lorque le mors est trop haut...
Mais pourquoi ne pas avoir monté cette sécurité ici et non pas avant ? mystère...
#33
Posté 27 mars 2007 - 13:49
Pour ce qui est des protections, théoriquement en Suisse nous sommes en gros soumis à la règlementation européenne (directives machines etc.), par contre la pratique varie en fonction des régions et des domaines. En principe les volants et arbres accessibles doivent être munis de protections mais ce n'est pas toujours le cas.
Juste pour les personnes intéressées, le petit automate programmable (ou éventuellement des I/Os déportés car je ne connais pas très bien la gamme actuelle de Saia) visible sur une des photos est de la marque Saia (Saia Burgess). C'est une curiosité de fabrication suisse peu répandue au niveau mondial, je me rappelle du temps où le logiciel de programmation était offert aux bureaux d'ingénieurs afin de les inciter à utiliser cette marque. Peut-être que certains se rappellent encore des automates Sestep de Sprecher & Schuh qui ont été abruptement virés du programme de vente lors de la reprise de Sprecher & Schuh par Allen Bradley (Rockwell Automation), mauvaise surprise pour les pièces de rechange...
#34
Posté 27 mars 2007 - 15:14
Alors justement, concernant l'automate... nous nous étonnions avec Thomas de constater que ce "petit" organe était le coeur de l'instalation, comparé aux architectures françaises construites autour d'une redondance et d'un auto-contrôle permanent entre plusieurs automates...
Qu'en est-il en Suisse ? Ce n'est pas le cas ? Un seul automate suffit donc, même pour les traitements de sécurité ?
#35
Posté 27 mars 2007 - 17:15
A ma connaissance, Saia Burgess ne produit aucun automate programmable de sécurité. Les exigences suisses étant pour l'essentiel basées sur les normes européennes, la commande des nouvelles installations doit confortablement répondre aux exigences de la catégorie SIL 3 selon IEC 61508 (EN 61508) et, pour les "anciennes" installations, sont en gros applicables les règles pour la catégorie 4 selon EN 954 (en plus d'exigences nationales). Sans entrer dans les détails, on doit donc soit recourir à des automates programmables de sécurité, soit à des modules de sécurité, ces composants devant disposer de certificats genre TUeV, une déclaration du fabricant n'étant elle pas suffisante. Une configuration mixte est bien entendu possible. Théoriquement, une conception entièrement basée sur des relais électromécaniques est toujours admise mais pour les nouvelles installations cette solution s'avérerait trop compliquée et pour les RM débrayables ce serait quasiment impossible vu la complexité des fonctionnalités de sécurité.
L'automate Saia PCD2 que l'on voit sur la photo est utilisé pour des fonctions non sécuritaires car s'il l'était l'installation ne serait absolument pas conforme (même en configuration avec double automate non sécuritaire).
Aujourd'hui on ne peut plus estimer la performance d'une CPU sans se référer aux données techniques car les apparences peuvent être trompeuses, avec des réseaux de bus de sécurité avec entrés/sorties déportées on peut très bien avoir un automate compact relativement discret qui gère une installation complète.
Je suppose qu'il y a un automate de sécurité dans un des tableaux (sans photo), à moins que la totalité des fonctions de sécurité soient gérées par des modules spécialisés, ce qui serait assez bizarre et peu judicieux pour une commande récente de RM débrayable.
On notera également que certains fabricants persistent à installer des modules qu'ils ont développés, probablement pour écouler des stocks et amortir de frais de développement (c'est une explication un peu simplifiée, on est d'accord).
#36
Posté 27 mars 2007 - 17:26
Je n'ai pas été voir les armoires de puissance (pour la simple raison que je n'ai pas demandé sinon je les aurait certainement vu donc je sais pas s'il y a d'autres armoires avec de l'électronique/automatique plus légère derrière.
Dans la 3eme armoire que je n'ai pas prise en photo il n'y a rien de spécial, vraiment que de l'électromécanique de base, uniquement des relais, programmateurs etc... mais pas d'automate c'est sur.
Donc, ok, cet automate ne gère pas les fonctions primordiales de sécurité de l'installation (c'est sans doute le rôle des relais de sécurité dans l'armoire d'à côté)
#37 Invité_raoul31_*
Posté 27 mars 2007 - 19:04
#38
Posté 27 mars 2007 - 19:22
j'ai pas le souvenir
(je pense que tu parles du PDF de Lacpse
#39 Invité_raoul31_*
Posté 27 mars 2007 - 20:27
Donc Thomas et Lacpse laissez-moi vous appeller Jésus à partir de maintenant
#40
Posté 27 mars 2007 - 20:34
Economiquement parlant, un automate de sécurité revient souvent moins cher que 10 à 15 relais électroniques de sécurité spécialisés et est également infiniment plus flexible.
A moins que la conception ne soit vraiment un peu bizarre, je pars du principe qu'un automate programmable de sécurité est caché quelque part car concevoir un TSD sans automate de sécurité de nos jours serait presque une hérésie vu le nombre de fonctions de sécurité. Cela dit, parfois certaines traditions ont la vie dure, il suffit parfois d'un chef de département proche de la retraite qui n'a pas trop envie de voir certains principes remis en question...
J'oubliais un point important: la norme IEC 61508 exige détermination par calcul du niveau d'intégrité de sécurité (Safety Integrity Level, SIL). Le (niveau) SIL est défini par la probabilité de défaillance dangeureuse, plus celle-ci est basse plus le SIL est élevé. Pour les RM on est dans la plage supérieure de SIL 3 (la notion de SIL est en réalité continue, de ce fait, la limite inférieure de SIL 3 correspond de facto à la limite supérieure de SIL 2). Quand on recourt à des composants de sécurité du marché, les fabricants fournissent les chiffres requis pour les calculs de SIL et ces données sont certifiées par des organes indépendants genre TUeV, par contre, si un fabricant de commande de RM développe un carte ou un module spécial, la procédure pour obtenir un certificat du TUeV est très onéreuse. En pratique il est dont souvent beaucoup plus économique de recourir à des composants disponibles sur le marché pour lesquels des certificats du TUeV sont disponibles. C'est un peu hors sujet mais je pense que c'est un point important dont le constructeurs de commandes doivent êtres conscients (et certains le sont plus que d'autres).
Encore un petit détail de câblage pour l'interrupteur de fin course mécanique visible sur la photo: ce genre de presse-étoupe n'est pas très bon (l'étanchéité est souvent douteuse et, selon la position de montage, de l'eau peut s'accumuler pour pénétrer ensuite dans l'appareillage), de plus, si on part avec un angle de 180° avec le câble, on met au moins un coude métallique à 90°, voire même deux. Je sais que ce sont des détails mais c'est souvent cela qui finit par poser des problèmes.

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