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6 actualités parues ce mois

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Images photopress

Le musée suisse des Transports de Lucerne rassemble depuis 1959 des collections consacrées aux domaines des transports et de la mobilité. A côté des halles dédiées aux chemins de fer, au transport routier ou à l'aviation, les visiteurs pouvaient déjà admirer un espace d'exposition dédié au transport par câble, qui présentait entre autres des maquettes, comme celle du téléphérique du Titlis à Engelberg, des reconstitutions, comme la cabine du téléphérique du Wetterhorn à Grindelwald, ou encore un ensemble de pinces ou de véhicules d'origine récupérés lors de leur démontage, comme le chariot et la cabine de l'ancien téléphérique Längfluh à Saas Fee.

Depuis quelques jours, le musée a étendu de manière significative sa collection consacrée aux remontées, qui s'articule désormais en quatre espaces d'exposition retraçant l'évolution des chemins de fer à crémaillère et du transport par câble. Le musée rassemble des maquettes de téléphériques, des pinces, suspentes, sièges ou cabines de remontées mécaniques. L’exposition raconte également l’histoire de la fabrication des câbles et des systèmes de pinces, ainsi que les contrôles non destructifs des câbles que le public peut réaliser lui-même à l'aide d'un ancien appareil.

Devant la halle, deux cabines CWA ont été suspendues à un pylône fourni par Garaventa. Le public peut accéder à l'une d'entre elles par une passerelles. L'installation a été réalisée avec le soutien de l'association des exploitants helvétiques, et Télé-Verbier.

Une des pièces majeures de la nouvelle exposition est une voiture télé-traîneau provenant du Saanenland dans l’Oberland bernois, et rénovée dans les ateliers du Musée Suisse des Transports. Ce type de remontée à câble, mais sans rails, était très répandu dans les années 30, en Suisse comme en France, lors de l’émergence des sports d'hiver dans les années 30. La rénovation de cet appareil de 1934 a été rendue possible grâce aux documents fournis par la petite-fille d'Arnold Annen, réputé être l'inventeur du télé-traîneau, et les remontées mécaniques de Gstadt.

Enfin l'exposition présente côte à côte un wagon et une locomotive d'origine de la crémaillère du Pilatus près de Lucerne, chemin de fer le plus pentu au monde (sans câble), et l'une des cabines du funiculaire de Stoos : actuellement en construction, cet appareil sera à son ouverture le funiculaire de montagne le plus pentu du monde avec une inclinaison de 110%. La cabine cylindrique est accessible au public. Elle présente la particularité d'offrir un plancher horizontal avec une mise à niveau automatique.


Pour aller plus loin :
- le sujet consacré aux télé-traîneaux français

 

Activités de CCM Finotello

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(c) CCM Finotello

Gros plan sur les activités du constructeur CCM Finotello, qui poursuit son développement principalement en Italie.
Au cours de l'année 2015, CCM a réalisé diverses nouvelles installations : un téléski double à Cittareale, un téléski simple à Ala Di Stura, un télésiège biplace et un téléski à Petralia Sottana (Sicile), et une télécabine biplace à usage privé.
La saison 2015-2016 s'est clôturée par le salon du Mountain Planet où CCM Finotello a exposé une station compacte de téléski à tension hydraulique.

De plus, l’entreprise a présenté pour la première fois son nouveau siège opérationnel situé à Bricherasio (Torino). En effet, avec l'acquisition, en 2016 de l'ex-CMI, CCM a décidé de se diversifier dans le secteur de l'industrie du papier, de l'embouteillage, du packaging et dans le secteur l'automatisation et de la mécanisation générale.

L’activité industrielle des remontées mécaniques est maintenu avec un carnet de commandes garni pour l’été qui approche : la construction de télésièges à Sauze d'Oulx , à Scanno, et à Fonni, ainsi que deux nouveaux téléskis à Campo di Giove et à Gambarie (Calabre).

Pour aller plus loin :
Parcourez la fiche CCM Finotello qui présente un historique de ce constructeur et des liens vers tous les reportages d'appareils CCM de la banque de données de Remontées-mécaniques.net .

 
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(c) Office fédéral de la culture - Thomas Batschelet

Le station suisse de Meiringen, dans l'Oberland bernois, s'apprête à célébrer du 27 au 29 mai la "fin" de Sherlock Holmes, que son auteur Sir Arthur Conan Doyle fit disparaître il y a 125 ans dans les chutes d'eau surplombant le village.

A l'occasion de plusieurs séjours dans la région, l'écrivain britannique était tombé sous le charme de Meirigen, et notamment les chutes du Reichenbach, qui servirent de décor à son roman « le dernier problème » : clôturant une série d'une soixantaine de romans, Conan Doyle fit tomber le détective privé et son ennemi juré, le professeur Moriarty, dans les chutes de Reichenbach à la date du 4 mai 1891.

Le site est desservi depuis 1899 par un funiculaire construit sur le modèle de celui du Stanserhorn, avec l'appui des entrepreneurs Franz Josef Bucher-Durrer et Josef Durrer-Gasser, qui ont popularisé l'emploi du frein parachute en l'adaptant à la configuration monovoie Abt. La ligne dispose encore de nombreux éléments d'origine comme les chariots Von Roll, le génie civil de ligne ou encore les ouvrages d'art tels que les viaducs métalliques. L'appareil dessert aussi depuis 1926 une usine hydro-électrique et bénéficie depuis cette date d'une exploitation mixte touristique et industrielle.

Les travaux de maintenance du funiculaire n'ont pas permis sa réouverture pour le 4 mai 2016, ce qui lui fit manquer de quelques jours le 125ème anniversaire, marquant une exception à la ponctualité légendaire des installations helvètes. Pendant toute la période de célébrations, le funiculaire proposera un aller-retour pour le prix d'un aller simple, en référence à la fin supposée du héros de Conan Doyle dans les chutes de Reichenbach.

 
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Image Bergbahnen Feldis

La petite station suisse de Feldis, dans les Grisons, dispose d'un petit domaine skiable sur un haut plateau à près de 2000 mètres d'altitude. Ce secteur fait l'objet actuellement de deux projets d'aménagement.

D'une part, l'exploitant souhaite étendre son domaine skiable en équipant le secteur Raguta d'un nouveau téléski à enrouleurs. D'autre part une initiative émanant d'agriculteurs vise à implanter des éoliennes sur ce secteur particulièrement exposé aux vents.

Les deux projets d'aménagement pourraient converger. La société des remontées étudie en effet la faisabilité d'un téléski combinant une installation de production d'électricité éolienne, soit par des génératrices implantées à l'arrivée de l'appareil sur la crête, soit le long de la ligne, avec des mats communs supportant les balanciers du téléski et une éolienne.

L'exploitant s'inspire de l'expérience de la station voisine de Tenna, dont une ligne de téléski sert de support à des panneaux solaires. Des études de faisabilité et des mesures de vent sont lancées pour valider le potentiel du site, dont la production annuelle est estimée à environ 2000 MWh.

Pour ce projet, la station s'appuie sur le constructeur suisse BMF, qui avait déjà fourni le téléski "solaire" de Tenna.


Pour aller plus loin :
- article externe sur le TKE2 de Tenna ;
- reportage sur le TSD6BC Hüttenkopf et ses panneaux intégrés aux gares ;
- reportage sur la TCD6 Wildkogel et sa centrale solaire.

 
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Téléphériques Garaventa / Applevage

Au Venezuela, le chantier de reconstruction des téléphériques menant de la ville de Mérida au Pico Espejo touche à sa fin. Les 4 appareils donnent accès à l’un des plus hauts sommets du pays, à 4765 mètres d’altitude, et rebaptisé « Mukumbarí », du nom du pic à l’époque pré-colombienne. Il constitue un point d'observation apprécié du Pico Bolivar, le point culminant du Venezuela.

Les appareils ne sont pas encore complètement ouverts au public, mais le régime a inauguré officiellement les installations le 29 avril dernier, tout en lançant une phase « pré-commerciale » dans laquelle sont organisées des visites destinées à un nombre limité de visiteurs choisis dans les milieux défavorisés, le temps d’achever les ultimes travaux et de rôder l’organisation.

A l'exception de quelques fondations de gares, la chaîne de téléphériques a été entièrement reconstruite par les équipes de Garaventa de Thun, avec 4 tronçons indépendants, de type va-et-vient, biporteurs monotracteurs, équipés chacun de deux cabines Kronos fournies par CWA, offrant une capacité de 60 places dont 40 assises. Ils sont exploités entre 5 et 7 m/s, et permettent de relier la gare aval de Barinitas, à 1577 m, les gares intermédiaires de La Montana à 2436 m, La Aguada à 3452 m et Loma Redonda à 4045 m, et enfin la gare amont du Pico Espejo à 4765 m. La longueur cumulée des 4 lignes atteint 12,4 km et le dénivelé total 3188 m.

Véritable fierté nationale, le téléphérique se trouve au coeur des enjeux politiques et économiques qui touchent un pays au bord de l'explosion sociale. Les autorités ont imposé une livrée aux couleurs du pays sur les cabines : celles du premier tronçon reprennent les trois couleurs vénézueliennes (rouge, bleu, jaune) et le drapeau du pays sous le plancher, tandis que celles des autres tronçons arborent chacune une des trois couleurs nationales. L'inauguration de l'appareil, la période de gratuité pour les habitants défavorisés et la double grille tarifaire, présentant des prix réduits en monnaie locale pour les habitants et des prix majorés en dollars pour les touristes, sont autant d'occasions de calmer la grogne sociale. L'exploitation du téléphérique subit aussi les effets de l'inflation galopante et de la pénurie d'électricité touchant le pays : le fonctionnement de l'appareil sera pour l'instant limité à 4 heures par jour en raison du rationnement de l'électricité.

Les 4 téléphériques remplacent les appareils construits par Applevage et mis en service en mars 1960 au terme d’un chantier de 4 ans. Ces téléphériques constituaient déjà une prouesse technologique à l’époque, en raison de l’altitude des chantiers et du tracé de la ligne, notamment le dernier tronçon présentant une unique portée de 3 km sans pylône. L’exploitation avait été interrompue une première fois de 1991 à 1997 à la suite d'un accident mortel, puis définitivement en 2008. Le projet de reconstruction des nouveaux téléphériques fut lancé en 2010.


Pour aller plus loin :
- le sujet consacré aux projets 2015/2016 sur notre forum ;
- l'historique de la société Applevage et les reportages associés sur notre base de données.

 

Une télécabine dans le port de Tanger

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Image télévision marocaine

Poma a décroché le contrat pour la construction d'un premier tronçon de télécabine reliant le port et la ville de Tanger, au Maroc. Depuis une dizaine d'années, la cité marocaine a lancé un chantier de modernisation et de développement de sa zone portuaire, axé notamment sur le tourisme, avec la construction d'hôtels et d'un terminal pour bateaux de croisière. Le projet de télécabine vise à mieux relier différents secteurs du port avec le centre-ville.

Pour l'exploitation de cet appareil, Poma s'est associé au groupe andorran Pas Grau International Management (PGI Management), connu en France pour avoir repris l'exploitation de la station de Gavarnie-Gèdre, dans les Hautes-Pyrénées. L'entreprise dispose de solides références, comme l'exploitation du plus grand domaine skiable des Pyrénées, Grandvalira, en Andorre, mais aussi de certaines stations en Azerbaïdjian et en Turquie.

Le projet marocain prévoit la création en plusieurs étapes de 3 tronçons de télécabines, assurant la liaison entre la médina, le terminal croisières, la marina et la ville moderne. La ligne devrait avoir une longueur totale de 1882 mètres, parcourus en une dizaine de minutes. Le débit devrait atteindre 2800 personnes par heure afin de pouvoir répondre aux pointes de fréquentation lors du débarquement des bateaux de croisière. L'appareil devrait compter 93 cabines de 10 places.

Les travaux pourraient commencer dès cette année. Les autorités espèrent atteindre 7 millions de visiteurs dès la première année d'exploitation. Le montant de l'investissement est estimé à 32 millions d'euros.