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Atelier Pierre Novat
Panoramas et plans des pistes : Atelier Pierre Novat

La neige artificielle

Apparu en France dans les années 80, il est aujourd'hui (et malheureusement) indispensable au bon fonctionnement d'une station de sport d'hiver. Evidemment, le système trouve tout son intérêt en cas de faible enneigement, pour palier justement ce manque. Mais même en cas d'enneigement naturel suffisant, la neige de culture permet une meilleure tenue et une meilleure durée de vie d'une piste. En effet, cette neige étant plus compacte que la neige naturelle, elle fond moins vite et souffre moins de l'érosion des skieurs. C'est pour cela que les installations sont souvent placées dans des zones très fréquentées et/ou sur les retours stations.


La base d'une installation d'enneigement artificiel reste l'alimentation en eau. C'est d'ailleurs l'eau qui pose problème la plupart des temps et qui fait que le débat sur la neige de culture n'est pas encore terminé, l'eau étant de plus en plus rare même en montagne. Au début de la neige de culture, l'alimentation en eau était faite par pompage direct dans une nape phréatique ou dans un torrent débitant assez. Mais à cause du début de la pénurie d'eau, il a fallu installer les mêmes systèmes que l'on peut trouver en campagne pour l'alimentation en haut des troupeaux ou des cultures : les réserves collinaires. Ces grands bassins étanches permettent de stocker une quantité importante d'eau, prélevée pendant les périodes où elle est le plus présente.


Une réseve collinaire

Ces bassins sont le plus souvent (et si le terrain le permet) situés en altitude pour que l'eau navigue par gravité dans le réseau, ce qui évite la pose de pompes onéreuses pour remonter l'eau dans le réseau.


Partant de cette réserve, il va falloir donc installer des conduites d'eau tout le long des pistes qui seront enneigées artificiellement. En fait c'est un peu comme l'alimentation des maisons mais vous remplacez les maisons par un canon à neige.....!! lol. On va donc effectuer une tranchée le long des pistes où vont être placées les conduites d'eau mais aussi d'électricité de commande. Et à chaque emplacement d'enneigeur on va placer un regard. Que va contenir ce regard? Déjà il va y avoir le support de l'enneigeur si besoin et puis l'électrovanne qui va decider d'envoyer ou pas l'eau vers l'enneigeur.


Une électrovanne


Un regard

Mais il manque un ingrédient pour fabriquer de la neige : c'est l'air. Et pour l'air, il y a 2 procédés différents. Chaque procédé va dépendre du type de canon à neige(canon à induction ou canon ventilateur).

Le canon ventilateur voit arriver l'eau dans des canalisations souterraines qui sont reliées au canon par un tuyau branché sur le regard. Le canon ventilateur est assez encombrant et comme son nom l'indique, possède un ventilateur pour amener l'air et le refroidir.

Le canon à induction est nettement moins encombrant et voit arriver l'air et l'eau par deux tuyaux différents. Le mélange se fait juste avant la sortie du canon. L'air arrive en fait de la même façon que l'eau. Il est poussé par de gros compresseurs installés dans les salles des machines (où on y trouve aussi les pompes et le local d'exploitation de l'installation).

Les enneigeurs projettent donc des gouttelettes d'eau dans l'air ambiant qui se transforment en neige. Cette transformation se décompose en 6 séquences :

  • Atomisation du jet d'eau en fines gouttelettes dont la taille permet la cristallisation en glace
  • Nucléation : formation de micro-gouttelettes de glace qui servent à inséminer le jet principal d'eau
  • Insémination : transformation des gouttelettes en grains congelés
  • Dispersion des particules dans l'air ambiant, l'eau se transforme alors en microbilles de glace avant de tomber sur le sol
  • Évaporation : plus la gouttelette reste en suspension dans l'air, meilleur sera la qualité de la neige
  • Convection : l'échange de chaleur par contact entre l'air ambiant et l'eau

Les installations peuvent être entièrement automatisées. En cas de problème sur l'installation, le responsable est aussi tôt prévenu sur son ordinateur ou sur son téléphone portable. Il peut ainsi travailler chez lui. Mais dans la plupart, les nivoculteurs comme on les appelle sont surplace toutes les nuits et veillent au bon fonctionnement de l'installation. Si tout va bien, 2 ou 3 rondes par nuit suffisent et le reste du temps est consacré au sommeil. Ils ne se reveilleront que si le système les alerte. La journée, une autre équipe prend le relais pour l'entretien de l'installationou continuer la production si les températures le permettent.

Sur le marché des enneigeurs et des installations de neige de culture en général la bataille est assez rude. Depuis les années 80 il y a eu plein de petites structures qui n'ont pas réussi à s'imposer et qui ont disparues. Mais en général, même les constructeurs disparus ont vendu des installations. Se pose alors le problème de la reprise de ces installations. C'est ce qu'on appelle le retrofit, et certaines entreprises sont spécialisées sur ce processus.




Leader mondial : York Neige. Spécialiste du froid (climatisations, patinoires, ...) il s'impose comme la référence sur le marché avec une autre entreprise du même groupe : Duplan engineering. Comme tous les constructeurs, il livre des installations clés en main. Quelques photos de leurs enneigeurs ( www.yorksnow.com ) :


Le deuxième sur le marché (au coude à coude avec York) est l'italien Techno Alpin. Originalités : des enneigeurs sur tourelles ou échelles et pivotant sur eux-mêmes, permettant une meilleurs répartition de l'enneigement et évite les énormes tas que l'on peut voir au bord des pistes de temps à autre. Photos : www.technoalpin.com


Autre constructeur : Snowstar (spécialiste du rétrofit, groupe Leitner, www.snowstar.com )