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Le funiculaire des chutes du Reichenbach célèbre Sherlock Holmes

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(c) Office fédéral de la culture - Thomas Batschelet

Le station suisse de Meiringen, dans l'Oberland bernois, s'apprête à célébrer du 27 au 29 mai la "fin" de Sherlock Holmes, que son auteur Sir Arthur Conan Doyle fit disparaître il y a 125 ans dans les chutes d'eau surplombant le village.

A l'occasion de plusieurs séjours dans la région, l'écrivain britannique était tombé sous le charme de Meirigen, et notamment les chutes du Reichenbach, qui servirent de décor à son roman « le dernier problème » : clôturant une série d'une soixantaine de romans, Conan Doyle fit tomber le détective privé et son ennemi juré, le professeur Moriarty, dans les chutes de Reichenbach à la date du 4 mai 1891.

Le site est desservi depuis 1899 par un funiculaire construit sur le modèle de celui du Stanserhorn, avec l'appui des entrepreneurs Franz Josef Bucher-Durrer et Josef Durrer-Gasser, qui ont popularisé l'emploi du frein parachute en l'adaptant à la configuration monovoie Abt. La ligne dispose encore de nombreux éléments d'origine comme les chariots Von Roll, le génie civil de ligne ou encore les ouvrages d'art tels que les viaducs métalliques. L'appareil dessert aussi depuis 1926 une usine hydro-électrique et bénéficie depuis cette date d'une exploitation mixte touristique et industrielle.

Les travaux de maintenance du funiculaire n'ont pas permis sa réouverture pour le 4 mai 2016, ce qui lui fit manquer de quelques jours le 125ème anniversaire, marquant une exception à la ponctualité légendaire des installations helvètes. Pendant toute la période de célébrations, le funiculaire proposera un aller-retour pour le prix d'un aller simple, en référence à la fin supposée du héros de Conan Doyle dans les chutes de Reichenbach.

 

Après le téléski "solaire", BMF planche sur le téléski "éolien"

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Image Bergbahnen Feldis

La petite station suisse de Feldis, dans les Grisons, dispose d'un petit domaine skiable sur un haut plateau à près de 2000 mètres d'altitude. Ce secteur fait l'objet actuellement de deux projets d'aménagement.

D'une part, l'exploitant souhaite étendre son domaine skiable en équipant le secteur Raguta d'un nouveau téléski à enrouleurs. D'autre part une initiative émanant d'agriculteurs vise à implanter des éoliennes sur ce secteur particulièrement exposé aux vents.

Les deux projets d'aménagement pourraient converger. La société des remontées étudie en effet la faisabilité d'un téléski combinant une installation de production d'électricité éolienne, soit par des génératrices implantées à l'arrivée de l'appareil sur la crête, soit le long de la ligne, avec des mats communs supportant les balanciers du téléski et une éolienne.

L'exploitant s'inspire de l'expérience de la station voisine de Tenna, dont une ligne de téléski sert de support à des panneaux solaires. Des études de faisabilité et des mesures de vent sont lancées pour valider le potentiel du site, dont la production annuelle est estimée à environ 2000 MWh.

Pour ce projet, la station s'appuie sur le constructeur suisse BMF, qui avait déjà fourni le téléski "solaire" de Tenna.


Pour aller plus loin :
- article externe sur le TKE2 de Tenna ;
- reportage sur le TSD6BC Hüttenkopf et ses panneaux intégrés aux gares ;
- reportage sur la TCD6 Wildkogel et sa centrale solaire.

 

Le plus haut téléphérique du monde a repris du service

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Téléphériques Garaventa / Applevage

Au Venezuela, le chantier de reconstruction des téléphériques menant de la ville de Mérida au Pico Espejo touche à sa fin. Les 4 appareils donnent accès à l’un des plus hauts sommets du pays, à 4765 mètres d’altitude, et rebaptisé « Mukumbarí », du nom du pic à l’époque pré-colombienne. Il constitue un point d'observation apprécié du Pico Bolivar, le point culminant du Venezuela.

Les appareils ne sont pas encore complètement ouverts au public, mais le régime a inauguré officiellement les installations le 29 avril dernier, tout en lançant une phase « pré-commerciale » dans laquelle sont organisées des visites destinées à un nombre limité de visiteurs choisis dans les milieux défavorisés, le temps d’achever les ultimes travaux et de rôder l’organisation.

A l'exception de quelques fondations de gares, la chaîne de téléphériques a été entièrement reconstruite par les équipes de Garaventa de Thun, avec 4 tronçons indépendants, de type va-et-vient, biporteurs monotracteurs, équipés chacun de deux cabines Kronos fournies par CWA, offrant une capacité de 60 places dont 40 assises. Ils sont exploités entre 5 et 7 m/s, et permettent de relier la gare aval de Barinitas, à 1577 m, les gares intermédiaires de La Montana à 2436 m, La Aguada à 3452 m et Loma Redonda à 4045 m, et enfin la gare amont du Pico Espejo à 4765 m. La longueur cumulée des 4 lignes atteint 12,4 km et le dénivelé total 3188 m.

Véritable fierté nationale, le téléphérique se trouve au coeur des enjeux politiques et économiques qui touchent un pays au bord de l'explosion sociale. Les autorités ont imposé une livrée aux couleurs du pays sur les cabines : celles du premier tronçon reprennent les trois couleurs vénézueliennes (rouge, bleu, jaune) et le drapeau du pays sous le plancher, tandis que celles des autres tronçons arborent chacune une des trois couleurs nationales. L'inauguration de l'appareil, la période de gratuité pour les habitants défavorisés et la double grille tarifaire, présentant des prix réduits en monnaie locale pour les habitants et des prix majorés en dollars pour les touristes, sont autant d'occasions de calmer la grogne sociale. L'exploitation du téléphérique subit aussi les effets de l'inflation galopante et de la pénurie d'électricité touchant le pays : le fonctionnement de l'appareil sera pour l'instant limité à 4 heures par jour en raison du rationnement de l'électricité.

Les 4 téléphériques remplacent les appareils construits par Applevage et mis en service en mars 1960 au terme d’un chantier de 4 ans. Ces téléphériques constituaient déjà une prouesse technologique à l’époque, en raison de l’altitude des chantiers et du tracé de la ligne, notamment le dernier tronçon présentant une unique portée de 3 km sans pylône. L’exploitation avait été interrompue une première fois de 1991 à 1997 à la suite d'un accident mortel, puis définitivement en 2008. Le projet de reconstruction des nouveaux téléphériques fut lancé en 2010.


Pour aller plus loin :
- le sujet consacré aux projets 2015/2016 sur notre forum ;
- l'historique de la société Applevage et les reportages associés sur notre base de données.

 

Une télécabine dans le port de Tanger

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Image télévision marocaine

Poma a décroché le contrat pour la construction d'un premier tronçon de télécabine reliant le port et la ville de Tanger, au Maroc. Depuis une dizaine d'années, la cité marocaine a lancé un chantier de modernisation et de développement de sa zone portuaire, axé notamment sur le tourisme, avec la construction d'hôtels et d'un terminal pour bateaux de croisière. Le projet de télécabine vise à mieux relier différents secteurs du port avec le centre-ville.

Pour l'exploitation de cet appareil, Poma s'est associé au groupe andorran Pas Grau International Management (PGI Management), connu en France pour avoir repris l'exploitation de la station de Gavarnie-Gèdre, dans les Hautes-Pyrénées. L'entreprise dispose de solides références, comme l'exploitation du plus grand domaine skiable des Pyrénées, Grandvalira, en Andorre, mais aussi de certaines stations en Azerbaïdjian et en Turquie.

Le projet marocain prévoit la création en plusieurs étapes de 3 tronçons de télécabines, assurant la liaison entre la médina, le terminal croisières, la marina et la ville moderne. La ligne devrait avoir une longueur totale de 1882 mètres, parcourus en une dizaine de minutes. Le débit devrait atteindre 2800 personnes par heure afin de pouvoir répondre aux pointes de fréquentation lors du débarquement des bateaux de croisière. L'appareil devrait compter 93 cabines de 10 places.

Les travaux pourraient commencer dès cette année. Les autorités espèrent atteindre 7 millions de visiteurs dès la première année d'exploitation. Le montant de l'investissement est estimé à 32 millions d'euros.

 

GMM lance son premier enrouleur maison

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Nouvel enrouleur GMM - Remontées Mécaniques-TV

L’entreprise iséroise GMM dispose depuis 2010 d'une gamme propre de téléskis à enrouleurs. Si les gares et la ligne avaient été conçues en interne, les enrouleurs provenaient pour leur part du constructeur concurrent LST. Après deux ans de développement, le bureau d'études de GMM vient combler cette lacune en mettant au point le premier enrouleur maison qui va équiper dès l’été 2016 l’ensemble de ses nouvelles productions de téléskis et pourra s'adapter sur des lignes existantes. Comme le précédent, le nouvel enrouleur repose sur le principe du ralentissement magnétique, plus simple d'entretien que la technologie hydraulique ou à plaquette ferodo.

Cette évolution s’inscrit dans la démarche du label « Origine France » décerné dernièrement par le bureau Véritas. Ce label certifie que plus de 90 % des composants des appareils de l'entreprise (télésièges et téléskis) sont produits en France. GMM devient ainsi le premier, et unique, constructeur certifié « Origine France » présent sur le marché des remontées mécaniques.

GMM poursuit en parallèle la commercialisation de ses télésièges fixes, et travaille d'ailleurs au développement d'une nouvelle gare.

-Pour mieux connaitre GMM : parcourrez la fiche constructeur dans notre banque de données.
-Découvrez le télésiège de Massebœuf, disposant d'une gare GMM7+, construit l'été 2015 au Lioran.

 

Michael Seeber s'apprête à passer la main

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Anton et Michael Seeber (image Leitner)

Lors de la cérémonie de fin de saison à Sterzing, Michael Seeber a annoncé le 8 avril dernier qu'il renoncerait, lors de l'assemblée générale du mois de juin prochain, à se présenter à la présidence du conseil d'administration du groupe HTI, chapeautant notamment Leitner et Poma.

Il avait déjà voulu passer la main à son fils Anton il y a trois ans, mais le conseil d'administration lui avait demandé de rester. À bientôt 68 ans, il estime qu'il est "désormais temps de partir."

Né en 1948 à Sterzing, Michael Seeber fit des études de droit, devint avocat, avant de changer radicalement de vocation en 1973, en se lançant dans le bâtiment et la promotion immobilière. Son entreprise de construction devint la plus grande du Tyrol du sud, puis s'étendit à l'étranger. Lorsqu'en 1993 les trois frères Leitner, héritiers du fabricant de remontées fondé en 1888 à Sterzing, cherchèrent un repreneur pour leur entreprise en difficulté, Michael Seeber décida d'investir dans ce secteur complémentaire à son activité de construction. Il racheta les parts de deux frères et s'associa avec le troisième.

A l'origine, Michael Seeber n'avait pas l'intention de prendre directement les rênes de Leitner. Mais les échecs des deux managers successifs qu'il avait désignés le poussèrent à s'occuper directement des activités opérationnelles. Sous son impulsion, l'entreprise connut une croissance remarquable. Les remontées Leitner, commercialisées principalement en Italie, prirent pied dans tout l'arc alpin. A l'externe, Michael Seeber fit croître son groupe de manière décisive en 2000 avec le rachat de Poma, tout en menant une politique de diversification dans les équipements de neige de culture de DemacLenko, les dameuses de Prinoth, les éoliennes de Leitwind ou le MiniMetro pour les transports urbains. Leitner réalisait en 1993 un chiffre d'affaires de 25 millions d'euros avec 250 collaborateurs. Aujourd'hui, le groupe emploie 3150 collaborateurs environ, et le chiffre d'affaires atteint 726 millions d'euros.

Né en 1973, Anton Seeber a fait de brillantes études à l'université de Milan puis de Harvard. Il prit la direction de Poma Leitner of America en 2004 et siège depuis 2006 au conseil d'administration de Leitner. Il prendra la présidence de l'entreprise en juin, restera épaulé par le vice-président Martin Leitner, représentant de la famille historique du constructeur.

Pour aller plus loin : l'historique de la société et les reportages de remontées Leitner sur notre base de données

 

La nouvelle pince débrayable LST trouve un premier débouché à la Plagne

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Image MND

LST va construire le futur télésiège débrayable des Envers, à la Plagne, un appareil qui sera réalisé cet été sur un secteur desservi jusqu'en 2013 par le télésiège des Coqs avant qu'il ne soit déplacé.

L'appareil sera le premier exemplaire de la nouvelle gamme de débrayables que LST développe depuis 2 ans à Ste Hélène du Lac, en Savoie. Titulaire d'une licence pour les pinces débrayables conçues par l'autrichien Felix Wopfner dans les années 80, LST n'avait construit que 3 appareils mettant en oeuvre cette technologie, de 2004 à 2010. Avec le changement d'actionnariat intervenu en 2012, le constructeur s'est lancé dans le développement d'une nouvelle gamme d'appareils débrayables s'affranchissant de l'ancienne licence.

Comme pour les pinces Wopfner, LST a développé une pince bistable à genouillère et à ressorts extérieurs : la pince LST-DG-10, annoncée pour équiper des télésièges 6 places ou des cabines 8 places. Par rapport à une pince monostable, les mouvements d'ouverture et de fermeture en gare sont divisés par deux, car il n'y a pas de refermeture en gare. Cela permet d'une part de réduire l'usure des pinces et d'autre part de limiter la longueur du lanceur et du ralentisseur, ce qui permet de diminuer l'emprise au sol des gares, annoncées à 22 mètres par le constructeur.

Le choix d'une pince à genouillère plutôt qu'une pince à serrage direct permet de limiter les efforts nécessaires pour l'ouverture et la fermeture de la pince en gare, mais il présente l'inconvénient de limiter la force de serrage.

Les gares se distingueront aussi par le système de traînage. Il sera assuré par des pneus dans le contour, avec trois zones de motorisation, tandis que le lancement et le ralentissement s'effectueront chacun par deux courroies successives entraînées chacun par un moteur accélérant ou ralentissant progressivement, comme sur les appareils débrayables de Habegger dans les années 70. LST espère ainsi diviser par 4 les coûts de maintenance par rapport aux installations équipées de poutres à pneus. Les économies d’énergie du traînage sont annoncés de l’ordre de 15 %.

Les autres constructeurs ont eux aussi joué la carte de la réduction des coûts de construction et de maintenance : avec la gamme D-Line, Doppelmayr a créé une pince bistable à serrage direct et des stations plus courtes, tandis que les appareils Eezzi de Poma jouent la carte des gares compactes et d'une standardisation poussée.


Pour aller plus loin :
- les actualités de LST sur notre forum,
- le reportage consacré à l'ancien télésiège des Coqs, dont le futur télésiège reprendra à peu près le tracé,
- le sujet consacré aux projets français de remontées sur notre forum.

 
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