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 TSD6 du Gypaète

Les Sept Laux

Doppelmayr

T3 ES
Description rapide :
Le nouvel accès au sommet du domaine skiable des Sept Laux.

Mise en service en : 2014

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Localisation(s)
Photo

Auteur de ce reportage : Bovinant
Section écrite le 23/05/2015 et mise à jour le 06/06/2015
(Mise en cache le 06/06/2015)

Je vous présente un reportage sur le télésiège débrayable du Gypaète aux 7 Laux :

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Au sommaire :

• Découvrez Les 7 Laux
• Historique : L'aménagement du col du Pouta
• La construction du télésiège du Gypaète : un chantier sur deux ans
• Le télésiège débrayable du Gypaète
• Ligne et infrastructure
• Véhicules et pinces
• Au cœur du Gypaète
• Le télésiège, vu depuis les pistes
• Conclusion


Découvrez Les 7 Laux

Les 7 Laux est un domaine skiable situé dans la massif de Belledonne en Isère. Il est composé de trois stations réparties sur deux versants : Prapoutel et Pipay sur le versant ouest, coté vallée du Grésivaudan et Le Pleynet sur le versant est, coté vallée du Haut-Brédat.
Les 7 Laux, s'étendent, entre 1350 et 2380 mètres d'altitudes, de Prapoutel au col du Pouta. Le domaine skiable se compose de 46 pistes qui totalisent environ 70 kilomètres. La piste la plus connue est les Vallons du Pra, une piste noire non damée évoluant dans un environnement sauvage à l'écart de tout aménagement. Elle participe d'ailleurs à la réputation de la station. Cet espace est desservis par un parc de 21 remontées mécaniques comprenant un tapis, douze téléskis, huit télésièges dont cinq débrayable ainsi qu'un téléporté débrayable avec sièges et cabines.

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^^ Cliquez sur le logo pour accéder à une présentation des 7 Laux plus détaillée. ^^


Historique : l'aménagement du col du Pouta

Le domaine skiable des 7 Laux voit le jour en 1971 avec la création des deux premières stations : Prapoutel et Le Pleynet. Pipay ne sort de terre qu'un peu plus tard. C'est pendant cette année que les sept premières remontées mécaniques du domaine sont construites.
L'aménagement du col du Pouta était déjà en projet en 1972 comme le témoigne ce plan des pistes de la même époque :

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La situation du projet de l'aménagement du col du Pouta. On remarque que d'autres projets sont également présentés sur ce plan. Certains n'ont jamais vu le jours comme le développement de la combe de Bédina.


Cependant, ce projet ne verra le jour qu'en 1987 avec la construction du télésiège fixe du Pouta. Une partie de ce secteur avait déjà été aménagé en 1980 grâce à la construction du téléski débrayable du Lac et la création de la piste éponyme. L'année 1987 fut une importante année d'investissements pour la société d'exploitation des 7 Laux. En effet, les télésièges fixes de l'Oursière et de la Linguelle (renommé plus tard Dôme des Oudis puis remplacé en 2004 par le téléporté du Grand Cerf), ont également été construits cette année-là. Cela fut aussi accompagné, de nombreuses créations de lits à Prapoutel.
La construction du télésiège du Pouta a nécessité de nombreux terrassements car la zone est très accidentée et pentue. Le tracé de la piste du Pouta a été encore plus difficile car il a fallu niveler et remblayer le terrain afin que la piste soit la plus régulière possible et puisse ainsi être ouverte avec seulement quelques centimètres de neige.
Ce télésiège fixe a permis d'atteindre le nouveau sommet du domaine skiable des 7 Laux : le col du Pouta à 2380 mètres d'altitudes, dépassant le dôme des Oudis, culminant à 2124 mètres d'altitude.
Le télésiège du Pouta desservait de nombreuses pistes qui étaient à l'époque, déjà, classées difficiles, voire très difficiles, dont la piste du Pouta. Ensuite, les pistes des Chamois, de la Jasse et enfin les mythiques vallons du Pra en 2005, ont été tracées. Seules quelques années auront suffi à faire connaître cette dernière, puisque l'itinéraire hors-pistes qu'elle remplace était déjà très connu avant.

La situation du télésiège du Pouta sur un ancien plan des pistes des 7 Laux :

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La situation de ce téléporté, par rapport à l'ensemble du domaine skiable.


Quelques photos de cet ancien appareil :

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La gare aval.

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La ligne. Ce télésiège possédait en effet, d'importantes différences de survols entre le brin montant et descendant, et ce à plusieurs reprises.

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La gare amont.


Pour plus d'informations :

Lien vers le reportage sur le TSF4 du Pouta : TSF4 Pouta

Il est à noter que la partie basse du télésiège débrayable du Gypaète reprend en quelque sorte le tracé des anciens téléskis des Oudis. Ces derniers partaient un peu plus haut que l'emplacement de l'actuelle gare aval du Gypaète et leurs gares amonts étaient implantées à la situation du présent télésiège de l'Eterlou.

La construction du télésiège du Gypaète : un chantier sur deux ans

Après la construction en 2010 du télésiège débrayable six places de l'Oursière, Les 7 Laux se projettent une fois de plus dans la modernisation du domaine skiable. Elle prévoit le remplacement du télésiège fixe du Pouta par un nouveau téléporté débrayable. L'ancien télésiège fixe du Pouta était en effet dépassé et ne correspondait plus aux attentes des skieurs. Cet appareil, se faisait vieillissant et connaissait de plus en plus de pannes en exploitation. Il était également inconfortable car le temps de montée était long et les assises étaient en plastique dur.
Le nouveau télésiège s'inscrit dans la vague d'investissement massive de la SEM7L, commencée en 1996 avec la construction du télésiège fixe du Lac et la mise en place de neige de culture sur le domaine. Cette vague a vu la réalisation de nombreuses remontées mécaniques avec notamment la construction des télésièges débrayables du Bouquetin (1998), de l'Aigle (1999), des Chamois (2001) et de l'Oursière (2010). On notera également la réalisation du téléporté débrayable avec sièges et cabines du Grand Cerf en 2004, premier téléporté de ce type construit par Doppelmayr en France.

La situation du nouveau télésiège débrayable par rapport à l'ancien téléporté fixe du Pouta :

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La situations des deux appareils sur la carte IGN des 7 Laux au 1/25000ème (© IGN - Droits réservés).


C'est donc un tracé totalement nouveau qui a été choisi. Le départ du nouveau télésiège est en effet, beaucoup plus en aval que celui de son prédécesseur : près de 300 mètres plus bas. En revanche, le point d'arrivée au col du Pouta ne change pas. La situation du nouvel appareil est ainsi plus central sur le domaine skiable des 7 Laux.

En 2010, la date de construction du nouveau télésiège n'était pas encore fixée. Elle a d'ailleurs été, d'année en année, repoussée jusqu'en 2013, où le début des travaux a eu lieu. Entre 2010 et 2013, il a en effet fallu obtenir les autorisations administratives nécessaires à cet investissement.
Au cours de l'été 2013, quelques massifs de pylônes ont été coulés, le déboisement et les terrassements en gare aval a été réalisés. De plus, la partie haute de la piste des Chamois a été créée. D'autres travaux de terrassements ont également été effectués sur la partie basse des piste du Pouta et des Chamois. Ces pistes ont été remblayées afin que leurs pentes soient plus régulières et plus faciles. Durant l'hiver 2013/2014, le télésiège du Pouta était encore en place : l'été 2013 n'a permis que de préparer les pistes et les terrassements du nouveau télésiège débrayable.

Ce n'est qu'au printemps 2014, que les travaux débutent réellement. Dans un premier temps, le télésiège fixe du Pouta a été démonté et revendu au Kirghizstan pour 75 000 €. Ensuite, tous les terrassements en gare aval, en gare amont ou sur les emplacements des massifs de pylônes, ont été effectués. Ces massifs ont été coulés par la suite. Ce n'est qu'une fois ces préparatifs terminés que le montage a réellement pu commencer avec la gare aval et le garage. L'héliportage de la ligne a été réalisé le 29 août 2014 pour la grande partie des pylônes, puis le 9 septembre 2014 pour les quatre derniers pylônes de la ligne. Cette étape de la construction d'un télésiège est très impressionnante car l'hélicoptère Super Puma manie les ouvrages avec une grande précision. Puis le câble a été déroulé et épissuré. Enfin, des tests ont été faits afin de vérifier la conformité du télésiège et son aptitude à la mise en service.

On notera qu'au début le télésiège devait reprendre le nom de l'ancien appareil (Pouta), mais c'est finalement le nom Gypaète qui a été choisi. En effet, la zone que survole le télésiège est un espace où cet oiseau, protégé, est très présent. De plus, une anecdote raconte qu'au début des travaux, un gypaète aurait survolé le chantier, ce qui a donné une idée de nom au directeur des 7 Laux. Le télésiège du Gypaète s'inscrit ainsi dans la politique commerciale des 7 Laux qui se veut de nommer les remontées mécaniques du domaine par des noms évoquant les animaux.

Quelques photos de la phase du chantier de 2014 :

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L'héliportage des pylônes de l'ancien télésiège du Pouta le 5 juin 2014.

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L'arrivée par bateau de la poulie de l'ancien télésiège au Kirghizstan.

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Le début du montage de la gare aval le 13 juin 2014. On se rend alors compte, des importants terrassements qui ont été réalisés en gare aval.

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Le coulage du massif du pylône 18 de la ligne le 27 août 2014.

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Les dernières finitions sur la gare amont le 28 août 2014.

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L'héliportage de la ligne le 29 août 2014.

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L'épissure du câble le 9 octobre 2014.


Pour plus d'informations :

Lien vers le forum sur le sujet traitant de la construction de cet appareil : Construction TSD6 Gypaète
Lien vers la page du site internet des 7 Laux traitant du chantier de ce téléporté : Construction TSD6 Gypaète

Le télésiège débrayable du Gypaète

Le télésiège débrayable du Gypaète est situé au centre du domaine skiable des 7 Laux, sur le secteur de la station de Prapoutel. Cet appareil à la position stratégique est ainsi accessible depuis l'ensemble des stations qui compose ce domaine : Prapoutel, le Pleynet et Pipay.
Le télésiège du Gypaète et celui des Chamois constitue ainsi, la principale chaîne de remontées mécaniques permettant l'accès au sommet du domaine skiable des 7 Laux.

Le télésiège du Gypaète a plusieurs rôle, dont celui de rallier le sommet du domaine skiable : le col du Pouta culminant à 2378 mètres d'altitude. Il permet également de desservir une offre de ski importante disposant d'une qualité de neige excellente. En effet, des pistes damées ou très bosselées moyennement pentues ou très raides sont accessibles au sommet de cette installation. Grâce à ce télésiège débrayable, la vitesse et le débit est important. Le temps d'attente est donc souvent faible en gare aval. Les rotations sur le secteur du Pouta sont ainsi facilitées. Enfin, dans un rôle secondaire le télésiège du Gypaète permet de rejoindre Le Pleynet sans avoir à emprunter le chemin plat de la Coulemelle. Pour cela, il faut descendre les fameux Vallons du Pra.

Le télésiège du Gypaète dessert donc neuf pistes principalement d'un niveau généralement difficile :

• Les Vallons du Pra, une piste noire non damée évoluant dans un espace sauvage à l'écart de tout aménagement. Elle possède un premier mur très raide et fréquemment verglacée, cela rend la piste particulièrement difficile. Elle est parfois fermée du fait des importants risques d'avalanches existant dans cet zone. Les Vallons du Pra participe d'ailleurs à la réputation de la station.
• La Variante, qui est en fait, un second accès aux Vallons du Pra. Cette deuxième porte d'entrée est bien souvent moins fréquenté et toujours non damée dans une pente très raide.
• La Jasse, une piste noire évoluant dans la combe éponyme. Elle est souvent fermée mais très agréable à skier car peu fréquenté, sauvage, pentu et non damée.
• Les Faucons, une piste noire raide. Elle longe le télésiège du Gypaète sur sa gauche. Cette piste est également non damée.
• Le Pouta, une piste à la fois rouge et noire. En effet, son début est une piste bosselé alors que la seconde partie est damée. C'était avant, entièrement une piste noire.
• Les Chamois, une piste rouge moyennement pentue mais qui présente quelques virages, sympathiques à skier. Cette piste permet de récupérer le télésiège fixe de l'Eterlou afin de rejoindre Pipay ou le Pleynet.
• Les Cabris, une piste rouge peu large. Elle présente vers sa fin un important virage suivi d'un mur, très impressionnant pour les débutants. A noter qu'avant la construction du télésiège du Gypaète, cette piste se poursuivait jusqu'à croiser la piste de la Chanterelle, à proximité de la gare aval du télésiège du Lac.
• L'Armillaire, une piste rouge enneigée artificiellement. Cette piste est varié : elle présente de nombreux virages et différents mouvements de pentes. Elle est parfois très pentu mais aussi parfois, quasi plate.
• La Cèpe, une piste bleue ou plutôt un chemin de liaison permettant de rejoindre la gare aval du télésiège du Gypaète depuis l'Armillaire. Elle a été crée à partir d'un ancien chemin forestier lors de la construction du télésiège du Gypaète.

Il est à noter que d'autres nombreuses pistes sont accessibles depuis le sommet du télésiège du Gypaète, notamment le Jas du Lièvre qui parallèle à l'Armillaire, présente le même type de relief que cette piste, la piste rouge du Clapierre qui est en fait plus un chemin de liaison pour retourner vers les habitats du haut de Prapoutel ou vers le secteur de Prapoutel, plutôt qu'une véritable piste. Ces deux pistes présentent cependant un problème, en les empruntant, on ne peut rejoindre la gare aval du Gypaète. La piste du Pouta donne enfin accès au téléski du Lac qui permet après l'avoir pris, de descendre la piste de la Combe de Bédina, une piste noire qui comme les Vallons du Pra, évolue dans un espace sauvage et non damée. Elle est en revanche, rarement ouverte car les risques d'avalanches sont importants dans cette combe.

Le secteur du Pouta est non seulement connu pour ses pistes balisées et techniques mais aussi pour ses itinéraires hors pistes, accessibles en grand nombre au sommet du télésiège du Gypaète.

Le secteur du Pouta étant très accidenté, avec la présence de pentes très raides et de falaises, les avalanches y sont nombreuses. Il n'est donc pas rare que des hélicoptères viennent à l'aide d'explosifs déclencher préventivement des avalanches pour préserver la sécurité des skieurs. Cela est d'autant plus vrai lorsqu'il a neigé la veille. Par conséquence, le télésiège du Gypaète ouvre généralement tard, parfois seulement l'après-midi, afin que cette partie du domaine skiable soit sécurisée.

La situation du télésiège du Gypaète sur le plan des pistes des 7 Laux :

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La situation de ce téléporté et des pistes qu'il dessert, par rapport à l'ensemble du domaine skiable.

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Zoom sur le secteur du Pouta.


Les caractéristiques techniques du télésiège débrayable du Gypaète :

Caractéristiques administratives :

TSD - Télésiège à attache débrayable : Gypaète
Exploitant : SEMT7L
Constructeur : Doppelmayr
Année de construction : 2013/2014
Montant de l'investissement : 8 000 000 €

Caractéristiques d’exploitation :

Saisons d’exploitation : Hiver/Eté
Vitesse : 5,25 m/s
Débit : 2400 p/h (2700 p/h en débit définitif)
Temps de montée : 6 minutes
Capacité : 6 personnes

Caractéristiques géométriques :

Altitude gare aval : 1580 m
Altitude gare amont : 2378 m
Dénivelé : 798 m
Longueur : 1891 m
Portée maximale : 171 m
Survol maximal : 124 m
Pente moyenne : 47,23 %
Pente maximale : 106,44 %

Caractéristiques des gares :

Type de gare aval : UniG
Station tension : Aval
Type de tension : Hydraulique
Nombre de vérins : 2
Tension nominale : 31 000 daN
Pression nominale : 129 bars
Embarquement : Sens de la ligne
Type de gare amont : UniG
Station motrice : Amont
Type de motorisation : Asynchrone
Puissance développée : 1000 kW
Débarquement : Tangentiel

Caractéristiques de la ligne :

Nombre de pylônes : 20
Nombre de pylônes supports : 12
Nombre de pylône compressions : 3
Nombre de pylônes supports/compressions : 5
Sens de montée : Gauche
Largeur de voie : 6,10 m
Type de véhicules : Sièges 6E98
Nombre de sièges : 85 (96 en débit définitif)
Espacement : 8 s
Dispositif d'accouplement : Pince débrayable A108

Caractéristiques du câble:

Constructeur : Arcelor Mittal
Diamètre du câble : 50 mm
Composition : 6x31 fils


Ligne et infrastructure

La gare aval

La gare aval du télésiège du Gypaète est implantée à 1580 mètres d'altitude aux abords de la piste de la Chanterelle.

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La gare aval du télésiège du Gypaète dans son environnement depuis l'arrivée de la piste de la Chanterelle.


La gare aval, station tension de l'installation, de ce téléporté est de type UniG. Elle est accolée à un garage qui permet de ranger les 85 sièges toutes les nuits. Ce dernier adopte avec la gare aval le même schéma de couverture : un toit en tôle et un bardage bois. Elle s'intègre ainsi parfaitement à son environnement. Il est à noter que la gare aval du télésiège du Gypaète est identique à celle du télésiège de l'Oursière, construit en 2010 sur le domaine des 7 Laux.

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Vue éloignée.

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Vue de trois-quarts.

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Vue en plongée depuis la fin de la piste noire des Faucons.

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Vue de trois-quarts en plongée.

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Vue de face de la gare aval et du premier pylône de la ligne.

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Vue rapprochée de la gare aval et du chalet technique.

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Vue sur le garage accolé à la gare aval, depuis l'arrivée de la piste de la Cèpe.

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Vue rapprochée sur le garage.

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Vue de trois-quarts sur la gare aval et le garage.

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Vue de face sur l'arrière de la gare et du garage.

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Vue de face sur l'arrière de la gare aval depuis la file d'attente.


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Un portillon de cadencement.

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La zone d'embarquement.

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Dans le lanceur. C'est parti !


La ligne

La ligne du télésiège du Gypaète est composée 20 pylônes tubulaires dont 12 supports, 3 compressions ainsi que 5 supports/compressions. Ce téléporté parcourt 1891 mètres de longueur pour 798 mètres de dénivelée afin de relier le col du Pouta.
La ligne sort d'abord du décaissement dans lequel se situe la gare aval. La montée est ensuite régulière mais soutenue jusqu'au pylône 7. Durant ce parcours, la télésiège longe la piste des Faucons sur sa gauche et évolue entre les conifères. Le septième pylône adoucit la ligne qui est désormais quasi plane voir descendante entre les pylônes 8 et 9. Le télésiège du Gypaète survole alors la piste des Cabris et le téléski des Marmottons. Le pylône 9, de type compression imprime une nouvelle montée à la ligne jusqu'au au pylône 11. Peu après, elle descend légèrement. Ensuite, les pylônes 13 et 14, respectivement de type compression et support/compression impriment une pente très importante. Cette dernière atteint en effet 106 % au maximum ! Cependant, cette montée n'est pas très longue puisque les pylônes 15 et 16 remettent la ligne à l'horizontale. L'appareil, survole à trois reprises la piste des Chamois entre les pylônes 9 et 15. La ligne est plane jusqu'au dix-septième pylône. Ce dernier, de type support/compression marque alors la dernière montée. Celle-ci se termine avec les pylônes 18, 19 et 20 qui remettent la ligne à l'horizontale avant l'entrée en gare amont.

La ligne survole donc et ce, surtout en fin de parcours, un terrain particulièrement accidenté comme le témoigne le passage d'une falaise avec une pente maximale qui avoisinent les 110 %. Cette pente importante, en fait le second télésiège plus pentu de France après celui de Vinouve aux Karellis en Savoie.

Les caractéristiques de la ligne :

P1 : 14C/14C
P2 : 8S/8S
P3 : 8SC/8SC
P4 : 6S/4S
P5 : 4SC/4SC
P6 : 6S/4S
P7 : 8S/6S
P8 : 12S/10S
P9 : 10C/8C
P10 : 4SC/4SC
P11 : 8S/6S
P12 : 8S/6S
P13 : 16C/12C
P14 : 4SC/4SC
P15 : 12S/10S
P16 : 12S/10S
P17 : 4SC/4SC
P18 : 6S/4S
P19 : 12S/10S
P20 : 12S/12S


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La ligne dans sa quasi intégralité depuis la gare aval.

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Idem mais du côté opposé.

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Le P1 depuis les abords de la gare aval.

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Demi-tour et vue sur la gare aval du télésiège du Gypaète.

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En avant sur la ligne !

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Le P2.

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Portée vers le pylône 3.

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Le P3. On aperçoit, la piste des Faucons sur la gauche du télésiège du Gypaète.

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Portée vers le pylône 4.

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Le P4.

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Le P5.

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Le P6.

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Vue arrière sur le pylône 6 et le début de la ligne. A gauche, on peut voir la station de Prapoutel.

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Le P7. La ligne survole la piste des Cabris entre les pylônes 7 et 8.

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Portée vers le pylône 8.

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Le P8.

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Portée vers le pylône 9. La ligne descend désormais. Elle survole la piste des Cabris en provenance du sommet du télésiège des Chamois et le téléski des Marmottons, inexploité depuis la construction du télésiège du Gypaète.

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Le P9.

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Portée vers le pylône 10. La ligne remonte et croise la piste des Chamois.

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Le P10.

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Le P11. La ligne est désormais quasi plane, voir descendante à certains moments.

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Le P12.

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Portée vers le pylône 13.

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Le P13.

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Tête du pylône 13. Avec ses 16 galets compressions côté montée, ce pylône imprime une pente particulièrement raide au télésiège.

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Le P14. Avec le P13, il marque la plus forte montée du télésiège.

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Vue arrière sur la partie la plus raide de la ligne. La pente atteint, ici, son maximum de 106,44 % ! Cette partie est très impressionnante car le télésiège frôle la falaise dans une pente extrême. On remarque que le télésiège a survolé la piste des Chamois, à deux reprises, une fois entre les pylônes 12 et 13 et une seconde fois après le pylône 14.

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Les P15 et 16.

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Portée vers le pylône 17. La gare amont est visible.

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Le P17. On observe sur la droite le début de la piste du Pouta avec ses nombreuses bosses.

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Portée vers les derniers pylônes de la ligne et la gare amont.

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Le P18.

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Les P19 et P20 avant l'entrée en gare amont.


La gare amont

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Entrée en gare amont, à l'approche du ralentisseur.

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La zone de débarquement.


La gare amont du télésiège du Gypaète est implantée au col du Pouta point culminant du domaine skiable des 7 Laux. Elle se situe sur le même emplacement que son prédécesseur, le télésiège fixe du Pouta.

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Vue zoomée sur la gare amont en contre plongée. On remarque bien sa situation au col du Pouta, entre la Cime de la Jasse, qui culmine à 2378 mètres d'altitude, sur la droite, et le sommet à 2390 mètres d'altitude de la montagne du Pouta, sur la gauche.

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Vue générale sur la gare amont dans l'environnement du col du Pouta.


La gare amont de ce téléporté est de type UniG. Elle adopte le même schéma de couverture que la gare aval : un toit en tôle et un bardage en bois. Elle est cependant plus petite que la gare aval afin de s'intégrer le mieux possible dans son environnement et de ne pas occuper trop de place au sommet du col du Pouta.
Il s'agit de la station motrice de l'installation. Le câble y est entraîné par un moteur électrique développant 1000 kW. Cela fait de cette motorisation une des plus importante de France.

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Vue de trois-quarts avec les deux derniers pylônes de la ligne.

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Vue de face sur le côté droit de la gare.

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Vue de face avec les pylônes 19 et 20.


Le sommet du télésiège du Gypaète donne ainsi accès à de nombreuses pistes d'un niveau difficile. On notera la plus célèbre, les Vallons du Pra, une piste noire évoluant dans un espace au caractère sauvage et éloigné de tous aménagements. Depuis ces pistes, la vue est magnifique sur les sommets du massif de Belledonne tel que le Pic des Cabottes, le Pic de la Belle Etoile, la Dent du Pra et la Cime de la Jasse. Les contreforts du massif de la Chartreuse et du Vercors sont également visibles depuis ces pistes.

Les sommets du massif de Belledonne vu depuis le départ de la piste des Vallons du Pra :

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Les derniers sommets du massif de Belledonne avec notamment le Rocher d'Arguille qui culmine à 2885 mètres d'altitudes.

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Le Pic de la Belle Etoile culminant à 2718 mètres d'altitude.

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Le Pic des Cabottes dont l'altitude avoisine les 2730 mètres.


Les sommets du massif de la Chartreuse vu depuis le départ de la piste des Chamois :

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On aperçoit en bas de la photo l'arrivée du télésiège des Chamois. Plus en haut, on observe la station de Prapoutel. On remarque également la vallée du Grésivaudan qui sépare le massif de Belledonne de celui de la Chartreuse. Ce massif est d'ailleurs visible en toile de fond.


Véhicules et pinces

Le télésiège du Gypaète est équipé de 185 sièges de type 6E98. Ces véhicules sont pourvus de trous afin d'avoir une moindre emprise au vent. Ce sont des sièges classiques du constructeur autrichien Doppelmayr. On les retrouve en effet sur plusieurs installations françaises comme sur le télésiège débrayable de l'Oursière, construit en 2010 aux 7 Laux.
Les sièges sont reliés au câble par une pince A108, couramment utilisée sur les appareils de ce fabricant.

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Un siège en ligne avec le massif du Vercors (à gauche) et le Chamechaude, plus au sommet du massif de la Chartreuse qui culmine à 2082 mètres d'altitude (à droite), à l'arrière plan.

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Croisement de deux sièges avec le Vercors en toile de fond.

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Le véhicule de service est rangé dans le garage lorsqu'il n'est pas utilisé.

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La pince A108, vue de dessous depuis un siège.

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Une pince, sur un rail de stockage du garage du télésiège du Gypaète.


Au cœur du Gypaète

La tension du câble

La gare aval est la station tension du télésiège débrayable du Gypaète. La tension est réalisée par deux vérins hydrauliques contrôlés par une centrale située au-dessus de la poulie retour-tension.

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Vue générale sur l'intérieur de la gare aval. On remarque la centrale hydraulique de tension au fond.

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Les deux vérins de tension et les vannes "parachutes" qui permettent de bloquer les vérins si un des flexibles casse.

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La poulie tension avec les deux galets dynamo-tachymètres qui permettent de contrôler la vitesse instantané du câble.


Le traînage des sièges

Lors de l'entrée des sièges en gare, leurs pinces sont stabilisées par des trompettes qui permettent par conséquence d'assurer la bonne tenue des véhicules. Ce dispositif est également présent en sortie de gare. Par la suite, les véhicules se désolidarisent du câble grâce à une came qui fait pression sur les ressorts des pinces. Les sièges sont ensuite ralentis par une poutre à pneus dont la vitesse est décroissante. L'embarquement en gare aval ou le débarquement en gare amont sont ainsi effectués à faible vitesse pour améliorer le confort des skieurs. Les véhicules déchargés font après demi-tour dans la partie de la gare appelée contour. Afin de s'embrayer sur le câble, les sièges sont accélérés par une poutre à pneus appelé lanceur qui permet aux sièges d'approcher le plus possible la vitesse du câble. Une came appuie sur la pince afin de la faire raccrocher au câble.
On notera qu'un cadenceur est présent dans chacune des gares. En gare aval, il est de type +/- en gare aval et de type TOR (Tout Ou Rien) en gare amont. Ces dispositifs permettent de conserver un espace constant entre chaque siège. Pour cela, des pneus désynchronisés du reste des pneus accélèrent ou ralentissent les sièges afin de raccourcir ou allonger l'espace entre chaque sièges. En effet, le givre et la glace qui peuvent se former en gare font glisser les pinces des véhicules ce qui accentue l'écart les séparant.

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La trompette d'entrée en gare aval en rouge sur cette photo. On remarque également une trappe rouge qui peut se fermer afin d'éviter que le givre ne se forme dans la gare. De plus, une brosse est présente et peut s'abaisser avant l'entrée en gare des sièges afin d'éliminer la glace qui aurait pu se former sur les pinces.

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Vue sur une poutre de pneus en gare aval. Elle assure le ralentissement des sièges en gare. On aperçoit également la fin de la came débrayage en rouge.

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Vue sur le contour.

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La fin du contour et le lanceur.

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Vue rapprochée sur la prise de mouvements.

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Le cadenceur de type +/- vite est placé à l'entrée du contour en gare aval.


Le garage

Le garage du télésiège débrayable du Gypaète, accolé à la gare aval, permet de ranger l'ensemble des 85 sièges la nuit où lorsque ce téléporté est fermé.
Le décyclage par exemple, est l'opération qui consiste à ranger les véhicules dans le garage. Pour cela, le conducteur active le mode "décyclage automatique", règle le bouton de l'aiguillage sur "garage" sur son pupitre de commande et le sens de fonctionnement sur "arrière" puisqu'il s'agit d'un décyclage. Cela a pour effet d'actionner l'aiguillage qui est placé au début du contour. Les sièges entrent en gare et sont pris en charge par les pneus habituels jusqu'à l'aiguillage. L'aiguillage guide alors les véhicules vers la zone de transfert. Ils quittent ainsi la gare aval puis entrent dans le garage à l'aide d'une chaîne de traînage. Les véhicules peuvent alors être stockés sur trois voies. Celles ci sont légèrement inclinées afin de profiter légèrement de la gravité lors du décyclage. Les sièges sont par la suite traînés par des pneus puis d'abord répartis dans la voie 1. Des capteurs placés en fin de voie alerte l'automate qu'une est pleine. Les sièges sont alors, placés dans la voie 2. C'est le même principe pour remplir la voie numéro 3. D'ailleurs, dès que cette voie est pleine, le télésiège du Gypaète s'arrête automatiquement.
Le cyclage est l'opération inverse qui consiste à mettre les sièges sur la ligne. Son fonctionnement est presque identique à celui du décyclage. Le conducteur règle le sens de fonctionnement sur "avant" au lieu de "arrière".

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Vue d'ensemble de la situation du garage par rapport à la gare aval.

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Vue rapprochée sur la zone de transfert entre le garage et la gare aval.

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Vue générale sur l'aiguillage en gare aval. On remarque les taquets de la chaîne de traînage permettant le transfert des sièges vers le garage.

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Idem mais vue du côté opposé. On voit bien la chaîne de traînage ainsi que la voie amenant au garage.

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Zoom sur l'aiguillage et le vérin permettant de le régler.

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La zone de transfert et la chaîne de traînage.

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Vue sur la voie et la chaîne de traînage permettant l'accès aux voies de stockage des sièges.

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Vue sur le moteur (en bleu) qui permet de faire fonctionner cette chaîne.

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Zoom sur un des nombreux taquets présents sur la chaîne de traînage.

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Vue extérieur sur la première voie de garage. On observe les pneus permettant aux sièges d'avancé dans le virage.

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Vue extérieur sur la troisième voie de stockage. Le véhicule de service est rangé au fond du garage lorsqu'il n'est pas utilisé.

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Un des aiguillages permettant de guider les sièges vers leur voie.


Commandes et installation électrique

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Le pupitre de commande de la gare aval fourni par Seirel.

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Vue sur les différents boîtiers électriques qui permettent d'alimenter tous les dispositifs de la gare aval comme les capteurs ou les moteurs.


Le télésiège, vu depuis les pistes

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Les trois derniers pylônes de la ligne et l'avant de la gare amont depuis le départ de la piste des Chamois.

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Vue éloignée sur la gare amont et les derniers pylônes depuis cette piste.

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Autre vue sur ces pylônes depuis le début de la piste de la Variante. On remarque à droite, la cime de la Jasse qui culmine à 2478 mètres d'altitude.

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Le replat puis la dernière montée avant la gare amont depuis cette piste noire. À l'arrière-plan sont visibles : Prapoutel, la vallée du Grésivaudan et le massif de la Chartreuse.

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La partie la plus pentue de la ligne, imprimée par les pylônes 13 et 14 depuis la piste des Chamois.

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Vue de la ligne en plongée depuis la fin de cette même piste. On peut voir sur la droite le télésiège de l'Eterlou qui permet de basculer vers le Pleynet ou Pipay. Tout au fond, on peut apercevoir le massif des Bauges.

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Le pylônes 8 et 9 depuis la fin de la piste des Chamois, à l'approche du croisement entre cette piste et celle des Cabris.

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Vue d'ensemble sur de la seconde partie de la ligne depuis le dôme des Oudis qui culmine à 2124 mètres d'altitude. La ligne du télésiège du Gypaète est indiquée par des flèches rouges.

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Le début de la ligne du télésiège du Gypaète vu depuis le dernier très raide mur de la piste des Faucons.

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Le pylône 3 de type support/compression depuis la fin de cette piste.

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Vue lointaine sur la gare aval depuis la piste de la Chanterelle.

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Vue éloignée sur la gare aval depuis l'arrivée de la piste de la Cèpe.


Conclusion

Après la construction en 2010 du télésiège de l'Oursière, la SEMT7L s'est inspirée de cette installation afin de réaliser un nouvel appareil : le télésiège débrayable six places du Gypaète.
Ce téléporté est dans un premier temps, essentiel au domaine skiable des 7 Laux. Il est en effet la clé de voûte d'un programme de restructuration débuté en 1996 et qui visait à moderniser Les 7 Laux. Ce télésiège a permis d'améliorer le secteur du Pouta qui subissait de plus en plus les conséquences de l'ancien télésiège fixe, long et inconfortable. Avec un débit et une vitesse supérieur à son prédécesseur, le temps d'attente en gare aval du télésiège du Gypaète est souvent assez faible. De plus, le tracé du télésiège du Gypaète est central sur le domaine skiable, ce qui le rend donc facilement accessible. D'autre part, avec les travaux réalisés sur les pistes des Chamois et du Pouta, permettent de démocratiser le secteur du sommet du domaine skiable des 7 Laux.

Cependant des remarques peuvent aussi être faites sur cette remontée mécanique. Dans un premier temps, les pistes desservis par ce téléporté sont aujourd'hui sur-fréquenté du fait de leurs requalifications, de leurs plus grandes accessibilités et visibilités. Le secteur du Pouta perd ainsi de son charme et de son caractère sauvage. Il était auparavant accessible uniquement aux skieurs chevronnés. De plus, même si le télésiège du Gypaète est accessible depuis l'ensemble des stations des 7 Laux, l'emplacement de sa gare aval peut être critiquable. En effet, un départ encore plus en aval à proximité de celle du télésiège du Lac aurait permis de pouvoir y accéder seulement en prenant le télésiège du Bouquetin depuis Prapoutel et aurait aussi permis de pouvoir profiter entièrement de la piste de l'Armillaire tout en évitant un retour à la gare aval par la piste plate de la Cèpe. En revanche, une gare aussi basse aurait peut être engendré des problèmes d'accès à cause de l'enneigement. D'un point de vue global, l'investissement aurait été beaucoup plus important car le télésiège aurait été plus long, et pour des gains pas forcément évidents pour la clientèle.
Pour conclure, même si des critiques peuvent être soulevées sur le télésiège débrayable du Gypaète, il reste tout de même, une réussite signée Doppelmayr. On notera en dernier lieu, ces caractéristiques à couper le souffle, une motorisation de 1000 kW, une dénivelée de près de 800 mètres mais surtout une pente maximale atteignant les 106,44 % !

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Le télésiège débrayable du Gypaète, nouvelle fierté des 7 Laux


Le Gypaète s'est désormais envolé, ce reportage est donc maintenant terminé... :

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Photographies : Bovinant, Antoine Fuzier, valcelouis et l'office du tourisme des 7 Laux
Date des prises de vues : Le 8 mars et le 6 avril 2015 pour les photos de Bovinant
Texte et bannière : Bovinant

Je remercie JPJP pour son plan des pistes du projet du domaine skiable des 7 Laux ainsi que l'office du tourisme de Prapoutel pour sa mise à disposition de photos sur la construction du télésiège du Gypaète. Je tiens également à remercier le personnel des 7 Laux pour avoir fait visiter la gare aval du télésiège à valcelouis, ce membre m'a d'ailleurs permis de mieux comprendre le fonctionnement du garage. Enfin, je remercie remontees qui m'a apporté de l'aide et des conseils pour l'élaboration de ce premier reportage.

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