Forums Remontées Mécaniques: Crise énergétique en Europe - Forums Remontées Mécaniques

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Crise énergétique en Europe Conséquences pour les domaines skiables

#41 L'utilisateur est hors-ligne   marie738 

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Posté 28 août 2022 - 19:49

Voir le messagepyrénéen, le 28 août 2022 - 17:15 , dit :

On adore les interventions toujours très pertinentes des experts en énergie. Garde tes certitudes pour tes conversations au PMU du coin ou pour ton forum complotiste préféré.
Après avoir disserté sur la filière nucléaire, attrape le cahier de vacances des enfants, et file au chapitre concordance des temps.
Cordialement.




Ah, parce que tu penses que ton intervention est pertinente et apporte quelque chose ?
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#42 L'utilisateur est hors-ligne   jfd_ 

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Posté 28 août 2022 - 22:47

L'intervention en cause étant plus axée sur un plan politique que technique (doux euphémisme), il eut du y avoir modération à mon sens.

On peut ne pas être d'accord avec le tournure prise par Pyrénéen peut-être. Elle n'est effectivement pas bienséante mais plus avec un côté sarcastique développé. C'est juste cela. En toute franchise, je me suis retenu de faire quelque chose de similaire tellement l'intervention est, en sus de sa coloration politique, dénuée de fondement technique et tellement loin de la réalité des choses Image IPB


Il ne faut pas non plus oublier que l'on a déjà indiqué à Shuntage il y a plusieurs pages en arrière(et quelques semaines) le moyen, en consultant Eco2Mix, de voir la réalité de la contribution des diverses sources de production. Mais bon, Image IPB

Envie d'appréhender l'entrainement cycle? Visitez le site VO2 Cycling ( http://www.vo2cycling.fr )
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#43 L'utilisateur est hors-ligne   pyrénéen 

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Posté 29 août 2022 - 00:06

Pas mieux :-)
En effet c’était full sarcasme, pour pointer le côté lunaire de l’intervention.
Internet regorge d’endroits où l’on peut assener ses opinions, étayées ou pas, à des gens qui seront ravis de les entendre. Mais ce forum n’en fait pas parti. On sait très bien comment ce genre de polémique tourne ensuite. Cela ne fait pas avancer le sujet et très vite cela devient la foire d’empoigne. Restons sur le sujet et sur du factuel.
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#44 L'utilisateur est hors-ligne   Velro 

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Posté 29 août 2022 - 09:03

Pour résumer un long exposé que je pourrais tenir sur la sécurisation d'alimentations électriques, domaine que je connais mieux que celui des RM:






Comme il vaut mieux prévenir que guérir, je recommande aux privés ainsi qu'aux entreprises de prendre très rapidement et de façon autonome des dispositions, surtout sans attendre de connaître la stratégie de l'Office fédéral de l'énergie (OFEN) et autres instances surbureaucratisées pour l'essentiel dirigées par des juristes, HEC et autres académiciens sans connaissances techniques (et encore moins d'expérience pratique "hands-on" comme disent les anglophones).
Des consultants genre McKinsey & Company seront sûrement mandatés pour concocter un rapport préliminaire pour la définition d'orientation stratégique générale disponible courant... été 2023.

L'idéal serait de s'organiser au niveau très local avec un certain regroupement pour éviter le recours à des groupes électrogènes diesel trop petits vu que ceux-ci sont soit de qualité douteuse (magasins de bricolage) ou alors très chers par kVA (p.ex. Kohler-SDMO ou Fischer Panda). Dans les petites puissances (quelques kW) on trouve peu de fabricants de moteurs diesel fiables pour des marches de longue durée (Hatz, Kubota, Kohler, etc.), pour les puissance plus élevées on a les classiques Cat (Caterpillar), Perkins (Cat), Cummins, MTU, Mitsubishi (pas très répandu en Europe), Volvo Penta, etc. Dans le temps il y avait notamment encore Detroit Diesel et MWM, très fiables.
Je suis moins favorable aux moteurs diesel que je qualifierais de pseudo-industriels car trop directement dérivés des moteurs de véhicules routiers. Quant aux moteurs Liebherr, sauf erreur produits en Suisse à Bulle mais je ne sais exactement si cela concerne toute la gamme, je n'ai pas d'expérience pratique avec.
On notera en passant que p.ex. Cat produit des petits moteurs en Chine (en fait des petits groupes électrogènes carénés complets) et Cummins produit une partie en Inde (typiquement les groupes électrogènes équipant les RM de Poma avec entraînement de secours électrique avec variateurs de fréquence dédiés).

Le plus simple serait d'installer des rangées de groupes électrogènes d'env. 2500 à 4000 kVA vers les postes source mais en Suisse on a toujours raté le coche, même les infrastructures critiques ont souvent une alimentation électrique très mal sécurisée. Les décisions étant prises par les politiques et les administrations, de par la fiabilité élevée du réseau électrique suisse, on a largement négligé ces aspects.

Je n'entre pas en matière pour ce qui est des aspects écologiques, il s'agit de sauver les meubles et de plus les écologistes sont aussi directement qu'indéniablement responsables de cette crise énergétique, et, accessoirement, également de nombreuses victimes de la guerre en Ukraine.

Dans l'idéal, il faudrait couper sélectivement le courant et le gaz en fonction du taux de succès régional des verts (et également des socialistes), cela les ferait peut-être réfléchir aux conséquences de leur idéologie aussi irréaliste que bornée aux conséquences sociétales potentiellement désastreuses.

Je ne suis pas contre l'écologie tant que celle-ci reste rationnelle, les écologistes n'ont toutefois jamais su faire preuve du moindre réalisme ni de la rigueur scientifique la plus basique.


Exemple d'alimentation de secours pour une station de pompage (PCCP 17th Street, New Orleans, LA, USA), la photo montre la moitié des groupes électrogènes installés:

Image IPB

Un centre de calcul en suisse romande dispose approximativement d'un ensemble similaire de groupes électrogènes (deux fois ce qui est sur le photo). Un très grand groupe électrogène télécommandable par Romande Energie est installé lui sur le site d'une entreprise privée (ni centre de calcul, ni télécom, ni pharma).


Exemple d'installation en Suisse, un ancien groupe électrogène de très grande puissance protégé EMP a été remplacé par 4 groupes plus petits, réalisation typiquement suisse où pendant très longtemps on n'a quasiment jamais installé en stationnaire des groupes en conteneur:
https://www.avesco.c...von-avesco.html
Ici on paie le prix (très!) fort, mais au moins la réalisation est soignée.

Quelques exemples de prix pour se faire une idée (cliquer sur "Stock"):
https://www.dpxpower.nl/?language=FR

Ce message a été modifié par Velro - 29 août 2022 - 09:40 .

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#45 L'utilisateur est hors-ligne   Argentoratum 

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Posté 30 août 2022 - 10:25

En ce qui concerne la France, les acteurs du marché interrogés hier aux journées du Medef tablent sur des difficultés ponctuelles concernant les capacités de production : tout va dépendre de la météo.

Citation

AFP parue le 29 août 2022 - 19h56

La météo de l'hiver prochain jouera un rôle important dans la sécurité d'approvisionnement énergétique de la France, des journées très froides pouvant conduire à des "tensions" ponctuelles, ont estimé lundi des responsables industriels et gouvernementaux.
"Pour l'hiver prochain, nous avons les volumes (de gaz) qui nous sont nécessaires à climat moyen", a estimé la directrice générale adjoint d'Engie, Claire Waysand, lors d'une table ronde organisée par le patronat français.
Mais "pour être sûrs de passer en électricité et en gaz l'hiver, nous avons intérêt à ce que les journées ne soient pas trop fraîches, sinon il peut y avoir des journées pendant lesquelles il y aura des vraies tensions", a ajouté la représentante du premier fournisseur de gaz en France.
La ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, a estimé pour sa part que la météo représentait "le facteur le plus dimensionnant des mois qui viennent".
"Aujourd'hui ce qui est en cause, c'est des heures ou des jours de tension, ce n'est pas toute la période" hivernale. "On est capables de couvrir en moyenne l'hiver, le sujet c'est qu'est ce qui passe le jour où il fait très froid", a souligné la ministre.
[...]
"On fera le maximum, on se mobilise au maximum pour éviter la panne", a déclaré le PDG d'EDF, Jean-Bernard Lévy.
"Nous avons volontairement organisé les choses pour avoir un maximum de réacteurs disponibles (...) à partir du 1er décembre et encore davantage à partir du 1er janvier", a-t-il dit.
"Aujourd'hui nous avons mis de notre côté toutes les chances pour résoudre au mieux le problème qui nous est tombé dessus l'hiver dernier", a-t-il ajouté, en évoquant le problème de corrosion.


Toujours aux journées du Medef, la Première ministre Elisabeth Borne a demandé à chaque entreprise d'établir son propre "plan de sobriété" dès septembre.

Citation

"L'heure n'est plus aux demi-mesures, l'heure n'est plus au chacun pour soi, l'heure est à la responsabilité collective", a affirmé la Première ministre devant les patrons français.
Pour "surmonter le risque de pénurie de gaz cet hiver, atténuer le dérèglement climatique, (...) nous devons agir plus vite et plus fort", a-t-elle ajouté, en invitant Etat, entreprises et particuliers à "préférer les économies choisies plutôt que les coupures subies".
Elle a exhorté à cet égard les entreprises à établir en septembre des "plans de sobriété" énergétiques, consistant à réduire les consommations de 10% sur deux ans, afin d'éviter que le gouvernement n'impose des "baisses de consommation".
Un premier bilan de ces plans sera tiré "début octobre".
Car "si chacun ne prend pas sa part, ou que toutes les hypothèses défavorables se conjuguaient", comme l'arrêt total des approvisionnements en gaz de la Russie, "nous serions amenés à imposer des baisses de consommation", a-t-elle prévenu.
Et "si nous devions en arriver au rationnement, les entreprises seraient (...) les premières touchées", a précisé Mme Borne.

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#46 L'utilisateur est hors-ligne   Nico05 

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Posté 01 septembre 2022 - 13:58

Article du Blick du 28 août sur l'augmentation des tarifs des domaines skiables suisses : https://www.blick.ch...id17825465.html

Selon l'article, les principales augmentations touchent les tickets à la journée. Les abonnements sont moins touchés, voire pas touchés.
Grächen augmente ses tarifs à la journée de 12% (soit 63.- CHF la journée), Verbier de 3.9% (~80.- CHF), Nendaz-Veysonnaz de 4.5% (66.-), Gstaad de 2.6% (79.- CHF), Zermatt de 5.1% (83.- CHF), …
Après, il y a bien sûr les tarifs dynamiques, pratiqués dans beaucoup de domaines, qui offrent des prix plus avantageux à certaines périodes.
Pour les abonnements, à Belalp l'abonnement famille passe de 1111.- à 1414.- CHF ! A Zermatt, l'abonnement classique passe à 1680.- (augmentation de 5%).
En revanche, certaines stations comme Vals ou Engelberg-Titlis annoncement ne pas augmenter leurs tarifs par rapport à 2021-22.
La plupart des autres domaines n'ont encore pas publiés leurs prix pour la saison à venir.

Ce message a été modifié par Nico05 - 01 septembre 2022 - 14:00 .

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#47 L'utilisateur est hors-ligne   Anton aus Tyrol 

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Posté 01 septembre 2022 - 15:37

En Allemagne (Berlin) ça a commencé, les clim dans les magasins, restaurants, transports sont à l'arrêt, par 34 degrés mi-août.
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#48 L'utilisateur est hors-ligne   Guigui74 

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Posté 03 septembre 2022 - 12:06

Face au risque de pénurie d'énergie, les stations de ski réfléchissent à réduire leur consommation cet hiver (France Bleu)

Citation

Les domaines skiables de Savoie et de Haute-Savoie, confrontés au risque de pénurie d'énergie, réfléchissent sérieusement à réduire leur consommation, quitte à réduire l'offre pour la saison d'hiver à venir. D'autant que la facture d'électricité continue de grimper.

Les skieurs pourraient-ils avoir de mauvaises surprises cet hiver ? Le gouvernement veut inciter les Français, et notamment les professionnels, à réduire leur consommation d'énergie pour atteindre une baisse de 10% d'ici deux ans. En Suisse, des scénarios sont étudiés pour réduire la consommation des stations de ski de 20%. Dans nos stations de Savoie et de Haute-Savoie, le sujet est aussi sur la table, en vue de la saison d'hiver prochaine.

Premier levier d'économies pour les stations de ski : les remontées mécaniques, qui représentent en moyenne plus de 90% de la consommation énergétique des stations. A Val d'Isère, elles représentent environ 60%, puisque 40% sont consacrés à la neige de culture, selon Olivier Simonin, directeur général du service des téléphériques. "Quand on a un télésiège et un téléski qui arrivent au même endroit et partent quasiment du même endroit, on fermera certains appareils qui servent en doublon quand la clientèle sera moins présente."

"Cela rallonge le trajet de l'ordre d'une minute pour le client, c'est quasiment imperceptible." Et pour anticiper une possible pénurie d'énergie, les canons à neige tourneront plus tôt que d'habitude. "On va essayer d'anticiper au maximum la production de neige de culture en avant-saison, pour ne pas cumuler la période de production de neige et celle de fonctionnement des remontées mécaniques." La station aimerait faire baisser sa consommation d'énergie de 10% à la fin de l'hiver. D'autant que la facture grimpe.

"On était sur un peu moins de 3% du forfait de ski consacré à l'électricité, demain on va passer à du 8, 10 voire 15%." Chaque station travaille donc sur la question, pour pénaliser le moins possible les usagers. "Faire varier la vitesse des remontées mécaniques est une solution que tout le monde peut mettre en place. Il y a aussi des solutions plus locales, voire micro-locales, comme baisser de 0,5 degrés la température dans les bureaux... qui s'adaptent en fonction de chaque station et de ses spécificités", explique Alexandre Maulin.

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#49 L'utilisateur est hors-ligne   Rodo_Af 

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Posté 03 septembre 2022 - 17:44

Autre article évocant la même situation avec quelques interviews.
https://france3-regi...obox=1662215451

Citation

Avec la multiplication du prix du mégawattheure par 20, les stations de ski subissent elles aussi la hausse des prix de l'électricité. A tel point que de nombreux professionnels remettent en question leur ouverture à la saison prochaine.

Encore un coup dur pour les professionnels de la montagne. Après deux années de crise sanitaire, c'est désormais la hausse des prix de l'électricité qui menace leur activité. A quelques mois du lancement de la saison, plusieurs d'entre eux s'interrogent : seront-ils en capacité d'ouvrir les stations de ski ?

En France, environ 70% des stations d'hiver renégocient leur contrat triennal avec les fournisseurs d'énergie cet automne. Parmi elles, la station de Villard-de-Lans, dans le massif Vercors. "Nous sommes dans l'incapacité de signer un nouveau contrat avec EDF au vu des propositions qui nous sont faites", annonce d'emblée Sébastien Giraud, le directeur général de la régie des remontées mécaniques de la station iséroise.

"La question de l'ouverture des stations se pose"
De fait, le prix du mégawattheure a quasiment été multiplié par 20. De l'ordre de 55 euros l'année dernière, le mégawattheure affiche désormais entre 800 et 1 000 euros. "La facture d'électricité représente 5% de notre chiffre d'affaires en moyenne. Avec la hausse des prix, elle en représenterait entre 20 à 25%."

"En l'état actuel des choses, nous ne serons pas en capacité d'ouvrir la station car on ne pourra pas payer notre facture d'électricité", reprend Sébastien Giraud. Une éventualité particulièrement glaçante à Villard-de-Lans, où 80% de l'économie locale dépend du ski alpin en hiver. "Ca mettrait en péril toute l'activité de la station car il y a aussi les restaurants, les écoles de ski... C'est entre 1 000 et 1 500 personnes qui seraient au chômage."

Dans le massif de Belledonne, la station de Chamrousse dispose d'un peu de répit. "Notre contrat prendra fin en décembre 2023. On a un peu moins la pression mais on est solidaires de la profession, la situation est catastrophique pour tout le monde", déclare Frédéric Géromin, directeur général de la régie des remontées mécaniques et président de la section Isère aux Domaines skiables de France.

En Isère, quatre stations sont concernées par le renouvellement de leur contrat d'énergie : Villard-de-Lans, l'Alpes d'Huez, les Deux Alpes et le Collet d'Allevard. "Si aucune solution n'est trouvée, la question de l'ouverture de ces stations se pose évidemment, confirme-t-il. C'est une situation économique à laquelle on ne pourra pas faire face".

Et par "solution", Frédéric Géromin n'entend pas la hausse du prix des forfaits. Il balaie cette option d'un revers de main : "Les Français subissent eux aussi l'inflation, leur porte-monnaie n'est pas extensible". Pour lui comme pour Sébastien Giraud, l'Etat devrait mettre en place un bouclier tarifaire, le même que celui accordé aux ménages.

"Ce qui est certain, c'est que cette problématique va accélérer notre remise en question concernant la sobriété énergétique, même si les Domaines skiables de France se sont déjà engagés en 2021 à réduire de 10 à 20% leur consommation d'électricité", affirme le président de la section iséroise. Sébastien Giraud abonde : "Nous sommes prêts à participer à l'effort cette saison en ralentissant les appareils, en décalant les horaires d'ouverture ou en supprimant le ski nocturne".

Désormais, les professionnels de la montagne, dont les Domaines skiables de France et l'Association nationale des maires des stations de montagne, placent leur espoir dans la réunion ministérielle qui se tiendra ce mardi 6 septembre.

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#50 L'utilisateur est hors-ligne   ludo83 

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Posté 05 septembre 2022 - 07:24

Déjà je supprimerai le ski nocturne. Réduire les patinoires, piscines chauffées, spa, etc...
L'activité principale quand on va en station c'est le ski, ça serait dommageable d'en être encore impacté.
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#51 L'utilisateur est hors-ligne   arbisman 

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Posté 05 septembre 2022 - 08:02

C'est plutôt une fermeture totale en raison du coût de l'énergie, notamment à Villard-de-Lans, qui pourrait se profiler :
https://www.francetv...re_5340850.html
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#52 L'utilisateur est hors-ligne   marie738 

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Posté 05 septembre 2022 - 10:09

Un article du 1er sept sur "le spectre de la panne hivernale".

En rėsumé, l y a les stations qui ont encore un contrat nėgocié avant la crise avec un tarif fixe qui ne bougera pas comme la Compagnie du Mont Blanc ou le TPH de la Bastille à Grenoble et les autres comme par ex Couchevel/Méribel dont la facture risque d'être mutipliėe par 7 (de 2,5 ME en 2019 à 17 ME estimé pour 2023 soit 20% du CA) et qui s'apprète à revoter une hausse des forfaits.

Avec des impacts sur les investissements et des DSP qui pourraient être modifiėes.

Sans compter la distorsion de concurrence avec des domaines encore non impactés et parfois voisins.

Image IPB
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#53 L'utilisateur est hors-ligne   Argentoratum 

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Posté 05 septembre 2022 - 10:48

Vu les prix ahurissants de l'électricité sur le marché français, mais aussi sur tous les autres marchés européens, la Commission Européenne a annoncé qu'elle va découpler le prix de l'électricité de celui du prix du gaz.
Les détails et la redéfinition du marché de l'électricité restent encore à trouver, et un consensus des pays membres européens également.

Mais depuis les prix du marché de gros électricité ont bien baissé suite à cette annonce, on est en fin de semaine dernière à 590 €/MWh pour une livraison en 2023 en France, au lieu de 1000 €/MWh il y a quelques jours.
Révélant par la même occasion qu'il y avait énormément de spéculation ces derniers jours (chute des prix de -40% en une semaine, depuis l'annonce de la Commission Européenne).
Mais même à 590 €/MWh c'est encore beaucoup trop haut, ce niveau de tarif reste insoutenable, quand on payait environ 60 €/MWh à l'origine.

L'article du DL démontre très bien les conséquences de tels tarifs...
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#54 L'utilisateur est hors-ligne   daphnis 

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Posté 05 septembre 2022 - 11:17

Je lisais ces derniers jours les déclarations du MEDEF, des économistes, des capitaines d'entreprises etc... et je me suis rendu compte à quelle point la mentalité des entreprises est tournée vers l'état providence : se faire taxer non, se faire aider oui !

Le MEDEF récemment déclarait à propos d'une taxation des super-profits que l'état était le premier "super-profiteur", sauf que cet argent sert à être redistribué et non conservé. Quand tout va bien, les entreprises demandent que l'état soit le moins contraignant possible (taxes et droit) et quand ça va mal, l'état doit de facto venir en aide.

Autant je comprend les société d'exploitation qui sonnent un cri d'alarme sur la situation catastrophique liée aux coûts de l'énergie, autant je trouve certains de ces acteurs (surtout les plus gros comme la CDA) gonflés d'en appeler à l'aide systématique de l'état alors qu'ils tapent habituellement dessus pour tout le reste.
Je rappelle que le rôle premier de l'état est de permettre le fonctionnement des services publics déficitaires et essentiel et de débloquer des aides temporaires exceptionnelles vers les entreprises privées. Autant l'aide systémique pour le covid était justifiée car l'état lui-même a confiné le pays pour les raisons que l'on sait. Autant la situation est aujourd'hui plus complexe pour la crise énergétique car rien ne dit qu'elle ne durera pas dans le temps, compte tenu de la raréfaction naturelle des énergies fossiles et des enjeux géopolitiques. Alors dans ce cas là, les aides systémiques ne pourront être viables et les exploitants devront faire des choix drastiques et cruels.

Je pense que les stations doivent dès aujourd'hui se tourner au maximum vers la sobriété, sinon elles ne pourront survivre. Tout comme chacun, j'espère que toutes les stations (notamment les plus petites) pourront survivre car c'est l'unique moyen encore aujourd'hui d'éviter la désertification de zones fortement rurales, mais il ne faut pas oublier que les aides ne pourront perdurer sur la longueur si la crise énergétique devient pérenne dans le temps. J'y vois notamment un signal d'arrêt envers les travaux démesurés sur l'immobilier de luxe en station ainsi que les terrassements de piste à tout va.

Ce message a été modifié par daphnis - 05 septembre 2022 - 11:18 .

7

#55 L'utilisateur est en ligne   Tatafred 

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Posté 05 septembre 2022 - 20:31

Auriez-vous des infos sur les stations concernées par une renegociation cette saison ?
Pour les Hautes-Alpes ?
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#56 L'utilisateur est hors-ligne   jfd_ 

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Posté 05 septembre 2022 - 23:47

Voir le messageArgentoratum, le 05 septembre 2022 - 10:48 , dit :

Vu les prix ahurissants de l'électricité sur le marché français, mais aussi sur tous les autres marchés européens, la Commission Européenne a annoncé qu'elle va découpler le prix de l'électricité de celui du prix du gaz.
Les détails et la redéfinition du marché de l'électricité restent encore à trouver, et un consensus des pays membres européens également.

Mais depuis les prix du marché de gros électricité ont bien baissé suite à cette annonce, on est en fin de semaine dernière à 590 €/MWh pour une livraison en 2023 en France, au lieu de 1000 €/MWh il y a quelques jours.
Révélant par la même occasion qu'il y avait énormément de spéculation ces derniers jours (chute des prix de -40% en une semaine, depuis l'annonce de la Commission Européenne).
Mais même à 590 €/MWh c'est encore beaucoup trop haut, ce niveau de tarif reste insoutenable, quand on payait environ 60 €/MWh à l'origine.

L'article du DL démontre très bien les conséquences de tels tarifs...
Ce n'est pas une bien grosse nouvelle qu'il y ait de la spéculation. C'est le principe de base de fixation des prix depuis que le marché a été ouvert soit disant pour donner libre cours à la concurrence et ainsi faire baisser les coûts. Mais, par principe, le marché dit libre (ou libéralisé), c'est et a toujours été, selon le moment à plus ou moins court terme, de la spéculation. Et ces dernières années, de plus en plus à court terme. Sauf qu'en cas de situation sensible comme actuellement, ce système se révèle avec les travers qui sot soigneusement été dissimulés lors de la mise en place de ce type de marché. Cela est fort regrettable car va forcément générer dans tous les secteurs industriels de la casse. C'est inévitable. Dans les RMs ou autre. Sauf si l'État intervient (donc nous tous avec nos impôts, il ne faut rêver). Par contre, cette situation est génial pour les courtiers/boursicoteurs qui se font des c******* en or sur le prix du MWh.
Ce qu'il faut quand même aussi savoir, c'est que le prix de ~60€/MWh était tout aussi déconnecté des coûts de productions. Il n'était possible que parce que, pour aider à libéraliser le marché de l'électricité, le législateur a mis en place l'ARENH. Ce système force EDF à vendre une quote part d'électricité nucléaire (DE 100 0 120 Térawattheure/an) à tarif cassé aux fournisseurs alternatifs. Ceci pour que lesdits fournisseurs alternatifs, pour certains de simples société de courtage sans aucun moyen de production en propre, puissent alors proposer des contrats à moins que le fournisseur historique. Mais les tarifs de vente ARENH ne couvrent même pas les frais de production, ni forcément, les coûts de maintenance.


Par ailleurs, il a été annoncé par le gouvernement que les 32 réacteurs à l'arrêt seraient redémarrés d'ici le courant de l'hiver. Cela ne vous est-il pas apparu quelque peu étrange alors que l'on nous indiquait depuis des mois que cela allait prendre beaucoup de temps? En fait, si l'on recherche les raisons de cette évolution de situation pour cet hiver, la réponse est simple : on arrête de rechercher les causes de la corrosion des circuits de refroidissement des réacteurs (dommage non de ne pas savoir ce qui a créé cette corrosion imprévue...), on répare au plus vite (avec peu de soudeurs/tuyauteurs qualifiés, une jolie gageure) et surtout, on relâche les contraintes de sécurité d'exploitation des réacteurs. Si, si. Cherchez par vous même si vous êtes intéressés par ce fait, c'est factuel. On apprend par exemple sur des documents en ligne de l'ASN que désormais, il sera toléré de continuer à exploiter du réacteurs avec jusqu'à 2 Réseaux d'Injection de Sécurité en carafe sur les 3 ou 4 présents dans les réacteurs (nombre dépendant du type de réacteur) Un RIS est le dispositif destiné à noyer le réacteurs en cas d'urgence. L'ASN admet s'être rabattu sur cette évolution de règlementation car sinon, il aurait fallu fermer encore plus de réacteurs qu'actuellement. Et surtout quasiment ne pas en remettre en marche pour cet hiver vu l'évolution lente des réparations sur le terrain et la multiplication des réacteurs touchés. C'est là encore du court terme mais si jamais un pépin arrive sur un réacteur qui n'a que 3 RIS avec deux en panne, il va falloir souhaiter très fort que dernier tienne bon et ne soit pas corrodé (tous n'ont pas pu être contrôlés, juste un peu plus de la moitié en fait l'ont été à date de fin août).


Quand à ce qui est de trouver un consensus au niveau des états Européens, je serais assez surpris qu'il soit rapidement trouvé. Mais là, ce propos n'est pas factuel jute l'expression d'un avis perso.

Ce message a été modifié par jfd_ - 05 septembre 2022 - 23:52 .

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#57 L'utilisateur est hors-ligne   benjisop 

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Posté 06 septembre 2022 - 09:47

La "relâche" des contraintes de sécurité des réacteurs nucléaires était à prévoir et donnera malheureusement du grain à moudre aux antis.
D'un côté, cela nous permettra de passer un hiver beaucoup plus sain, de l'autre il faut vraiment espérer ne pas avoir de problème et que les réacteurs puissent être réparés avant l'hiver 2023/2024 ou on va avoir de nouveau un gros problème sous les bras...

Des décisions à plus long terme, tant niveau production que consommation, devront inévitablement être prises. Reste à savoir lesquelles, et quels impacts elles auront. Parce que ne revons pas, le ski, avec son image, ne sera sans doute pas prioritaire malgré les personnes qu'il fait vivre et l'argent qu'il génère.
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#58 L'utilisateur est hors-ligne   couloir alaska 

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Posté 06 septembre 2022 - 15:30

Gouverner c'est prévoir , ce n'est pas ce qui est fait dans nos pays depuis des années !!! les spécialistes dès 2013 -2014 en auditions publiques au sénat et à l'assemblée ont annoncé ce qui se passe en ce moment .
IL VA FALLOIR RAPIDEMENT APPRENDRE A PRODUIRE LOCALEMENT AVEC LES RESSOURCES LOCALES AU MAXIMUM !
un peu moins de bureaucratie sera encore une fois le bienvenue
https://www.iloveski...nergetiquement/
ce projet traine depuis 5 ans et devrait si tout va bien se faire en 2023 ou 2024 !
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#59 L'utilisateur est hors-ligne   Guigui74 

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Posté 06 septembre 2022 - 18:37

Au delà de l’électricité qui fait tourner les remontées en journée et les canons à neige la nuit, n'oublions pas non plus l'impact des énergies fossiles dans cette histoire: les clients des stations viennent de (très) loin via des transports (très) gourmands, le tout pour occuper des passoires énergétiques bien plus voraces en fioul que les logements collectifs urbains.
Ceci fait que l'industrie des stations de ski a une fois encore tout pour devenir le bouc émissaire idéal, surtout après avoir constaté l'état de considération dans lequel l'exécutif l'a tenue en 2020, signant de mon point de vue rien de moins que le début de la fin institutionnelle du ski en France... :unsure:
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#60 L'utilisateur est hors-ligne   arbisman 

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Posté 06 septembre 2022 - 19:43

J'ai bien l'impression que c'est plus général que les stations de ski : il n'y a qu'à voir le problème avec les piscines qui n'ont plus les moyens d'ouvrir.
Globalement on fait peur de tout aux français comme les interdire de pratiquer un sport sain dans cet exemple précis (n'oublions pas que la piscine est aussi un moyen de prévention de douleurs dorsales par exemple, et est un sport qui travaille tous les muscles du corps de manière équilibrée).

Après la peur du Covid, la peur du vaccin, la peur des événements climatiques, la peur des fortes chaleurs, la peur de la guerre en Ukraine, la peur du manque d'énergie... il y aura bientôt la peur des inondations (Méditerranée trop chaude), la peur de l'hiver dès qu'on aura des gelées ou de la neige, la peur de l'explosion de la centrale ukrainienne, et on en trouvera d'autres et encore d'autres...

Et la vie dans tout cela ? Est-ce sain de vivre dans une peur permanente du présent et d'angoisser pour l'avenir ?!

Il doit bien y avoir des solutions plus positives à tout ce qui nous arrive en ce moment : favoriser les rencontres et la solidarité entre nous tous, discuter, échanger, trouver des solutions ensemble. L'avenir de l'humanité en dépend au delà de l'urgence climatique : la peur de l'autre est probablement la pire qui soit actuellement (qui n'entend pas des critiques sur l'un ou sur l'autre au quotidien ?), et c'est pourtant celle dont on ne parle pratiquement pas.
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