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Photo

 TKD du Stade

Crest-Voland (Espace Diamant)

Montaz Mautino

T2 ES
Description rapide :
Situé sur l'axe historique de Crest-Voland, le téléski du Stade est le dernier témoin de l'existence du téléski du Lachat, première remontée mécanique ayant lancé la station en 1951 ! Raccourci en 1999 suite à la construction du télésiège du Lachat, le téléski du Stade est aujourd'hui un appareil secondaire mais pratique sur le domaine crest-volantin.

Année de construction : 1970

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Auteur de ce reportage : 91@g
Section écrite le 12/08/2016
(Mise en cache le 22/08/2016)

Bonjour, voici un reportage sur le...

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Au sommaire de ce reportage :

  1. Lachat : le tracé historique de la station
  2. Des téléskis du Lachat 1 et 2 au télésiège du Lachat et au téléski du Stade
  3. Le téléski du Stade : un appareil secondaire mais très utile
  4. Caractéristiques du téléski du Stade
  5. A la découverte du téléski du Stade
  6. Remerciements

Lachat : le tracé historique de la station

Crest-Voland est une commune située dans le Val d’Arly en Savoie. Il s’agit d’une station-village de sports d’hiver et d’été faisant partie depuis 2005 du vaste domaine skiable de l’Espace Diamant, comprenant également les stations de Cohennoz, Flumet, Hauteluce, Les Saisies, Notre-Dame de Bellecombe et Praz sur Arly.
La situation enclavée de la montagne du Lachat, sur laquelle est implanté le village, séparée des monts et vallées alentours par différents torrents et ruisseaux comme le Nant Rouge ou l’Arly formant de profonds canyons, en fait un endroit presqu’entièrement coupé du reste du monde. Du fait de cette quasi autarcie, la population crest-volantine demeure pauvre jusqu’au milieu du XXème siècle et déserte peu à peu les lieux. Néanmoins, depuis le début des années 20 commence à apparaitre dans les montagnes françaises une nouvelle forme de tourisme : les sports d’hiver. Conscients des problèmes engendrés par la diminution progressive de la démographie du village, quelques acteurs décident donc de tenter l’aventure en imitant leurs voisines de Megève, Praz sur Arly et Notre-Dame de Bellecombe à travers l’installation durant l’hiver 1950/1951 d’un remonte-pente sur les champs de neige situés au-dessus du chef-lieu et surplombés par le Mont Lachat : c’est ainsi que naquit le tout premier téléski du Lachat. Et à l’époque, point d’engins pour ériger l’ensemble des ouvrages : câble tiré à dos d’homme, pylônes montés à la main… le tout dans la neige ! Long de 1400 mètres et emmenant les skieurs depuis Crest-Voland jusqu’aux abords du sommet du Lachat situés 350 mètres plus haut en moins de 10 minutes à la vitesse de 3m/s, avec un débit avoisinant les 400 personnes à l’heure, cet appareil marqua le véritable début des sports d’hiver de la station savoyarde, qui consistaient jusque-là en des randonnées à ski jusqu’au Mont Bisanne, entre autres.

Ce téléski était particulier car doté d’une des premières versions des gares de type T en treillis à départ progressif proposées par le fabricant Pomagalski. Le "départ progressif" imposait à la gare aval une structure haute et massive afin de supporter l'ensemble des éléments mécaniques nécessaires. Ce système fonctionnait grâce à l'installation non pas d'une mais de deux glissières sur la gare : une du côté du brin amont dans laquelle la majorité des perches étaient stockées, et une autre pouvant accueillir seulement quelques perches juste après la poulie motrice, côté brin aval, et ce afin de gagner de la place au niveau du départ skieur. Ce gain de place autorisait l'aménagement d'un ensemble de grosses poulies plus ou moins inclinées, permettant d'une part d'adapter la largeur de la voie à celle de la poulie motrice, et donnant d'autre part au câble une pente négative avant que celui-ci ne soit redirigé vers la ligne par une poulie de sortie de gare. Grâce à cette disposition, le skieur prenait de la vitesse progressivement sans se prendre l'à-coup de la perche, après avoir saisi celle-ci au moment où elle passait la "pente" créée par les poulies inclinées.

La gare aval du téléski du Lachat à ses débuts (D.R) :
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On distingue à l'arrière les perches stockées du côté amont, ainsi que devant nous la pente créée par les poulies de déviation côté montée. Remarquez la méthode de damage au rouleau.


Concernant les pylônes du téléski du Lachat, il s’agissait de treillis métalliques, un peu comme ceux du téléski du Brec I au Sauze démonté en 2012 avec leurs potences très excentrées, autorisant une grande largeur de voie – mais à ceci près qu’il n’y avait pas autant de différence de hauteur entre les brins montant et descendant. Quant à la gare amont, elle était constituée d’une poulie flottante assurant la tension du câble.

Le dernier pylône et la gare amont du téléski du Lachat, avec au fond le Mont Rond, le cirque du Vorès ou encore le Ban Rouge, vierges de toute remontée mécanique. Et bien évidemment le massif du Mont-Blanc (D.R) :
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Ce premier appareil est très vite rejoint par un second, à l’architecture lui aussi particulière, implanté cette fois-ci par Montaz Mautino sur les pentes douces des alpages du bas du Lachat situées au-dessus du village, au Tovat. Destiné aux skieurs débutants, ce nouveau téléski vient donc en complément de celui du Lachat, dont le tracé fortement varié, alternant replats et montées abruptes en forêt posait quelques difficultés aux moins aguerris. Au milieu des années 50, le village de Crest-Voland dispose donc d’un micro domaine skiable adapté à tout type de clientèle, sur lequel le téléski du Lachat constitue l’axe principal.
Il faudra attendre le début des années 60 pour que la toute jeune station investisse dans de nouvelles remontées mécaniques. Ainsi est d’abord réalisé en 1963 sur les pentes nord du Mont Lachat le téléski des Reys. Puis 5 ans plus tard, ce sera au tour du téléski des Combettes d’être implanté entre les TK du Lachat et des Tovats, et à celui des Moliettes de voir le jour sur la partie nord-est de la montagne crest-volantine. Outre le confortement de l’espace débutant et l’agrandissement notable du domaine skiable vers les étendues blanches de la Varoche permis par ces appareils, ceux-ci sont surtout les premières remontées mécaniques standardisées construites sur le domaine skiable : ils offrent ainsi par leur modernité une alternative appréciable pour les skieurs mais aussi pour l’exploitant. En effet, la mécanique quelque peu rudimentaire du téléski du Lachat, notamment de sa gare aval et de son système de départ progressif, était assez peu fiable, ce qui ne facilitait pas l'utilisation du remonte-pente par les skieurs ; de plus l’exploitation de ce téléski était assez compliquée, du fait de pannes ou de déraillements réguliers, forçant dans ces cas-là les skieurs à remonter la pente à pied.
Ces problèmes d’exploitation liés au fait que le téléski du Lachat était le seul accès possible aux téléskis des Reys et des Moliettes incitent dans un premier temps Crest-Voland à effectuer une modernisation de la gare aval du téléski du Lachat, vraisemblablement au début des années 60, peut-être même lors de la construction du téléski des Reys en 1963. Le système de départ progressif est supprimé, et la gare aval est soit transformée de telle sorte à recevoir les éléments des téléskis standards de l'époque, soit tout simplement changée par une treillis standard de l'époque. Mais dans tous les cas, elle est pensée pour s'adapter à la largeur de la voie imposée par les pylônes.
A noter au passage qu'à cette même période, l'ensemble des gares T primitives installées dans plusieurs autres stations subiront le même sort.

A droite, le téléski des Combettes, à gauche celui du Lachat avec sa gare aval nouvelle version, à la fin des années 60. On aperçoit également sur cette vue la forme des pylônes, dont les brins montant et descendant ne sont que très peu (voire pas du tout) décalés l'un par rapport à l'autre (D.R) :
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Puis, pour faire face à l'afflux de skieurs toujours plus nombreux suite à l'essor des sports d'hiver des années 60, on en vient à doubler le Lachat premier du nom par un nouveau téléski durant l'été 1970.


Des téléskis du Lachat 1 et 2 au télésiège du Lachat et au téléski du Stade

La station de Crest-Voland confiera ainsi au constructeur Montaz Mautino, en plus de l'installation d'un appareil neuf baptisé Lachat 1 sur la droite du premier téléski, la rénovation de ce dernier. L’appareil d’origine, renommé Lachat 2, voit en effet ses deux premiers et ses derniers pylônes être dotés de fûts tubulaires, maintenant néanmoins la largeur de voie initiale. Les autres pylônes ne sont quant à eux pas touchés, et la gare amont reste inchangée. A travers ses diverses modifications, le téléski du Lachat 2 est de fait un appareil hybride, mélangeant à la fois des éléments des années 50, 60 et 70 de deux fabricants de remontées mécaniques différents : autant dire quasiment unique en son genre !
En parallèle de ce coup de jeune pour l’axe du Lachat, on peut noter que l’espace débutant est à nouveau amélioré avec la construction du téléski du Petit Champion entre les Combettes et les Tovats.
Le doublement et la modernisation du téléski du Lachat a donc véritablement renforcé le rôle central de cet axe, qui, outre le fait de relier les Moliettes et les Reys, dessert les pistes de ski présentant le plus de dénivelée de Crest-Voland, allant de la verte à la rouge : il s'agit donc là sans conteste des appareils incontournables du petit domaine skiable savoyard.

Le front de neige de Crest-Voland au début des années 70. En partant du fond : les deux téléskis du Lachat, le téléski des Combettes, le téléski du Petit Champion et le téléski des Tovats (D.R) :
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Mais la station ne veut pas s’arrêter là et pense déjà à de futures extensions, en vue desquelles est notamment réalisé en 1976 le premier téléporté du domaine : le télésiège à pinces fixes deux places de la Logère, venant en partie seconder les téléskis du Lachat. La gare amont de ce télésiège, en plus d’arriver un peu plus haut que les téléskis précités, et donc de faciliter l’accès aux pistes des Moliettes et des Reys, a été implantée de manière à préparer l’ouverture d’une nouvelle station sur les pentes sud-est du Lachat. En effet, la commune de Cohennoz qui possède déjà un petit téléski au Cernix depuis le milieu des années 60, se lance véritablement dans les sports d’hiver en créant en 1979 pas moins de deux téléskis : c’est ainsi qu’apparaissent les téléskis des Darbelots et de la Tour du Pin, qui en arrivant non loin du sommet du télésiège de la Logère, permettent de donner naissance au domaine commun de Crest-Voland/Cohennoz.

L'arrivée des téléskis du Lachat, sous le nouveau télésiège fixe 2 places de la Logère. On remarque les grandes potences du TK du Lachat 2 (Editions CIM, D.R) :
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Cependant, cette liaison avec un autre domaine skiable est loin d’être l’objectif premier de ces deux petites stations qui, après quelques années de réflexions autour de l’implantation de nouvelles remontées mécaniques, se relieront en 1984 au domaine des Saisies, étalé depuis 1963 sur les montagnes du Bisanne, du Chard du Beurre et de la Légette, à des altitudes bien plus élevées, frôlant les 2000 mètres. Cette liaison ayant nécessité la construction de pas moins de quatre téléskis et un télésiège, propulse ainsi Crest-Voland/Cohennoz au sein du premier domaine relié entre le Beaufortain et le Val d’Arly : l’Espace Cristal.
Le succès est immédiat, et des deux côtés on investit pour faire face à l’afflux des skieurs et à l’approche des JO d’Albertville de 1992 : le télésiège de la Logère est changé en débrayable 4 places en 1986, la même année que la construction du télésiège débrayable 4 places de Bisanne aux Saisies. En 1987, Cohennoz investit dans son premier téléporté et en 1989, une partie historique du domaine crest-volantin est rénovée : le vieux téléski des Tovats est remplacé par un nouveau téléski ainsi qu’un télésiège, tandis que le téléski de Crestera vient s’implanter entre les tire-fesses des Moliettes et des Reys. Peu après, le téléski du Petit Champion est même démonté.

Au début des années 90, les téléskis du Lachat font donc partie d’un grand domaine skiable, au sein duquel ils semblent suffisants, notamment depuis la réalisation du télésiège débrayable de la Logère qui a quelque peu permis de les délester. A ce sujet, on peut en effet souligner qu’outre la desserte de pistes de ski propre, telles que la rouge des Chardons, la bleue de la Criée ou la verte de la Varoche, et l’accès aux autres secteurs de Crest-Voland, les téléskis du Lachat 1 et 2 constituent également une des principales portes d’entrée du domaine, notamment pour les quartiers nord de la station, situés trop loin du front de neige de la Logère, et trop bas par rapport au téléski des Reys. Il s’agit donc d’appareils très empruntés, du fait de leur rôle plutôt varié.
Toutefois, en 2000, ces téléskis auront 30 ans pour le 1 et 49 ans pour le 2, et force est de constater que la demande de la clientèle vis-à-vis des remontées mécaniques changeant rapidement, et malgré leur efficacité, ces téléskis longs et difficiles ne sont plus les mieux à même d’acheminer les skieurs au sommet du Lachat depuis le bas des pistes de la Varoche. Surtout à l’heure où l’on parle d’une nouvelle liaison avec les stations voisines du Haut Val d’Arly.

Un programme de rénovation des remonte-pentes du Lachat est donc lancé, et voit le jour durant l’été 1999.
L’acheminement vers la montagne du Lachat sur cet axe sera désormais assuré par un télésiège à pinces fixes 4 places fourni par GMM, au départ duquel un tapis d’embarquement a été installé pour plus de confort et de rapidité étant donné la longueur de l’appareil. S’il part à l’emplacement des gares aval des deux téléskis, ce télésiège est doté d’une ligne au tracé inédit décalé sur la gauche par rapport aux téléskis, ce qui lui permet d’arriver près du départ de la piste de la Varoche. Quant aux téléskis, le n°2 est purement et simplement démonté, et le n°1 est raccourci d’environ 400 mètres par l’aval, la gare aval étant ramenée au niveau de l'ancien pylône n°3, tandis que sa gare amont se voit changée en lâcher sous poulie. Il se pourrait également que ses pylônes aient été en partie déplacés. On peut aussi noter que pour l’occasion, ce téléski perd son nom de « Lachat », repris par le nouveau téléporté, et est renommé « Stade ».

Voici deux vues aériennes pour visualiser la configuration du secteur avant, et après rénovation :
Avant rénovation :
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Après rénovation :
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Cette rénovation aura donc vu disparaitre définitivement le Lachat premier du nom. Et avec elle, c’est toute l'importance de cet axe historique et du téléski restant qui s’en trouve chamboulée. Importance qui sera une nouvelle fois modifiée après le démontage sans remplacement du téléski des Combettes en 2008, en haut duquel on atteignait le téléski du Stade, la chaine de ces deux téléskis constituant ainsi un itinéraire bis aux résidents des quartiers nord pour l’accès au sommet du domaine skiable.


Le téléski du Stade : un appareil secondaire mais très utile

Le téléski à perches découplables du Stade est un appareil secondaire du domaine skiable de Crest-Voland/Cohennoz, au sein duquel il peut cependant s’avérer très utile.

En haut de cet appareil, nous avons accès à un grand nombre de pistes, dont deux qu’il dessert directement :
Desserte directe :
  • La rouge du Stade, qui a donné son nom au téléski, est le stade de slalom du domaine crest-volantin. Il s’agit d’une piste assez accidentée et large qui est la majeure partie du temps fermée car réservée aux clubs de sports. A noter que pour accueillir au mieux les entrainements des clubs et les compétitions disputées tout au long de la saison, la piste a été en grande partie défrichée et reprofilée en 2004, et en 2006, un cabanon a été construit à son départ. Des haut-parleurs diffusant de la musique ont même été installés sur les pylônes 2 à 5 du téléski et sur le pylône 14 du télésiège de la Logère croisant la piste, créant ainsi une ambiance « stade » à toute heure de la journée. Cette piste retourne à l’aval de l’appareil ;
  • La rouge des Chardons : belle piste variée évoluant en forêt et la plupart du temps non damée, pour la plus grande joie des amateurs de poudreuse ou de bosses. Elle retourne également à l’aval de l’appareil.
Aucune de ces deux pistes n’est dotée de dispositif d’enneigement artificiel

Autres dessertes :
  • La bleue de la Criée : principale piste du secteur de la Logère dont le mur présent en bas de parcours pourra effrayer plus d’un skieur peu aguerri ;
  • La bleue de la Grange : elle constitue une variante plus facile de la fin de la bleue de la Criée, appréciable pour les débutants. A noter qu'il est possible de rejoindre la gare aval du téléski du Stade depuis cette piste via une liaison partant du haut du télésiège des Tovats ;
  • La verte Retour Station donnant accès à l’ensemble des secteurs nord et est de la station, et notamment sur sa partie haute au téléski du Grand Bois reliant le sommet du Lachat, et par conséquent les pistes du Cernix sur Cohennoz et la liaison avec Les Saisies via Les Bâches. Cette piste retourne au front de neige principal de la Logère, non sans avoir croisé la gare aval du téléski du Stade ;
  • Et pour ceux qui aiment patiner, il est également possible de rejoindre le haut de la bleue de la Varoche, d’où l’on peut rallier la quasi-totalité des pistes desservies par les téléskis des Reys et du Crestera.

Malgré son rôle secondaire, ce téléski permet comme on vient de le voir d’accéder à un large panel de pistes de différents niveaux, ainsi qu’à la liaison Espace Diamant avec Les Saisies. Il peut même servir d'ascenseur vers le sommet en passant avant par le télésiège des Tovats puis via la liaison depuis les Granges, même si l'intérêt d'un tel itinéraire est assez limité car long. En cas de forte affluence sur les remontées mécaniques majeures du domaine, telles que les télésièges de la Logère et du Cernix qui drainent la majorité des passages skieurs, ce téléski peut donc se révéler stratégique pour peu que l’on n’aime pas trop faire la queue. Ceci est d’autant plus vrai qu’il n’y a jamais personne à ce téléski, cela étant notamment dû au fait que toutes les pistes desservies rejoignent le Retour Station, et donc le front de neige de la Logère : de fait, les skieurs ne s’arrêtent pas au téléski, soit parce qu’ils préfèrent prendre le télésiège, soit parce qu’ils ne le voient pas.
Il peut donc devenir intéressant de s'attarder sur ce téléski pour enchainer les rotations sur les pistes précitées, et notamment sur les rouges du Stade et des Chardons. Le téléski du Stade constitue à ce propos une alternative au télésiège du Lachat, ayant certes la même desserte et descendant plus bas, mais qui est bien plus lent.

La rénovation de l'axe historique de Crest-Voland en 1999 aura donc fortement modifié le rayonnement que procuraient les téléskis du Lachat au secteur. Cependant, sa fonction de desserte exclusive du stade de slalom et de multiples pistes de ski propre ainsi que d’accès potentiel à l'Espace Diamant depuis le niveau intermédiaire du domaine crest-volantin font du téléski du Stade un appareil qui a encore pleinement sa place au sein de la station de Crest-Voland/Cohennoz, de manière étonnante au même titre que le télésiège du Lachat qui l'a pourtant en grande partie remplacé.

Voici la situation du téléski du Stade sur le plan des pistes de l'Espace Diamant :
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Et sur le domaine de Crest-Voland/Cohennoz :
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Caractéristiques du téléski du Stade

Caractéristiques administratives

TKD-Téléski à perches découplables : Stade
Exploitant : Val d’Arly Labellemontagne
Constructeur : MONTAZ MAUTINO
Année de construction : 1970
Année de raccourcissement : 1999
Constructeur ayant assuré le raccourcissement : GMM

Caractéristiques d’exploitation

Saison d’exploitation : Hiver
Capacité : 1 personne
Débit à la montée : 600 personnes/heure
Vitesse d’exploitation : 3,2 m/s
Sens de la montée : Par la gauche

Caractéristiques géométriques

Altitude aval : 1328 m
Altitude amont : 1586 m
Dénivelé : 258 m
Longueur développée : 970 m
Longueur horizontale : 935 m
Pente moyenne : 28 %
Pente maximale : 47 %
Temps de trajet : 5 minutes et 3 secondes

Caractéristiques techniques

Type de gare motrice : T100 Trapézoïdale
Emplacement motrice : Aval
Diamètre poulie motrice : 1550 mm
Type de motorisation : Electrique
Puissance développée : 74 kW
Type de gare amont : LSP
Diamètre poulie retour : 3500 mm
Emplacement tension : Amont
Type de tension : Hydraulique
Tension nominale : 6750 daN
Pression nominale : 125 bars
Nombre de pylônes : 10
Nombre de véhicules/suspentes : 100
Espacement : 6 s
Dispositif d’accouplement : Douille auto-coinçante Montaz-Mautino

Caractéristiques du câble

Diamètre : 16 mm
Type de câblage : Lang à droite
Composition : 6x7 fils
Type d'âme : Textile
Résistance à la rupture : 15 400 daN


A la découverte du téléski du Stade

Les photos de l'alexois ont été prises le 18 février 2014, les miennes le 8 mars 2016.
Je vous invite à prêter attention aux photos présentant la montée du téléski, sur lesquelles on voit clairement le large passage de gauche, seule trace encore visible de l'existence du premier téléski du Lachat !

La gare aval
La gare aval du téléski du Stade est située à 1328 mètres d'altitude, au niveau d'un carrefour de nombreuses pistes. Il s'agit d'une gare T100 trapézoïdale du constructeur Montaz-Mautino, classique du début des années 70. Elle assure la motorisation de l'installation.
Historiquement, elle est située au niveau de l'ancien pylône n°3 du téléski du Lachat 1.

La gare vue depuis la piste bleue de la Grange, avec le village de Notre-Dame de Bellecombe derrière à droite, et celui de Saint-Nicolas la Chapelle à gauche. Les Aravis en toile de fond :
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Approche de la gare depuis la liaison venant de la bleue de la Grange :
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Avec le télésiège du Lachat derrière :
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Approche depuis la fin de la piste rouge des Chardons, le village de Crest-Voland derrière :
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Au fond à gauche, nous pouvons deviner le micro domaine des Rafforts de Héry-sur-Ugine :
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A l'arrière, les télésièges des Tovats et de la Logère :
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Vue de trois-quarts arrière de la gare :
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Vue sur la poulie motrice, la poulie de redirection du brin descendant et le bloc moteur :
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La cabane du conducteur :
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L'accès au départ :
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La ligne
La ligne du téléski du Stade est classée difficile, ce qui se justifie notamment par son profil assez accidenté. Démarrant sur les alpages plats du Tovat, la ligne grimpe rapidement après le pylône n°2 pour atteindre sa pente maximale de 47 %. Progressivement redressée par les pylônes suivants, la ligne entre dans la forêt et entame une portion descendante avant de devenir de nouveau prononcée après le pylône n°7. Le pylône n°9 marque la fin de cette dernière ascension, la ligne se terminant peu après l'ouvrage suivant, en-dessous du télésiège de la Logère.

Dans le sens de la montée, nous trouvons :
P1 : S / S-C
P2 : C / -
P3 : S / -
P4 : S / S-C
P5 : S / S
P6 : S / S-C
P7 : C / -
P8 : S / -
P9 : S / S
P10 : S / S

Le début de la ligne vu depuis la fin de la rouge des Chardons :
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P1, avec la rouge du Stade à droite et le télésiège du Lachat à gauche :
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Portée P1-P2 :
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Le P2, muni d'un haut-parleur pour le Stade, permet d'attaquer la première difficulté de la ligne atteignant la pente maximale de l'appareil :
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Dans la pente de la portée P2-P3 :
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Le P3, également muni d'un haut-parleur, redresse quelque peu la pente :
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P4, lui aussi équipé d'un haut-parleur :
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Portée P4-P5 :
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Le P5, dernier pylône de la ligne possédant un haut-parleur, redresse définitivement la pente entamée par le P2 :
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Portée vers le P6 sur une portion plus plate entrant dans la forêt... :
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... avant d'atteindre le P6... :
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...après lequel la ligne arrive sur une portion descendante, pendant laquelle nous jouxtons un bout de la piste des Chardons sur la gauche. Nous pouvons également apercevoir le télésiège de la Logère sur la droite :
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P7, attaque de la seconde et dernière difficulté de la ligne :
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Portée P7-P8 :
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P8... :
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...suivi de près par le P9, ces deux pylônes terminant la seconde difficulté de la ligne :
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Dernière portée vers le P10, qui évolue sur des pourcentages plus plats, aux côtés du début de la piste rouge du Stade :
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Avant passage sous le télésiège débrayable de la Logère... :
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...qui s'effectue au niveau du P10, dernier pylône de la ligne :
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La gare amont
La gare amont est située à 1586 mètres d'altitude, aux abords de la cuvette de la montagne du Lachat, en contrebas de l'arrivée du télésiège débrayable de la Logère. Il s'agit d'un lâcher sous poulie GMM installé en 1999, et qui assure la tension du câble via un vérin hydraulique.

Arrivée en gare amont :
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La gare amont vue après débarquement. Derrière, le cabanon construit en 2006 pour le Stade :
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En partant vers la piste du Stade :
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Remerciements

Ainsi se termine ce reportage !

Merci aux membres ayant participé à la réalisation de ce reportage, et sans lesquels celui-ci ne pourrait exister, à savoir dans l'ordre alphabétique :
  • alspace pour son travail de retouche des photos ainsi que pour l'établissement des caractéristiques du téléski ;
  • Guigui74 pour le cliché historique net présentant les téléskis du Lachat et le télésiège de la Logère, ainsi que pour ses précisions sur ces téléskis ;
  • l'alexois pour ses photos.

Bonne journée !



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