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  1. TSD6 Lauchernalp - Stafel - Lauchernalp/Lötschental

    03 juin 2018 - 16:56

    Partez à la découverte de la nouveauté 2017 de Lauchernalp :

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    N'hésitez pas à poster questions-commentaires-remarques-photos supplémentaires ! :)

    Merci à Kilano18 et Bovinant
  2. TSD4 Plattja / Grächen

    28 avril 2018 - 20:42

    Partez à la découverte de la nouveauté 2017 de Grächen:

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    N'hésitez pas à poster questions-commentaires-remarques-photos supplémentaires ! :)
  3. Recherche pièces TKD

    17 février 2018 - 09:08

    Bonjour tout le monde !

    En contact avec le président de la station du Thanner, celui-ci m'a demandé s'il n'y avait pas une station qui démonterait un téléski Montaz de type D, dans le but de récupérer les passerelles.

    Merci pour votre aide ;)
  4. TKD du Riant - Ermitage Frère Joseph / Ventron (Vosges)

    11 février 2018 - 20:29

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    Au sommaire de ce reportage :

    • La station de Ventron
    • Histoire de l'"Hermitage Frère Joseph"
    • Le chantier du téléski
    • Le téléski du Riant, appareil excentré à vocation gastronomique
    • Les infrastructures de la ligne
    • Autres photos
    • Une rénovation réussie


    La station de Ventron

    Ventron est une petite station vosgienne située à cheval entre les communes du Ménil et de Ventron. Le nom réel de la station est L'Ermitage Frère Joseph ; ce nom est dû à un homme d'église qui est venu vivre sur les hauteurs de Ventron. La légende raconte qu'il aurait accompli des miracles ; la chapelle, est aujourd'hui un lieu de prière.

    La station compte un total de 8 remontées mécaniques : 1 télésiège fixe et 7 téléskis, desservant 1 piste verte, 3 bleues, 4 rouges et 1 noire. On retrouve un espace de ski de plus 16 kilomètres étendu de 900 à 1150 mètres d'altitude.

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    Le front de neige depuis la piste des Aigrines.


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    Cliquez sur le logo pour afficher la fiche de la station en BDD.


    Histoire de l'"Ermitage Frère Joseph"

    L'histoire du ski dans la station débute en 1922 avec un personnage clé : Émile Leduc. Venu en pèlerinage au lieu-dit de l'Ermitage, il tomba rapidement sous le charme de l'endroit. Le concours de circonstances fit que l'hôtel se trouvant à côté de la chapelle, fut mis à la vente... Mr Leduc, alors âgé de 33 ans en fit l'acquisition. Avec sa femme, Marie Valdenaire (puis Leduc), ils firent prospérer l'hôtel et donnèrent naissance à une fratrie de 11 enfants : six filles et cinq garçons.

    Le patriarche, déjà primé lors de concours de ski durant ses classes à l'armée (Champion de France militaire au Lioran), transmit très vite ses talents à tous ses enfants... Tous ces chérubins ont étés au moins champions régionaux et certain(e)s ont même réussi à atteindre la prestigieuse équipe de France ; pour exemples : Antoine (JO de St Moritz en 1948), Marguerite, Anne-Marie et Thérèse (JO de Squaw Valley en 1960).

    Après les années glorieuses, place aux années d’expansion... En 1961, un premier téléski a vu le jour : celui du Tremplin. Il desservait, comme son nom l'indique, un tremplin de saut ; il est aujourd'hui abandonné. La station faisait alors figure de pionnière en possédant un téléski ; seuls la Bresse, Le Rouge-Gazon ou Gérardmer en possédaient un. Ce fut la première pierre de l'édifice avant la mort d'Émile Leduc la même année ; les 4 filles du couple Leduc reprirent le fond de commerce.

    TKD du Tremplin ---> cliquez pour accéder au reportage de Maniac-Vosges.

    4 ans plus tard, c'est un autre téléski qui fut installé, Fourgoutte. Il desservait la piste la plus difficile de la station tout comme l'agréable piste bleue Thérèse Leduc (petite référence à la famille fondatrice).

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    Le téléski du Tremplin à gauche et celui de Fourgoutte devant.


    Entre 1967 et 1970, c'est une salve de remontées nouvelles qui se déversa sur le domaine.
    Tout d'abord une zone école et ses deux appareils, École en 1967 et Fourgoutte 2 en 1969. qui doubla l'autre téléski du même nom. Notons déjà qu'en 1980, le téléski Ecole fut doublé par un second appareil un peu plus court.


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    La piste la Noire et ses deux téléskis.


    Ensuite en 1970 c'est le téléski du Riant (1ère version) qui fit son apparition sur une partie excentrée du domaine. La zone skiable a ainsi été étendue considérablement en seulement un hiver, c'est aussi le début de l'afflux de masse de la part des skieurs ; car, ne l'oublions pas, le ski de descente n'en est encore qu'à ses débuts dans les années 1970.

    Le téléski du Riant a été construit par les ateliers Pomagalski de Grenoble et desservait une zone de ski pour skieurs moyens, à proximité de la ferme-auberge du Riant. La gare aval était située au point le plus bas du domaine à environ 840 mètres d'altitude, au pied de la route menant à l'auberge. Sa faible altitude empêchait souvent son ouverture, car la neige se transformait très rapidement en eau et formait de belles et grandes flaques... On retrouvait une gare Poma T50 tubulaire repeinte en vert pour une meilleure intégration paysagère.

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    La gare aval de l'ancien téléski du Riant (Cliquez pour accéder au reportage).


    La ligne du téléski était relativement douce et évoluait principalement en forêt. On relevait aussi la présence d'un virage au niveau des pylônes 7 et 8 (il s'effectuait sur deux pylônes) afin d'éviter d'emprunter un mur, qui aurait rendu la montée un peu plus dure. Au terme d'une série de 10 ouvrages, les skieurs arrivaient dans une zone de croisement entre les pistes des Aigrines, du Riant et de la Capatte. Il fallait cependant faire très attention au niveau du débarcadère, à cause du flot important de skieurs arrivant dans ce croisement.

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    La ligne au niveau du pylône P4 (Cliquez pour accéder au reportage).

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    La virage (Cliquez pour accéder au reportage).


    1987 ; une année incontournable ! La station a accueilli son premier télésiège... De marque Poma, ce dernier a été construit lors de l'intersaison 1987, sur des pentes jusqu'alors inexploitées qui ont nécessité un éclaircissement dans la forêt. L’autorisation d'ouverture en novembre de cette même année a lancé son exploitation. Il a ouvert des possibilités de ski sur tout le domaine et a même permis l'installation du téléski du Ménil sur la partie sommitale cette même année. Dès 1987, le domaine tel que l'on le connaît actuellement était en place.

    En 2012, les Leduc mirent en place un grand projet de modernisation du domaine avec la rénovation de l'hôtel et la construction d'un nouveau téléski au niveau du Riant. Le projet était le suivant : remplacer l'ancien téléski par un appareil d'occasion sur un tracé plus court, dans le but de le rendre ouvrable plus souvent. De plus, le téléski étant assez âgé, il connaissait de nombreuses pannes et restait ouvert encore moins souvent...

    Le chantier du téléski

    À la fin de la saison 2011/2012, après une ultime saison sur les pentes du Riant, l'ancien téléski a été définitivement arrêté. Le nouveau téléski est un appareil d'occasion qui provient de la station de Réallon (Hautes-Alpes) : l'Areyer. Ce dernier, assez récent (2001) et remplacé par un télésiège dans son ancienne station, a trouvé exil dans notre petit domaine vosgien de Ventron ! Après des études menées par le groupe Gimar-Montaz-Mautino (GMM), il est décidé d'implanter la gare aval de l'appareil au niveau de du début de la trouée dans les bois de l'ancien téléski. Dans le projet, la gare amont doit se trouver au niveau du virage de la piste de la Capatte et la ligne ne comporte plus de virage.

    Au niveau des éléments composant l'appareil, la gare aval est l'unique élément de récupération. En effet, les pylônes et la gare amont sont des pièces fabriquées par GMM (neuves). L'entreprise Joly & Philippe a été choisie pour la réalisation du chantier.

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    L'ancien téléski du Riant avant d'être démonté.

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    Une vue satellite avant le chantier.

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    Une seconde vue après le chantier.


    Même si dans les Vosges la saison se termine très souvent vers mars-avril, les travaux ont réellement commencé le 31 mai avec la détente du câble et l'enlèvement de la poulie amont. Puis, au mois de juin, ce sont les pylônes qui ont étés mis à terre ; les travaux de déboisement et de terrassement des futurs ouvrages ont également débuté. Au mois de septembre, tous les ouvrages et le câble étaient mis en place. Le téléski fut donc opérationnel pour l'ouverture de la saison 2012/2013.

    Voici deux photos du chantier :

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    Le terrassement et la pose des pylônes à l'été 2012.

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    La fin du chantier à l'automne 2012.


    Le téléski du Riant, appareil excentré à vocation gastronomique

    Le téléski du Riant est situé sur la partie la plus à l'ouest du domaine de l'Ermitage, à côté d'une petite ferme/restaurant portant le même nom. La remontée est accessible uniquement depuis les pistes de la Capatte et des Aigrines, qui se croisent en un point pour permettre la répartition des pistes. La vocation première de ce téléski est assez surprenante pour un appareil de ce genre ; cependant, son rôle est de desservir la ferme du Riant et permettre aux clients de revenir sur le front de neige aisément. C'est entre autres pour cela que le tracé de la remontée a été raccourci : si le téléski ouvre, la ferme est accessible...

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    La situation de la remontée sur le plan des pistes.

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    La ferme du Riant, au bord de la piste bleue éponyme.


    Le téléski dessert donc la piste suivante :

    • Riant : piste bleue relativement courte, débutant au niveau du carrefour entre les pistes de la Capatte et des Aigrines. Celle-ci est découpée en deux parties : une piste bleue classique et un espace "snowpark" avec bosses et modules.


    Résumons à présent quelques caractéristiques :

    Caractéristiques administratives :

    TKD - Téléski à perches débrayables : DU RIANT
    Exploitant : Leduc SA
    Constructeur : POMA
    Année de construction : 2012

    Caractéristiques d’exploitation :

    Saison d'exploitation : Hiver
    Capacité : 1 personne
    Débit à la montée : 900 personnes/heure
    Vitesse d'exploitation maximale : 3,2 m/s
    Sens de la montée : Par la droite

    Caractéristiques géométriques :

    Altitude aval : 901 m
    Altitude amont : 1001 m
    Dénivelée : 100 m
    Longueur développée : env. 425 m
    Temps de trajet : 2 minutes et 15 secondes
    Pente moyenne : 25 %
    Pente maximale : 67 %

    Caractéristiques techniques :

    Emplacement motrice : Aval
    Type de motorisation : Asynchrone
    Emplacement tension : Amont
    Type de tension : Contrepoids
    Nombre de pylônes : 6


    Les infrastructures de la ligne

    La gare aval

    La gare aval du téléski du Riant est située à une altitude de 901 mètres, au pied de la ferme du Riant. On y accède uniquement par sa piste éponyme ou son snowpark. Côté technique, on retrouve ici une gare Pomagalaki H90 assurant la motricité de l'installation.

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    Une vue générale de la fin du secteur.

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    En se rapprochant de la gare...

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    La gare aval de 3/4.

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    Un premier profil.

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    Un zoom sur le groupe moteur, placé juste au-dessus de la poulie motrice.

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    La poulie en sortie de gare.

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    La poulie motrice, repeinte en vert depuis 2012.

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    La gare de face.

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    Le groupe moteur et la glissière des perches.

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    L'aire de départ et la borne de contrôle des forfaits.


    La ligne

    La ligne du téléski du Riant est longue de 425 mètres et compte un total de 6 pylônes. Elle débute par un long faux-plat montant du pylône P1 au pylône P3, avant d’entamer une légère descente au niveau de la portée P3 à P4. Puis, à la place de l'ancien virage, une côte très pentue d'une centaine de mètres vient clôturer le trajet. On remarquera que la ligne emprunte sur ses 3/4 le tracé du téléski précédent.

    Le téléski est équipé de 6 pylônes dont 1 support, 4 support/compression et 1 compression :

    • P1 : S / SC
    • P2 : SC / SC
    • P3 : S / SC
    • P4 : C / -
    • P5 : SC / -
    • P6 : S / S


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    Le pylône P1.

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    Portée P1 à P2, on remarque la ferme du Riant sur la gauche.

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    Pylône P2.

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    Portée P2 à P3, la plus longue de la ligne.

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    Pylône P3, qui marque la première rupture de pente de la ligne.

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    Pylône P4, qui imprime la dernière montée de la ligne.

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    La très pentue portée P4 à P5.

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    Pylône P5.

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    Pylône P6, dernier ouvrage de la ligne qui rétablit une pente presque nulle.

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    L'arrivée en gare amont.


    La gare amont

    La gare amont du téléski du Riant est située à une altitude de 1001 mètres. On retrouve ici un LSP (lâcher sous poulie) de type LSP 4T, conçu par GMM et installé en 2012, lors de la reconstruction du téléski. Cette gare assure le retour et la tension du câble sur l'installation, grâce à un contrepoids situé dans son fût. On remarquera aussi qu'elle ne possède qu'une seule poulie en entrée de gare.
    Depuis le débarquement, il faut descendre un petit chemin pour pouvoir revenir au niveau du carrefour entre les pistes du Riant, de la Capatte et des Airelles.

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    Vue d'ensemble de la gare.

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    De 3/4, on peut aussi voir le dernier pylône.

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    De face.

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    Une seconde vue de profil.

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    La poulie permettant le déplacement du lorry et la tension du câble grâce à un contrepoids.


    Autres photos

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    Le dernier pylône.

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    La piste du Riant.

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    Une perche à sellette.


    Une rénovation réussie

    Depuis 2012 et la grande rénovation de l'appareil, le secteur est très facile d'accès et ouvrable un grand nombre de jours dans l'année. La ferme du Riant peut donc accueillir des clients sur toute la saison. Cependant, la piste originelle, plus longue, était assez sympathique et rajoutait de l'attrait au secteur (en plus de la ferme). Un bilan nuancé niveau ski, mais clairement positif au niveau économique...

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    Le téléski, un choix d'avenir pour assurer la pérennité d'un secteur peu fréquenté.


    Je tiens à remercier remontees pour ses photos et Bovinant pour la bannière.


    Textes : fan2montagne73
    Photos : remontees & fan2montagne73
    Bannière : Bovinant

    Date des prises de vues : 21 janvier 2018
  5. TSF2 de Médran 3 (†) / Verbier (Les 4 Vallées)

    07 janvier 2018 - 10:03

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    Au sommaire de ce reportage :

    • La station de Verbier
    • Historique du Médran
    • Le télésiège du Médran 3
    • Les infrastructures de la ligne de nos jours
    • Le Médran, un appareil historique, au devenir surprenant...


    La station de Verbier

    Verbier est une station de ski valaisanne situé dans le Val de Bagnes à une altitude de 1500 mètres. Cette station doit sa notoriété au ski, mais aussi au VTT. En effet, elle organise tout au long de l'année de grands événements sportifs internationaux tels que l’Xtrème de Verbier, la Patrouille des Glaciers ou le Grand Raid (VTT).

    Le domaine skiable fait partie d'un ensemble de domaines nommé Les 4 vallées. Elles cumulent près de 410 kilomètres de pistes étendues de 1080 à 3330 mètres d'altitude.

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    ^^Cliquez sur le logo pour accéder à la présentation de la station^^


    Historique du Médran

    Le secteur du Médran est situé au-dessus du village de Verbier. Il constitue le seul départ de pistes vers le domaine d'altitude de la station, et permet de rallier le point culminant de 4 Vallées : le Mont-Fort (3330 mètres d'altitude). À l'heure actuelle, 3 remontées mécaniques relient le village au secteur d'altitude : deux télécabines, respectivement Médran 1 & 2 et un télésiège, le Mayentzet. Cependant, bien plus qu'un espace réduit à une "liaison", le Médran est le premier secteur historiquement parlant de Verbier. C'est même grâce à lui que la station et (dans une moindre mesure) les 4 Vallées, sont devenues incontournables en Suisse.

    Après les Jeux Olympiques d'hiver de Saint-Moritz (CH) de 1948, la Suisse connaît un engouement pour les sports d'hiver. Le ski est devenu une mode, un nouveau loisir ; c'est donc l'époque où de grandes stations de ski ont vu le jour, sous l'impulsion de ce nouveau type de tourisme.

    Deux ans plus tard, convaincu de la viabilité du tourisme de montagne, un groupe de promoteurs valaisans décidèrent de créer la société << Télésiège de Médran SA >>. Le domaine de prédilection des promoteurs était situé à l'est du village de Verbier : Le Médran. Sur ces pentes à dominantes forestières, fut bâtie la même année la télécabine éponyme. Elle fut inaugurée le 23 décembre 1950. Cet appareil était le tout premier de ce genre en Suisse et fut construit par Giovanola, un des seuls constructeurs de l'époque à maîtriser la technique du débrayable.
    La télécabine reliait le petit village au lieu-dit des Ruinettes à 2200 mètres d'altitude.

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    Sur cette carte postale, on remarque en haut à droite la présence d'un passage dans la forêt pour la télécabine ; on peut aussi observer la télécabine en elle-même en bas à gauche de cette même carte.

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    La fin de la ligne de la télécabine.

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    La gare amont de l'appareil.


    Avec l’afflux croissant de touristes, la station dut se doter d'un second appareil pour joindre les Ruinettes. Elle opta donc pour un téléski de marque GMD-Müller. Il fut bâti sur le flanc droit de la télécabine de Médran 1 et était parallèle à cette dernière.

    Faisons un bond de quelques années pour atterrir en 1966. Cette date signe la mise en service de la seconde télécabine du Médran. Cet appareil a permis à la station de gagner le domaine d'altitude dans des délais brefs et un confort optimal (pour l'époque). De plus, elle désengorgeait le front de neige, en se conjuguant à la télécabine de Médran 1.
    À la fin de l'hiver 1966, c'est donc trois remontées qui joignaient les Ruinettes.

    Les deux gares aval étaient à la même place que les télécabines actuelles ; c'est-à-dire sur les bords de village de Verbier. On retrouvait deux gares aux styles très différents car d'époques différentes : celle de Médran 1 était un simple bâtiment en forme de cabane ne contenant que la gare en elle-même. À la différence de sa cadette, celle de Médran 2 qui était constituée d'un grand bâtiment massif en béton, contenant gare, files d'attente et autres services tels que le restaurant.
    En amont, même configuration, et même emplacement qu'actuellement. Les gares jouxtaient le front de neige d'altitude des Ruinettes.

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    Les deux gares aval des télécabines de Médran 1 & 2.

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    Le début de la ligne.


    Le changement d'époque se voit aussi dans le style des cabines : des véhicules colorés et ajourés pour Médran 1 et des véhicules couleur métallique et fermés pour Médran 2.

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    La fin de la ligne depuis la gare amont.

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    Les deux lignes parallèles.

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    Les gares amont. On remarque que les gares possèdent les mêmes configurations qu'en aval.


    En 1977, le téléski de Médran fut supprimé, car jugé obsolète et n'ayant qu'un débit très faible ; il fut remplacé par le télésiège de Médran 3. Ce dernier, était placé sur le même tracé que son prédécesseur et desservait le front de neige d'altitude des Ruinettes, mais un peu plus haut que les télécabines.
    Suite à la faillite de Giovanola, et à l'arrêt de sa branche remontées mécaniques vers la fin des années 1970, c'est la société WSO-Städeli qui a œuvré sur ce chantier. Cette remontée est un mélange très astucieux de différentes techniques développés par Giovanola et Städeli. En effet, les pylônes treillis tout comme les têtes et les détecteurs de déraillement sont repris de l'entreprise Montheysanne. Städeli, pour sa part, a utilisé ses techniques pour les balanciers et les galets.

    Lors de la saison 1983-1984, l'antique télécabine de Médran 1 fut détruite et remplacée par un appareil de même type : une TCD6 construite par Städeli. Elle effectuait la même liaison que sa cadette et faisait gare commune avec la télécabine du Châble.
    En 2001, c'est la seconde télécabine de Médran qui fut remplacée par une télécabine 4 places de la société Garaventa. Désormais, le front de neige du Médran était desservi par deux télécabines avec un début fort honnête. Elles sont toujours en place de nos jours ; pour l'instant, elles ont encore quelques années de répit, avant une éventuelle rénovation/ un éventuel remplacement dans des temps futurs.

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    Les deux télécabines côte à côte.


    2001, marque aussi l'année d'arrêt de fonctionnement du télésiège de Médran 3. Ce dernier fut laissé à l'abandon pendant 9 années avant d'être démonté en 2010. Il ne reste à l'heure actuelle que les fondations des pylônes et une tranchée dans la forêt, elle apparaît toujours sur le plan des pistes actuel.

    Le télésiège du Médran 3, ascenseur secondaire vers les Ruinettes

    Le télésiège de Médran 3 était situé sur la droite du front de neige principal, sur un espace où il était le seul à opérer. Du fait de sa situation très excentrée, l'appareil n'était accessible que depuis la piste bleue Savoleyres ou depuis la rue du Médran, mais sans grande possibilité de stationner. C'est aussi pour toutes ces raisons que le télésiège était pratiquement vide, alors que les télécabines étaient surchargées ; cette inoccupation a conduit à son arrêt en 2001.
    Une fois au sommet du télésiège, tout le domaine des 4 Vallées était joignable via un maillage de remontées très efficace : avec le Funispace pour joindre les Attelas et les villages de Nendaz et Siviez, et le télésiège/télécabine de Chaux-Express pour atteindre le Mont-Fort.

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    La situation de l'appareil sur un plan des pistes alors que le télésiège était encore en activité.

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    L'emplacement approximatif de cet appareil sur le plan des pistes actuel.


    Résumons à présent quelques caractéristiques techniques :

    Caractéristiques administratives :

    TSF 2 - Télésiège à attaches fixes 2 places : MÉDRAN 3
    Exploitant : TELEVERBIER SA
    Constructeur : WSO - STÄDELI
    Année de construction : 1977
    Année de fin de service : 2001
    Année de démantèlement : 2010

    Caractéristiques d’exploitation :

    Saison d'exploitation : Hiver
    Capacité : 2 personne
    Débit à la montée : 900 personnes/heure
    Vitesse d'exploitation maximale : 2,3 m/s
    Sens de la montée : Par la gauche

    Caractéristiques géométriques :

    Altitude aval : 1532 m
    Altitude amont : 2258 m
    Dénivelée : 726 m
    Longueur développée : 1685 m
    Temps de trajet : entre 13 et 14 minutes

    Caractéristiques techniques :

    Emplacement motrice : Amont
    Emplacement tension : Aval
    Type de tension : Contrepoids
    Nombre de pylônes : 17

    Les infrastructures de la ligne

    La gare aval

    La gare aval était située à 1523 mètres d'altitude, à quelques centaines de mètres au sud du front de neige principal. À l'époque, la gare se situait à côté de la rue du Médran et d'un petit parking, au pied de la forêt. Côté technique, la gare était une station retour-tension munie de 3 piliers de soutènement, un sur l'avant et 2 sur l'arrière.
    À présent, il ne reste plus rien de la gare et le petit parking est devenu un complexe hôtelier. Seule subsiste encore la trace de la remontée dans la forêt.

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    Une vue de face de la gare.

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    Une vue de 3/4, montrant la totalité de la structure, le contrepoids, et même une ancienne cabine de la télécabine de Médran 2 (remplacée en 2001).

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    La poulie retour, peinte en rouge.

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    Les galets en sortie de gare, où embarquaient les skieurs.

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    Le pylône P1, en sortie de gare, qui imprimait la pente.


    La ligne

    La ligne du télésiège était longue de 1685 mètres et se composait de 17 pylônes en treillis (sauf le P1 qui est en portique). Dans la forêt, cette dernière était relativement pentue, puis elle se radoucissait une fois arrivée dans les espaces d'alpage. On remarquera que les pistes croisent à plusieurs reprises la ligne.

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    La ligne dans sa totalité (Infographie : Gondelbahn Monde)

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    Le début de la ligne depuis la gare aval.

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    La ligne croisant une piste au niveau du pylône P8.

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    Pylône P12.

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    Une vue depuis les pistes sur la portée P12 à P13.

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    Les enchainements des pylônes P15 à P17.

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    Pylône P15.

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    Retour sur le pylône P17 depuis la gare amont.


    La gare amont

    La gare amont du télésiège de Médran 3 était située à 2258 mètres d'altitude, en surplomb du front de neige d'altitude des Ruinettes. On retrouvait ici une gare motrice faite de béton massif en forme de portique, afin de permettre le débarquement. La poulie était directement surmontée du groupe moteur, le tout tenu par des poutres métalliques de part et d'autre de la gare.

    Image IPB
    La gare amont de face.


    Le Médran, un appareil historique, au devenir surprenant...

    En 2001, le télésiège fut arrêté à cause d'un intérêt presque nul de la part des skieurs. Cependant, il n'en était pas pour autant anodin, puisqu'il était un des premiers appareils à avoir œuvré sur la liaison Verbier-Ruinettes. En 2010, c'est donc un témoin de cette histoire qui s'en est allé ; mais tout ceci dans le but de moderniser au mieux le domaine.
    Dans quelques années, la nature aura repris ses droits et le télésiège ne sera plus qu'un souvenir imprimé dans les têtes et sur certaines cartes postales...

    Cependant, démontage ne signifie pas forcément "ferraille". En effet, le télésiège a traversé le monde pour arriver dans la première station de ski de Corée du Nord en 2010. Il oeuvre donc sous une nouvelle bannière et sous un climat politique légèrement différent...

    Image IPB
    Médran 3, un témoin de l'histoire passée du domaine qui s'en est allé...




    Je remercie Gondelbahn Monde pour m'avoir fait confiance pour la rédaction de ce reportage ainsi que Bovinant pour la bannière.

    Photos : Gondelbahn Monde & Thomas Crettenand
    Textes : fan2montagne73
    Bannière : Bovinant

    Sources historiques :

    www.bergbahnen.org
    www.televerbier.ch
    Site de Gondelbahn Monde
    PDF issu du site www.seilbahnbilder.ch

Commentaires

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    Tony le savoyard 

    17 juin 2018 - 11:49
    Merci pour tes nombreux reportages, j'ai hate de découvrir la suite!
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