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Photo

 TSD6 de l’Épaule

Saint-Nicolas-de-Véroce (Arbois-Rochebrune)

Poma

T3 ES
Description rapide :
Nouveauté 2018 du domaine skiable qui permet un accès rapide et confortable au sommet de l’Épaule du Joly avec à la clé un vaste espace de ski propre.

Année de construction : 2017

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Vidéos de l'appareil










Auteur de ce reportage : j'ib
Section écrite le 17/01/2018 et mise à jour le 31/01/2018
(Mise en cache le 31/01/2018)

Télésiège de l'Épaule
Saint-Nicolas-de-Véroce (74)


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Bienvenue à Saint-Nicolas-de-Véroce

La station de sport d’hiver de Saint-Nicolas-de-Véroce est située dans le val Montjoie, au-dessus de Saint-Gervais-les-Bains dont elle partage le territoire communal, et en dessous des Contamines-Montjoie. Saint-Nicolas-de-Véroce fait partie de deux groupement commerciaux. D’une part le domaine Evasion Mont-Blanc, regroupant les stations de Megève, Saint-Gervais-les-Bains, Saint-Nicolas-de-Véroce, et des Contamines-Montjoie / Hauteluce et également les Portes du Mont-Blanc (Megève – Jaillet / La Giettaz / Cordon / Combloux).

Les pistes de ski de Saint-Nicolas-de-Véroce sont présentes entre 1100 mètres, gare aval du télésiège du Chef-Lieu au village, et 2353 mètres d’altitude au sommet du Mont-Géroux et du télésiège du Mont-Joly. Toute la station est dominée par le Dôme (4304 mètres d’altitude) et l’Aiguille (3863 mètres d’altitude) du Goûter, l’Aiguille de Bionnassay (4052 mètres d’altitude) et le Mont-Joly (2353 mètres d’altitude).

Ce centre de ski est relié avec la station de Saint-Gervais-les-Bains, formant un ensemble de 51 pistes accessibles grâce à quelque 25 remontées mécaniques (parmi lesquelles 1 DMC, 1 télécabine et une dizaine de télésièges dont 4 débrayables). Enfin ces deux secteurs sont reliés au massif du Mont-d’Arbois sur la station de ski de Megève.

    Le Mont-Joly, secteur sommital du domaine skiable de Saint-Nicolas-de-Véroce
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L'aménagement de Saint-Nicolas-de-Véroce

Le premier équipement mécanique de Saint-Nicolas-de-Véroce remonte à 1955. Il s’agissait probablement d’un téléski de type B Poma, implanté à la sortie du village, aux Sénarts, situé après l’embranchement de la route du plateau de la Croix, en direction des Contamines. L'exploitation échoua à cause de trois hivers sans neige. Plusieurs moniteurs de ski reprirent une initiative au début des années 1960. Ils louèrent à la Société des Téléphériques du Massif du Mont Blanc (STMMB) de Charles Viard un fil-neige déplaçable, qu’ils implantèrent selon l’enneigement à la sortie du village ou au plateau de la Croix. Ce petit appareil permit de créer une saison de ski d’hiver, mais il ne permit pas au village de rivaliser avec l’équipement du Bettex qui attirait beaucoup plus de touristes.

Le véritable développement de la station remonta à 1965 sous l’impulsion d’un patron de presse parisien, Jean Lainé. Il séjournait régulièrement à Megève où il y possédait un chalet et découvrit les descentes à ski vers Saint-Nicolas. Le site était encore vierge de remontées mécaniques, mais il sentit le potentiel d’équipement de ce secteur. Jean Lainé présenta un premier projet d’équipement en 1966 au maire de Saint-Nicolas-de-Véroce, commune alors indépendante de Saint-Gervais-les-Bains. Le projet fut cependant retardé par le maire de Saint-Gervais, Maurice Martel, président de la Fédération Française de Ski, qui fit pression sur les moniteurs de Saint-Nicolas pour faire capoter le projet Lainé, et favoriser un projet concurrent monté par Charles Viard. Ce dernier n’aboutit pas non plus et la fréquentation du village continua à décliner en hiver. Jean Lainé proposa un nouveau projet en 1969, voyant que celui de son concurrent n’avait pas abouti.

Ce nouveau projet prévoyait la réalisation en 1969 d’un télésiège reliant le village au Plateau de la Croix, l’actuel télésiège fixe biplace du Chef Lieu, ainsi que deux téléskis sur le plateau : les téléskis du Vanay et du Plateau. Dans une seconde phase, Jean Lainé prévoyait de construire, en 1972, une télécabine partant des Chattrix ou du Vivier, hameau situé sur la route des Contamines, et montant jusqu’au Vanay. Enfin il était prévu de construire jusqu’en 1979 un ensemble de quatre téléskis : du Sautet au Dechappieu (le long d’une bonne partie du tracé de l’actuelle piste rouge de la Petite Épaule), de la Crête à la Croix du Christ, d’Hermance à la Croix du Christ sur le versant opposé côté Megève et d’Hermance aux contreforts du Mont-Joly.

Le programme a cependant subi quelques changements. Le télésiège et les téléskis du Plateau de la Croix ont été ouverts à Noël 1970. Il manquait un téléski pour débutants au Plateau de la Croix : Jean Lainé compléta l'équipement avec le téléski des Débutants, ouvert pour Pâques 1971. La station trop éloignée de Saint Gervais n’était pas rentable sans liaison, c’est pourquoi le projet de télécabine fut immédiatement abandonné. A la place, en 1971, Jean Lainé fit construire les téléskis du Gouet et de la Grande Côte, ainsi que d’important terrassements pour se relier avec Saint-Gervais : canalisation du torrent entre les départs de téléski du Gouet de la Grande Côte, terrassement de la piste de liaison entre le Mont Joux et le sommet du téléski de Grande Côte, et terrassement de la piste de liaison à flanc de couteau entre le sommet du téléski de Grande Côte et le départ du téléski de la Croix à Saint-Gervais.

    Vue sur le Plateau de la Croix en 1973 avec l'arrivée du télésiège du Chef Lieu et les téléskis du Vanay et du Plateau juste derrière
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La poursuite du développement exigeait des moyens financiers que Jean Lainé n'avait pas. Il céda ses remontées mécaniques en 1977 à un des exploitants de la Clusaz, la Société d’Équipement Touristique de la Clusaz (SETLC), dirigée par Jean Ferrero. Sous son impulsion, le domaine skiable s’étendit d’abord vers le secteur d’altitude, avec les télésièges de la Croix du Christ en 1978 venant doubler le téléski de la Grande Côte et de l’Épaule en 1979.

    Le télésiège de la Croix du Christ avec en arrière-plan le Mont-Joly d'ores et déjà équipé de son télésiège de l’Épaule
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Puis la SETLC tenta d'ouvrir de nouveaux accès au domaine skiable, avec un projet de télécabine entre Bionnay, petit hameau situé sur la route des Contamines, et les Chattrix, suivi d’un télésiège des Chattrix au Vanay. Pour des problèmes fonciers et financiers, la télécabine ne fut jamais réalisée, et le départ du télésiège des Chattrix ne put être implanté au bord de la route comme prévu à l’origine, afin de faciliter l’accès aux skieurs à la journée. Prévu initialement en 1980, le télésiège n’ouvrit que début 1982. La longue piste de l’Épaule fut ouverte la même année, offrant plus de 1000 mètres de dénivelée jusqu'aux Chattrix. Comme elle croisait l'arrivée du téléski du Gouet, qui arrivait à l’origine à la hauteur du téléski du Vanay, le Gouet fut raccourci en 1981 à la hauteur de son septième pylône, perdant deux ouvrages de ligne et sa poulie flottante descendue. Son débit fut par ailleurs augmenté.

    Le domaine skiable de Saint-Nicolas-de-Véroce entre 1981 et 1985, quand le télésiège du Mont-Joly n'était encore qu'au stade de projet
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Depuis plusieurs années, Jean Ferrero était en conflit ouvert avec la mairie de la Clusaz. La commune finit par absorber la SETLC en 1983. Jean Ferrero se replia sur Saint-Nicolas et continua l'exploitation seul, en fondant la Société d’Équipement du Mont-Joly (SEMJ) la même année. Avec des moyens plus limités, il termina l'aménagement avec le télésiège trois places du Mont-Joly en 1983 et une ouverture début 1984.

En 1986, les téléskis du Vanay, de la Grande Côte et du Plateau furent modifiés pour des raisons pratiques grâce à la collaboration du constructeur Montagner sur des appareils entièrement Montaz-Mautino. En 1990 le domaine de Saint-Gervais a amélioré son retour depuis Saint-Nicolas avec la mise en service du petit téléski Évasion jusqu'au sommet du Mont-Joux en plus des itinéraires déjà existant de la Joux et de la Vorassière.

    Situation de cette nouvelle liaison sur un plan des pistes de 1990
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Il n’y eut plus d’investissement majeur, mis à part le remplacement des sièges carrés du télésiège du Chef Lieu par des sièges Bi Alp en 1995. En 1997, la SEMJ s’associa avec la SECMH, exploitant des Contamines, pour reprendre la STBMA, exploitant du Bettex cédé par la famille Rotschild. Puis en 2002, la SECMH prit le contrôle de la SEMJ. Les investissements reprirent en 2007 avec la construction du télésiège débrayable six places par Leitner de la Croix du Christ remplaçant le télésiège éponyme Montaz-Mautino ainsi que le téléski de la Grande Côte. En 2017, le télésiège de l’Épaule est à son tour remplacé par un nouveau télésiège débrayable six places Poma.

    La gare aval de l'ancien télésiège fixe biplace de l’Épaule
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    (Ou cliquez ici pour accéder au reportage de l'ancienne installation dans la BDD)


    Sur la ligne de ce dernier au niveau du pylône P4
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    Dans la partie la plus raide de la ligne vers le pylône P9
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    La gare amont
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2017 : L’Épaule passe en six places débrayable

Après la mise en service en 2003 du télésiège de la Croix, en 2007 celui de la Croix du Christ, 2011 pour les Monts-Rosset, 2014 pour le Mont-Joux tout en ne comptant pas les autres aménagements effectués, la SEMJ/STBMA, filiales de Val Montjoie Développement (composé également de la SECMH, exploitant des Contamines-Montjoie - Hauteluce), s'est attaquée en 2017 au remplacement du télésiège fixe biplace de l’Épaule par un télésiège débrayable six places moderne. La construction de ce téléporté débrayable, équipé de gares Multix, s'est faite grâce aux entreprises de la Comag, filiale de Poma, pour le montage, et de Poma pour la livraison des matériaux. Pour ce faire le tracé du nouvel appareil a été légèrement modifié ce qui a entraîné de nouveaux terrassements. En effet, afin d'accueillir les nouvelles gares bien plus longues, la gare aval a été avancée d'une cinquantaine de mètres, et le sommet a été raboté afin de pouvoir placer la gare amont à débarquement dans le contour. Ces légères modifications de tracés ont permis un accès un peu plus aisé depuis le sommet du télésiège de la Croix du Christ, situé juste en surplomb, mais aussi depuis les pistes desservies par l'appareil où pour revenir sur l'installation on doit emprunter un chemin pas très facile et ascendant. La gare amont étant située à plus de 2100 mètres d'altitude sur une crête escarpée, il fut décidé pour plus de facilité d'installer la gare motrice-tension en aval, et de mettre en gare amont une station retour s'occupant du renvoi du câble.

Avec des conditions météo très sèches et caniculaires de l'été 2017, accompagné d'un automne légèrement moins doux, le télésiège de l’Épaule a pu être livré en temps et en heure pour le début de la saison de ski 2017-2018, et une ouverture au grand public le samedi 16 décembre 2017 sous la neige. L'inauguration a ensuite eu lieu le 20 janvier 2018 dans une ambiance festive sur tout le domaine skiable de Saint-Gervais / Saint-Nicolas-de-Véroce, qui a pu proposer de nombreuses activités.
Début juin, l'ancien télésiège a été intégralement démonté en moins d'une semaine. Ensuite tout le mois de juin a consisté à effectuer les terrassements pour les deux gares ainsi que des pylônes. Les équipes de la Comag attaquent début juillet les fondations de la gare amont et des pylônes. Début août, les fondations de la gare aval commencent quant à elles, et le 12 du mois, tous les pylônes sont héliportés. Dans la même période le montage de la gare amont débute, et à la toute fin de ce mois celui de la station inférieure. Courant septembre, la gare amont est terminée, le câble est déroulée, et l'épissure est faite tout début octobre. Quand les sièges sont livrés mi-octobre, la gare aval vient d'être finie. Quelques finissions début novembre, et de mi-novembre à mi-décembre ont eu lieu, sous de très lourdes chutes de neige, les tests de rodage du télésiège.

    Démontage du télésiège fixe tout début juin
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    Fondations de la gare amont mi-juillet
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    Début des fondations en gare aval début août
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    Montage de la gare amont mi-août
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    Début du montage de la gare aval avec les pylônes montés début septembre
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    Gare aval terminée, câble tendu et sièges livrés début octobre
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    Gare amont terminée et épissure effectuée mi-octobre
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    Télésiège terminé mi-novembre sous les premières neiges
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Épaule : Un télésiège multitâches

Le télésiège débrayable de l’Épaule est situé sur le secteur du Mont-Joly juste en contrebas du col du Christ et en contrebas de la Croix éponyme. Construit en 2017 par Poma, il est le second appareil de ce type du domaine skiable de Saint-Gervais / Saint-Nicolas-de-Véroce après le télésiège des Monts-Rosset installé lui en 2011. C'est ici l'un des plus courts télésièges débrayables de France avec une longueur de ligne de seulement 803 mètres.
Cette remontée est très appréciée de la clientèle puisqu'elle était multitâches. Elle dessert un très vaste espace de ski propre et d'hors-pistes sur des pentes assez raides. Par la même occasion, ce téléporté permet également l'accès au télésiège du Mont-Joly par la fin de la piste rouge du Chevreuil, donnant lui accès au sommet du domaine skiable à 2353 mètres d'altitude au pied du sommet éponyme placé moins de 200 mètres plus haut. Le télésiège de l’Épaule permet également de pouvoir revenir sur le Plateau de la Croix, front de neige principal de la station de ski de Saint-Nicolas-de-Véroce, via de longues pistes raides et très agréables. Au sommet il est possible de rejoindre le télésiège du Mont-Joly sur le même versant, toutes les autres installations de la station, ou encore au téléski de l’Évasion et aux pistes de la Grand-Montaz et de la Joux permettant de revenir directement sur les stations de Megève et de Saint-Gervais-les-Bains.

Côté ski, le télésiège de l’Épaule dessert quatre pistes :

  • La piste noire des Perdrix Blanches, placée le long de la ligne du télésiège juste à gauche.
  • La piste rouge de la Grande Épaule, permettant de revenir sur le Plateau de la Croix sur une très longue crête.
  • La piste rouge du Blanchot, placée sur une crête rejoignant la gare aval du télésiège ainsi que les environs de la gare amont du télésiège de la Croix du Christ.
  • La piste rouge du Chevreuil, partant du sommet du télésiège du Mont-Joly et revenant à sa gare aval.

Aucune de toutes ces pistes ne sont équipées d'un dispositif d'enneigement artificiel.

Voici sa situation sur le plan des pistes de l’Évasion Mont-Blanc :

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Caractéristiques

Caractéristiques Administratives

TSD-Télésiège à attache débrayable : ÉPAULE
Maître d'Ouvrage : Société d'Exploitation du Mont-Joly (SEMJ)
Maître d’Œuvre : DCSA
Montage / Génie Civil : Comag
Installation Électrique : SEMER
Exploitant : Société d'Exploitation du Mont-Joly (SEMJ)
Constructeur : Poma
Année de construction : 2017
Montant de l’investissement : 5 150 000 €

Caractéristiques d’Exploitation

Saison d'exploitation : Hiver
Capacité : 6 personnes
Débit : 2350 p/h
Vitesse d'exploitation : 5,5 m/s
Temps de trajet : 2 min 26 sec

Caractéristiques Géométriques

Altitude aval : 1868 mètres
Altitude amont : 2134 mètres
Dénivelée : 266 mètres
Longueur développée : 803 mètres
Longueur horizontale : 778 mètres
Pente maximale : 79 %
Pente moyenne : 34 %

Caractéristiques Techniques

Gare motrice-tension : Aval
Gare retour : Amont
Nombre de pylônes : 7
Nombre de sièges : 37
Sens de montée : Droite
Puissance du moteur électrique : 340 kW
Type de motorisation : Asynchrone
Type de tension : Hydraulique
Tension nominale : 33 000 daN
Type d'embarquement : Sens de la ligne
Type de débarquement : Dans le contour (90°)
Type de gares : Multix
Type de pinces : LPA-M
Type de sièges : Doudouk-6
Diamètre de la poulie motrice : 4900 mm
Diamètre de la poulie retour : 4900 mm
Espacement des véhicules : 9,1 secondes
Largeur de la voie : 6,1 mètres

Caractéristiques du Câble

Fabriquant du câble : ARCELOR MITTAL
Date de pose : 2017
Type de câblage : Lang
Sens de câblage : Droite
Diamètre du câble : 46 mm
Composition du câble : 6×26 Fils
Âme : Compacte
Résistance à la rupture : 160 500 daN
Pas de câblage : 346 mm
Section du câble : 878 mm²

Ligne et infrastructures du télésiège de l’Épaule

Gare aval :

La gare aval, station motrice–tension de l'installation, est située à 1868 mètres d'altitude en contrebas du sommet du Mont-Joux et de la Croix du Christ desservis chacun par les téléportés débrayables éponymes. Le déplacement de la gare aval par rapport à l'ancienne a permis de libérer plus de place pour les files d'attentes, pour les pistes environnantes, et aussi de mieux s'intégrer dans l'environnement.
La gare aval arbore une couleur verte permettant une meilleure intégration estivale, identique aux couleurs des télésièges construits dernièrement sur le domaine (Croix, Croix du Christ, Monts-Rosset et Mont-Joux), avec les différents logos du domaine skiable ainsi que du constructeur Poma. Il s'agit d'une gare de type Multix d'une longueur permettant d'atteindre une vitesse de 5,5 mètres par seconde. A noter que, contrairement aux autres Multix, le dessous de la gare est fait de PVC et non de bois afin de faciliter les opérations de dégivrage et l'entretien de la face du dessous. L'embarquement s'effectue dans le sens de la ligne. A noter la présence d'un rail de service à l'avant de l'infrastructure permettant d'y stocker quelques sièges lors des périodes de maintenance, mais aussi le véhicule de service durant son non-fonctionnement.

    Vue en plongée sur la gare aval depuis la piste noire des Perdrix Blanches
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    Zoom sur le gare aval depuis le croisement des pistes Chevreuil, Blanchot et Perdrix Blanches
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    La gare aval vue de profil depuis la piste rouge du Chevreuil
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    La gare aval vue en arrivant depuis les pistes desservies par le télésiège avec à gauche le Mont-Charvin (2409 mètres d'altitude) et le sommet du Mont-Joux juste derrière
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    La gare aval et le premier pylône
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    La gare aval vue de profil
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    La gare aval vue en plongée de profil
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    Vue d'ensemble de la gare aval en arrivant depuis le télésiège de la Croix du Christ avec en arrière-plan l'Aiguille Croche (2489 m)
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    La gare aval vue en arrivant depuis le chemin de liaison du Mont-Joux
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    La gare aval et la file d'attente
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    La gare aval, les bornes de contrôle des forfaits et le panneau d'informations
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    La gare aval vue de trois quarts d'un côté ...
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    ... comme de l'autre
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    La gare aval vue de face avec le rail de service à gauche
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    Un siège dans le contour
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    L'embarquement
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    C'est parti !
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La ligne :

La ligne est longue de 803 mètres et se compose de 7 pylônes galvanisés et équipés des nouvelles potences développées par le groupe Leitner-Poma ces dernières années. A la sortie de la gare, le télésiège prend un peu de hauteur jusqu'au second pylône. A partir de là la ligne traverse les pentes orientées Sud de la Croix du Christ jusqu'au pylône trois, de type support/compression, qui lui entame la partie montante de la ligne. Les deux ouvrages qui se suivent, les 4 et 5, mettent le câble à son maximum à environ 79 % au-dessus de la piste noire des Perdrix Blanches. Puis, deux pylônes supports permettent l'entrée en gare amont du câble.

Caractéristiques de la ligne :

  • P1 : 12C/12C
  • P2 : 8S/8S
  • P3 : 4SC/4SC
  • P4 : 4SC/4SC
  • P5 : 4SC/4SC
  • P6 : 12S/12S
  • P7 : 8S/8S

    La ligne vue depuis l'aval
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    P1 en sortie de gare
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    Retour en arrière sur le P1 et la G1
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    Portée P1 - P2
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    P2
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    Portée P2 - P3
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    P3 au-dessus du chemin de retour sur le télésiège
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    Détail de la tête de pylône de type support/compression
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    Portée P3 - P4 avec à gauche la piste rouge du Blanchot et à droite celle du Chevreuil arrivant du télésiège du Mont-Joly
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    P4
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    Détail de la tête de pylône de type support/compression
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    Portée P4 - P5
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    P5
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    Détail de la tête de pylône de type support/compression
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    Portée P5 - P6 au plus raide de la ligne
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    P6
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    P7 avec à gauche le pic sommital du Mont-Blanc (4808 m) et juste derrière l'arête du Brouillard partant sur l'Italie
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    P6 et P7 vus de profil
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Gare amont :

La gare amont est la station retour de l'installation. Le type de la gare en amont a été choisi par rapport aux contraintes géographiques très contraignantes avec des pentes raides tout autour. Ainsi, la gare amont est installée à 2134 mètres d'altitude sur la ligne de crête du Mont-Géroux (2288 mètres d'altitude) et du Mont-Joly (2525 mètres d'altitude), le tout dominant tout le Val Montjoie, la vallée de l'Arve ainsi qu'une partie du Val d'Arly. Cette dernière a été descendue de quelques mètres après un rabotement de la crête afin d'y placer l'infrastructure.
On retrouve également une gare de type Multix de chez Poma arborant exactement les mêmes couleurs et logos qu'en aval (logos de la station et du constructeur). A noter que, contrairement aux autres Multix, le dessous de la gare est fait de PVC et non de bois afin de faciliter les opérations de dégivrage et l'entretien de la face du dessous.

    Arrivée en gare
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    Le poste de conduite faisant face au ralentisseur
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    Vue sur le lanceur
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    La zone de débarquement
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    La gare amont vue de trois quarts
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    La gare amont vue de profil
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    La gare amont vue en partant sur la piste rouge du Blanchot avec à gauche l'arête montant au sommet du Mont-Géroux (2288 m)
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    La gare amont et les deux derniers pylônes vus depuis le début de la piste rouge du Blanchot
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    En partant de l'autre côté, la gare amont vue de face avec le poste de conduite au premier plan
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    La gare amont vue de face
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    La gare amont vue en prenant un peu de hauteur avec la vallée de l'Arve qui s'ouvre à nous en arrière-plan et les sommets de la chaîne des Aravis à gauche, des Fiz à droite et du Chablais tout au fond
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    La gare amont vue en plongée de trois quarts
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    La gare amont vue de trois quarts
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    La gare amont vue de profil avec en arrière-plan le massif des Fiz et le Désert de Platé
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    La gare amont vue en contre plongée depuis la piste noire des Perdrix Blanches
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    La gare amont et les deux derniers pylônes vus depuis la piste rouge du Chevreuil
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    De l'autre côté, vue zoomée de la gare amont et de ses deux derniers pylônes depuis le restaurant de l’Épaule placé entre le sommet du télésiège et la Croix du Christ
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Sièges et pinces

Le télésiège de l’Épaule est équipé de 37 sièges de type Doudouk-6 pouvant accueillir jusqu'à six personnes. Outre l'aspect pécunier, le choix d'un changement de gamme de sièges est dû au fait que l'appareil est très exposé aux vents et celle-ci permet une meilleure tenue et moins de travail pour le personnel d'exploitation de dégivrage. L'exploitant a également misé sur le confort et la sécurité avec cet investissement, puisque le choix s'est porté sur des dossiers rembourrés et avec la mise en place sur chaque assise d'un système d'anti sous-marinage, évitant aux passagers les plus jeunes de passer en dessous. Par ailleurs Poma a livré des assises bicolores, rouges et noires, permettant aux skieurs de ne pas confondre leurs places au moment de l'embarquement ainsi qu'un dossier unique noir.

    Un siège vu de face
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    Un siège vu de dos avec la vallée de l'Arve en arrière-plan
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    L'assise bicolore
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    Vue sur le système d'anti sous-marinage
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    Le véhicule de service
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Les sièges sont reliés au câble par des pinces de type LPA-M dont le débrayage et l'embrayage sur le câble s'effectuent grâce à deux ressorts s'actionnant en entrée et en sortie de gare au passage d'une came. À noter aussi que ces pinces peuvent être considérées d'auto-dégivrantes puisque le simple fait de comprimer les ressorts suffit à casser le givre.

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Au cœur du télésiège de l’Épaule

Station motrice - tension (1868 mètres d'altitude) :

Au niveau des quais d'embarquement, on retrouve le poste de commandes équipé des armoires de commandes et de puissances fournies par la SEMER, filiale de Poma basée à Passy quelques kilomètres plus bas dans la vallée. On retrouve également un transformateur électrique permettant de gérer l'électricité envoyé par Enedis (anciennement EDF) avant d'être orienté sur le moteur électrique et les autres composants de l'appareil. L'accès à la machinerie s'effectue via une petite échelle placée au niveau du contour.

    L'armoire de commandes provenant de chez la Semer avec l'écran tactile
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    Depuis le poste de travail des employés, vue sur la zone d'embarquement avec un client attendant son siège
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    Un siège partant dans le lanceur depuis le poste de travail des agents d'exploitation
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    De l'autre côté de la zone d'embarquement, vue sur l'échelle permettant d'accéder à la machinerie de l'installation
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La station motrice–tension de l'installation est située en aval du télésiège. Lorsque l'on monte dans la machinerie on remarque un treuil monté sur un lorry et qui est maintenu par un vérin hydraulique. Ce treuil est composé d'un moteur électrique asynchrone ABB, groupe toulousain racheté il y a peu par Thridge Electric, développant 710 kW. C moteur électrique est relié au réducteur par un arbre rapide sur lequel est posé le frein de service. Le réducteur réduit la vitesse donnée par le moteur, et la transmet à la poulie motrice située juste en dessous via un arbre lent. Le treuil dispose également d'un moteur thermique Leitner en cas de panne de l'appareil. Ce dernier actionne une pompe oléo-hydraulique qui alimente un petit moteur installé sur la poulie motrice et est relié via un pignon amovible engrenant une courroie dentée à la poulie motrice. Une centrale de freins asservit par ailleurs le bon fonctionnement des différents freins de l'installation.

    Vue globale de la machinerie
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    Vue d'ensemble du treuil avec dans l'ordre le réducteur, le moteur électrique et le moteur thermique de secours tout en arrière plan
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    Diverses vues du moteur électrique TT-Electric avec au-dessus l'aération de ce dernier
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    Vue sur la plaques d'informations du moteur ABB installé en triphasé
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    Derrière ce capot de protection jaune est situé l'arbre rapide avec un bout le volant d'inertie et à gauche le frein de service sur
    la seconde photo

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    Détail du frein de service
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    Le réducteur Kissling avec à gauche (sur la seconde photo) le système d'aération du réducteur
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    La plaque d'informations du réducteur
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    La centrale de freins
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    Le moteur thermique de secours Leitner
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    Vue opposée du moteur thermique avec le boitier de commandes de ce moteur
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    La plaque d'informations du moteur thermique de secours provenant de chez Leitner Ropeways
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    Vue sur le moteur hydraulique directement placé sur la poulie motrice avec à gauche les tuyaux hydrauliques arrivant directement du moteur thermique
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    Le tout relié à la poulie motrice située juste en dessous
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Derrière ce treuil est situé le vérin hydraulique de tension, asservi à une centrale hydraulique. Ce dernier est relié au lorry et le déplace en fonction des mouvements du câble.

    Le vérin hydraulique
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    La fin de course du vérin
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    La centrale hydraulique alimentant ce dernier
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Les pneus sont mis en mouvement par des doubles prises situées à l'entrée des ralentisseurs. Un cadenceur +/- vite ABB permet le rattrapage d'un retard et d'une avance d'un siège. Le cadenceur de la gare amont est mis en route uniquement si le cadenceur aval est hors-service ou si le dé-cadencement est hors limites de la programmation dans l'automate. Dans ce dernier cas, le cadenceur en G2 reste le maître et celui en G1 devient l'esclave. Un deuxième moteur, similaire au cadenceur, est également présent dans l'autre partie du contour. C'est ce que le fabriquant appelle un ralentisseur très rapide (RTR). Il est utilisé dans le cas de détection de défaut de cheminement et permet d'aider au ralentissement des sièges afin d'éviter toute collision dans la partie du contour.

    Vue sur le lanceur avec juste à gauche la prise de mouvement sur le câble actionnant des courroies
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    L'enroulement d'un tuyau, alimenté par un compresseur, permettant de gonfler d'air sous pression les différents pneus du lanceur et du ralentisseur
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Les séries de roues situées après les rails de manœuvre des pinces reçoivent, au centre de leur jante, un petit tuyau. Il s'agit du système pneumatique qui permet de garer les sièges directement au niveau des voies de circulation de la gare.

Chacune de ces roues est pourvue d’un embrayage pneumatique. En exploitation, en l'absence de pression dans le circuit pneumatique, les roues restent embrayées sur le moyeu entraîné par les courroies. Pour réaliser le décyclage des sièges, de l'air est injecté dans le tuyau par un compresseur, ce qui a pour effet de débrayer les jantes de leur moyeu et d’immobiliser le véhicule au niveau du premier pneu désolidarisé rencontré. Les roues ne sont pas débrayées simultanément, mais au fil de l'arrivée des sièges : l'opération commence par le dernier pneu avant le rail de manœuvre des pinces du lanceur. Le décyclage est effectué à vitesse réduite, mais l'opération reste rapide. Ainsi, l'opération n'est praticable qu'en gare aval, et on peut y ranger l'intégralité des 37 sièges Doudouk6 de la ligne.

    Vues du stockage des sièges en gare aval (Photos : @GuillaumeBorgaPhotographie)
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    Une armoire de stockage permettant le contrôle des voies de garage pour les sièges
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Station retour (2134 mètres d'altitude) :

Le personnel peut surveiller l'installation depuis son poste de contrôle placé dans la continuité de la gare. On retrouve également une caméra vidéo placée à l'entrée de l'infrastructure, permettant le contrôle direct de la clientèle ainsi que de l'entrée en gare des sièges. Des armoires de commandes provenant de chez la SEMER sont en place dans ces locaux. L'accès à l'étage de la gare s'effectue par une passerelle sécuritaire entre les deux voies de lancement et de ralentissement donnant ensuite accès à une échelle placée à l'arrière de la gare.

    Vue sur la zone de débarquement depuis le poste de travail des agents d'exploitation
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    L'accès à la station retour s'effectue via une passerelle placée entre le lanceur et le ralentisseur de l'installation
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    Une caméra placée derrière le fût métallique avant de la gare qui permet de surveiller l'avant et l'entrée en gare des sièges depuis le poste de vigie
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    A l'étage, vue sur un siège entrant en gare
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    La banane d'entrée dans le lanceur
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    Vue sur la tête de pylône 7 depuis la passerelle d'entrée dans la gare amont
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L'intérieur de la gare amont est très épuré, ceci étant justifié par l'accès difficile en gare amont. On y retrouve seulement une poulie retour renvoyant le câble ainsi qu'un atelier de maintenance des pinces. Comme en gare aval, on retrouve un cadenceur +/- vite qui est utilisé en cas de panne de celui situé en G1.

    La poulie retour, différente des autres, car il s'agit d'une poulie spéciale facilement montable pour être transporter dans des lieux difficiles d'accès comme ici sur l’Épaule du Joly
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    L'axe central de la poulie retour
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    Le lorry roulant sur lequel est monté la poulie retour
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    L'entrée du lanceur avec les consignes de sécurité et juste après la prise de mouvement sur le câble
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    L'intégralité du lanceur
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    Vue sur le ralentisseur
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    Vue globale du contour
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    Détail sur les pneus, la liaison entre eux qui est faite par des roues dentées ainsi que du rail sur lequel circulent les pinces
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    Comme en aval, vue sur l'enroulement d'un tuyau, alimenté par un compresseur, permettant de gonfler d'air sous pression les différents pneus du lanceur et du ralentisseur
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Le télésiège de l’Épaule vu depuis les pistes

    Les deux derniers pylônes dominant le domaine skiable de Saint-Gervais / Saint-Nicolas-de-Véroce à droite et toute la vallée de l'Arve avec les villes de Sallanches et de Passy
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    L'intégralité de la ligne vue depuis l'amont avec en arrière-plan la chaîne des Aravis
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    La dernière portée de la ligne vue depuis la piste noire des Perdrix Blanches
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    De la gare aval au pylône 5 avec en fond de comble les sommets du Chablais dominant la station de ski des Gets
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    La ligne en dessous du P5
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    Le pylône 4 vu de profil face au plus haut sommet de la chaîne des Aravis, le Mont-Charvin (2409 m) et les sommets du Beaufortain à gauche
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    Vue sur le bas de la ligne depuis la piste rouge du Blanchot
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    Zoom sur la partie la plus raide de la ligne, du quatrième ouvrage à la gare amont
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    Les trois premiers pylônes avec en arrière-plan la gare amont du télésiège de la Croix du Christ
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    Du pylône 3 à la gare aval
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    Le début de la ligne
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Panorama à 360° autour de la ligne du télésiège de l’Épaule

    Depuis les pentes raides au-dessus de la gare amont du télésiège de l’Épaule, vue sur la vallée de l'Arve dominée par le massif des Aravis à gauche et la chaîne des Fiz à droite
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    Au sommet, la gare amont, placée sur la crête du Mont-Joly (2525 m), fait face à tout le massif du Mont-Blanc, notamment ceux dominant le Val Montjoie
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    En tournant la tête un peu plus à l'Est, on contemple également la plupart des sommets dominant quant à eux la vallée de Chamonix
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    Au Sud du télésiège, on aperçoit en quasi intégralité le massif des Fiz
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    La quasi totalité de la ligne du télésiège de l’Épaule sur la face Ouest du Mont-Géroux (2288 m) et du Mont-Joly (2525 m)
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    Plus bas, un siège face à la Pointe Percée (2750 m), plus haut sommet de toute la chaîne des Aravis
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    En gare aval, vue au premier plan des chalets d'Hermance avec au fond le massif de Rochebrune sur Megève dominé par l'Aiguille Croche (2487 m) et au fond les sommets du Beaufortain
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L'Epaule : L'art de la rapidité et de la performance

Le télésiège de l’Épaule permet donc la desserte d'un vaste espace de ski propre sur des pentes assez raides tout en garantissant un retour sur le Plateau de la Croix, front de neige principal de Saint-Nicolas-de-Véroce, ou bien un accès vers le télésiège du Mont-Joly. Cette installation remplace à merveille son prédécesseur puisqu'il est maintenant possible d'effectuer de très rapides rotations sur les pistes desservies grâce à un temps de montée de seulement deux minutes pour un dénivelé offert de presque 300 mètres, le tout sur des sièges dernières générations haut confort ! Cependant cet appareil très apprécié des skieurs à toutes périodes a vu sa fréquentation augmenter de façon exponentielle et rendant le ski parfois au sommet désagréable car trop de monde sont emmenés trop rapidement sur ces pistes en période de fortes affluences. Si le nombre de rotations est augmenté, la qualité ski offerte est réduite. Comment l'exploitant va réussir dans le futur à gérer ses flux de skieurs qui ne font que croître ?

    Le télésiège de l’Épaule : un coup gagnant pour la SEMJ et la STBMA !
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    Clôture de ce reportage sur un magnifique coucher de soleil d'octobre 2016 au sommet de l’Épaule du Joly avec en fond de comble la silhouette du massif des Aravis
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Avant de terminer ce reportage, Rodo_Af et moi-même tenons à remercier les différents acteurs de ce reportage :

  • L'exploitant de l'appareil, la SEMJ/STBMA, pour leur visite de l'appareil ainsi que toutes leurs explications.
  • Les différents membres du sites www.remontees-mecaniques.net pour leurs photos du chantier : Ben74170, MathisFuchs74170 et Remontées Mécaniques 74.
  • Guillaume Borga Photographies pour la mise à disposition de ses photos de qualité.
  • Monchu pour ses nombreuses documentations et informations quant à l'histoire de la station.

Rodo_Af & J'ib, Janvier 2018

Photos : Rodo_Af & J'ib
Texte, bannière et mise en page : J'ib
Date des photos : 8 octobre 2017 & 9, 13, 14 et 15 janvier 2018



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