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Débats autour de l'industrie touristique montagnarde

#141 L'utilisateur est hors-ligne   Argentoratum 

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Posté Hier, 11:58

En France, on connaissait les interdictions progressives à la location des logements des trois classes énergétiques G (2023) F (2028) et E (2034).
Le ministre du Logement, Olivier Klein, a indiqué que les locations de vacances et meublés touristiques seront également concernés.
Si tel est le cas, l'impact en station est immense : près de la moitié des logements en station seraient impactés.
C'est juste une petite bombe pour la première échéance de 2023...

Essor Savoyard 29/11/2022

Citation

Les stations de ski face, dès 2023, à l’interdiction à la location des logements passoires énergétiques

Selon une étude d’« Heero Fintech », les stations de ski françaises ont, pour certaines, beaucoup de logements classés passoires énergétiques. Et pourraient pâtir, à partir de janvier 2023, des contraintes de la loi Climat.

Dès 2023, pour les stations de ski, le problème des passoires énergétiques

Les stations de ski françaises, au moment où elles ouvrent, sont confrontées cette année, aux problématiques de l’enneigement, de leur rentabilité, de l’épidémie de covid, de l’emploi et de la hausse des tarifs de l’énergie. Mais pas seulement.

Selon une étude de la société spécialisée dans la rénovation « Heero Fintech » parue ce mois de novembre 2022, elles pourraient, dès début 2023 et en fonction de l’état de leurs parcs de logements, subir plus ou moins durement les rigueurs de la Loi Climat en matière de performance énergétique des logements. Avec à la clé, l’interdiction de location des logements considérés comme des passoires énergétiques (diagnostic énergétique G à partir de 2023. F à partir de 2028 et E à partir de 2034).

« À la base, la Loi Climat ne concernait que les locations longue durée, mais récemment le ministre du Logement, Olivier Klein, a indiqué que les locations de vacances et meublés touristiques seront également concernés », explique Romain Villain directeur général de Heero.

« Ce qui va avoir un impact très négatif pour les stations de ski qui risquent de voir leur parc locatif diminuer en moyenne de moitié dès 2028, soit dans 5 ans seulement ! Car pour certaines d’entre elles, il sera matériellement impossible de rénover l’ensemble des logements concernés d’ici là… » constate encore le patron d’Heero.

L’état des lieux

« Le constat est alarmant. Alors qu’en France, 16,9 % des logements sont considérés comme des passoires énergétiques, les stations de ski étudiées comptent en moyenne 50 % de logements avec un diagnostic de performance énergétique F ou G ! Et dans 30 stations sur 70, plus de la moitié des logements sont des passoires énergétiques, avec des écarts élevés selon les massifs et les stations : la part des logements énergivores va ainsi de 15 % à Bellefontaine dans le Jura, station la plus économe du classement, à 90 % de logements considérés comme des passoires énergétiques à Isola 2000, pourtant dans les Alpes du Sud ! »

Entre ces deux extrêmes, les stations des pays de Savoie, regroupent un nombre de logements passoires énergétiques plutôt autour de la moyenne. Haute comme pour Morzine ou La Plagne et plus basse pour Tignes ou encore Chamonix.

Morzine- Avoriaz 73 %
Chatel 68 %
La Plagne 68 %
Les Menuires Val-Thorens 59 %
Saint-Martin-de-Belleville 59 %
Les Contamines-Montjoie 58 %
Méribel 55 %
Valmorel 55 %
Les Gets 52 %
Notre-Dame-de-Bellecombe 48 %
Samoëns 47 %
Val d'Isère 44 %
Courchevel 44 %
Combloux 41 %
La Clusaz 39 %
Saint-Gervais Mont-Blanc 39 %
Megève 38 %
Chamonix 37 %
Les Arcs 36 %
La Rosière 1850 35 %
Tignes 33 %
Le Grand-Bornand Alpes du Nord 29 %

Les raisons d’une telle situation

L’altitude, la situation géographique, le coût des matériaux, l’absence de réglementation en matière de consommation énergétique au moment de la construction des stations, les coûts de la rénovation, telles sont les principales raisons des difficultés actuelles des stations de sport d’hiver.

« La grande phase de développement des stations de ski s’est ensuite effectuée dans les années 60-70 avec le plan Neige et la construction de stations toujours plus hautes en altitude – comme la Plagne, les Menuires, les Arcs – composées majoritairement d’appartements dans des résidences construites rapidement, avant la 1re réglementation thermique, soumises à des températures plus rudes, avec une isolation parfois insuffisante et des systèmes de chauffage pas toujours performants. Ce n’est en effet qu’à partir de 1974 que la 1re réglementation thermique fixe l’objectif de réduire de 25 % la consommation énergétique des bâtiments neufs en limitant les déperditions de chaleur, avec notamment l’imposition de la mise en place d’une fine couche d’isolation thermique et l’installation de thermostat de chauffages », remarque l’étude d’Heero.

La prise de conscience

La prise de concience du vieillissement et de la dégradation du parc de logements, comme des infrastructures, des stations de sport d’hiver ne date pas d’hier. Dans de nombreux sites, la rénovation s’effectue, mais les coûts sont exorbitants (Heero parle de 450 euros par m2 en moyenne pour une rénovation énergétique faisant gagner une ou deux classes de diagnostic de performance énergétique, DPE) et complexes à absorber pour les sociétés ou les propriétaires. Et cela peut prendre du temps. Quand l’urgence va s’imposer dès l’an prochain.

Des aides sont disponibles, et les régions investissent pour préserver ce patrimoine économique, sportif et touristique. À l’image de la région Auvergne-Rhône-Alpes, indique toujours l’étude Heero, qui a lancé un nouveau plan montagne à plus de 100 millions d’euros dont 10 réservés à la rénovation immobilière de loisir et des centres de vacances notamment.

Parmi les aides, Heero avance : « Le certificat d’économie d’énergie (CEE) : le logement doit avoir plus de 2 ans et les travaux doivent être réalisés par un artisan RGE. Le montant dépend des travaux réalisés et de la zone géographique. Exemple : jusqu’à 25 € d’aide par m² pour l’isolation des combles »

« MaPrimeRénov’ : le logement doit avoir plus de 15 ans et les travaux doivent être réalisés par un artisan RGE. Le dispositif est éligible pour jusqu’à 3 logements par propriétaire bailleur. Le montant est calculé selon les revenus et le gain écologique des travaux, avec des bonus possibles de 500 € à 1500 € si les travaux permettent de sortir du statut de passoire thermique. »


Argent boursier 30/11/2022

Citation

Alpes du Sud et Pyrénées

70 stations de ski ont été passées au crible en fonction de la performance énergétique de leurs logements, dont beaucoup ont été construits avant la première règlementation thermique de 1974. En moyenne, près de la moitié (48%) sont considérés comme des passoires énergétiques, contre 16,9% en moyenne nationale. C’est dans les Alpes du Sud que la situation semble la plus préoccupante avec notamment 90% de passoires thermiques à Isola 2000 et 76% à Puy-Saint-Vincent. Dans les Pyrénées, Piau Engaly ne fait pas mieux (86%) alors que la proportion de logements F et G dépasse 70% à Font-Romeu ou Les Angles.

[...]

Locations de vacances et meublés touristiques devraient également être concernées

Dès cette saison, certaines stations de ski pourraient être impactées par la Loi climat compte tenu de l’état de leur parc de logements. En effet, dès le 1er janvier 2023, les logements G avec un DPE indiquant une consommation supérieure à 450 kWh par m² seront interdits à la location. A partir du 1er janvier 2025, tous les logements classés G seront concernés, puis la lettre F à partir de 2028.

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#142 L'utilisateur est hors-ligne   Clément05 

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Posté Hier, 13:29

Il est normal que la loi s'applique en montagne comme elle l'est en plaine, surtout que cette décision prend le taurreau par les cornes (les maires, grandes familles aux commandes des stations et proprios seront obligés d'investir avec, visiblement encore, une contribution de l'Etat). Face à l'inaction des personnes en charge de faire ces travaux, il ne reste que la contrainte. C'est avant qu'il fallait réfléchir et faire les travaux (et il y en a eu du temps pour les réaliser), c'est trop tard maintenant, hormis pour se plaindre. Ce que je retiens est que l'impact environnemental des stations sera réduit et c'est une très bonne chose.

Ce message a été modifié par Clément05 - Hier, 13:29 .

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#143 L'utilisateur est hors-ligne   marie738 

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Posté Hier, 15:19

Actuellement, les copropriėtés que ce soit en ville ou en station, ne sont pas contraintes de le faire si les copropriėtaires ne votent pas au 2/3 en faveur des travaux d'isolation.

Une nouvelle loi en 2023 va réduire le quota à la moitiė des copropriėtaires pour obtenir un accord sur des travaux d'isolation.

Dans certaines stations (ex Alpe d'Huez), les plus anciennes copropriėtės, celles des annėes 70, ont dėja majoritairement refait des travaux d'isolation depuis qques annėes.


https://www.francetv...es_5477856.html


Et concernant les particuliers, il faut espėrer que les résidents secondaires bénéficient des mêmes aides å l'isolation que les résidents principaux, sinon beaucoup ne loueront plus, du moins officiellement.

Ce message a été modifié par marie738 - Hier, 15:20 .

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#144 L'utilisateur est hors-ligne   Argentoratum 

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Posté Hier, 17:53

Voir le messagemarie738, le 30 novembre 2022 - 15:19 , dit :

Et concernant les particuliers, il faut espėrer que les résidents secondaires bénéficient des mêmes aides å l'isolation que les résidents principaux, sinon beaucoup ne loueront plus, du moins officiellement.

Et s'il vendent ces appartements secondaires, c'est peut-être une opportunité pour les collectivités locales de les racheter, pour faire passer ces lits froids en lits chauds, les rénover, se constituer un parc locatif et maîtriser sa commercialisation tout au long de l'année (ou déléguer sa gestion), afin d'augmenter le nombre de journées skieurs sans forcément sortir de terre des programmes immobiliers neufs...
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#145 L'utilisateur est hors-ligne   marie738 

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Posté Hier, 18:25

Voir le messageArgentoratum, le 30 novembre 2022 - 17:53 , dit :

Et s'il vendent ces appartements secondaires, c'est peut-être une opportunité pour les collectivités locales de les racheter, pour faire passer ces lits froids en lits chauds, les rénover, se constituer un parc locatif et maîtriser sa commercialisation tout au long de l'année (ou déléguer sa gestion), afin d'augmenter le nombre de journées skieurs sans forcément sortir de terre des programmes immobiliers neufs...



Si les communes ont les moyens de racheter des appts, il faudrait aussi qu'elles pensent au logement pour les habitants permanents et les saisonniers. Je dirais même que c'est une priorité car c'est un problème qui se pose dans quasi toutes les stations et qui ne fait que s'accentuer.
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