Forums Remontées Mécaniques: L'avenir de l'enneigement artificiel - Forums Remontées Mécaniques

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L'avenir de l'enneigement artificiel

#1 L'utilisateur est hors-ligne   Le Risoulien 

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Posté 17 novembre 2013 - 21:03

Bonsoir,

voila je m'interresse depuis peu à la neige de culture. je voulais savoir si cette technique avait de l'avenir. En effet, la neige de culture a, on le sait, une moins bonne qualité que la neige naturel. Avec l'arrivée du réchauffement climatique et donc la diminution de la neige naturel dans les stations, elles vont devoir produire plus de neige artificielle. Ma question est de savoir si les gens ne vont pas fuir les stations à cause de la qualité de la neige ?
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#2 L'utilisateur est en ligne   Monts-Jura 

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Posté 17 novembre 2013 - 21:17

Il faut aussi voir les températures.
Actuellement au dessus de -3 degrés on ne peut pas produire.
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#3 L'utilisateur est hors-ligne   j'ib 

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Posté 17 novembre 2013 - 21:25

Voir le messageMonts-Jura, le 17 novembre 2013 - 21:17 , dit :

Il faut aussi voir les températures.
Actuellement au dessus de -3 degrés on ne peut pas produire.

Si on peut faire marcher les canons alors qu'il fait +2°C, mais il faut qu'il y ait un temps très sec. ;)
Vive le ski et les Rm's !! :)
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#4 L'utilisateur est en ligne   Monts-Jura 

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Posté 17 novembre 2013 - 21:27

Voir le messagej, le 17 novembre 2013 - 21:25 , dit :

Voir le messageMonts-Jura, le 17 novembre 2013 - 21:17 , dit :

Il faut aussi voir les températures.
Actuellement au dessus de -3 degrés on ne peut pas produire.

Si on peut faire marcher les canons alors qu'il fait +2°C, mais il faut qu'il y ait un temps très sec. ;)/>/>

T'es sur ? :unsure:/>
A la rigueur avec du -2°C si les conditions sont au top (taux d'humidité très bas, installation morderne etc)

Ce message a été modifié par Monts-Jura - 17 novembre 2013 - 21:30 .

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#5 L'utilisateur est hors-ligne   antidote 

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Posté 17 novembre 2013 - 21:29

Il faut être réaliste : entre de la neige artificielle de qualité (admettons) moindre et pas de neige du tout, le choix du client sera vite fait !
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#6 L'utilisateur est hors-ligne   lennon 

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Posté 17 novembre 2013 - 21:42

Bonsoir,
A défaut d'apporter une réponse complète, je vais donner mon impression sur la qualité de la neige artificielle.
Tout d'abord, et c'est indiscutable, rien de ne vaut une bonne poudreuse fraichement tombée la veille.
Mais bon, pour mieux la conserver, On damme ; et pour moi, rien que cette opération, ça enlève bien des sensations sur la qualité de la neige naturelle.
Ce qui fait qu'au final, quand on mélange 50% de neige artificielle et 50% de neige naturelle ; le tout bien dammé , Je vois très peu la différence, skis au pieds avec une neige à 90% artificielle.

Quant à l'évolution de la production de neige artificielle, sans vouloir être un optimiste, pour moi, on à encore bien 50 ans avant que le quota neigeux d'une station de ski diminue de moitié. Il n'y à qu'a voir ce qu'on disait dans les années 90 sur le réchauffement climatique ; et les 2-3 hivers bien froids qu'on a eu ces dernières années !

Du coup, je pense qu'on a bien le temps de voir les skieurs déserter une station pour sa qualité de neige
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#7 L'utilisateur est hors-ligne   chris2002 

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Posté 17 novembre 2013 - 21:44

Voir le messageMonts-Jura, le 17 novembre 2013 - 21:17 , dit :

Il faut aussi voir les températures.
Actuellement au dessus de -3 degrés on ne peut pas produire.


C'est pas tout à fait vrai, il est tout à fait possible d'en produire à des températures supérieure, mais pas en utilisant les techniques conventionnelles, ce qui rend l'enneigement de longues pistes difficile à réaliser, la machinerie étant grosse et localisée sur un seul emplacement.

Zermatt et Pitztal disposent de telles installations, construites par le fabricant isréalien IDE, pour leur permettre d'ouvrir plus rapidement leurs pistes sur glaciers (le début ou la fin des pistes n'étant plus sur glacier à cause de la fonte de ceux-ci).
http://www.zermatt.c...ories/snowmaker
Site du constructeur: http://www.ide-snowmaker.com/

Ce qui dans la pratique donne ça...
http://www.ide-snowm...-RS-28.4.10.pdf
http://www.ide-snowm...MT-18-10-10.pdf

Ce message a été modifié par chris2002 - 17 novembre 2013 - 21:49 .

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#8 L'utilisateur est hors-ligne   j'ib 

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Posté 17 novembre 2013 - 22:27

Voir le messageMonts-Jura, le 17 novembre 2013 - 21:27 , dit :

Voir le messagej, le 17 novembre 2013 - 21:25 , dit :

Voir le messageMonts-Jura, le 17 novembre 2013 - 21:17 , dit :

Il faut aussi voir les températures.
Actuellement au dessus de -3 degrés on ne peut pas produire.

Si on peut faire marcher les canons alors qu'il fait +2°C, mais il faut qu'il y ait un temps très sec. ;)/>/>/>

T'es sur ? :unsure:/>/>
A la rigueur avec du -2°C si les conditions sont au top (taux d'humidité très bas, installation morderne etc)

Oui oui je suis sûr, pour avoir fait un stage avec des nivoculteurs, je te le confirme. ;)
Vive le ski et les Rm's !! :)
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#9 L'utilisateur est hors-ligne   snowman43 

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Posté 17 novembre 2013 - 22:33

Bonsoir,

Le seuil de -3°C est celui de la température humide, c'est à dire la température sèche (celle que vous pouvez lire sur le thermomètre) + l'humidité de l'air.

Lorsque l'air est sec on peut produire dans des températures sèches légèrement positives (3/4°C).
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#10 L'utilisateur est hors-ligne   shuntage 

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Posté 18 novembre 2013 - 10:07

Lorsque l'air est sec on peut produire dans des températures sèches légèrement positives (3/4°C).[/i]




sur le papier oui ... en vrai jte raconte pas les condition doive etre pil poil et meme c est plus de la neige mais de la pate a ces temperatur .

savez combien oute le metre cube de neige ? a produire, a travaillé , amortire les becannes ? si tu veux savoir l avenir de la neige artif il faut deja passé par calculé sa

Ce message a été modifié par driouride - 18 novembre 2013 - 10:08 .

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#11 L'utilisateur est hors-ligne   Aussois 

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Posté 18 novembre 2013 - 19:32

Produire de la neige de culture dépend de plusieurs paramètres :
  • Les températures sèches (celle qu'indique n'importe quel thermomètre).
  • L'humidité de l'air.
  • La température de l'eau. L'idéal étant d'avoir une eau à environ 1.5 degrés. Trop froide, l'eau gèle trop facilement et risque de boucher les buses. Trop chaude, il faut des températures plus froide pour compenser.
  • La température de l'air comprimé. Plus elle est froide mieux c'est. Une température de 6-7 degrés est déjà très satisfaisant.

On parlera de température humide, le mix de température sèche et humidité.
Comme l'atteste le tableau ci dessous, il est possible de commencer à produire de la neige à 1 degré (température sèche) avec 40% d'humidité de l'air. Avec 10 à 20% il est possible de faire de la neige avec 2-3 degrés sec.

Image IPB

Sur la gamme my neige,


Dès -3.5 degrés température humide,
avec de l'eau à 2- 3 degré et de l'air à 8-10 degrés, il est possible de produire de la neige assez sèche sur la gamme Borax (mélange interne), très humide sur la gamme rubis et Safyr (mélange externe), et humide sur la gamme rubis evolution (mélange externe).
A l'inverse, le Borax (mélange interne) est bien plus sensible que le rubis à la température de l'eau et de l'air.

Il est également possible de faire de la neige de culture se rapprochant de la neige naturelle une fois damée et tassée. Cependant, cela se fait au détriment de la quantité. Il est possible de choisir une qualité de neige entre 0 et 10 (0 étant la meilleure qualité).
D'une manière générale le Borax (fort consommateur en air) est l'enneigeur de la gamme myneige qui produit la meilleure qualitée de neige avec de l'eau et de l'air relativement froid.

Ce message a été modifié par Aussois - 18 novembre 2013 - 19:36 .


#12 L'utilisateur est hors-ligne   fredo_chato 

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  Posté 18 novembre 2013 - 22:00

L'avenir de la neige artificielle?

Ne vous attendez pas à des miracles. L'enneigement artificiel sert à plein de choses faire une sous couche solide resistante à l'usure, pallier le manque de neige en début/fin de saison, skier dans de meilleur conditions sur des versans mal exposés.

C'est bien beau d'acheter des canons très performants, des canons à T° positive n'empêche que si le réchauffement (déreglement) climatique se poursuit, inexorablement les saisons vont se raccourcir et les stations "tomber" les unes après les autres.
Des pluies fin décembre ou en février couplées à des températures élevés et des nuits sans gel ne vont pas en arrangant des enneigement naturels faiblard.


Combien d'anciens sites de ski déjà clos, évidemment il s'agit de micros domaines. Mais aujourd'hui, combien sont sur le fil du rasoir? Des stations, et même des grosses, sont limites.
Les années sans neige ne vont pas arranger cela.

Un client lambda qui reserve ses vacances au dernier moment va regarder les webcams et choisir la station la plus enneigée, indépendamment de la neige culture et du réseau en place, l'ambiance neige est très importante.
Et puis comme évoqué ci-dessus, la neige artificielle represente un coût élevé pour l'exploitant, alors les stations qui ne peuvent compter que la dessus pour ouvrir vont inéviteblament augmenter les tarifs de leurs forfaits de manière rapide. Payer plus pour skier sur du gros sel entre deux parcs à vaches? intérêt=bof ?

Même si les stations vont investir en masse dans ces dispositif dans les années à venir (et j'en suis convaincu), ce n'est qu'une perfusion pour survivre quelques années...
Et par la suite on risque de voir fleurir toute sorte de réglementation plus restrictive les unes que les autres, date limites de production, prélèvement annule maximum...
la contrepètrie se définit comme l'art de décaler les sons que débite notre bouche
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#13 L'utilisateur est en ligne   Guigui74 

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Posté 18 novembre 2013 - 22:33

Ma vision de la problématique est que ce qui fait vendre reste et restera la neige naturelle, comme le dit fredo "l'ambiance neige", car la neige artificielle n'est pas une fin en soi mais un complément devenu indispensable pour rallier les lits.
Ceux-ci, souvent situés en moyenne voire basse altitude, sont par ailleurs au cœur du modèle économique de la majorité des stations.
Quand la neige naturelle sera trop rare pour encore faire rêver, il faudra pour survivre basculer sur un modèle toute saison qui ne générera pas les mêmes profits et surtout ne concernera que les exploitants situés près des grands bassins de vie: ces stations là serviront alors soit de lieu de villégiature le weekend voire au séjour de vacance, soit de lieu de résidence à l'année offrant des infrastructures de qualité et permettant d'aller bosser en vallée.
Je pense qu'il demeurera bien une possibilité d'apport de clientèle étrangère venue se mettre au vert, mais seulement si un aéroport international se trouve à proximité (moins d'une heure de transfert).
Certaines stations dans ce cas de figure l'ont déjà compris depuis longtemps: elles pourront le moment venu se targuer d'une certaine expérience dans ce domaine et encore profiter de leur avance.
Les stations à des heures de tout (c'est à dire la majorité) et dépourvues de pistes au dessus de 2000 m auront en revanche bien plus de mal: ce sont les plus menacées.
Mais en attendant ce moment, les canons à neige continueront de prolonger, comme ils le font régulièrement depuis la fin des années 1980, le modèle actuel: on verra encore progresser ce secteur mais de moins en moins, d'ailleurs cette évolution est déjà amorcée.
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#14 L'utilisateur est hors-ligne   Persil 

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Posté 22 janvier 2019 - 23:00

Une publication récente et circonstanciée donc longue, qui analyse bien l'ambiguité actuelle de la gestion hydrologique en station de montagne... si cela avait besoin d'être rappelé, n'en déplaise à certains ;)

" Développée aux États-Unis dans les années 1950, la fabrication de neige artificielle s’est répandue en Europe depuis une trentaine d’années. En France, la neige de culture, utilisée sur 120 hectares au milieu des années 1980, s’étendait vingt ans plus tard sur plus de 4 500 hectares, soit 18 % de l’ensemble du domaine skiable. Depuis, l’industrie de l’or blanc n’a cessé de mettre de nouvelles installations en service, menaçant l’ensemble du cycle hydrologique naturel, et désormais jusqu’à la production d’eau potable. "

Dans les Alpes, la neige artificielle menace l’eau potable

Ce message a été modifié par Persil - 22 janvier 2019 - 23:05 .

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#15 L'utilisateur est hors-ligne   remontees 

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Posté 22 janvier 2019 - 23:47

Voir le messagePersil, le 22 janvier 2019 - 23:00 , dit :


Merci beaucoup pour le lien, c'est très intéressant d'avoir un article détaillé présentant un sujet souvent mal connu (la plupart du temps, on essaye de nous convaincre que la neige de culture c'est de la flotte comme la neige naturelle et basta donc tout va bien, hors c'est loin d'être aussi simple).

Néanmoins, je trouve que l'article manque beaucoup de rigueur et l'auteur se décrédibilise par moment, c'est dommage.
Sans parler des quelques fautes d'orthographe qui jalonnent le texte (c'est bien dommage à ce niveau...), il me semble qu'il y a un gros manque d'explications et de réponses claires sur la question "En quoi la production de neige artificielle est-elle polluante / menace-t-elle l'environnement ?". L'auteur part en plus dans une digression en avec un passage sur la pollution de la neige part le fart des skis et les produits utilisés sur les pylônes et autres machines qui tournent sur le domaine skiable. On pourrait aussi parler de la pollution de la neige par tous les déchets jetés au long de la saison par les skieurs et qui font que les stations ressemblent à un début de grande poubelle tout en fin de saison et polluent la neige. Neige qui une fois fondue, devient de l'eau polluée. Sauf erreur de ma part, neige artificielle ou pas, l'eau sera polluée quoi qu'il arrive par tous ces produits, cela n'explique pas la pollution, pourtant bien réelle, de l'eau telle que mentionnée dans l'article.
Quelqu'un ici pourrait-il prendre le temps d'expliquer clairement les causes de la pollution de l'eau lorsqu'elle est utilisée par l'enneigement artificiel ? J'ai cru comprendre dans l'article qu'il y avait aussi une question de pollution à propos du stockage dans les retenues colinaires mais ça m'a semblé assez flou et, surtout, je ne comprends pas bien pourquoi ce serait le cas.
Sur la menace des populations et les questions politiques autour de l'eau et la concurrence avec l'utilisation de la neige de culture, l'auteur est plutôt clair et semble bien documenté. C'est à mon sens le gros point fort de l'article.
En attendant, l'auteur se base sur la pollution de l'eau pour défendre ensuite le combat politique citoyen local. C'est dommage de ne pas avoir défendu cette idée à la base de tout l'article alors que les idées reçues comme celle que j'ai citée en début de message sont, elles, bien répandues.
À venir, de nombreux reportages, peut-être un jour sur la Plagne !
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#16 L'utilisateur est hors-ligne   shuntage 

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Posté 24 janvier 2019 - 08:31

un article d'écolo clairement anti-ski .surement écrit par un bobo bien pensant qui a oublié de parler de nombre de travailleurs direct et indirect qui vivent du ski .
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#17 L'utilisateur est hors-ligne   Velro 

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Posté 24 janvier 2019 - 09:39

Citation

Dépassant les 10 millions d’euros, le coût des aménagements, (...), provoque en juillet 2016 une pollution des sources qui alimentent en eau potable cinq communes voisines de Chamrousse,(...)

L'argent devait quand même être très sale (en tout cas mal blanchi!!!!) s'il a pu causer une pollution des sources. :) :) :)

Exemple typique de charabia écolo-tendancieux rédigé à charge et se parant d'une objectivité trompeuse dissimulée par une argumentation pseudo-scientifique. Ca me rappelle le journalisme à la Michel Chevalet & consorts, aucune rigueur scientifique mais en balançant à tort et à travers suffisamment de termes technique ce sera suffisamment pour piéger le commun des mortels.


Sur le fond, je n'exclus pas que des retenues collinaires puissent entraîner une dégradation de la qualité des eaux captées, par contre il faut en apporter la preuve sur la base d'études objectives en incluant des résultats analytiques quantitatifs (dire que c'est "pollué" n'a aucune signification en soi, il faut se baser sur des données chiffrées provenant d'analyses de laboratoire réalisées en respectant les conditions de traçabilité et d'étalonnage), après on peut encore débattre d'aspects olfactifs qui ne sont pas formellement quantifiables d'un point de vue analytique (j'ai participé à divers tests mais sans succès, je n'ai pas le palais suffisamment fin pour l'eau potable; les spécialistes sont parfois capables de distinguer l'eau en provenance de sources proches les unes des autres même si la vaste majorité des personnes, moi compris, ne percevra aucune différence).

Après on peut également rappeler que l'agriculture, y.c. bio, constitue la principale cause des contaminations d'origine humaine affectant les eaux souterraines en milieu rural ou en montage (du moins en Suisse vu que fosses septiques sont quasiment inexistantes).

Pour diverses causes non liées à l'enneigement artificiel, des traitements (p.ex. UV voire même ultrafiltration de base) d'eaux de sources et autres captages seront à envisager plus fréquemment ces prochaines années. Les procédés plus complexes sont quant à eux en général réservés aux grandes installations (p.ex. avec ozonation et charbon actif).
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#18 L'utilisateur est hors-ligne   fredo_chato 

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  Posté 27 janvier 2019 - 18:00

Pour moi cet article pointe deux sources de pollutions:

La première source de pollution évoqué traite du bassin de la grenouillère qui récupère de l'eau de source mais également de l'eau de ruisselement de surface. Situé en aval de la station ce bassin récupère les divers hydrocarbures perdus par les véhicules circulant dans la station.
Ces hydrocarbures, non séparés et collectés de l'eau, sont réinjectés dans le système de production de neige artificielle et donc projeté sur "l'ensemble" du domaine skiable.

Lors de la fonte des neige ces hydrocarbures mais aussi, seconde source de pollution, les résidus de fart se retrouvent par ruissellement dans les ruisseaux captés pour l'eau potable de la station et des villages alentours. L'eau est donc contaminée par ces deux facteurs du à un mauvais traitement (ou absence de traitement) des hydrocarbures et aménagement de pistes dans les zone de captage d'eau potable.

D'autre éléments polluants injectés dans le milieu sont également mis en cause:

Citation

Par ailleurs, les remontées mécaniques de la station nécessitent l’utilisation de graisses qui se dispersent progressivement dans l’environnement, d’où le besoin de graisser régulièrement. L’usure des pièces, notamment les galets, crée de la poussière qui s’infiltre dans les sols. Ces deux éléments sont d’ailleurs clairement visibles l’hiver avec les traces noires présentes sous les pylônes de télésiège.

On peut également penser aux explosifs utilisés par les pisteurs ou encore les polluants émis par les dameuses (graisses et résidus de carburant, poussières d’usure des matériaux, etc.)

Toutes ces sources potentielles de pollution devraient conduire à s’interroger quant à la qualité de nos ressources en eau

Bien que les données ne soient pas chiffrée, il est impossible de nier leur existence. Après on peu en calculer l'impact, faire une analyse, une contre expertise, aller au tribunal, pinailler mille ans mais à part jouer la montre cela ne change rien au problème

De manière générale, dès qu'une moindre critique en faveur de l'environnement est émise sur ce forum, vu que cela ne va pas en faveur du développement de stations et des R.M., tout est dit pour faire taire les personnes qui osent évoquer le mot "environnement" comme s'il s'agissait d'une menace alors qu'il ne s'agit que de vérité.

L'enneigement diminue.
Les températures augmentent.
Les glaciers fondent.
L'enneigement artificiel n'est qu'une pansement sur jambe de bois car la pratique de ski est condamnée et dans 50 ans il sera courant de voir des hivers sans neige ni gel même en montagne. Pas besoin d'être madame Irma pour connaître ce qui va se passer quand 99,9% du consortium scientifique s’attache au même discours face à trois corrompus qui disent le contraire pour semer la dissidence et défendre les intérêts économiques d'une minorité (et le pire c'est que ça marche...).

Ce message a été modifié par fredo_chato - 27 janvier 2019 - 18:01 .

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#19 L'utilisateur est hors-ligne   remontees 

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Posté 27 janvier 2019 - 18:09

Merci pour ta réponse (et parfaitement d'accord avec toi !).
Le sujet de l'impact environnemental de l'enneigement artificiel est de toute façon moins évident qu'il n'en a l'air. Je reproche pour ma part à l'article de tout mélanger sur l'autel de l'argument "l'enneigement artificiel pollue" très répandu (donc ayant un meilleur écho sur le lectorat). Parce que la neige peut être naturelle qu'elle pourra encore être polluée par le fart et autres huiles/graisses/carburants.
Et si j'ai bien compris l'article et ce que tu viens de dire, l'article ne fait que mettre en valeur le fait que les canons à neige peuvent aggraver la pollution des sources et la diffuser bien plus largement lors de sa réutilisation.
Malheureusement (en tout cas d'après mes propres recherches documentaires sur le sujet), ce n'est pas le facteur principal du problème dans l'exemple cité dans l'article.
D'après des sources plus claires (il faut que je prenne le temps de retrouver le site), il s'agit d'une coulée de boue suite à des terrassements qui a infiltré des canalisations de neige de culture (à vérifier et clarifier).
Edit : c'est pas dans les canalisations de neige de culture https://www.lepostil...au-potable.html
Si quelqu'un a d'autres sources (d'information hein !) pour compléter celle-ci, ce serait vraiment intéressant !

Pour être crédible sur ce sujet, il me semble qu'il faut faire preuve de rigueur afin justement d'éviter d'en arriver là (le travail de pédagogie pour rétablir des vérités sur l'impact de l'enneigement artificiel est loin d'être suffisant voire quasiment inexistant à mon sens).

Ce message a été modifié par remontees - 27 janvier 2019 - 18:14 .

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#20 L'utilisateur est hors-ligne   Velro 

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Posté 28 janvier 2019 - 00:59

Mon point était avant tout qu'il est nécessaire de disposer de données objectives afin de prendre les dispositions appropriées là où nécessaire (p.ex. renoncer à certaines sources, prévoir des process de traitements, etc.).

Je ne me suis pas exprimé sur la question de fond, il faut voir de cas en cas. Il est évident que divers facteurs peuvent causer des pollutions, par contre il faut d'abord les identifier et les quantifier.

Après, ces adaptations sont à considérer comme normales car toute activité humaine a un impact sur l'environnement, il faut faire des choix, on a construit des stations d'épuration pour les eaux usées. Si des retenues collinnaires polluent des sources il faudra prendre des mesures appropriées mais en connaissance de cause.


Il faut également savoir si l'on parle de généralités ou si l'on se penche sur un cas d'espèce. Du moment que l'on prend en considération un exemple précis, il faut aussi évaluer de manière spécifique les conditions effectives et ne pas les présenter comme étant forcément représentatives de façon plus générale.

Prenons l'argument des lubrifiants (huiles, graisses), carburants, etc. de "véhicules circulant dans la station": pourquoi y aurait-il concentration de tels produits en un endroit particulier? Ce serait possible p.ex. si des systèmes de collecteurs d'eaux claires (à ne pas confondre avec les eaux usées dans un système dit séparatif, c.à.d. avec deux ensembles de canalisations fonctionnant de façon entièrement séparée, du moins par temps sec) récupèrent des résidus d'hydrocarbure significatifs il y a un problème: en principe les eaux de surface susceptibles d'être faiblement chargées en hydrocarbures sont récoltées moyennant des séparateurs mécaniques que l'on doit nettoyer périodiquement en faisant venir un camion de curage spécial et les résidus (sous forme de boues) retirés par pompage sont alors traités comme déchets spéciaux.

Quant aux résidus provenant du graissage des balanciers, du graissage des câbles porteurs ou encore des machines (p.ex. dameuses, y.c. huile hydraulique), il faut rester réaliste: les quantités sont très faibles et j'ai de très forts doutes qu'elles puissent causer des problèmes réels au niveau des captages d'eau potable, c.à.d. entraîner des concentrations telles que des mesures correctives soient à prendre. Par contre, analytiquement parlant, vu les performances des appareils de laboratoire, il est fort possible que certains substance soient détectables et traçables en relation avec le produit ayant causé une contamination détectable, mais comme mentionné plus haut, le fait de pouvoir déceler un certain composé chimique dans de l'eau potable ne veut strictement rien dire si les valeurs quantitatives (concentrations) correspondantes ne sont pas précisées. Par contre les médias et les écologistent abusent souvent de ces notions en affirmant de façon alarmiste qu'un produit "très nocif" a pu être décelé mais sans en préciser les concentrations, sur le fond ils ne mentent pss si le produit en question a pu être détecté, par contre il faut alors débattre de sa toxicité effective et là la discussion peut devenir très complexe, notamment pour ce qui est des valeurs-seuil pour engendrer des effets chroniques (exposition à long terme à des faibles concentrations).

Ce ne sont pas quelques dizaines kg d'hydrocarbures éparpillés annuellement sur des dizaines ou centaines d'hectares de surfaces sises sous les tracés de RM ou correspondant aux pistes damées qui vont polluer de façon critique les sources d'eau potable.
Cela dit, rien n'empêche d'examiner l'utilisation de produits plus éco-compatibles (p.ex. huile hydraulique biodégradable), là ou non imposé pour des raisons réglementaires on peut librement décider en fonction des arguments pour ou contre de telles options.

Donc en résumé, sauf conditions en présence vraiment particulières, j'ai des doutes que des installations et véhicules bien entretenus entraînent une pollution critique de l'eau potable captée ou pompée.

Soit dit en passant, les études d'impact pour la construction de RM comprennent une partie vouée à l'hydrogéologie dans laquelle les effets discutés ici sont pris en compte, notamment en se basant sur les emplacements des captages, écoulements des eaux souterraines, etc.
Pour des questions de sécurité (sabotage, surtout depuis le "11 septembre"), les documents avec les emplacements précis des captages ne sont pas toujours inclus ou figurent dans des annesxe non publiées.


Illustration:
https://www.youtube....h?v=gSbsZPmptjk

Uriner dans 143'000 m3 d'eau d'un réservoir à ciel ouvert? Faut arrêter, boire la tasse dans une piscine publique c'est bien pire.
Un oiseau mort, des rongeurs, etc., c'est comme un étang. En réalité il n'était même pas nécessaire de nettoyer le réservoir, vu que c'est à ciel ouvert il se ramasse toute l'année des petites saloperies et il faut de toute façon traiter l'eau car sa qualité n'est pas comparable à celle de bonnes sources.
Objectivement parlant, jeter cette eau était stupide mais du point de vue psychologique c'était peut-être préférable.
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