Forums Remontées Mécaniques: Règlementation suisse sur les installations de transport à câbles - Forums Remontées Mécaniques

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Règlementation suisse sur les installations de transport à câbles

#21 L'utilisateur est hors-ligne   Velro 

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Posté 11 octobre 2017 - 20:29

Je n'ai pas suivi en détail les mises en consultation mais il est vrai que les tracasseries administratives dans tous les domaines ont explosé ces trois dernières décennies; aussi notamment en raison des eurodébiles de Bruxelles qui imposent entre autres des normes EN engendrant des coûts faramineux dont une bonne partie n'apporte finalement rien en pratique. Etant spécialiste en électrotechnique (hors RM) je ne puis qu'attester qu'une partie des exigences normatives actuelles ne fait qu'augmenter totalement inutilement les coûts (calculs inutiles, certifications, contrôles, etc.).
Il serait intéressant de comparer le pourcentage par rapport à l'investissement total d'un projet de RM représenté par la paperasse et les autres contraintes administratives inutiles entre aujourd'hui et il y a 25-30 ans.

Pour ce qui est des RM CITT (IKSS) (http://www.ikss.ch) je suppose qu'il y aura un alignement sur la pratique fédérale car il serait illogique d'être plus exigeant pour des RM non soumises à l'OFT qui sont par définition moins critiques.


Comme les RM doivent en tout temps répondre aux exigences de sécurité minimales imposées je ne vois pas vraiment l'utilité du concept d'autorisation d'exploiter limitée dans le temps vu que les contrôles périodiques sont obligatoires et qu'en cas de problème grave de sécurité l'installation doit de toute façon être arrêtée. Comme pour les centrales nucléaires, le fait qu'une autorisation d'exploiter soit limitée dans le temps ou non ne change rien à la sécurité des installations (n'en déplaise aux pseudo-experts du WWF, etc.). Je précise que je ne suis pas pro ni anti-nucléaire, simplement il faut conserver une approche rationnelle.

Ce message a été modifié par Velro - 11 octobre 2017 - 20:38 .

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#22 L'utilisateur est hors-ligne   chmoux 

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Posté 08 novembre 2017 - 18:04

Bonjour,
Pouvez vous me dire si en Suisse, il est autoriser d'utiliser une installation dites tire fesses ou assiette avec des Vtt, j'ai vu en France que oui, mais en Suisse je ne sais pas ?

Merci
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#23 L'utilisateur est hors-ligne   Abr 

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Posté 08 novembre 2017 - 18:56

Voir le messagechmoux, le 08 novembre 2017 - 18:04 , dit :

Bonjour,
Pouvez vous me dire si en Suisse, il est autoriser d'utiliser une installation dites tire fesses ou assiette avec des Vtt, j'ai vu en France que oui, mais en Suisse je ne sais pas ?

Merci

Actuellement, ce n'est pas possible d'office, mais des demandes d'exploitation pour besoins particuliers sont possibles par l'exploitant (après l'OFT décide). Cela ne s'est encore jamais vu en Suisse.
Toutes mes photos et citations sont soumises aux droits d'auteur.
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#24 L'utilisateur est hors-ligne   benbel 

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Posté 08 novembre 2017 - 19:19

Voir le messageAbr, le 08 novembre 2017 - 18:56 , dit :

Actuellement, ce n'est pas possible d'office, mais des demandes d'exploitation pour besoins particuliers sont possibles par l'exploitant (après l'OFT décide). Cela ne s'est encore jamais vu en Suisse.

Petites corrections :

- il faut effectivement introduire une demande d'exploitation pour utilisation particulière mais ceci n'est pas du ressort de l'OFT dont ne relèvent pas les téléskis mais bien du CITT (Concordat Intercantonal des Téléphériques et Téléskis).

- ceci existe déjà en Suisse avec même une utilisation combinée hivernale de la remontée pour les skieurs et les "fatbikers". Cela a été initié en 2016 à Kandersteg, sur le domaine de Sunnbüel, avec le téléski à arbalètes Spittelmatte. Si l'usage combiné est admis à la montée, les pistes de descente sont par contre obligatoirement séparées. A Sunnbüel, les fatbikes sont proposés à la location.
Voici une vidéo à ce sujet (montée au téléski à partir de 0:32 ):



(https://www.youtube....h?v=cE1CKzyraAc)

EDIT : je n'exclus pas que des cas d'utilisation estivale pour VTT existent mais rien ne me vient immédiatement à l'esprit à ce sujet.
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#25 L'utilisateur est hors-ligne   lalala 

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Posté 11 décembre 2017 - 01:23

Bonjour,
Je n'ai pas réussi à trouver la hauteur verticale minimum autorisée d'une cabine au dessus d'un bâtiment, qui peut m'aider? Selon l'article 13 du Règlement sur la construction et l'exploitation des téléphériques, téléskis et ascenseurs inclinés sans concession fédérale, il est indiqué 2m50 en survol de bâtiment et 3m50 au dessus de terrains carrossables, mais n'y-a-t'il pas de prescriptions en matière d'incendie? On m'avait parlé de 20m de distance verticale, au cas ou une voiture prenait feu sous des câbles...
Merci
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#26 L'utilisateur est hors-ligne   benbel 

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Posté 11 décembre 2017 - 11:42

Voir le messagelalala, le 11 décembre 2017 - 01:23 , dit :

Bonjour,
Je n'ai pas réussi à trouver la hauteur verticale minimum autorisée d'une cabine au dessus d'un bâtiment, qui peut m'aider? Selon l'article 13 du Règlement sur la construction et l'exploitation des téléphériques, téléskis et ascenseurs inclinés sans concession fédérale, il est indiqué 2m50 en survol de bâtiment et 3m50 au dessus de terrains carrossables, mais n'y-a-t'il pas de prescriptions en matière d'incendie? On m'avait parlé de 20m de distance verticale, au cas ou une voiture prenait feu sous des câbles...
Merci

Bienvenue sur le site !

A noter que l'article 13 que tu cites indique un peu plus loin : "Le survol de bâtiments avec une garde au sol réduite sera si possible évité et ne sera autorisé qu'au-dessus de toitures ininflammables."

Pour les téléportés soumis à concession fédérale, quels qu'ils soient, les différentes ordonnances prévoient en leur point 313 : " A titre exceptionnel, le passage de téléphériques peut être admis au-dessus de bâtiments isolés pourvus d'une couverture incombustible.". Les ordonnances n'indiquent pas de hauteur de survol minimale.

Selon moi, le survol d'un bâtiment par une remontée mécanique est toujours un cas particulier qui fera l'objet d'un examen précis sur base des spécificités de l'installation et du bâtiment concerné.
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#27 L'utilisateur est hors-ligne   Velro 

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Posté 11 décembre 2017 - 19:34

Dans le cas d'Isenau, à l'origine il avait été prévu d'installer deux caméras thermiques.
J'ignore si c'est toujours d'actualité vu qu'il est prévu d'installer une fibre optique de mesure de température. Ce type de mesure linéaire existe depuis des années et est p.ex. utilisé pour mesurer la température le long d'un tunnel. Ce système permet de mesurer la température à n'importe quel endroit de la fibre optique. La fibre elle-même est conventionnelle et l'équipement électronique est installé à une ou aux deux extrémités du câble avec la fibre. La sélection de l'endroit et la précision sont gérées par le logiciel de l'appareil (si nécessaire en adaptant les paramètres dynamiquement, c'est l'appareil qui détermine les endroits et la précision de la mesure, la fibre optique n'a elle rien de particulier), p.ex. on peut mesurer tous les 0.5 m ou seulement avec des points répartis sur une zone particulière voire même en un seul un point. La précision décroit avec le nombre de point mesurés par seconde (je ne connais plus les détails par coeur, je m'étais intéressé à ce système il y a quelques années pour une application industrielle, la précision est de l'ordre d'une fraction de [K] (ou [°C]) mais elle décroit avec la fréquence des mesures (p.ex. si on veut mesurer rapidement à chaque mètre sur plusieurs km). C'est assez cher en raison de l'équipement terminal.
Outre pour les tunnels, on surveille également des câbles électriques dans des cas particuliers.

A ne pas confondre avec les câbles comprenant des capteurs de mesure de température installés généralement à intervalles fixes lors de la fabrication du câble.

Benbel pourra sûrement nous en dire plus, je ne connais pas très bien la détection incendie (le matériel est spécifique et généralement mis en service par des société spécialisées, je me suis seulement occupé de centrales d'alarme incendie en tant qu'utilisateur, p.ex. pour modifier temporairement certains paramètres en cas de problème ou de conditions particulières, p.ex. en cas de travaux de soudage on peut devoir bloquer une zone et assurer la surveillance par du personnel présent sur place en permanence).

Dans le domaine des curiosités je me souviens que déjà dans les années 80 il existait des fils de fer barbelés avec une fibre optique intégrée dans le fil pour permettre de détetecter une déformation du fil (p.ex. si on tentte de déplacer ou comprimer des spires de fil de fer barbelé installées pour protéger des installations "sensibles").

Ce message a été modifié par Velro - 11 décembre 2017 - 19:43 .

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#28 L'utilisateur est hors-ligne   lalala 

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Posté 11 décembre 2017 - 19:37

Voir le messagebenbel, le 11 décembre 2017 - 11:42 , dit :

Voir le messagelalala, le 11 décembre 2017 - 01:23 , dit :

Bonjour,
Je n'ai pas réussi à trouver la hauteur verticale minimum autorisée d'une cabine au dessus d'un bâtiment, qui peut m'aider? Selon l'article 13 du Règlement sur la construction et l'exploitation des téléphériques, téléskis et ascenseurs inclinés sans concession fédérale, il est indiqué 2m50 en survol de bâtiment et 3m50 au dessus de terrains carrossables, mais n'y-a-t'il pas de prescriptions en matière d'incendie? On m'avait parlé de 20m de distance verticale, au cas ou une voiture prenait feu sous des câbles...
Merci

Bienvenue sur le site !

A noter que l'article 13 que tu cites indique un peu plus loin : "Le survol de bâtiments avec une garde au sol réduite sera si possible évité et ne sera autorisé qu'au-dessus de toitures ininflammables."

Pour les téléportés soumis à concession fédérale, quels qu'ils soient, les différentes ordonnances prévoient en leur point 313 : " A titre exceptionnel, le passage de téléphériques peut être admis au-dessus de bâtiments isolés pourvus d'une couverture incombustible.". Les ordonnances n'indiquent pas de hauteur de survol minimale.

Selon moi, le survol d'un bâtiment par une remontée mécanique est toujours un cas particulier qui fera l'objet d'un examen précis sur base des spécificités de l'installation et du bâtiment concerné.


Merci! et dans le cas d'un télécabine urbain comment ça se passe?
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#29 L'utilisateur est hors-ligne   Velro 

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Posté 11 décembre 2017 - 21:08

La sécurité incendie est un des domaines pour lesquels, au-delà de certains aspects abordés par les EN (normes européennes pour RM dites CEN), des réglementations locales sont applicables malgré l'harmonisation au niveau européen des exigences techniques (même si ces réglementations locales s'appuient en partie à nouveau sur des EN pour certains aspects techniques).

Pour des RM on doit réaliser une étude pour le risque incendie. S'il n'y a que les stations (amont, aval et le cas échéant intermédiaire(s)) c'est relativement simple car relevant d'un contexte de construction habituel.
Pour ce qui est du survol de bâtiments ainsi que la proximité immédiate d'"éléments" à risque (c.à.d. sans survol direct) il faut voir de cas en cas. Aussi bien les distances que les risques incendie, y.c. les charges combustibes, jouent un rôle. P.ex. survoler un réservoir d'eau semi-enterré en béton armé est quasiment sans risque, alors que le survol d'une station service poserait problème. Un chalet en bois ne présente pas le même risque qu'un bâtiment en béton armé (mais après comme mentionné il faut voir de cas en cas dans le détail; notamment les distances de sécurité jouent un rôle détermninant).
Le cas échéant on pourra interdire le parcage des certains types de véhicules ou encore le stockage de matières dangereuses.

Dans un exemple comme Isenau on tiendra logiquement compte de toutes les constructions, places de parc, etc. situées à une distance telle que le risque incendie pour la RM ne peut être considéré comme négligeable. Après je ne sais pas à quel point sont réalisées des analyses probablilistes de risque, pour des cas aussi triviaux on ne va se compliquer la vie avec des calculs inutilement complexes.

Pour en revenir aux réglementations et règlements, outre ce qui est spécifique aux RM sont également applicables toutes sortes de contraintes légales non liées aux RM.


Edité:
Pour ce qui est de l'"ininflammabilité" des matériaux il faut voir de près comment est interprétée cette exigence en pratique. Cela me rappelle la classification assez bizarre de certains matériaux, cela avait été souligné lors de discussions sur l'incendie de la Grenfell Tower à Londres. En France cela avait fait peu de vagues car les journaleux avaient préféré se concentrer sur le (n+1)ème épisode de l'affaire Grégory alors que potentiellement un nombre non négligeable de bâtiments à risque (éléments de façade combustibles) existe en France.
Petit rappel vidéo ici: https://www.youtube....h?v=KHZfLDxYBuU
Dans certains cas c'est la RM qui prend feu (les commentaires sont erronnés, j'avais déjà mentionné cette vidéo, personne n'avait été sérieusement blessé lors de cet incendie accidentel causé par des engins pyrotechniques lors d'un tournage pour une émission de télé sauf erreur palestinienne):
https://www.youtube....h?v=UpEcqH_gz8w
par contre cela montre bien l'inflammabilité des habillages non métalliques.

Ce message a été modifié par Velro - 11 décembre 2017 - 21:23 .

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#30 L'utilisateur est hors-ligne   benbel 

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Posté 13 décembre 2017 - 16:47

Comme suite à mon message du 11 octobre dernier :

Citation

Image IPB

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#31 L'utilisateur est hors-ligne   10sami52 

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Posté 13 décembre 2017 - 17:27

Merci pour l'article.

J'ai une question (qui peut paraître bête):
Les installations à pinces Giovanola seront-elles toujours soumises à la date limite de 2025? Cette date pourrait-elle être prolongée? :huh:

Ce message a été modifié par 10sami52 - 13 décembre 2017 - 17:28 .

Un fan de Giovanola et de la TCD4 Männlichenbahn
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#32 L'utilisateur est hors-ligne   cathpeti43 

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Posté 27 juillet 2019 - 10:09

Voir le messageVelro, le 14 juillet 2008 - 21:59 , dit :

Malheureusement les normes ne sont pas disponibles gratuitement et j'estime que c'est inadmissible du moment que l'on considère que certaines normes doivent être impérativement respectées. Si tel est le cas, ces normes devraient être accessibles gratuitement à toute personne intéressée comme c'est le cas pour les textes des lois.

Contrairement aux normes DIN, les NF sont une particularité franco-française quasiment inconnues hors de France. Par ailleurs nombre de normes nationales ont été harmonisées et remplacées par des normes européennes (EN) voire mondiales (ISO). Pour exemple, la Suisse avait dans le temps des Prescriptions d'installations intérieures très mal rédigées Travaux dépendance seniors, l'essentiel a heureusement été harmonisé depuis. De façon générale, les normes allemandes sont fréquemment supérieures aux normes nationales d'autres pays et ont souvent heureusement été reprises comme base pour la normalisation européenne. De plus, la langue allemande se prête mieux à la rédaction de normes que le français car plus précise techniquement et la pratique du langage technique est beaucoup plus uniforme en allemand qu'en français (souvent on trouve diverses expressions équivalentes en français pour une expression unique en allemand, d'ailleurs le vocabulaire technique des RM diffère légèrement entre la France et la Suisse).

Moi aussi je suis d'accord avec le fait que la langue allemande s'adapte à toutes les normes.
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