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  1. Construction TSD6 Mayt (2021)

    18 octobre 2020 - 20:54

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    Présentation rapide de la station (BDD)

    Vars est une commune alpestre, du département des Hautes-Alpes, située sur lʼaxe qui relie les communes de Guillestre et de Barcelonnette, par le col de Vars à 2108 mètres. Du haut du col, en regardant vers le sud, il est possible de distinguer les gorges de lʼUbaye.

    La commune est composée de quatre hameaux : Saint-Marcellin (1500 mètres d'altitude), Sainte-Marie (1650 mètres d'altitude), Sainte-Catherine (1750 mètres d'altitude) et Les Claux. Ce dernier hameau, qui constitue le cœur de la station de ski actuelle, sʼétage entre 1 800 mètres et 1 950 mètres. Vars se situe en outre aux portes du Parc naturel régional du Queyras. Une partie de la commune, la réserve du Val dʼEscreins, une des premières réserves municipales de France créée en 1664, est intégrée au parc depuis 1977. A 3 385 mètres dʼaltitude, la Font Sancte est à la fois le point culminant de la commune et du parc régional du Queyras.

    Les premières remontées mécaniques datent de 1937 avec un téléautoski à proximité du refuge Napoléon (entre la sortie de Vars les Claux et le col de Vars) et le téléski de Peynier démonté en 1977 (prédécesseur de lʼactuel téléski de Peynier 1). Le téléski qui permettra de rejoindre le sommet de Peynier a été construit en 1952 (remplacé en 1977 par le téléski de Peynier 2). Par la suite une multitude de remontées mécaniques seront construite entre Vars Sainte-Marie et Vars les Claux dont la 1ère télécabine 12 places des Alpes du Sud, la télécabine de Chabrières.

    Vars constitue, avec Risoul, le domaine de la Forêt Blanche entre 1650 et 2780 mètres dʼaltitude. Ce domaine compte 180 kilomètres de pistes, 109 pistes et 50 remontées mécaniques.

    Malgré un abandon progressif ces derniers années, Vars reste un site majeur pour le ski de vitesse ou kilomètre lancé (KL).
    Sur une pente raide (maximum de 98%, soit un angle proche de 45°), des skieurs sʼélancent dans le but dʼatteindre la vitesse la plus élevée possible. La piste de Vars détient ainsi le record du monde de lʼépreuve (Simone Origone : 252,632 km/h, 2015).



    Présentation du projet


    Après la réalisation du télémix de Chabrières en 2019, puis celle du télésiège du Bois Noir en 2020, Vars s'attaque à la modernisation de la liaison vers Risoul. En effet, le télésiège de la Mayt et le téléski du Lièvre sont devenus insuffisants face à cette difficile tâche. La lenteur du télésiège, son manque de confort, son débit et sa forte exposition au vent font que les clients le fuient de plus en plus. Quant au téléski du Lièvre, il n'est presque plus exploité en raison de sa difficulté et de l'obligation d'enneiger l'ensemble de la piste de montée.
    Pour faire face à ces problématiques, la Sem Sedev a pris la décision de construire un télésiège débrayable six places Leitner sur un tracé inédit. Il partira du front de neige, sur la droite du télémix, et arrivera un peu plus haut la gare amont de l'actuel téléski. Ce nouveau tracé va permettre de créer un accès direct à Risoul et aux pistes de Vars Sainte Marie depuis Vars les Claux tout en protégeant la ligne des mauvaises conditions météorologiques qui règnent sur la Mayt.


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    En rouge pointillé, les installations démontées. En violet, le TSD6.

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    Insertion G1.

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    Profil en long, Source : Cabinet ERIC.

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    Organisation amont, Source : Cabinet ERIC.


    La gare d'arrivée va nécessiter des terrassements importants. Une nouvelle piste permettra également de rejoindre le col des Saluces.


    Caractéristiques

    Voici les caractéristiques connues à l'heure actuelle :

    Caractéristiques administratives

    TSD – Télésiège à attache débrayable : MAYT
    Maître d’œuvre : ERIC
    Maître d'ouvrage : SEM SEDEV
    Montage / génie civil :
    Exploitant : SEM SEDEV
    Constructeur : Leitner
    Installation électrique :
    Année de construction : 2021
    Montant de l'investissement : Env 10 millions d'€

    Caractéristiques d'exploitation

    Saison d'exploitation : Hiver
    Capacité des sièges : 6 personnes
    Débit à la montée : 2800 personnes/heure (100 %)
    Débit à la descente : 0 personne/heure (0 %)
    Vitesse d'exploitation : 5.5 (6max) m/s
    Tapis d'embarquement : Non
    Garage : Non
    *
    Caractéristiques géométriques

    Altitude gare aval : 1859.30 m
    Altitude gare amont : 2461.00 m
    Dénivelé : 601,70 m
    Longueur développée : 2287.09 m
    Pente moyenne : %
    Pente maximale : %
    Portée la plus longue : m
    Hauteur de survol maximale : m
    Temps de trajet : Environ 6 min et 30 sec

    Caractéristiques techniques

    Type de gare aval : Couverture complète
    Type de gare amont : Couverture complète
    Emplacement gare de tension : Aval
    Type de tension :
    Tension nominale :
    Pression nominale : bars
    Emplacement gare motrice : Amont
    Type de motorisation :
    Puissance développée : kW
    Puissance au démarrage : kW
    Sens de montée : droite
    Nombre de pylônes : 21
    Largeur de la voie : 6.60 m
    Dispositif d'accouplement :
    Nombre de véhicules : 112 sièges
    Type de véhicules : Siège LPA6
    Cadencement : s
    Espacement : m


    → Enquête publique : https://www.vars.com...ayt-peynier.pdf
  2. TKE des Chamois 2 - La Toussuire (Les Sybelles)

    25 mai 2020 - 10:00

    Bonjour, je vous présente un reportage sur le…

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    Au sommaire :
    • La Toussuire
    • Le téléski des Chamois 2 : troisième appareil de retour vers La Toussuire depuis le Plan de la Guerre
    • Caractéristiques
    • La gare aval
    • La ligne
    • La gare amont
    • Véhicules et pinces
    • Conclusion


    La Toussuire

    La Toussuire est une station savoyarde de la vallée de la Maurienne, perchée à 1750 m d’altitude. Elle est située au-dessus de Saint Jean de Maurienne, à 30 min de route de cette ville et à 1h de Chambéry. La station est accessible assez facilement depuis l’ouest grâce à l’autoroute A43 qui vient de Lyon et Chambéry (sortie n°27) puis à l’enchaînement de 2 routes départementales (les D926 et 78) qui montent en lacets. A noter que ces routes desservent également l’ensemble de la vallée d’Arvan jusqu’au col de la Croix de Fer (communication avec l’Oisans). En train, La Toussuire est accessible en bus au départ de la gare de Saint Jean Maurienne : hors saison des TER s’y arrêtent alors qu’en période de forte affluence, on peut y aller également en TGV, Thalys et Eurostar (Thalys et Eurostar jusqu’à Chambéry puis bus). En avion, l’aéroport de Chambéry – Savoie (CMF) est le plus proche.

    La station de la Toussuire est reliée au domaine des Sybelles, fondé en 2003, qui comporte également Le Corbier, Saint Jean d’Arves, Saint Sorlin d’Arves, Saint Colomban des Villards et Les Bottières. Les six domaines skiables se sont reliés au sommet de l’Ouillon par la construction de pas moins de 7 remontées mécaniques afin de former un espace composé de 142 pistes et de 70 appareils. Le domaine s’étale de 1100 m (front de neige de Saint Colomban des Villards) à 2620 m (les Perrons sur Saint Sorlin). On y retrouve des ambiances différentes, entre forêts à Saint Colomban ou aux Bottières et espaces d’altitude entre les hauteurs du Corbier, de la Toussuire et de Saint Sorlin. Entre villages ayant gardé leur discrétion à Saint Colomban ou Saint Jean d’Arves et stations plus modernes (La Toussuire et le Corbier), le domaine fait la part belle à la diversité. Les pistes sont destinées en majorité aux skieurs moyens, avec 61 pistes bleues, les pistes rouges et noires représentant 38% de l’ensemble.
    Le domaine skiable de La Toussuire se compose de 2 secteurs principaux : un situé entre la Grande Verdette (2110 m) et la Tête de Bellard (2225 m) et un second autour du Grand Truc (2209 m). Le premier secteur comporte des pistes de tous niveaux mais essentiellement bleues et rouges. L’espace débutants (téléskis Musique et Petite Verdette) y est également présent en front de neige tandis que la liaison vers les autres stations Sybelles s’effectue en deux endroits : soit par l’Ouillon (télésiège de la Pierre du Turc puis téléskis des 2 Croix) soit par Le Corbier et le télésiège fixe des Envers (accès par la piste rouge du Renard). Les skieurs trouveront en haut du télésiège de la Tête de Bellard un restaurant ainsi qu’une belle vue sur la Maurienne, les premiers sommets de l’Oisans, des Hautes-Alpes ainsi que vers la Vanoise. Du côté du Grand Truc, on retrouve des pistes dans des prairies bien ensoleillées desservies par trois télésiège fixes. A partir du Grand Truc, on peut accéder à la station voisine des Bottières par les splendides pistes du Grand Truc et de la Lauze.

    La Toussuire propose également des activités hors ski : patinoire, bowling, bars, restaurants, cinéma mais également depuis 2018 une tyrolienne (près du télésiège du Chaput). En été, la station propose les activités classiques d’une station de montagne : randonnée, VTT, remontées mécaniques pour les piétons, parapente, cyclisme… La station a été 3 fois le théâtre d’une arrivée du Tour de France (donnée 2018), au terme de la montée jusqu’à la station, longue de 18 kms avec une pente moyenne de 6,1% (classée en 1ère catégorie au Tour de France).

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    Vue sur La Toussuire depuis la piste rouge de la Grande Verdette.

    Le téléski des Chamois 2 : troisième appareil de retour vers La Toussuire depuis le Plan de la Guerre

    Le téléski du Chamois 2 a été déplacé deux fois au sein de la même station, si bien qu’il a été implanté sur trois axes différents depuis sa mise en service. Initialement appelé Ouillon 1, il a été construit en 2003 lors de la réalisation de la liaison skis aux pieds entre les stations qui forment aujourd’hui le domaine des Sybelles. Lieu de jonction de toutes les liaisons, c’est l’Ouillon qui permet de réunir toutes les remontées mécaniques de liaison venant du Corbier, de Saint-Sorlin d’Arves, et de La Toussuire. Du côté de La Toussuire, trois remontées mécaniques ont été construites afin de relier le domaine skiable existant à l’Ouillon : il s’agit de trois téléskis à enrouleurs nommés Chamois, Plan de la Combe, et Ouillon 1. Alors que le téléski du Plan de la Combe permet de se diriger vers La Toussuire depuis l’Ouillon, l’enchainement des téléskis du Chamois puis de l’Ouillon 1 permettait de relier le sommet du téléski de la Tête de Bellard à l’Ouillon. Le téléski actuel du Chamois 2 constituait ainsi, et ce jusqu’en 2009, le deuxième tronçon à enchaîner pour rallier l’Ouillon.
    Voici deux clichés de l’appareil pris lorsqu’il était sur le tracé de l’Ouillon 1 :

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    Le téléski était très prisé étant donné qu’il était quasiment le seul à donner accès au point de liaison de l’Ouillon depuis La Toussuire. Afin de résoudre ce point noir du domaine sur le plan du débit, l’exploitant a procédé en 2009 au déplacement du téléski sur un tracé plus simple en ligne droite et en face du téléski du Chamois 1 afin de fluidifier les flux. Gardant le même rôle qu’auparavant, il est également doublé par un téléski similaire récupérant une partie du matériel en trop lors du téléski de l’Ouillon 1. A cette occasion, les téléskis sont nommés Deux Croix 1 & 2, le 1 étant le téléski de l’Ouillon 1 déplacé et le 2 étant le nouveau téléski de doublage.
    Voici deux clichés de l’appareil pris lorsqu’il était sur le tracé des Deux Croix 1 :

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    En 2019, l’exploitant procède une nouvelle fois à un renforcement de la liaison entre le lieu-dit du Plan de la Guerre en améliorant le débit mais aussi le confort : le téléski des Deux Croix 1 est alors une nouvelle fois déplacé et est remplacé sur le même tracé par un télésiège 4 places. Le téléski déplacé est alors réimplanté sous le nom de Chamois 2 pour doubler le téléski des Chamois 1 qui permet le retour vers la station de La Toussuire. Le téléski des Deux Croix 2 est, quant à lui, maintenu en place.

    Situation sur le plan des pistes :

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    Vue générale du domaine de La Toussuire.

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    Zoom sur le secteur de l’Ouillon.

    Caractéristiques

    Voici les caractéristiques de l’appareil :

    - Caractéristiques Administratives

    TKE – Téléski à enrouleurs : CHAMOIS 2
    Maître d’ouvrage : SOREMET
    Maître d’œuvre : DCSA
    Exploitant : SOREMET
    Constructeur : Leitner
    Année de construction : 2019 (récupération de matériel de 2003 et de 2009)

    - Caractéristiques d’Exploitation

    Saison d'exploitation : Hiver
    Capacité : 1 personne
    Débit : 900 personnes/heure
    Vitesse d'exploitation : 3 m/s

    - Caractéristiques Géométriques

    Altitude aval : 2247 m
    Altitude amont : 2282 m
    Dénivelé : 35 m
    Longueur développée : 305 m
    Pente maximale : 22,3 %
    Temps de trajet : 1 min 41 s

    - Caractéristiques Techniques

    Type de gare : Lotus
    Emplacement tension : Aval
    Type de tension : Hydraulique
    Emplacement motrice : Aval
    Type de motorisation : Asynchrone
    Puissance développée : 73 kW
    Sens de montée : Droite
    Embarquement : A plat
    Nombre de pylônes : 4
    Dispositif d’accouplement : Pinces fixes
    Nombre de perches : 52
    Espacement : 11,7 m

    - Caractéristiques du Câble

    Constructeur : Arcelor Mittal
    Diamètre du câble : 18 mm
    Composition : 6*7 fils
    Année de pose : 2019

    La gare aval

    La gare aval est situé au bord de la piste de la Pierre du Turc, piste qui assure la liaison entre le domaine de La Toussuire et le point central du domaine à l’Ouillon.
    Il s’agit d’une gare Lotus dimensionnée pour les téléskis aux caractéristiques importantes issue du catalogue de chez Poma, et assurant la mise en mouvement et la tension du câble.

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    L’aire de départ des téléskis depuis la piste venant de La Toussuire.

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    Les deux téléskis côte à côte partagent une cabane commune.

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    La gare aval du téléski des Chamois 2 est celle de gauche.

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    Vue de profil sur la gare Lotus.

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    On notera le pied de la gare aux dimensions plus généreuses que d’habitude.

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    Vue de profil de la gare aval où l’on aperçoit également celle du téléski des Chamois 1.

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    La gare et les filets donnant accès à l’embarquement.

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    Vue globale de la gare.

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    La file d’accès à l’embarquement.

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    Le haut du bloc moteur et la poulie motrice.

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    Le haut de la gare avec les galets dirigeants le câble.

    La ligne

    La ligne est composée de deux parties différentes de par leurs pentes : la première partie est quasi-plate alors que la seconde réalise quasiment l’ensemble du dénivelé de la ligne. Malgré cela, la ligne ne montre aucune difficulté et ne pose aucun problème aux skieurs débutants.

    Caractéristiques de la ligne :
    P1 : 2SC/2S
    P2 : 4S/4S
    P3 : 2SC/2SC
    P4 : 4S/4S

    S : balancier support
    SC : balancier support-compression


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    Le P1 situé quelques mètres juste après la gare aval.

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    Demi-tour pour voir la gare aval depuis le début de la ligne.

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    En direction du P2 sur une pente assez plate.

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    Le P2.

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    Le P3 qui amorce une pente plus prononcée.

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    En direction du P4 sur une pente soutenue.

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    Le P4, dernier pylône de la ligne.

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    Portée avant la gare amont.

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    Approche de la gare amont.

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    Sur la plateforme de lâcher de l’agrès.

    La gare amont

    La gare amont est constituée d’un LSP (Lâcher Sous Poulie) assurant un retour fixe du câble. Contrairement à son voisin le téléski des Chamois 1, la gare amont n’a pas pu être implantée sous forme de lâcher à distance en raison du passage des skieurs sortant du téléski des Chamois 1.

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    Vue sur la gare amont depuis la ligne du téléski des Chamois 1.

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    Vue sur la gare amont depuis l’arrivée du téléski des Chamois 1.

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    La gare vue depuis l’arrivée du télésiège de la Pierre du Turc.

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    La gare vue dans l’axe de la ligne.

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    L’imposante gare retour montée sur deux fûts métalliques.

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    La gare et l’aire de lâcher.

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    La gare amont vue en contre-plongée.

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    Vue sur la gare amont depuis la ligne du téléski du Plan de la Combe.

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    La fin de la piste de montée et la gare amont.

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    Les balanciers de la gare retour.

    Véhicules et pinces

    Les véhicules sont de classiques sellettes construites par Leitner et disposant d’enrouleurs hydrauliques permettant une remontée de l’agrès en douceur.
    Les pinces sont fixes.

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    Le haut d’un agrès avec l’enrouleur, la suspente et la pince fixe.

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    Un agrès complet sur le brin descendant.

    Autres vues

    Quelques photos de ce téléski vu depuis la piste qu’il dessert.

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    La large piste de liaison entre La Toussuire et le Plan de la Guerre.

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    La première partie des deux téléskis.

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    La deuxième partie des deux téléskis.

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    Le début des deux lignes.

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    Vue sur les deux téléskis depuis la piste de liaison venant de l’Ouillon.

    Conclusion

    Déplacé trois fois sur le même secteur, le téléski des Chamois 2 est un téléski qui a su être adapté aux différents rôles qui lui ont été donné en fonction de l’évolution des flux de skieurs depuis 2003 pour réaliser la liaison avec les autres stations du domaine des Sybelles. Avec sa gare aval dimensionnée pour des caractéristiques importantes et son matériel fiable et éprouvé, ce téléski assure de manière discrète son rôle avec son voisin le téléski des Chamois 1. Etant les premiers appareils que l’on rencontre en venant depuis l’Ouillon pour rallier la station de La Toussuire, ils sont naturellement un peu plus fréquentés que téléski du Plan de la Combe.

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    Le Plan de la Guerre vu depuis la ligne du téléski du Plan de la Combe.

    Texte & bannière : valcelouis & Clément05
    Photos : valcelouis (le 8 février 2020)

    A bientôt.

    © - 2020 – valcelouis, Clément05 & Le Risoulien – www.remontées-mécaniques.net
  3. TSCD6/10 de Chabrières - Vars / Forêt Blanche

    10 mai 2020 - 19:02

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    Vars

    Vars est l'une des plus grandes stations des Alpes du Sud. Elle est au coeur du domaine de la Forêt Blanche (1650-2750m), union des domaines de Vars et de Risoul. En 2019, ce domaine couvre une surface d'environ 540 ha, offre 37 remontées mécaniques, 115 pistes, et environ 185 km de pistes.

    Vars bénéficie du climat très ensoleillé des Alpes du Sud (environ 300 jours de soleil par an), et d'une situation privilégiée. Située dans le département des Hautes-Alpes (05), Vars est situé sur la route qui relie Guillestre à Barcelonnette, par le col de Vars (à 2108 mètres d'altitude). Elle est à environ 1h de Gap, 50 minutes de Briançon et 2h30 d'Aix-en-Provence.

    La station est entourée de montagnes, et le domaine s'ouvre à 360° : les pentes sont variées, et les expositions sont multiples. Environ 80% des pistes sont à une altitude de plus de 2000 mètres. Renforcé par un enneigement artificiel de qualité (310 enneigeurs, 3 réserves collinaires, et une couverture de plus de 180 ha), Vars garantit un ski de qualité, du début à la fin de la saison.

    Vars se démarque tout particulièrement des autres stations par ses 6 snowparks, ses couloirs de freeride, et sa piste de KL (Kilomètre Lancé), qui accueillent chaque année des compétitions d'un niveau international. La piste de KL de Chabrières est particulièrement mythique : c'est ici que, en 2016, l'Italien Yvan Origone a battu le record du monde de ski de vitesse : 254,958 km/h. Vars est la station la plus rapide du monde.

    La commune est composée de quatre hameaux : Saint-Marcellin (à 1500 mètres d'altitude), Sainte-Marie (à 1650 mètres d'altitude), Sainte-Catherine (à 1750 mètres d'altitude) et Les Claux (dont le centre est à 1850 mètres d'altitude, mais dont les habitations s'étalent jusqu'à 1950 mètres d'altitude). Si la mairie de Vars est à Sainte-Marie, l'école de Vars est à Sainte-Catherine, et le coeur de la station de ski est aux Claux.

    Située sur la commune de Vars, la réserve du Val dʼEscreins fut l'une des premières réserves municipales de France (elle a été créée en 1664). Elle est aujourd'hui intégrée dans le Parc Naturel Régional du Queyras. Le Pic de la Font Sancte (à 3385 mètres d'altitude) est le point culminant de la commune de Vars et du Parc Naturel Régional du Queyras.

    Les premières remontées mécaniques datent de 1937, avec un téléautoski construit à proximité du refuge Napoléon (entre la sortie de Vars les Claux et le col de Vars), et le téléski de Peynier, qui a été démonté en 1977 (prédécesseur de lʼactuel téléski de Peynier 1). Le téléski permettant d'atteindre le sommet de Peynier a été construit en 1952 (il a été remplacé en 1977 par le téléski de Peynier 2). Par la suite, de nombreuses remontées mécaniques ont été construites entre Vars Sainte-Marie et Vars les Claux (dont la première télécabine 12 places des Alpes du Sud), jusqu'à relier le domaine de Vars au domaine de Risoul.


    Vars depuis le sommet de Chabrières (2780 m).
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    L'historique de Vars les Claux

    Le développement de Vars commence au début du siècle dernier. À l'origine, le ski se pratiquait en dessous du col de Vars, au refuge de Napoléon. La station commença ensuite à progressivement exploiter le domaine que l'on connait actuellement. Pour plus de détail sur cet historique, vous pouvez consulter ce reportage : Reportage télésiège Peyrol


    Concentrons-nous à présent sur le front de neige des Claux. Les premières remontées y apparaissent au début des années 60. C'est en 1965 qu'est érigé le télésiège des Escondus. Construit par la SACMI, il s'agissait d'un court appareil deux places. Il prenait son départ devant l'actuel télésiège des Escondus et arrivait au même endroit que ce dernier. Il permettait de desservir une vaste zone de ski en forêt et rendait l'accès plus simple au secteur des Sibières. Quelques années après sa construction, en 1969, il fut doublé par un second télésiège deux places, cette fois-ci issu du contructeur Poma et dont le tracé était plus court et décalé vers la gauche. Cette installation desservait directement le stade de slalom et permettait de ce fait de délester le télésiège des Escondus dans son rôle de desserte de ski propre.

    Le télésiège des Escondus dans ses premières années d'exploitation. (© vars.over-blog.com)
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    Le haut de la ligne. (© vars.over-blog.com)
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    Vue en été, avec le télésiège de l'Ubac à côté. (© vars.over-blog.com)
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    En parallèle au développement du secteur des Escondus, le secteur débutant des Claux vit aussi le jour. En 1967, le téléski des Claux est construit. Il dessert une piste verte et son tracé croise le télésiège des Escondus.
    En 1969, deux téléskis sont érigés. Le premier, celui de l'Ubac, fût construit non loin du télésiège des Escondus pour ouvrir un espace débutants. Le deuxième appareil construit était appelé "Relais" et était conçu pour les plus petits. Il se trouvait à l'emplacement de l'actuel télésiège débrayable des Escondus.
    En 1970, le téléski de l'Adroit est construit. Il desservait une large piste verte parfaitement adaptée aux débutants, mais avait également le rôle de joindre Vars les Claux au secteur de la Mayt via le téléski éponyme et le téléski du Lièvre (érigé l'année suivante).

    Le téléski des Claux. (© vars.over-blog.com)
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    Le téléski de l'Ubac dans son ensemble. (© vars.over-blog.com)
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    Le bas de sa ligne avec le départ des télésièges Escondus et Ubac sur la gauche. (© vars.over-blog.com)

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    Idem. (© vars.over-blog.com)
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    Le téléski du Relais. (© vars.over-blog.com)
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    Le même appareil vu sous un autre angle. (© vars.over-blog.com)
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    La gare aval du téléski de l'Adroit. (© vars.over-blog.com)
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    En 1978, un troisième télésiège est construit sur le front de neige des Claux. Conçu par Poma, il a la particularité de desservir deux versant. Un premier tronçon permet de doubler le téléski de l'Adroit et un deuxième double celui des Claux sur un plus long tracé. Il est à noter que ce tronçon coupait les deux télésièges Ubac et Escondus. Sa construction a par ailleurs entrainé le démontage du téléski de l'Ubac, devenu inutile.

    Le tronçon montant sur le versant Ubac. (© vars.over-blog.com)
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    L'embarquement intermédiaire. (© vars.over-blog.com)
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    Suite à cette grosse vague de constructions, peu de changements interviennent sur le front de neige des Claux au début des années 80. Un petit téléski est tout de même érigé en 1983 : appelé "Baby ESF", il est comme son nom l'indique un appareil à usage unique de l'ESF pour les plus jeunes.

    Le gros changement de Vars les Claux intervient en 1986 avec la construction de l'impressionnante télécabine des Chabrières. Cette installation extrêmement moderne pour l'époque a apporté un grand souffle à cette station jusque-là dépourvue d'appareil débrayable. Elle fut construite sur un tout nouveau tracé.

    En 1995, les deux antiques télésièges Escondus et Ubac laissent place à un téléporté débrayable quatre places du constructeur Leitner. L'appareil reprend le même tracé que le télésiège des Escondus mais la gare aval est abaissée de quelques mètres vers l'aval afin de libérer de la place sur les pistes de retour et faciliter l'accès au départ de la remontée. En sept ans seulement, le front de neige s'est ainsi fortement modernisé.

    La gare aval du télésiège débrayable des Escondus avec la télécabine en fond.
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    L'année 2008 voit le raccourcissement du télésiège des Claux. En effet, le tronçon du côté Escondus était devenu trop dangereux de par ses pylônes implantés en milieu de piste. Il a donc tout simplement été supprimé entraînant une transformation de la gare intermédiaire en gare aval pour le tronçon montant de l'autre côté. Ce fut le seul gros chantier entrepris sur le front de neige entre 1995 et 2019.

    L'installation une fois modifiée.
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    La télécabine de Chabrières : une installation révolutionnaire

    L'idée de la création d'un gros porteur sur le front de neige des Claux apparait durant les années 1980. En effet, les secteurs Mayt, Escondus et Crévoux n'étaient pas bien reliés entre eux. De plus, la station manquait d'un appareil à gros débit. Il a donc été décidé de créer la télécabine des Chabrières sur un tracé inédit. Prenant son départ sur le point le plus bas du front de neige, elle arrivait sur un petit plateau d'où il était possible de rejoindre tous les secteurs de la station. Le projet prévoyait la construction dès l'année suivante d'un second tronçon en direction du Pic de Chabrières. Cependant, les saisons suivantes furent marquées par un manque de neige important et par une baisse des recettes. De ce fait, le projet fut abandonné.

    La télécabine dans ses premières années d'exploitation.
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    Idem.
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    Idem.
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    Comme il est possible de le voir sur ces photos, le débit de l'installation était extrêmement bas à sa mise en service. Il fut augmenté en 1989 par l'ajout de 15 cabines face au succès de l'appareil et à l'arrivée de nouveaux lits dans la station. Cependant, il n'a jamais été poussé à son maximum. En effet, Chabrières avait été étudié pour monter jusqu'à 3400 p/h comme en témoigne ce document :

    Image de la page de couverture de A&M 1987.
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    À noter que les armoires de commandes avaient été rénovées lors de l'été 2001 pour la gare de départ et lors de l'été 2003 pour la gare amont.



    La première pierre d'un plan pluriannuel d'investissement

    Après plusieurs années sans nouveautés, Vars a annoncé que son domaine serait entièrement réaménagé. Il est en effet prévu la rénovation de l'ensemble des axes principaux de la station.

    Pour son premier investissement, la SEM SEDEV a décidé de remplacer son ascenseur principal : la télécabine de Chabrières. Il fût d'abord envisagé la mise en place d'une télécabine neuve mais étant donné le coût trop élevé, la station a finalement décidé d'installer un télémix. C'est en effet une solution intéressante : les sièges permettent de transporter les skieurs sans déchausser, facilitant ainsi les rotations, et les cabines transportent les enfants en toute sécurité. La SEM SEDEV prévoit alors la constuction d'un télémix équipé de sièges huit places et de cabines de dix places avec un débit de plus de 3000 p/h. L'idée était aussi de prolonger la ligne vers l'amont afin de desservir plus de pistes. Après, réflexion, une telle installation est jugée surdimensionnée. Vars demande alors à Leitner d'installer un appareil plus petit, sur le tracé de l'ancienne télécabine, équipé de siège six places et de cabines dix places assises, avec un débit d'environ 2600 p/h.

    Afin de pouvoir implanter la nouvelle gare de départ, le télésiège des Claux a été lui aussi démonté et le téléski situé juste en face s'est vu remplacer par un long tapis roulant couvert sur un autre tracé. En effet, cela a permis de séparer les flux de skieurs : d'un côté les débutants et de l'autre les confirmés.

    En rouge, les anciennes installations et en vert, le télémix.
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    Affiche annonçant les travaux.
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    Les anciens appareils :

    Cliquez sur l'image pour afficher le reportage.
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    Les travaux

    Les travaux se sont déroulés du mois de Juin au mois de Décembre. Ils ont commencé par le démontage des anciennes installations à partir de fin Juin. Puis, durant les mois de Juillet et Août, le défrichement de la ligne et les terrassements des gares ont été effectués. En septembre le montage des gares a commencé suivi en octobre de l'héliportage. Enfin, le déroulage du câble a été réalisé le 18 octobre. Les premiers essais avec les véhicules ont commencé le 14 novembre et l'appareil est entré en service à l'ouverture de la station. L'inauguration s'est déroulée le 20 Janvier 2020.

    Le chantier en quelques photos :

    Cabines au sol. (©Lion)
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    Démontage de la gare de départ de la télécabine. (©Lion)
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    Démontage des pylônes. (©Lion)
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    La gare amont, complètement rasée. (©Lion)
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    Début de montage de la gare de départ du télémix. (©Lynx05)
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    Ligne défrichée. (©Lynx05)
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    Coulage par hélicoptère des socles de ligne. (©Lynx05)
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    Génie civil en amont. (©Lynx05)
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    Montage gare de départ.
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    Fondations P1, P2 & P3.
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    Pylônes attendant l'héliportage.
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    Sièges fraichement livrés. (©Tingaux)
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    Inauguration (©TRAME).
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    Pour revivre la construction, cliquez ici :

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    Rôle et situation

    > En hiver

    Située au centre du front de neige des Claux, tout près de l'office de tourisme et des résidences, le télémix a pour principal vocation de hisser les skieurs vers les hauteurs. Il est aussi très utilisé débutants du fait de la faible difficulté des pistes desservies. Depuis sa gare amont, il est possible de rejoindre la station de Risoul et les alpages de la Mayt via le télésiège éponyme. Les skieurs ont également la possibilité de basculer sur les secteurs Peynier, Sibières et Crévoux ainsi que sur le célèbre Snowpark de la station. À noter également qu'un espace débutant d'altitude se trouve en face de la gare d'arrivée.
    Cette installation est aussi accessible aux piétons à la montée comme à la descente.

    Le télémix dessert les pistes suivantes :

    Marmottes : Rejoignant le télésiège de la Mayt, cette piste simple permet aussi aux skieurs les moins aguerris de s'exercer. Rejoignant la piste Cabris, elle permet également de basculer sur le versant de Peyniers.
    Clapier : Très peu pentue, elle donne accès aux téléskis de Crévoux et au télésiège du Col de Crévoux. Tout comme Marmottes, elle est très utilisée par les débutants.

    Voici sa situation sur le plan des pistes :

    Vue de loin.
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    Et de près.
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    > En été

    En été l'appareil est ouvert tous les jours durant les deux mois d'ouverture du domaine. Il dessert des pistes VTT, des itinéraires de randonnées et permet aux piétons d'apprécier la vue sur la vallée.


    Voici la situation sur le plan estival (en violet) :

    De loin.
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    De près.
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    Caractéristiques

    Caractéristiques administratives

    TSCD – Téléporté mixte à pinces débrayables : CHABRIERES
    Maître d’œuvre : ERIC
    Maître d'ouvrage : SEM SEDEV
    Montage / génie civil : TRAME pour les gares et VLM pour la ligne
    Exploitant : SEM SEDEV
    Constructeur : Leitner
    Installation électrique : SEMER
    Année de construction : 2019
    Montant de l'investissement : 9 546 000 millions d'€

    Caractéristiques d'exploitation

    Saison d'exploitation : Hiver et été
    Capacité des sièges : 6 personnes
    Capacité des cabines : 10 places assises
    Débit à la montée : 2643 personnes/heure (100 %)
    Débit à la descente (cabines seulement) : 944 personne/heure (37 %)
    Vitesse d'exploitation : 5.5 m/s
    Tapis d'embarquement : Non
    Garage : Oui

    Caractéristiques géométriques

    Altitude gare aval : 1859.80 m
    Altitude gare amont : 2212.70 m
    Dénivelé : 352.90 m
    Longueur développée : 1327.19 m
    Pente moyenne : 27.2 %
    Pente maximale : 76.87 %
    Portée la plus longue : 129 m
    Hauteur de survol maximale : 23 m
    Temps de trajet : 4 min et 1 sec

    Caractéristiques techniques

    Type de gare aval : CD6/10-LP (Couverture complète)
    Type de gare amont : CD6/10-LP (Couverture complète)
    Emplacement gare de tension : Aval
    Type de tension : Hydraulique
    Tension nominale : 580 kN
    Pression nominale : 150 bars
    Emplacement gare motrice : Amont
    Type de motrice : DirectDrive
    Puissance développée : 574 kW
    Puissance au démarrage : 707 kW
    Sens de montée : gauche
    Nombre de pylônes : 14
    Largeur de la voie : 6.60 m
    Dispositif d'accouplement :
    Nombre de véhicules : 48 sièges et 16 cabines
    Type de véhicules : Siège LPA-6 OCC et cabines EVO 10S 190
    Type de pinces : LPA-M pour les sièges et LPA-XL pour les cabines
    Cadencement : 9.53 s
    Espacement : 52.44 m



    Gare aval

    Installée sur le front de neige des Claux, principal point de départ vers les hauteurs, la gare aval assure la tension du câble. Elle aborde une couleur noire avec un liseré rouge et une signalétique blanche. Afin de faciliter l'embarquement des cabines, la SEM SEDEV a fait le choix de couvrir les quais avec une structure en acier. Le tout est harmonieux et se fond bien dans le paysage.

    Pour atteindre la vitesse de 5,5 m/s, un débit de 2600 p/h et conserver un embarquement en douceur, la gare a été allongée de quelques mètres. Elle est de ce fait soutenu par un pilier en béton plus grand. Cet allongement permet également d'effectuer l'embarquement des cabines en ligne droite, pour le plus grand bonheur des usagers.

    Une fois les bornes forfaits passées, les skieurs ont le choix de continuer skis aux pieds vers l'embarquement des sièges ou de s'avancer vers une zone de déchaussement et de faire seulement quelques mètres pour accéder aux quais des cabines. La grande révolution de cet appareil est que, désormais, l'embarquement se fait de plein pieds.

    Organisation en gare de départ.
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    Vue depuis l'espace débutant.
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    De plus près.
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    Depuis les caisses forfaits.
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    De plus près.
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    Vue depuis l'arrivée du télésiège de Peyniers côté Claux.
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    Le départ de l'appareil avec le quai des cabines.
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    Les quais, couverts pour protéger les usagers lors de mauvaises conditions météorologiques.
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    Entrée d'un siège en gare.
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    L'arrière de la gare.
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    Idem.
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    Portique d'entrée, donnant des informations sur le domaine skiable.
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    Entrée pour accéder à l'embarquement cabine.
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    Vue globale du quai.
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    Arrivée d'une cabine.
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    L'embarquement.
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    Le contour.
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    Vue depuis l'embarquement des sièges.
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    Cabine dans le contour.
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    Embarquement côté sièges.
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    Idem.
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    Siège dans le contour.
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    Embarquement.
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    Prêt au départ !
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    Ligne

    Longue d'environ 1327m, la ligne franchit un dénivelé de 352,90m. Pour sortir du décaissement où se trouve la gare, les véhicules se lancent dans une pente à 76,87% jusqu'au P4. Ensuite, la ligne grimpe légèrement entre les P4 et P6 afin de rejoindre un plateau. Du P6 aux doubles pylônes P10 & P11, la ligne est constante et très peu pentue. La portée P11 - P12 marque le dernier franchissement important. Puis la ligne monte peu jusqu'au P14 avant d'arriver en gare amont.

    Il est à noter que Leitner a installé à deux reprises des pylônes dits "en V". Cette tendance se retrouve sur de nombreux appareils Leitner récent tels que le TSD6 des Arcellins à Val Cenis ou encore le TSD6 de la Sandonière à Valmeinier.

    Sortie du décaissement.
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    P1 avec les P2 & P3 en fond.
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    Les trois premiers pylônes. Vous remarquerez la disposition en V des P2 et P3.
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    Portée P3-P4, assez raide.
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    P4.`
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    Portée P4-P5.
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    P5.
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    P6.
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    P7.
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    Portée P7-P8.
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    P8.
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    P9.
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    P10 & P11.
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    P10 & P11 vus depuis le sol.
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    Détail des têtes.
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    P12.
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    P13.
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    Portée P13-P14.
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    P14.
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    Vu depuis le sol.
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    Fin de la ligne.
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    Gare amont

    La gare amont est installée en lieu et place de celle de l'ancienne télécabine. Elle aborde la même esthétique que la gare de départ. C'est ici que se trouve le moteur de type DirectDrive mais aussi le garage semi ouvert de l'installation, construit sur le côté de la gare. Cette structure permet par la même occasion de protéger le quai des cabines.
    Étant donné l'exposition importante au soleil, des panneaux photovoltaïques (20 au total) ont été intégrés dans les vitrages de la gare du côté du chalet d'exploitation. Ils sont imperceptibles si l'on ne fait pas attention.

    Tout comme la gare aval, la structure a été allongée, nécessitant ici aussi la mise en œuvre d'un plus gros pilier de soutien. Cette longue gare permet de faciliter grandement le débarquement des skieurs :
    - Côté sièges, ces derniers décélèrent puis évoluent quelques secondes dans une zone durant laquelle les gardes corps se déverrouillent. Les usagers peuvent alors les relever et disposent ensuite d'un laps de temps pour se positionner afin de débarquer. Les skis finissent par toucher la plateforme de débarquement et les skieurs peuvent alors se lever.
    - Côté cabines, une fois le débarquement des sièges terminés, les véhicules entrent dans le contour et décélèrent fortement au niveau de la moitié de ce dernier. Les sièges et les cabines continuent leur cheminement à très faible vitesse jusqu'à atteindre le quai des cabines, où celles-ci s'ouvrent alors. Cette petite particularité permet aux usagers de se préparer au débarquement sans être déstabilisés.

    Vue de loin.
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    La gare, son garage et l'aire de débarquement.
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    Vue depuis les pistes desservies par le télésiège Escondus.
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    Entrée en gare amont.
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    Vue depuis le dessous.
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    De trois quarts.
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    De profil, avec les panneaux photovoltaïques visibles à travers les vitres.
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    Le chalet de contrôle.
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    Le débarquement des sièges.
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    Aire de débarquement.
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    Vue sur le contour avec le débarquement des sièges
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    Débarquement côté cabines.
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    Arrivée d'une cabine à quai.
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    Débarquement.
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    Cabine à quai.
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    Fin de quai.
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    Accélération d'une cabine.
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    Vigie de surveillance du quai des cabines.
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    Véhicules et pinces

    Les véhicules sont au nombre de 64. Ils sont répartis à raison de 3 sièges pour 1 cabine. Il y a donc 48 sièges LPA-6 OCC de six places et 16 cabines EVO 10S 190 de dix places assises.

    Afin de sécuriser au maximum l'appareil, les sièges sont équipés de gardes-corps à repose pieds individuels et d'un verrouillage automatique en ligne. Ils abordent également une assise bicolore rouge et noire qui permet aux skieurs de se placer correctement à l’embarquement. A noter également que les dossiers sont hauts et que les sièges sont rembourrés.

    Les cabines, quant à elles, abordent une couleur noire avec des montants rouge vif. Le logo de Vars est marqué en blanc sur les vitres. A l’intérieur, les assises sont assez minimalistes et sont colorées en bordeaux. Elles sont également équipées de séparateurs afin d’optimiser au mieux le placement des skieurs. La cabine étant de type EVO, les portes sont coulissantes ce qui permet de libérer de la place au niveau des pieds (Absence des systèmes intérieurs d’ouverture classique). Pour le rangement des skis, l’exploitant a fait le choix de ne pas installer de racks sur les portes. Pour compenser, l’intérieur des véhicules est équipé de barres horizontales de soutien et de protections des vitres en plexiglas, facilement remplaçables.
    A noter également qu'une cabine a été décorée à l'effigie de la radio RMC.

    Les cabines sont reliées au câble par une pince débrayable LPA-XL et les sièges par une pince débrayable LPA-M.

    > Les pinces

    Pince LPA-XL.
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    Pince LPA-M
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    > Les cabines

    Cabine.
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    La cabine "RMC", très appréciée par les enfants.
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    Croisement de deux cabines.
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    Les portes.
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    L'assise.
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    Vitre du fond.
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    Système de contrôle de fermeture des cabines.
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    > Les sièges

    Les sièges.
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    De face.
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    De derrière.
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    L'assise.
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    Levier de déverrouillage et capot de protection du système des gardes corps.
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    Garage

    Le garage permet d'accueillir l'ensemble des 64 véhicules. Il possède une grande zone de maintenance et a la capacité de séparer les sièges des cabines. Ainsi, l'appareil peut être exploité sous forme d'une télécabine ou sous forme d'un télésiège.

    Celui-ci est semi automatique. En effet, les véhicules sont pris en charge par une chaîne à la sortie du contour. Ils cheminent ensuite quelques mètres puis sont redirigés manuellement dans les différentes voies selon leur type.
    Étant donnée la disposition des rails, la maintenance des véhicules peut se faire sans avoir à cycler l'appareil. Cela permet ainsi de faciliter les opérations d'entretiens.

    Voici un plan du garage :

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    Garage dans son ensemble.
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    De profil.
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    Côté débarquement.
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    Convoyeur des véhicules.
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    Fin du convoyeur.
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    Entrée des véhicules, protégée par une barrière mobile.
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    Les aiguillages permettant la distribution des véhicules dans leurs voies appropriées.
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    Idem.
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    Intérieur.
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    Espace d'entretien des pinces.
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    Autres vues

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    Conclusion


    En remplaçant l'antique télécabine de Chabrières par un télémix moderne, la station de Vars a su redynamiser intelligement la partie basse de son domaine skiable. Rapide, confortable et doté d'un fort débit, le nouvel appareil assure pleinement son rôle d'ascenseur. Il donne également une image de station moderne à Vars et ses cabines rouge vif marque l'esprit des skieurs. Une réussite sur tous les plans !

    Le TSCD6/10 de Chabrières, nouvelle vitrine de Vars.
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    Photos : Le Risoulien, Tingaux, Lynx05 et Lion
    Texte et mise en page : Le Risoulien
    Présentation de Vars : Lynx05
    Date des photos du reportage : 14 janvier 2020

    © Le Risoulien
  4. TKE des Deux Croix - La Toussuire (Les Sybelles)

    08 mai 2020 - 11:41

    Bonjour, je vous présente un reportage sur le…

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    Au sommaire :
    • La Toussuire
    • Le téléski des Deux Croix : un appareil de doublage pour la liaison vers l’Ouillon
    • Caractéristiques
    • La gare aval
    • La ligne
    • La gare amont
    • Véhicules et pinces
    • Conclusion


    La Toussuire

    La Toussuire est une station savoyarde de la vallée de la Maurienne, perchée à 1750 m d’altitude. Elle est située au-dessus de Saint Jean de Maurienne, à 30 min de route de cette ville et à 1h de Chambéry. La station est accessible assez facilement depuis l’ouest grâce à l’autoroute A43 qui vient de Lyon et Chambéry (sortie n°27) puis à l’enchaînement de 2 routes départementales (les D926 et 78) qui montent en lacets. A noter que ces routes desservent également l’ensemble de la vallée d’Arvan jusqu’au col de la Croix de Fer (communication avec l’Oisans). En train, La Toussuire est accessible en bus au départ de la gare de Saint Jean Maurienne : hors saison des TER s’y arrêtent alors qu’en période de forte affluence, on peut y aller également en TGV, Thalys et Eurostar (Thalys et Eurostar jusqu’à Chambéry puis bus). En avion, l’aéroport de Chambéry – Savoie (CMF) est le plus proche.

    La station de la Toussuire est reliée au domaine des Sybelles, fondé en 2003, qui comporte également Le Corbier, Saint Jean d’Arves, Saint Sorlin d’Arves, Saint Colomban des Villards et Les Bottières. Les six domaines skiables se sont reliés au sommet de l’Ouillon par la construction de pas moins de 7 remontées mécaniques afin de former un espace composé de 142 pistes et de 70 appareils. Le domaine s’étale de 1100 m (front de neige de Saint Colomban des Villards) à 2620 m (les Perrons sur Saint Sorlin). On y retrouve des ambiances différentes, entre forêts à Saint Colomban ou aux Bottières et espaces d’altitude entre les hauteurs du Corbier, de la Toussuire et de Saint Sorlin. Entre villages ayant gardé leur discrétion à Saint Colomban ou Saint Jean d’Arves et stations plus modernes (La Toussuire et le Corbier), le domaine fait la part belle à la diversité. Les pistes sont destinées en majorité aux skieurs moyens, avec 61 pistes bleues, les pistes rouges et noires représentant 38% de l’ensemble.
    Le domaine skiable de La Toussuire se compose de 2 secteurs principaux : un situé entre la Grande Verdette (2110 m) et la Tête de Bellard (2225 m) et un second autour du Grand Truc (2209 m). Le premier secteur comporte des pistes de tous niveaux mais essentiellement bleues et rouges. L’espace débutants (téléskis Musique et Petite Verdette) y est également présent en front de neige tandis que la liaison vers les autres stations Sybelles s’effectue en deux endroits : soit par l’Ouillon (télésiège de la Pierre du Turc puis téléskis des 2 Croix) soit par Le Corbier et le télésiège fixe des Envers (accès par la piste rouge du Renard). Les skieurs trouveront en haut du télésiège de la Tête de Bellard un restaurant ainsi qu’une belle vue sur la Maurienne, les premiers sommets de l’Oisans, des Hautes-Alpes ainsi que vers la Vanoise. Du côté du Grand Truc, on retrouve des pistes dans des prairies bien ensoleillées desservies par trois télésiège fixes. A partir du Grand Truc, on peut accéder à la station voisine des Bottières par les splendides pistes du Grand Truc et de la Lauze.

    La Toussuire propose également des activités hors ski : patinoire, bowling, bars, restaurants, cinéma mais également depuis 2018 une tyrolienne (près du télésiège du Chaput). En été, la station propose les activités classiques d’une station de montagne : randonnée, VTT, remontées mécaniques pour les piétons, parapente, cyclisme… La station a été 3 fois le théâtre d’une arrivée du Tour de France (donnée 2018), au terme de la montée jusqu’à la station, longue de 18 kms avec une pente moyenne de 6,1% (classée en 1ère catégorie au Tour de France).

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    Vue sur La Toussuire depuis la piste rouge de la Grande Verdette.

    Le téléski des Deux Croix : un appareil de doublage pour la liaison vers l’Ouillon


    Lors de la réalisation de la liaison entre la station de La Toussuire et le domaine des Sybelles en 2003, le sens de La Toussuire vers l’Ouillon était réalisé par un unique téléski à enrouleurs dénommé Ouillon 1. A l’époque, la réalisation de la liaison devait être assurée uniquement par des téléskis afin de diminuer l’impact visuel des remontées mécaniques sur ce secteur jusque-là vierge. Le téléski de l’Ouillon 1 possédait deux virages et avait le brin descendant complètement dissocié du brin montant. En outre, le téléski était souvent saturé du fait de son important rôle.
    En 2009, afin de résoudre les problèmes de saturation, l’exploitant a procédé au déplacement du téléski existant sur un tracé assurant le même rôle mais cette fois-ci en ligne droite et en raccourcissant la ligne. Ce déplacement, où le téléski est alors renommé Deux Croix 1, est accompagné de la construction d’un deuxième téléski nommé Deux Croix 2 réutilisant en partie les ouvrages de ligne non-réinstallés sur le téléski des Deux Croix 1, les gares et une partie des équipements étant neufs
    Le téléski des Deux Croix 2 est ainsi un nouveau téléski pour les clients construit afin d’améliorer les flux skieurs vers l’Ouillon. Le débit est depuis doublé dans ce sens, comme ce fût le cas deux ans plus tôt dans l’autre sens permettant de se diriger vers la station de La Toussuire.
    En 2019, dans une optique de toujours améliorer et fiabiliser la liaison entre La Toussuire et le reste du domaine des Sybelles, l’exploitant obtient l’autorisation d’implanter le premier télésiège dans ce secteur. Les téléskis des Deux Croix 1 & 2 étant les plus longs et pentus et donc les moins confortables pour les clients, il est procédé au remplacement du téléski des Deux Croix 1 par un télésiège fixe 4 places sur le même tracé. Le téléski des Deux Croix 2, renommé Deux Croix, est conservé à l’identique afin de maintenir la liaison ouverte en cas de fort vent ou de panne du télésiège.

    Situation sur le plan des pistes :

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    Vue générale du domaine de La Toussuire.

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    Zoom sur le secteur de l’Ouillon.

    Caractéristiques

    Voici les caractéristiques de l’appareil :

    - Caractéristiques Administratives

    TKE – Téléski à enrouleurs : DEUX CROIX
    Maître d’ouvrage : SOREMET
    Maître d’œuvre : AIM
    Exploitant : SOREMET
    Constructeur : Leitner
    Année de construction : 2009

    - Caractéristiques d’Exploitation

    Saison d'exploitation : Hiver
    Capacité : 1 personne
    Débit : 900 personnes/heure
    Vitesse d'exploitation : 3 m/s

    - Caractéristiques Géométriques

    Altitude aval : 2244 m
    Altitude amont : 2367 m
    Dénivelé : 123 m
    Longueur développée : 732 m
    Pente maximale : 44 %
    Pente moyenne : 17,45 %
    Temps de trajet : 2 min 55 s

    - Caractéristiques Techniques

    Type de gare : Lotus
    Emplacement tension : Aval
    Type de tension : Hydraulique
    Emplacement motrice : Aval
    Type de motorisation : Asynchrone
    Puissance développée : 74 kW
    Sens de montée : Gauche
    Embarquement : A plat
    Nombre de pylônes : 6
    Dispositif d’accouplement : Pinces fixes SL-78
    Nombre de perches : 123
    Espacement : 12 m

    - Caractéristiques du Câble

    Constructeur : Trefileurope
    Diamètre du câble : 18 mm
    Type d’âme : Textile
    Composition : 6*7 fils
    Année de pose : 2009

    La gare aval

    La gare aval est située à côté de celle du télésiège des Deux Croix et non-loin de celles des téléskis des Chamois 1 & 2. Il s’agit d’une gare du modèle Solis de gros gabarit permettant la mise en mouvement du câble ainsi que sa tension. A noter que la cabane d’exploitation est partagée avec le télésiège des Deux Croix.

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    Vue sur les gares aval du télésiège et du téléski des Deux Croix.

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    Depuis La Toussuire, le choix des deux appareils est mentionné sur un portique.

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    La gare aval Solis du téléski vue de derrière.

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    Par-rapport à la gare 7+ du télésiège, la gare aval du téléski est relativement plus discrète.

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    La gare est la plus imposante de la gamme Solis.

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    La gare aval vue de celle du télésiège voisin.

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    Gros plan sur la gare depuis la file d’accès.

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    La poulie motrice mécano-soudée.

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    L’avant de la gare.

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    La centrale et l’accumulateur pour la tension du câble.

    La ligne

    La ligne ne montre aucune difficulté et est parfaitement parallèle à celle du télésiège des Deux Croix. Elle monte assez rapidement avant de s’adoucir et d’aborder une partie nettement plus plate pendant un petit moment. Vers le milieu, la ligne va gravir une forte pente où se trouve la pente maximale. Une fois cette forte montée passée, la pente devient moins forte et la ligne rejoint tranquillement le sommet de l’Ouillon.
    Les pylônes sont pour la plupart récupérés de l’ancien téléski de l’Ouillon 1 démonté en 2009.

    Caractéristiques de la ligne :
    P1 : 4S/4S
    P2 : 2SC/2SC
    P3 : 2SC/2S
    P4 : 4C/6C
    P5 : 4S/4S
    P6 : 4S/4S

    S : balancier support
    C : balancier compression
    SC : balancier support-compression


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    Le début de la ligne.

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    En avant vers le P1.

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    On se retourne vers la gare aval.

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    Le P1 adoucit la pente imprimée par la gare aval.

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    Portée assez plate vers le P2.

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    Le P2 maintient le câble sur la même pente.

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    La portée vers le P3 reste sur une pente quasi-nulle.

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    Le P3.

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    Vue arrière du P3.

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    Portée entre le P3 et le P4.

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    Le P4 imprime la plus forte pente de la ligne.

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    Zoom sur la tête du P4 où nous pouvons voir les balanciers de compression.

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    En avant vers le P5 à travers la plus forte pente du téléski.

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    Vue arrière sur la première partie de la ligne assez plate.

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    Le P5 adoucit la pente.

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    Vers le P6.

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    Le P6 est le dernier pylône.

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    Dernière portée avant la gare amont.

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    On se retourne vers le P6.

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    Avant la gare amont.

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    Sur la zone de débarquement.

    La gare amont

    La gare amont est de type retour-fixe. Il s’agit d’un LSP construit en 2003 et provenant de l’ancien téléski de l’Ouillon 1 alors déplacé en 2009 pour devenir le téléski des Deux Croix 1. La sortie s’effectue en ligne droite, permettant de rejoindre l’ensemble des pistes partant de l’Ouillon.

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    Les gares amont du télésiège et du téléski séparées par la cabane d’exploitation du télésiège.

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    Vue sur la gare amont depuis le centre de l’Ouillon.

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    Un filet permet de rattraper les cannes et de faciliter le demi-tour des agrès.

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    Vue arrière sur la gare amont.

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    La zone de débarquement est vaste et permet un lâcher confortable.

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    La poulie retour.

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    L’avant de la gare et ses balanciers qui permettent de mettre le câble à l’horizontal.

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    Vue de profil de la gare amont sur ses deux pieds.

    Véhicules et pinces

    Les véhicules sont de classiques sellettes construites par Leitner et disposant d’enrouleurs hydrauliques permettant une remontée de l’agrès en douceur. Une partie des sellettes ont été récupérées du téléski de l’Ouillon 1 démonté en 2009.
    Les pinces sont fixes.

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    Un enrouleur et sa suspente.

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    Une perche complète sur le brin descendant.

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    Une pince fixe.

    Autres vues

    Quelques photos de ce téléski vu depuis la piste qu’il dessert.

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    La deuxième partie de la ligne qui réalise quasiment l’ensemble du dénivelé du téléski.

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    La première partie de la ligne assez plate.

    Conclusion

    Le téléski des Deux Croix est aujourd’hui considéré comme une alternative au télésiège des Deux Croix en cas de problème. C’est notamment le cas lorsque le vent empêche l’exploitation du télésiège des Deux Croix et que le téléski devient une possibilité de retourner à l’Ouillon pour revenir dans sa station d’origine.
    Aujourd’hui moins fréquenté que son voisin plus confortable, il demeure néanmoins intéressant à utiliser lors des périodes de forte fréquentation. Sa construction en 2009 pour doubler le téléski des Deux Croix 1 puis son maintien en 2019 comme alternative au télésiège des Deux Croix restent de bonnes décisions pour la fiabilité de la liaison.

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    L’arrivée des deux appareils des Deux Croix à l’Ouillon.

    Texte & bannière : valcelouis & Clément05
    Photos : valcelouis (le 8 février 2020)

    A bientôt.

    © - 2020 – valcelouis, Clément05 & Le Risoulien – www.remontées-mécaniques.net
  5. TSF4 des Deux Croix - La Toussuire (Les Sybelles)

    04 mai 2020 - 11:27

    Bonjour, je vous présente un reportage sur le…

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    Au sommaire :
    • La Toussuire
    • Le télésiège des Deux Croix
      La naissance du domaine des Sybelles
      Une troisième version de liaison vers l’Ouillon
      Caractéristiques
    • Ligne et infrastructures
      La gare aval
      La ligne
      La gare amont
      Véhicules et pinces
      Autres vues
    • Conclusion


    La Toussuire

    La Toussuire est une station savoyarde de la vallée de la Maurienne, perchée à 1750 m d’altitude. Elle est située au-dessus de Saint Jean de Maurienne, à 30 min de route de cette ville et à 1h de Chambéry. La station est accessible assez facilement depuis l’ouest grâce à l’autoroute A43 qui vient de Lyon et Chambéry (sortie n°27) puis à l’enchaînement de 2 routes départementales (les D926 et 78) qui montent en lacets. A noter que ces routes desservent également l’ensemble de la vallée d’Arvan jusqu’au col de la Croix de Fer (communication avec l’Oisans). En train, La Toussuire est accessible en bus au départ de la gare de Saint Jean Maurienne : hors saison des TER s’y arrêtent alors qu’en période de forte affluence, on peut y aller également en TGV, Thalys et Eurostar (Thalys et Eurostar jusqu’à Chambéry puis bus). En avion, l’aéroport de Chambéry – Savoie (CMF) est le plus proche.

    La station de la Toussuire est reliée au domaine des Sybelles, fondé en 2003, qui comporte également Le Corbier, Saint Jean d’Arves, Saint Sorlin d’Arves, Saint Colomban des Villards et Les Bottières. Les six domaines skiables se sont reliés au sommet de l’Ouillon par la construction de pas moins de 7 remontées mécaniques afin de former un espace composé de 142 pistes et de 70 appareils. Le domaine s’étale de 1100 m (front de neige de Saint Colomban des Villards) à 2620 m (les Perrons sur Saint Sorlin). On y retrouve des ambiances différentes, entre forêts à Saint Colomban ou aux Bottières et espaces d’altitude entre les hauteurs du Corbier, de la Toussuire et de Saint Sorlin. Entre villages ayant gardé leur discrétion à Saint Colomban ou Saint Jean d’Arves et stations plus modernes (La Toussuire et le Corbier), le domaine fait la part belle à la diversité. Les pistes sont destinées en majorité aux skieurs moyens, avec 61 pistes bleues, les pistes rouges et noires représentant 38% de l’ensemble.
    Le domaine skiable de La Toussuire se compose de 2 secteurs principaux : un situé entre la Grande Verdette (2110 m) et la Tête de Bellard (2225 m) et un second autour du Grand Truc (2209 m). Le premier secteur comporte des pistes de tous niveaux mais essentiellement bleues et rouges. L’espace débutants (téléskis Musique et Petite Verdette) y est également présent en front de neige tandis que la liaison vers les autres stations Sybelles s’effectue en deux endroits : soit par l’Ouillon (télésiège de la Pierre du Turc puis téléskis des 2 Croix) soit par Le Corbier et le télésiège fixe des Envers (accès par la piste rouge du Renard). Les skieurs trouveront en haut du télésiège de la Tête de Bellard un restaurant ainsi qu’une belle vue sur la Maurienne, les premiers sommets de l’Oisans, des Hautes-Alpes ainsi que vers la Vanoise. Du côté du Grand Truc, on retrouve des pistes dans des prairies bien ensoleillées desservies par trois télésiège fixes. A partir du Grand Truc, on peut accéder à la station voisine des Bottières par les splendides pistes du Grand Truc et de la Lauze.

    La Toussuire propose également des activités hors ski : patinoire, bowling, bars, restaurants, cinéma mais également depuis 2018 une tyrolienne (près du télésiège du Chaput). En été, la station propose les activités classiques d’une station de montagne : randonnée, VTT, remontées mécaniques pour les piétons, parapente, cyclisme… La station a été 3 fois le théâtre d’une arrivée du Tour de France (donnée 2018), au terme de la montée jusqu’à la station, longue de 18 kms avec une pente moyenne de 6,1% (classée en 1ère catégorie au Tour de France).

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    Vue sur La Toussuire depuis la piste rouge de la Grande Verdette.

    Le télésiège des Deux Croix

    La naissance du domaine des Sybelles

    Avant 2003, l’actuel domaine des Sybelles était divisé en quatre domaines skiables : Saint Sorlin d’Arves, Saint Colomban des Villards, La Toussuire / Les Bottières et Le Corbier / Saint Jean d’Arves. Les deux derniers sont reliés depuis 1984 grâce aux télésièges des Envers et de la Liaison. Les domaines de Saint Sorlin et de Saint Colomban sont alors isolés et se développent de leur côté. Dans les années 2000, décision est prise de relier tous ces domaines afin de concurrencer les autres grands domaines de Savoie et de devenir le principal espace skiable de Maurienne. Le seul endroit qui permet la liaison de toutes les stations skis aux pieds est la pointe de l’Ouillon. Le constructeur italien Leitner a remporté un appel d’offre pharaonique qui a consisté en la construction de 7 remontées mécaniques :
    - Sur La Toussuire : les téléskis à enrouleurs du Chamois, du Plan de la Combe et de l’Ouillon 1
    - Sur Le Corbier : les téléskis du Nieblais et du Torret
    - Sur Saint Sorlin d’Arves : les télésièges du Petit Perron et de l’Eau d’Olle
    La réalisation de la liaison a été complétée sur plusieurs années, notamment entre 2004 et 2005 (télésièges des Choseaux, du Rouet sur Saint Sorlin, de la Médaille d’Or et de la Pierre du Turc sur La Toussuire et des Sybelles Express sur Le Corbier).

    L’accès à l’Ouillon depuis La Toussuire est certainement l’un des plus simple à réaliser parmi ceux des trois stations : en effet, la pointe de l’Ouillon et le sommet de la Tête de Bellard sont séparés de moins de deux kilomètres et notamment par une combe où se situe le lieu-dit du Plan de la Guerre. Par l’opposition d’associations écologistes et le vent pouvant être présent dans la combe, la solution de deux télésièges, un sur chaque versant, est écartée. Des téléskis sont alors choisis, satisfaisant les écologistes et les contraintes météorologiques.

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    Vue sur la combe reliant le sommet de la Pierre du Turc à l’Ouillon, que l’on distingue au fond.

    Il est alors décidé d’installer trois téléskis à enrouleurs, un pour chaque versant de la combe et ayant leur départ au Plan de la Guerre, et un donnant accès à la combe depuis le sommet du téléski de la Tête de Bellard. Pour rejoindre l’Ouillon depuis le domaine de La Toussuire, il est alors nécessaire d’utiliser deux des trois nouveaux téléskis, ceux du Chamois et de l’Ouillon 1. Dans l’autre sens, pour rejoindre le domaine de La Toussuire depuis l’Ouillon, il suffit d’utiliser le téléski du Plan de la Combe uniquement.

    Par la suite, plusieurs changements vont être opérés sur la liaison. Dès 2007, le téléski du Chamois est démonté suite à la suppression du téléski de la Tête de Bellard. Déjà depuis 2004 sont utilité était devenue moindre suite à la construction du télésiège de la Pierre du Turc. Le téléski du Chamois est cependant réimplanté dans la Combe afin de doubler, sur un axe proche, le téléski du Plan de la Combe assurant le retour vers La Toussuire.
    En 2009, afin de résoudre les problèmes de saturation du téléski de l’Ouillon 1, l’exploitant a procédé au déplacement du téléski existant sur un tracé assurant le même rôle mais cette fois-ci en ligne droite et en raccourcissant la ligne. Ce déplacement, où le téléski est alors renommé Deux Croix 1, est accompagné de la construction d’un deuxième téléski nommé Deux Croix 2 réutilisant en partie les ouvrages de ligne non-réinstallés sur le téléski des Deux Croix 1, la gare motrice et une partie des équipements étant neufs.
    Voici deux clichés du téléski des Deux Croix 1 :

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    Une troisième version de liaison vers l’Ouillon

    En 2019, dans une optique de toujours améliorer et fiabiliser la liaison entre La Toussuire et le reste du domaine des Sybelles, l’exploitant obtient l’autorisation d’implanter le premier télésiège dans ce secteur. Les téléskis des Deux Croix 1 & 2 étant les plus longs et pentus et donc les moins confortables pour les clients, il est procédé au remplacement du téléski des Deux Croix 1 par un télésiège fixe 4 places sur le même tracé. Ce remplacement permet ainsi d’améliorer nettement le confort grâce à un voyage assis et où l’attente est fortement diminuée, et où l’exploitant n’est plus contraint par l’enneigement de la piste de montée. Le téléski des Deux Croix 2 est quant à lui conservé à l’identique afin de maintenir la liaison ouverte en cas de fort vent ou de panne du télésiège.
    Le téléski démonté des Deux Croix 1 est réimplanté à proximité afin de doubler le téléski des Chamois pour améliorer la liaison et le retour vers La Toussuire.

    Même si le rôle du télésiège des Deux Croix est aujourd’hui d’assurer pleinement la liaison vers l’Ouillon, ce dernier dessert notamment une piste bleue qui permet de revenir sur le Plan de la Guerre. Cependant, en raison de sa fréquentation importante rendant difficile d’effectuer des rotations sur ce secteur, le télésiège est peu utilisé pour le ski propre qu’il dessert.

    Situation sur le plan des pistes :

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    Vue générale du domaine de La Toussuire.

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    Zoom sur le secteur de l’Ouillon.

    Caractéristiques

    Voici les caractéristiques de l’appareil :

    - Caractéristiques Administratives

    TSF - Télésiège à pinces fixes : DEUX CROIX
    Maître d’ouvrage : SOREMET
    Maître d’œuvre : DCSA
    Montage / génie civil : Vernier Frères
    Exploitant : SOREMET
    Constructeur : GMM (Gimar-Montaz-Mautino)
    Année de construction : 2019

    - Caractéristiques d’Exploitation

    Saison d'exploitation : Hiver
    Capacité : 4 personnes
    Débit à la montée : 2000 personnes/heure
    Débit à la descente : 0 personne/heure
    Vitesse d'exploitation : 2,3 m/s
    Equipement d’aide à l’embarquement : Tapis d’embarquement

    - Caractéristiques Géométriques

    Altitude aval : 2245 m
    Altitude amont : 2370 m
    Dénivelé : 125 m
    Longueur développée : 725 m
    Pente maximale : 56 %
    Pente moyenne : 17,51 %
    Temps de trajet : 5 min 15 s

    - Caractéristiques Techniques

    Type de gare aval : 7+
    Emplacement motrice : Aval
    Type de motorisation : Asynchrone
    Emplacement tension : Aval
    Type de tension : Hydraulique
    Sens de montée : Gauche
    Embarquement : A plat
    Nombre de pylônes : 7
    Dispositif d’accouplement : Pinces fixes AR-4
    Nombre de sièges : 90
    Espacement : 16,1 m

    - Caractéristiques du Câble

    Constructeur : Arcelor Mittal
    Diamètre du câble : 40,5 mm
    Type d’âme : Compacte
    Composition : 6*17 fils
    Année de pose : 2019
    Revêtement : Clair

    Ligne et infrastructures

    La gare aval

    La gare aval est située à côté de celle du téléski des Deux Croix et non-loin de celles des téléskis des Chamois 1 & 2. Il s’agit d’une gare 7+ assurant la mise en mouvement et la tension du câble. Un tapis d’embarquement est présent afin de diminuer l’à coup lors de l’accostage du siège. A noter que la cabane d’exploitation est partagée avec le téléski des Deux Croix.

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    Vue sur la gare aval depuis la piste venant de la Pointe de l’Ouillon, la piste de la Pierre du Turc.

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    La gare aval est située au Plan de la Guerre.

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    La reconnaissable gare 7+ vue ici de profil.

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    Les départs des appareils des Deux Croix. Nous apercevons au fond les téléskis du Torrets 1 & 2.

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    Vue générale de la gare aval.

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    Un portique placé derrière la cabane présente les deux installations.

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    Vue sur la gare aval depuis le tout début de la ligne du téléski parallèle.

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    Arrivée vers les portillons.

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    Vue sur les portillons de cadencement et le tapis d’embarquement.

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    Vue arrière de la gare aval avec la signalisation réglementaire.

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    La poulie motrice.

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    Paré à embarquer.

    La ligne

    La ligne ne montre aucune difficulté et est parfaitement parallèle à celle du téléski des Deux Croix. Elle monte assez rapidement avant de s’adoucir et d’aborder une partie nettement plus plate pendant un petit moment. Vers le milieu, la ligne va gravir une forte pente où se trouve la pente maximale. Une fois cette forte montée passée, la pente devient moins forte et la ligne rejoint tranquillement le sommet de l’Ouillon.

    Caractéristiques de la ligne :
    P1 : 8S/8S
    P2 : 6S/4S
    P3 : 6S/4S
    P4 : 10C/10C
    P5 : 8S/6S
    P6 : 8S/8S
    P7 : 6S/6S

    S : balancier support
    C : balancier compression


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    En plein dans la phase d’accostage.

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    En se retournant.

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    Sortie du Plan de la Guerre.

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    Le P1 adoucit la pente initiée dès la gare aval.

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    La portée entre le P1 et le P2 est peu pentue.

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    Le P2 est équipé d’une chaussette thermique.

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    Entre le P2 et le P3.

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    Le P3 également équipé d’une chaussette thermique.

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    Vue sur la tête du P3.

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    On se retourne après le P3.

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    Portée du P3 au P4.

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    Le P4, pylône compression, amorce une pente prononcée.

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    La tête du P4.

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    La forte pente nous permet d’admirer la première partie de la ligne.

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    Entre le P4 et le P5, la pente maximale du télésiège est atteinte.

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    Le P5.

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    Le P6.

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    On aperçoit désormais l’Ouillon.

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    Le P7, dernier pylône.

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    Le dernier pylône et la gare amont sont séparés d’une portée presque horizontale.

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    Arrivée en gare amont.

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    Vue sur la deuxième partie de la ligne.

    La gare amont

    La gare amont est placée quasiment en face de celle du télésiège de l’Eau d’Olle venant de Saint-Sorlin d’Arves. Elle est constituée d’une simple poulie de retour fixe du câble équipée de balanciers. Elle prend ainsi très peu de place à l’Ouillon et est très discrète.

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    Vue sur l’implantation de la gare amont.

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    Vue proche avec la zone de débarquement des usagers.

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    Vue sur la gare dans l’axe de la ligne.

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    La gare amont vue depuis le début de la piste de la Pierre du Turc se dirigeant vers le Plan de la Guerre et la stations de La Toussuire.

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    Zoom sur la poulie retour.

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    Vue de profil de la gare amont.

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    L’implantation de la gare amont au bord de la zone d’échange de l’Ouillon.

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    Les gares amont des deux appareils des Deux Croix, avec la cabane d’exploitation du télésiège au centre.

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    Les gares amont vues depuis l’arrivée des téléskis du Torret 1 & 2.

    Véhicules et pinces

    Les véhicules sont des sièges à arceaux centraux dotés d’assises et de dossiers en coussins, ce qui les rend confortables. Les places sont différenciées par les couleurs alternées gris et bleu des coussins. Des dispositifs contre le sous-marinage des enfants sont présents et sécurisent deux places de chaque siège.
    Les pinces reliant les véhicules au câble sont fixes et du modèle AR-4.

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    Un siège en ligne vu sur le brin descendant.

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    Une assise.

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    Un des dispositif contre le sous-marinage.

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    Une pince sur le brin descendant.

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    Une pince vue de dessous.

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    La nacelle de maintenance entreposée en gare aval.

    Autres vues

    Quelques photos de ce télésiège vu depuis la piste de la Pierre du Turc qui assure le retour vers La Toussuire.

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    La toute fin de la ligne.

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    Fin de la zone la plus pentue.

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    Vue générale de la première moitié de la ligne.

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    Le début de la ligne peu pentu.

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    Le tout début de la ligne.

    Conclusion

    Le télésiège des Deux Croix constitue l’un des appareils les plus important pour la liaison entre la station de La Toussuire et le reste du domaine des Sybelles. Il permet une liaison fiable et robuste pour rallier le centre névralgique de l’Ouillon et a considérablement amélioré le débit sur cet axe très fréquenté en journée et notamment le soir lors des retours des skieurs dans leur station d’origine. Avec le maintien du téléski des Deux Croix en cas de problème d’exploitation sur le télésiège, l’investissement semble concluant et le choix de la technologie fixe paraît très adaptée par-rapport à la longueur de l’installation.

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    Vue sur une partie de l’installation depuis la piste de la Pierre du Turc.

    Texte & bannière : valcelouis & Clément05
    Photos : valcelouis (le 8 février 2020)

    A bientôt.

    © - 2020 – valcelouis, Clément05 & Le Risoulien – www.remontées-mécaniques.net

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